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Chacun pour soi et L’Etat pour tous?

En ce début de XXIe siècle, nous arrivons enfin au terme de cette erreur intellectuelle qui a traversé tout le XXe siècle et permis à l’État de se réintroduire dans les secteurs où il n’avait rien à faire, au nom de la nouvelle religion, la solidarité. La chute inévitable de cette religion qui adore une fausse idole, l’État, se déroule sous nos yeux depuis plusieurs décennies.

Nous avons d’abord assisté à l’effondrement de l’empire soviétique, version «intégriste» de la religion socialiste, dont on ne dira jamais assez que ce fut une très bonne chose et dont le symbole fut la chute du mur de Berlin.

Nous sommes actuellement les témoins de l’effondrement progressif de la version molle du socialisme, et de son avatar français, le social-clientélisme, et c’est aussi une autre très bonne nouvelle. Il va nous falloir remplacer le social-clientélisme, source de toutes les corruptions, par un nouveau système, le social-libéralisme, qui ne pourra être fondé que sur la liberté.

Mais entre temps, il va falloir recuperer tous les secteurs touchés dans notre beau pays qui sont au minimum  la santé,  l’éducation, et l’administration centrale ou locale . Tous ces secteurs fonctionnent sans prix libres ni concurrence mais surtout et c’est plus grave en se fondant sur le postulat que L’Etat serait bon. Ainsi, l’État s’est érigé en Dieu et son clergé, la fonction publique, s’est mis au service de cette nouvelle religion.

La France est encore aujourd’hui,le seul pays européen à avoir raté la révolution libérale du début des années 1980, et c’est l’une des raisons aussi de notre vulnérabilité actuelle. Le poids de l’État s’est  accru depuis trente ans, c’est indiscutable et grâce à ce pouvoir tentaculaire, l’Etat est devenu Dieu. A ce titre, il semble revenir  à l’État et à l’Etat seul désormais de s’occuper de solidarité  qui est au don gratuit ce que Roch Voisine est à la chanson française . Ce serait à l’État de distribuer des dons et, de préférence, en faisant payer ceux qui en ont les moyens, c’est-à-dire “les autres”. Et tout le monde semble d’accord car la triste vérité, c’est que nous sommes devenus une nation profondément égoïste ; un peuple qui a remplacé  la générosité et la don véritable par un pis aller sordide de justice sociale orchestrée par des sots pour abreuver des gueux.

Mais au fond, qu’est-ce que cela peut bien faire? Si c’est ce que les Français veulent et expriment dans leurs votes, n’est-ce pas là le résultat normal d’une saine démocratie ?

Tu seras bien un homme, mon fils, de récolter ma dette puisque j’ai prétendu aimer mes frères sans qu’aucun d’eux ne soit rien pour moi “ .

Rudyard Kipling version 2013?

 

Institut des Libertés

(sur un papier de Charles Gave)

 

Au même moment, comme quoi les idées sont dans l’air, Kasparg Koëning, vice-Président du PLD écrivait ceci sur le site de Valeurs actuelles.

Lettre aux pères prodigues

 

Et votre dette de près de 1 800 milliards d’euros sans compter les pensions des fonctionnaires, nous ne la rembourserons pas. Vous vous êtes offert à crédit la retraite à 60 ans, les allocations familiales, une fonction publique hypertrophiée. Vous avez levé la dette, via vos représentants, non pas pour investir dans l’avenir, mais pour payer votre train de vie exorbitant. Vous n’avez tenu aucun compte des rapports successifs qui vous ont mis en garde. Si bien qu’aujourd’hui, l’impôt payé par les Français ne sert qu’à assumer les charges financières liées aux emprunts dont la France est grevée.

Nous n’allons pas passer notre vie à éponger vos pertes. Nous n’allons pas subir vingt ans d’austérité pour ramener l’endettement à des niveaux soutenables. Nous allons remettre les comptes à zéro. Quand l’État français fera défaut sur une partie de ses obligations souveraines, vous serez les premiers affectés. Vos assurances vie, vos livrets d’épargne, vos maisons ne vaudront plus grand-chose. L’inflation achèvera de vous dépouiller. Et nous, elle nous donnera des ailes, pour innover, investir, construire l’avenir. Refaire de la France ce grand pays d’aventuriers, de créateurs et de libres-penseurs qu’elle fut jusqu’à une histoire récente”

 

http://www.valeursactuelles.com/société/lettre-aux-pères-prodigues20130117.html