8 January, 2014

Vue de New York, quelles sont les zones de risque auxquelles nous devrions être attentifs en ce début d’année?

Mes activités professionnelles m’ont conduit en 2013 à visiter 25 pays sur 4 continents et m’ont surtout permis de dialoguer avec des dirigeants d’entreprises de différentes origines opérant dans des industries diverses.

J’ai eu aussi le privilège d’être à nouveau invité en fin d’année au World Policy Conférence qui tenait sa 6eme session à Monaco, avec près de 400 participants de très nombreuses nationalités, politiques, hommes d’affaires, diplomates et  influenceurs d’opinion de toute nature, religieux, média..Sans prétendre être aucunement exhaustif, je souhaite simplement lancer quelques alertes et pistes de réflexion qui j’en suis sûr ne devraient pas vous surprendre outre mesure.

Premier thème, la  disparition effective du leadership diplomatique américain sur la quasi-totalité des grands sujets du moment.

A titre d’exemple, bien sur la situation au Moyen Orient et en proche Asie.  A titre de rappel, vous vous souviendrez qu’à la fin du mandat de GW Bush en 2007, il était de bon ton de souligner que l’influence américaine avait été négativement et durablement affectée par les échecs et erreurs commis en Irak et Afghanistan. Les Etats Unis conservaient néanmoins un « leadership d’influence » dans des pays tels que la Turquie, les Emirats Arabes Unis,  l’Egypte, Israël et l’Arabie Saoudite.

Honoré d’un prix Nobel de la paix peu après son entrée en fonction pour son premier mandat, Barak Obama définissait au Caire les principes directeurs de sa politique au Moyen Orient et plus généralement vis-à-vis du monde musulman. Pas de suivi réel ni avancée en dépit des quelques 10 visites du Secrétaire d’Etat John Kerry entre Ramallah et Jérusalem/Tel- Aviv.

En ce débuts d’année 2014, aucun des Etats précédemment cités comme alliés des Etats-Unis ne soutient la politique de l’administration Obama vis-à-vis de la Syrie, de l’Egypte, et surtout le rapprochement avec le régime Iranien.

Et l’Egypte ainsi que l’Arabie Saoudite et les Emirats se retrouvent être les partenaires objectifs des Israéliens face à l’Iran et ses « clients affilés » du Hezbollah et du régime syrien.

Lui-même soutenu pour des raisons stratégiques par  la Russie.

Ce qui permet à Vladimir Poutine de se positionner et de pérenniser le régime détestable de Bashir Al Assad, qui devient l’interlocuteur obligé sur la destruction des armes chimiques, et face à un éclatement communautaire, à l’anarchie et à l’instauration probable d’un émirat islamique, maintient son emprise sur une partie du pays en guerre civile.

En bref, largement du fait de l’incurie et des positions ineptes et des volte- faces successives de l’administration Obama – soutenue par la diplomatie française – ..Le Moyen Orient est devenu une poudrière ou s’affrontent les deux sectes ennemies millénaires de l’Islam, chiites et sunnites de diverses obédiences, Frères musulmans ou salafistes/wahhabites. Comme me l’avait mentionné un de mes interlocuteurs algériens il y a un peu moins d’un an durant la prise d’otages vers la frontière libyenne, en fournissant des armes aux milices qui ont renversé le régime de Qadhdhâfî, nous avons de fait équipé nos adversaires au Mali, au Niger et dans le Sud algérien, demain en Syrie.

Sur les négociations en cours avec le nouveau régime iranien, deux remarques, les sanctions ont effectivement augmenté la pression notamment sur le leader suprême et son entourage, et nombre de bons esprits qui soutiennent l’initiative en cours dans le camp occidental vous confient mezzo voce qu’à terme il sera difficile de refuser l’arme nucléaire à l’Iran alors qu’Israël, le Pakistan et l’Inde en disposent.

D’où la position saoudienne pour une « dénucléarisation » de l’ensemble de la zone dans un délai de 5 ans sous le contrôle du Conseil de Sécurité de l’ONU, et avec des sanctions y compris militaires en cas de non-respect., ce qu’Israël ne peut accepter.

La quadrature du cercle et le blocage absolu du dossier palestinien, donc d’une paix durable avec l’Etat Hébreu…. ..

Sur l’Afghanistan, la négociation avec le Président Karzai, en fin de mandat et non rééligible,  – nouvelle élection présidentielle en Avril – sur le maintien éventuel de troupes essentiellement américaines – environ 20000 – au-delà de fin 2014, est dans une impasse et l’administration Obama, en dépit des visites du Secrétaire d’Etat et de sénateurs des deux partis, est incapable d’imposer la ratification d’ un accord pourtant valide par l’assemblée des chefs tribaux.

Dans les conflits territoriaux qui voient l’affrontement du Japon et de la Chine, absence également des Etats Unis, pourtant lies par un pacte de soutien avec Tokyo.

 

Deuxième zone de risque, l’Afrique, continent trop longtemps négligé, ou les Chinois ont perdu beaucoup d’influence récemment par une politique néo colonialiste trop motivée par un souci de sécuriser des ressources naturelles et minières stratégiques.  L’islam radical mâtiné de trafics divers étend son influence sur l’Afrique sub– saharienne dans la zone du Sahel jusqu’au Nigeria. Et l’Afrique du Nord, après les printemps arabes maintient la coexistence d’une monarchie partageant le pouvoir avec un parti Islamiste « dit modéré »au Maroc, les survivants de la guerre d’indépendance sans véritable représentativité en Algérie autres que la crainte d’un retour à la guerre civile des années 1990, une Tunisie sans véritable gouvernement, l’anarchie libyenne et la dictature militaire en Egypte, face aux frères musulmans de retour dans la clandestinité, et des courants libéraux épars et divises entre eux.

Sans oublier l’affrontement latent du Maroc et de l’Algérie sur la question non tranchée du Sahara Occidental, qui empêche le développement des échanges inter Maghreb, et la réalisation de projets d’investissement d’intérêt commun, par exemple dans la construction automobile..

Troisième zone d’instabilité, l’ASEAN.

Affrontements entre les chemises jaunes et rouges en Thaïlande, sans solution démocratique viable, avec un souverain affaibli par l’âge et la maladie, sans successeur crédible.

En Malaisie, pérennité de l’équipe au pouvoir essentiellement par division des forces d’opposition entre la minorité chinoise, les islamistes, et la faction Anwar Ibrahim.

Elections présidentielles en Indonésie dans 7 mois, avec une situation économique difficile, un fort endettement extérieur comme lors de la crise de 1998, une corruption unanimement déplorée mais toujours réelle, et  une résurgence du populisme anti chinois.

Libéralisation du régime, levée des sanctions internationales contre le Myanmar, mais aussi incertitude sur le caractère démocratique de la prochaine élection,  Aun Sang Suu Kyi étant inéligible comme mariée et veuve d’ un non Birman et mère de deux enfants désormais adultes titulaires d’un passeport britannique.

Trouble au Cambodge toujours dirige par le même ancien Khmer rouge .depuis plus de 30 ans, avec le triste record de corruption pour l’ASEAN.

Situation économique plus favorable au Vietnam, mais également corruption aux plus hauts niveaux du parti communiste au pouvoir et dans les entreprises du secteur public pléthorique, y compris bancaire.

Singapour demeure une exception, avec son régime fort, sa culture de discipline et d’effort, et une croissance alimentée par ses activités industrielles propres, son statut de place tournante logistique et de refuge pour les avoirs de la diaspora chinoise de la zone.

L’ouverture économique du Myanmar au marché demeure le thème favori des intérêts d’affaires dans la région même si l’absence quasi-totale d’infrastructure de toute nature constitue un obstacle majeur pour les années à venir.

 

Sur la Chine, que j’ai brièvement visitée et uniquement à Shanghai fin Novembre 2013, je demeurerai très prudent. Je connais ce pays pour y avoir tenté à divers titres d’y développer des activités bancaires et financières depuis 1983. J’y rencontre à chaque visite beaucoup d’entreprises étrangères dans des secteurs très divers, industries, biens de consommation, électronique, logistique, un tiers perd de l’argent, un autre tiers équilibre plus ou moins et le dernier contingent est profitable mais ne peut que très exceptionnellement rapatrier ses profits.

Les banques étrangères, mêmes les deux principales, Citi et HSBC, sont très marginales face aux géants chinois, eux-mêmes affectent par des niveaux de créances douteuses ou compromises qui sont élevés.

Aucun mouvement de retrait des investissements étrangers, la libéralisation des mouvements de capitaux reste un sujet a évolution lente même si les autorités acceptent progressivement une relative internalisation du RMB Yuan au moins pour un pourcentage croissant d’échange de biens. Bien évidemment aucune libéralisation politique n’est envisageable car les dirigeants sont marques par l’expérience négative pour eux de la Perestroïka soviétique il y a plus de 20ans.

La politique internationale est poursuivi activement dans un cadre bilatéral, les relations avec les Etats Unis en dépit d’un sommet des deux présidents ne progresse sur aucun des sujets en discussion, et restent marquées par une méfiance réciproque et l’absence de leadership américain relevé précédemment.

Paradoxalement l’Amérique Latine reste une zone de relative stabilité, si l’on excepte les deux situations de l’Argentine et du Venezuela, et la crise brésilienne qui perdurera encore en 2014 et 2015, notamment du fait des baisses des cours de matières premières, des tensions sociales et des dépenses occasionnées par les manifestations sportives de la coupe du monde.

La zone andine, Chili, malgré la réélection d’un président Socialiste, après une administration plus droitière, la Colombie et le Pérou, offrent les meilleures opportunités d’investissement dans les domaines industriels et des biens de consommation, dans des économies qui adhèrent  .aux mécanismes des marches.

 

Un mot enfin sur l’Europe.

Les commentateurs soulignent le renouvellement de l’ensemble du personnel dirigeant des instances communautaires en 2014.

Et l’on prédit qu’au moins 30% des élus au Parlement européen seront des populistes anti institutions communes. Je ne suis pas particulièrement préoccupé par  cette hypothèse plausible, je considère que l’Europe est dirigée par une Banque Centrale sous tutelle allemande et je ne vois pas de véritable changement à attendre d’une « Grande Coalition ».

Le vrai sujet est bien l’avenir de l’économie française et l’appétit des marchés internationaux pour continuer à financer pour 40 à 50 points de base supplémentaires par rapport à notre voisin notre dette extérieure pour les 2/3, avec Euros 190 milliards pour la seule dette publique nationale à lever en 2014, sans mentionner secteur public et dette sociale  au travers de la CADES.

Je suis conscient du caractère schématique de ces réflexions de début d’année, je n’ai pas parlé de pays tels que la Turquie, la Russie ou l’Ukraine et le Kazakhstan que j’ai aussi visités l’an dernier, et qui ont été ou sont encore dans l’actualité a des titres divers.

La Russie traverse une crise budgétaire en partie provoquée par l’évolution des prix de marche du gaz et du pétrole, mais le pouvoir de Vladimir Poutine n’est aucunement menacé car mêmes ses opposants reconnaissent .son savoir-faire politique – voir ci-dessus la manière dont il a géré la crise des armes chimiques en Syrie – .

En Corée du Nord, a 40km de Seoul, le rejeton de la dynastie Kim, inexpérimenté, sécurise sa dictature et élimine toute contestation potentielle, certains buzzs médiatiques affirmant qu’il vient de faire exécuter son oncle par alliance en le livrant à des chiens affamés.

Et lui dispose d’armes nucléaires et de missiles

Il est de bon ton en 2014 de chercher des similarités avec 1914, .et je ne risquerai pas à m’aventurer dans cette direction, mais des conflits régionaux sont tout à fait possibles et peuvent dégénérer.

Et je suis préoccupé par l’absence de leadership diplomatique mondial, à cet égard je ne soulignerai jamais suffisamment la responsabilité de l’administration américaine actuelle dans cette situation.

Je ne souscris pas non plus au monde multipolaire décrit par certains. La montée des nationalismes est un des facteurs communs avec la période précédant les deux dernières guerres mondiales, et la crise économique est encore bien présente dans de nombreuses zones géographiques

Le populisme est réel, il est un facteur de polarisation même aux Etats Unis et à New York ou après 20 ans d’administration .républicaine responsable un démagogue sans expérience autre que partisane vient de prendre le contrôle de la municipalité avec une participation électorale un peu supérieure à 20% des inscrits.

Ceci m’amène à terminer aujourd’hui par un appel à l’exercice des responsabilités civiques, dans les prochaines consultations françaises, municipales, européennes, exprimez-vous et votez en faveur de celui ou celle qui est la moins éloignée de vos choix personnels, vous ferez ainsi à votre niveau barrage à  la politique du pire.

 

Jean-Claude Gruffat

 

 

 

Auteur: Jean-Claude Gruffat

Jean-Claude Gruffat est, depuis avril 2011, en charge des relations globales avec les filiales de grands groupes européens chez CITIGROUP à New-York. Citigroup où il fût pendant 10 ans au préalable en charge de la gestion corporate and investment banking des équipes en France, en Belgique et au Luxembourg. De 2008 à 2011, il fut président de la chambre de Commerce Américaine. Il est Gouverneur de l'American Hospital à Paris Jean-Claude Gruffat est titulaire d'un doctorat d'Etat en Droit Public ainsi que d' une Maitrise de Science Politique de l’Université de Lyon. Il a également suivi en 1987 le Stanford Executive Program, GSB, Stanford University, Californie.

13 Commentaires

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  • Poutine7

    14 January 2014

    Sur le moyen-orient, l’échec est surtout imputable à GW Bush et Obama essaye une autre stratégie : indépendance gagnée vis-à-vis du Moyen-orient à partir d’un renouveau industriel bâti en particulier sur l’exploitation des gaz et pétrole de schiste.

    La présidence Obama tourne sa politique étrangère vers l’Asie et la Chine et tentera d’alléger son armée obèse adaptée à une confrontation type guerre froide avec l’URSS tout en gardant la suprématie technologique (drônes, cyber-sécurité)

    Evidemment en Israël, pour le complexe militaro-industriel et ses relais en “occident”, ce n’est pas une bonne nouvelle.

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  • jean-claude

    12 January 2014

    Sur le Moyen Orient, tres bon papier de Dominique Moisi de l’IFRI dans les Echos date lundi 13.

    Répondre
  • jean-claude

    12 January 2014

    Cher Bruno,

    Avez vous visite le Panama?J’ai reussi l’exploit d’y faire une visite en Juillet 2012, sans voir le Canal..
    J’ai le souvenir d’ue longue attente au controle des passeports.
    Pour le reste beaucoup de banques et officines financieres, et de cabinets d’avocats.
    A etudier..
    Cordialement.

    Répondre
  • Bruno_B

    12 January 2014

    Ca reste assez inquiétant comme tour d’horizon.

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  • Bruno_B

    11 January 2014

    Très intéressant, je vois que mon choix de m’installer au Panama est très bon !

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  • Poutine7

    10 January 2014

    Les esprits “neutres et bien informés” liront utilement l’ouvrage de M Hervé de Carmoy “Où va l’Amérique d’Obama?”
    auteur de “L’Euramérique”, “La banque du XXIème siècle : Etats Unis, Japon, Grande Bretagne, Japon, France”, j’en passe et des meilleures …

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  • jcgruffat

    9 January 2014

    Sur le sujet des institutions bancaires trop grosses et/ou trop complexes, j’invite les anglophones a prendre connaissance du papier de Simon Johnson dans le New York Times de Jeudi 9 Janvier.

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  • jcgruffat

    9 January 2014

    Je voudrais revenir sur la politique etrangere americaine de l’administration Obama, et notamment attirer l’attention de nos lecteurs sur les bonnes feuilles recemment publiees dans la presse des memoires de Robert Gates, ancien secretaire a la defense dans les administrations Bush et Obama.
    A plusieurs reprises, il note que des decisions d’intensification – “surge” – ou retrait de troupes en Irak et Afghanistan, ont ete prises pour de pures et simples considerations de positionnement electoral et partisan.
    Ceci explique le scepticisme croissant d’allies traditionnels tels l’Arabie Saoudite et les Israeliens face a Washington.
    Quant aux provocations de Monsieur “Poutine”, chacun comprendra que je les laisse sans reponse.
    Je me suis exprime de multiples fois sur ce blog sur les questions bancaires et financieres, des esprits neutres et bien informes ont ecrit et souligne par ailleurs que les grandes banques americaines sont mieux capitalises que leurs homologues europeennes, qui elles n’ont pas encore nettoye suffisamment leurs bilans.
    Ceci explique entre autres la faible ou nulle croissance des economies europeennes.

    Répondre
  • Poutine7

    9 January 2014

    Il y a une zone de risque interne qu’il ne faut surtout pas négliger c’est le secteur financier en particulier américain non régulé et en particulier Citigroup, qui est passée pour celles et ceux qui l’ont oublié d’un cours de l’ordre de 500 $ à presque 2 $ l’action. Ce qui n’a pas empêché ses dirigeants qui effraient les “populistes” de s’octroyer des jolis bonus …

    Répondre
    • Poutine7

      9 January 2014

      Encore une dernière de la gestion professionnelle de certaines zélites

      Un juge de Manhattan a élargi vendredi le champ d’une action de groupe contre des banques accusées d’avoir dissimulé les risques liés à plus de 34 milliards de dollars (24,7 milliards d’euros) de valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires (MBS) émises avant la crise financière.

      Le juge Harold Baer a déclaré que les investisseurs pouvaient dorénavant poursuivre collectivement Citigroup, Goldman Sachs Group et UBS pour un montant de transactions faites en 2006 et 2007 et représentant 11,9 milliards de dollars.

      Les investisseurs peuvent faire de même contre Royal Bank of Scotland pour un montant de transactions estimé à 22,5 milliards de dollars et faites également en 2006 et 2007.

      Les avocats des banques n’ont pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de commentaires.

  • jcgruffat

    8 January 2014

    Cher David,
    Je n’aime pas beaucoup la formule “hyperpuissance” proposee par Hubert Vedrine.
    Les Etats Unis ont pendant longtemps exerce un leadership mondial qui allait au dela de la defense de leurs propres interets..
    Ce n’est clairement pas la ligne de l’administration Obama, dont la politique exterieure colle a une definition restrictive des interets americains.
    Et rien de ce que je lis ou entends de la politique exterieure chinoise me permet de dire que la nouvelle equipe entend exercer un leadership qui irait au dela de leurs interets de proximite, ou d’approvisionnement en ressources strategiques.

    Répondre
  • david

    8 January 2014

    Bonjour Monsieur Gruffat,
    Comme celui qui m’a précédé je vous remercie de nous faire partager votre “vécu” et votre sentiment. C’est très instructif.

    Vous parlez de la disparition du leadership mondial des états unis. Il est de coutume de dire que c’est le monde de Yalta qui est en train de disparaitre (il aurait alors disparu 2 fois car il été dit la même chose au moment de la disparition de l’union soviétique) , ou de façon plus restrictive on parle aussi de tourner la page de Bretton Woods quand on ne regarde que la monnaie.

    Sans en arriver la, et sans forcement adhérer à la multi-polarité que vous ne retenez pas, pensez vous comme certains que le leadership mondial sera progressivement reconstitué.. par la Chine ?
    Ce que vous connaissez de la Chine vous incitent il à penser qu’ils voudrons et pourrons prendre la place de l’hyperpuissance américaine à l’avenir ?

    Répondre
  • roger duberger

    8 January 2014

    Bonjour Mr Gruffat,
    Merci pour cette analyse géopolitique très instructive. C’est très interessant mais pas très rassurant. Le populisme entraine bien des malheurs, mais s’il progresse c’est souvent dû à la maladresse des hommes politiques qui n’ont pas su mener les pays vers la croissance et le progrès.
    Les élections européennes risquent d’entrainer une sortie de l’euro.
    Bien cordialement

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