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 Pourtant vous prétendez choisir de mourir?

Aux rencontres internationales de Genève de 1943, Bernanos constatait que lorsque la civilisation fléchit « les hommes recommencent à chercher un terrain vague, un coin de rue où perdre leur âme immortelle avec l’espoir que personne ne la leur rapportera ».

 

Il avait raison.

Nous trouvons nous encore une fois, devant cette caste de libéraux qui soit parce que trop jeunes, soit parce que trop indifférents propagent le message d’une soit disant « liberté absolue » de tout faire, tout vendre, tout acheter : vendre son corps, acheter le corps de l’autre. « Liberté, j’écris ton nom ».

Lasse.
Or, les Droits ne sont jamais que des moyens pour garantir le respect de l’homme et le Libéralisme quant à lui, dans sa tradition de philosophie du Droit n’est jamais qu’une pensée cherchant à défendre le faible contre le fort, le petit contre l’Etat. Or, parce que nous avons de plus en plus de difficultés à savoir ce qu’est l’homme nous avons aujourd’hui du mal à également définir ce que sont ces fameux « droit de l’homme ». En revanche, je sais une chose, jamais un libéralisme digne de ce nom ne cautionnerait un système d’oppression du plus faible au service du plus fort, contrairement à ce que je vois écrit, drapés dans une appellation sirupeuse de « Liberté ». L’homme, contrairement à ce qu’insufflent ces héritiers de Pic de la Mirandole, n’est pas une cire molle. Si vous faites abstraction des significations que recèle un individu vivant et souffrant, vous pouvez le découper en tranches, vous ne trouverez que de la viande. L’homme contemporain est réduit à sa biologie, à la marchandisation du corps, à sa violence et à sa dimension perverse.

Ne mentionnons pas les dérives insoutenables qui conduisent parfois des hommes et des femmes frappés par la misère à vendre un de leurs organes.

Ne mentionnons pas le fait que même au sein des pays les plus favorisés économiquement, ce sont les plus fragiles de ces pays-là qui font l’objet d’une sournoise exploitation, et concernant la médecine de la procréation,  ne mentionnons pas que le corps féminin a été transformé en usine à produire des ovule..

Le règne de l’efficience totale et de la liberté totale n’atteint-il pas, dans cette perspective, l’humanité dans sa dignité même?

Plus gravement encore, c’est à une perversion du principe suivant lequel une intervention sur un corps humain n’est légitime que si elle a lieu avec le consentement de l’intéressé, « sa liberté à vendre son corps ».   L’imposition de cette soit disant norme libérale d’un individu libre et consentant contraste fortement avec les réalités sociales et culturelles des patients indiens qui n’ont bien souvent que leur corps biologique comme ressource économique et qui ont rarement accès à des soins de santé de qualité.   Au bout du compte, la liberté de vendre son corps en vient à servir de caution à l’emprise économique sur la vie humaine plutôt qu’à protéger les plus démunis : ces derniers auront consenti aux diverses interventions sur leur propre corps, mais auront-ils eu le choix de ne pas consentir? Où est la beauté de la liberté dans l’utilisation de la misère humaine ?

Nous sommes bien loin de la  philosophie utilitaristes de Bentham et de Mill  qui en leurs temps ont pu servir d’activateur ultime à la marchandisation du corps en offrant leurs corps à la science !

Quant à nous, spectateurs extérieurs, la question demeure la suivante :Une société humaine, humaniste, doit-elle tout autoriser au motif que tout est possible?

Mais, pouvoir faire quelque chose ne signifie pas qu’il est bien de le faire et c’est le rôle des sociétés humaines, de leurs règles et de leur Droit, que de dire ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, de dire ce qui est éthique et ce qui ne l’est pas, de défendre le plus faible contre la violence des plus forts. Un homme a besoin de libertés pour vivre mais de quelles libertés peut-il disposer sans pour autant aliéner les autres et s’aliéner soit même ?

Le libéralisme, plus que tout autre courant de pensée, ne saurait faire l’économie de  cette question: Qui est l’homme?

Emmanuelle Gave

Catégories: Arts, Emmanuelle Gave

Auteur: Emmanuelle Gave

Emmanuelle Gave est titulaire d'un DEA de Droit des AFFAIRES de PARIS II (Assas), ainsi qu'un LL.M de Duke University. Lauréate du barreau de Paris, elle prête serment en 1996. Elle est Directrice Exécutive de L'Institut des Libertés depuis janvier 2012.

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18 Commentaires

  1. Bonjour,

    La liberté n’existe pas.
    Car elle dépend uniquement de la maturité de la personne.
    Or dans ce siècle funeste peu de personnes ont atteint une réelle liberté intérieure.
    Un sage a dit que l’évolution de l’être humain passe par un certain nombre de phases :

    Au départ : moi,moi.
    Ensuite : moi et les autres.
    Après : les autres et moi.
    Enfin : les autres.

    Beaucoup de gens pour ne pas dire la quasi totalité sont bloqués au premier stade.
    Il suffit de regarder autour de soi pour le constater.
    Ce siècle est en effet un siècle d’égoïsme absolu.

    Et la liberté intérieure c’est quelque chose qui se paie CASH.

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    • La notion de liberté ayant à son tour été pervertie par le socialisme, au point qu’on puisse parler de définir des libertés ou qu’en anglais « liberal » signifie socialiste, les libéraux ont dû préciser ce dont ils parlent: Il s’agit de la non initiation de la violence.

      Mais avant il est nécessaire de préciser qu’il s’agit de société humaine, et que personne ne peut décider qui est humain et qui ne l’est pas – que ce soit pour des motifs de race, de capacités intellectuelles, ou d’âge (de la conception à la mort).

      On ne peut évidemment pas remettre en cause le caractère inaliénable de la dignité humaine sans remettre en cause le libéralisme – par exemple soutenir l’avortement au nom de la liberté est absurde, il ne saurait exister de liberté si on peut tuer un innocent.

      Le socialisme prétend abolir la responsabilité et, comme c’est impossible, il l’attaque dans contextes bien définis et bornés pour limiter les dégâts à court terme (le socialisme se fiche du long terme, il est nihiliste).
      C’est de qu’on appelle « une liberté » – retournement de vocabulaire typique du socialisme, comme Orwell nous l’annonçait dans 194 avec la novlangue.

      L’irresponsabilité vis-à-vis d’un acte, pour celui qui le commet, c’est la certitude de ne pas avoir à en assumer la conséquences, parce qu’elles le seront par d’autres que lui (ou éventuellement par tout le monde, lui y compris).
      Cette certitude ne peut être acquise que par l’initiation de la violence, elle est donc toujours antilibérale.
      Tout « droit à » est une violence contre un innocent.
      Ainsi l’avortement tue le bébé, qui est dans le ventre de sa mère à cause d’elle et de son père (à égalité, c’est pourquoi l’interdiction d’avorter pèserait autant sur les hommes que les femmes).
      Les allocations au mères célibataires font assumer leur irresponsabilité et celle du père de leur enfant à la société dans son ensemble. Pratiquement, elles sont mariées à l’État: C’est lui qui subvient à leurs besoins avec les ressources prises aux pères qui ont fui leur responsabilité … et à ceux qui sont encore assez honnêtes pour assumer les leurs – payant pour leur famille et pour celles des irresponsables.
      Comment s’étonner que 75% de l’explosion de la « famille monoparentale » ?
      On va dans le mur.

      Le libéralisme est conforme à la justice et à la raison, car la violence est le seul critère objectif de la justice.
      La responsabilité est le seul principe de progrès durable parce qu’il sélectionne les comportements.
      Les socialistes accusent le libéralisme de s’en remettre à la sélection darwinienne dans la société humaine: C’est exact, mais pas dans le sens qu’ils veulent donner à croire, et qui résulte de leur incapacité à sortir du présent.
      Les humains sont libres de choisir leur comportement, et le libéralisme les oblige à choisir le bon. En supprimant les conséquences des mauvais choix, et empêche qu’ils soient abandonnés et que les bons choix soient préférés, voire même recherchés.
      Vous êtes libres de faire de mauvais choix, mais pas de réussir par là, disait Ayn Rand.

  2. Bonsoir
    Il ne faut surtout pas considérer l’homme comme libre de naissance .On devient libre à la force du poignet. Par exemple on ne peut pas prétendre soigner sans apprendre la médecine ou faire un pont sans être ingénieur TPetc… Prétendre décider de ce qu’il convient de faire en toute circonstance sans avoir fait l’effort de connaître les mécanismes produit une seule chose, le mal. On ne peut pas avoir le droit de produire un avis éclairé arbitraire sur toute chose de ce monde. Faire le bien demande des efforts. On ne nait pas libre sinon c’est le mal absolu, le droit de dire et faire n’importe quoi… Seule et unique solution pour les hommes de bien:connaissance de ce monde.

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    • Bonsoir,

      Je pense (et ce n’est là que mon avis personnel) que tout individu qui naît devrait se considérer comme tel, et c’est le cheminement de sa vie qui va lui apprendre les valeurs qu’il va devoir « coupler » avec la Liberté.

      Selon moi, si l’on dit à un enfant qu’il est Libre de tout faire, mais qu’en même temps, on lui apprend des valeurs morales, comme le respect, la responsabilité, la tolérance, etc… Je pense qu’il ne pourra qu’en devenir un être plus sensible.

      Sensible à tout ce qu’il va faire ou dire, pour ne pas blesser quiconque d’une quelque façon que ce soit… Bien sûr que l’enfant va devoir apprendre, mais c’est en faisant des erreurs que l’on apprend… Et je pense qu’il vaille mieux qu’un enfant fasse ces erreurs dès sa jeunesse (son éducation) afin de mettre en pratique toutes ces leçons que nous lui aurons enseignées.

      Si nous essayons d’apprendre à un adulte le concept de « Liberté Absolue » alors je pense qu’il fera n’importe quoi…Il pourra s’améliorer, mais il aura tout un passé, toute une histoire déjà vécue…

      Or, si nous apprenons ces valeurs morales tout en apprenant à un enfant qu’il est Libre de manière Absolue, oui, il fera des erreurs, mais c’est à l’Adulte justement de lui enseigner et lui faire comprendre que telle ou telle chose n’est pas bien…

      Bref, ne pas dire à un enfant qu’il naît « Libre » c’est peut-être brider son potentiel.

      Enfin, ce n’est que mon opinion personnelle 🙂

    • Bonsoir
      je comprends votre propos mais vous êtes trop optimiste à mon avis. On peut très bien enseigner des horreurs aux enfants et brûler les livres… La liberté est sous entendue à une capacité de respecter les règles qui régissent ce monde, de manière à faire le bien autour de soi. Cela nécessite un travail de connaissance, de culture en étudiant ce qui a été déjà fait pour faire encore mieux. On aide les autres par son savoir. On ne peut soigner un cancer par hasard et en effet il vaut mieux se tromper après avoir longuement recherché une solution à un problème donné que de prendre des décisions de masse à l’instinct mais alors l’échec est encore plus difficile a avalé. C’est la vie.

  3. Mon grand-père disait, c’était il y a déjà une trentaine ou quarantaine d’années : « nous vivons une basse époque ».

    Ça se confirme tous les jours, nous vivons une basse époque, une époque prétentieuse, infantile, qui croit avoir tout inventé, et qui oublie toutes les leçons du passé.

    Au cri de « plus jamais ça ! », nous persévérons encore et toujours dans « ça », c’est-à-dire dans l’acceptation, sinon l’exaltation, de la loi du plus fort.

    « Mourir dans la dignité » qu’ils disent, pour justifier l’élimination des trop vieux et trop faibles. Comme au bon vieux temps où, dans certaines peuplades, on faisait monter les vieux sur un cocotier, qu’on secouait. Ceux qui tombaient étaient certainement très dignes en tombant. Vertigineuse régression, camouflée en moderne et bienvenu progrès…

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    • Cher Denis,

      Il parait qu’il faut regarder la façon dont une époque traite ses enfants pour en voir la valeur. j’aurai tendance à dire qu’il convient de regarder comment l’on traite ses anciens. Cette posture qui consiste à déclamer que l’on serait propriétaire de son corps en réduisant notre champs d’action terrestre à une simple envellope contractuelle (de propriété donc) est d’une tristesse sans nom.

      Je n’arrive pas à comprendre par ailleurs comment intellectuellement on peut tout à la fois demander à un système juridique d’encadrer l’euthanasie et prôner une diminution de la sphère de l’état sur l’individu?

      Que la chose soit légalement possible, en tant que juriste, je le conçois. Mais Qu’elle soit même envisageable et/ ou souhaitable pour un libéral, en dehors de toute considération éthique est…. suspicieux.
      Alors évidemment, avec une dose d’éthique…. là, je suis en dehors du cadre stellaire.

    • C’est un comportement d’enfant, d’enfant capricieux, qui veut tout, et son contraire, qui veut la liberté quand ça l’arrange, sans la responsabilité qui va avec, et qui veut la contrainte légale quand ça l’arrange, pour être à l’avance dédouané…

      La première question, pour sortir de l’enfance, pour devenir ou essayer de devenir adulte, est la croyance, pas tellement la question de savoir si on croit ou si on ne croit pas, car nul n’échappe à la croyance, mais la question de savoir en quoi l’on croit.

      Les deux options principales, qui comandent tout, sont : croire en la vérité ou croire en la force. À chacun de choisir.

    • Je crois en la vérité, oui. Je crois que la vérité est. Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit définissable, ni appréhendable, ni le plus souvent accessible… encore moins aliénable par qui que ce soit. Ça veut simplement dire que le mot vérité a un sens, que le vrai est différent du faux, objectivement.

    • Oui, mais « La Vérité » est sensée définir ce qui est « Vrai ».

      Je crois aussi en la vérité. Mais si la vérité n’est pas définissable, comment définir ce qui est donc vrai ou faux ?

  4. Bonjour,

    La Liberté Absolue est un Droit Immuable de par notre naissance sur Terre… Chaque Être Humain sur cette Terre est Libre de façon Absolue… Et nul n’a le Droit de nous priver de cette Liberté, et de quelque Liberté qu’il soit…

    Pour moi, la « Liberté Absolue » peut être une bonne chose comme une mauvaise chose…Tout dépend de la façon dont on utilise cette « Liberté ».

    Je m’explique… :

    Si vous prenez quelqu’un qui se considère Libre de façon Absolue, s’il n’a QUE cette Valeur de « Liberté Absolue » en lui il peut être un danger parce qu’il va pouvoir prendre sur les autres un pouvoir que quelqu’un qui aurait des valeurs morales ne prendrait pas… Pour la simple et bonne raison que, lui, se considérant comme quelqu’un de Libre de manière Absolue, il a le Droit le plus immuable de dire ce qu’il veut, de faire ce qu’il veut, insulter, voler, tuer, sans que quiconque n’ait à lui dire quoi que ce soit… Il n’a pas d’État d’Âme.

    Alors que si vous prenez quelqu’un qui se considère Libre de façon Absolue mais qui « couple » cette Liberté Absolue avec des Valeurs Morales, comme la Tolérance, la Compassion, Respect, la Générosité, la Bienveillance, etc. cette personne va cumuler ces valeurs morales avec la Liberté, et l’effet sera inverse, c’est à dire que cet individu se considérera comme quelqu’un de Libre car c’est un Droit Immuable qu’il possède, il est Maître de lui-même, il est Consciencieux, il agit en Conscience…

    Celui ci aurait tendance à considérer que « La Liberté des uns s’arrête lorsqu’elle empiète sur celles des autres. »

    Il y a deux façon de voir la Liberté. Celui qui n’a pas d’État d’Âme et dont quiconque ne va lui restreindre sa Liberté (pas même lui). Et celui qui a des États d’Âmes, qui a une Conscience, et qui va considérer que NUL n’a le Droit de lui retirer quelque Liberté que ce soit, si ce n’est lui-même…

    De ce fait, il va Être Libre de façon Absolue, mais ne voudra pas avoir ce « Pouvoir » sur autrui car il a couplé sa Liberté à des Valeurs Morales comme le Respect. Il a du Cœur.

    La Liberté Absolue est une bonne chose, si nous l’utilisons de la Bonne façon.

    Comme Nul n’a le Droit de dire qui doit Vivre ou Mourir… (pas même la Justice, ni même par vengeance, car il tomberait du mauvais coté de la Balance et utiliserait sa Liberté à Mauvais Escient.)

    Excellente soirée à vous.
    Fraternellement,
    Franck.

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    • La Liberté est couplée avec la Responsabilité. Si vous vous accordez le droit d’être libre de vos actes, vous devenez immanquablement responsable de ces actes.

    • Qu’est-ce que la liberté ?

      Les libéraux parlent plutôt de non agression,  » la seule définition de l’acte juste qui soit constatable par tous : définissant comme propriété légitime tout ce qu’on n’a pas objectivement volé, c’est-à-dire acquis par violence et tromperie, ce principe est universel et exclusif de tout autre. »
      (François Guillaumat)

      Les socialistes parlent souvent de libertés dénombrables, ce qui démontre qu’ils sont contre la liberté. En effet qu’on parle d’une liberté ou qu’on parle d’une interdiction, on parle d’une exception.

      Pour les libéraux la liberté n’est pas une exception mais la règle.
      Elle ne peut pas être acquise aux dépens des autres, c’est pourquoi les faux-droits sont liberticides, toutes les gratuités payées par le contribuable ou le « mariage pour tous »…

      D’un point de vue libéral, toute agression est illégitime sauf si elle est nécessaire pour se défendre d’une autre agression ou pour une nécessité objective.

  5. « Avez-vous choisi de naître ? »

    J’allais dire : non, et c’est bien le problème. Mais dans le fond je vous approuve, naturellement.

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  6. Les plus grands ennemis des libéraux sont les ultra-libéraux qui ne voient pas que leur idéologie les aveugles et que cela entraine des injustices qu’ils viennent à justifier.En étant excessifs ils appauvrissent et salissent les idées libérales qui du coup sont amalgées à ces pauvres esprits. (Voir les critiques justifiées du philosophe JC MICHEA sur la neutralité libérale sur la prostitution).En fait comme dit le dicton  » les cons ça osent tout c’est même à cela qu’on les reconnaient »

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    • Si encore ils ne parlaient pas au nom de tous . De « les libéraux » pensent que…merci pour eux..

    • Je crois que les libertariens sont une curiosité française. Dans les pays normaux, et en particulier dans les pays libéraux, les libéraux sont… libéraux.

      Dans cette URSS maintenue qu’est la France, les libertariens inventent un dogme qui ressemble furieusement à du gauchisme, mais en plus moderne, plus cool. Parce que, bon : le communisme, c’est quand même l’idéologie de papa.

      Regardez la Suisse et les Etats-Unis. Je ne dis pas que les libertariens en sont absents, mais enfin le réglage normal y consiste dans un libéralisme pragmatique étayé d’un conservatisme de bon aloi. Rien à voir avec le dogmatisme hystérique de la cabine téléphonique libérale française, qui vous marche sur les arpions tout en hurlant : je fais ce que je veux et je t’emmerde.

      Et en vous dénonçant à la cantonade comme n’étant pas un « vrai libéral ».

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