L’IMPUISSANCE DES GOUVERNEMENTS A ARRÊTER LA DESINDUSTRIALISATION EST SPECTACULAIRE

TOUJOURS PLUS D’IMPÔTS ET TOUJOURS PAS DE REFORMES

 

La plus mauvaise note du mois mérite d’être décernée au Parti Socialiste. On a bien vu que leurs députés s’intéressaient beaucoup plus à la hausse des impôts qu’à la baisse des dépenses publiques. Leurs attaques contre un monde économique qu’ils ne comprennent pas n’ont pas cessé. Pourtant face à un endettement de 3482 Md€ (+ 66 Md€ sur les 3 derniers mois), il faut ajouter 800Md€ qui correspondent aux retraites des fonctionnaires qui n’ont pas fait l’objet de provisions. Leurs pensions sont mises sous le tapis et cachées dans les nébuleux comptes publics. La dette réelle de la France est donc de 4282Md€ soit plus de 140% du PIB. Nous vivons au pays du gâchis, de la suradministration et de la décentralisation ratée. A ce niveau, ce n’est vraiment pas une bonne idée pour les socialistes de reprendre les idées de François Mitterrand en 1981 sur l’âge de départ à la retraite, sur les nationalisations, sur l’impôt sur la fortune… Si on rajoute à cette liste les 35 heures, elles ont toutes échoué. La fiscalité confiscatoire qu’ils proposent doit être ensuite corrigée par des niches fiscales, quitte à les retirer ensuite. Tout cela ne fonctionne pas. Pour trouver des solutions à la dette sociale qui est un véritable malheur français, il faut impérativement commencer par la diminution des dépenses publiques…

 

Tout plan de réduction des dépenses publiques passe par les points suivants :

Une réduction des pensions de retraite pour les aligner sur le niveau de la retraite européenne moyenne. Cela passe par un alignement du taux de CSG des retraites sur celui des salaires ; une réduction des Aides Personnelles au Logement (APL), une baisse du RSA et une augmentation du reste à charge demandé par la Sécurité Sociale ; une suppression d’au moins 200 000 postes de fonctionnaires. En 26 ans les effectifs de la fonction publique ont progressé de 24%. Ils continuent de grimper alors que l’emploi baisse depuis des mois dans le secteur privé.

Comme l’avait déjà proposé François Fillon en 2017, ces idées ont largement été développées à de nombreuses reprises par Agnès Verdier Molinier de L’IFRAP et les chercheurs de l’Institut Montaigne. Si ces mesures étaient appliquées elles pourraient réaliser environ 120Md€ d’économies dans le budget de l’Etat. Le problème c’est que

dans un pays où les créateurs de richesse représentent 40% des électeurs et ceux qui profitent du système 60%, ceux qui veulent être élus ne s’intéressent qu’aux bénéficiaires de la dépense publique…

 

Brandt est l’entreprise qui n’aura pas réussi à survivre  dans le grand mouvement de désindustrialisation. Le dernier gros fabricant d’électroménager en France sous les marques Vedette, Sauter et De Dietrich va disparaitre. On est dans le grand sabordage. L’impuissance des gouvernements successifs à arrêter l’hémorragie des emplois industriels en France est spectaculaire. Elle est la conséquence du système social qui étouffe les entreprises françaises avec des charges de toute sorte sur les retraites, le chômage la prévoyance, les mutuelles obligatoires, le 1% logement, le 2% formation et surtout les cotisations pour les syndicats afin qu’ils soient en bonne forme pour torpiller l’industrie … Elle vient aussi de l’incapacité de l’Union Européenne à construire une politique industrielle à l’échelle du continent laissant la Chine nous submerger avec tous ses produits. La seule réponse apportée sur ce dossier par Sébastien Martin, ministre délégué à l’industrie, qui se déclare confiant dans la réindustrialisation de la France est son plan très innovant pour Brandt. Il s’agirait pour l’Etat d’apporter cinq millions d’euros à un projet de reprise par les salariés sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOP) ! On pourrait lui suggérer de regarder ce qui s’est produit à l’époque avec Lip en 1973. L’affaire Lip a marqué à l’époque un changement radical du ton syndical et la montée des mouvements « spontanés » largement relayés dans les médias. Elle a suscité une abondante production journalistique et cinématographique présentant le chef d’entreprise et les actionnaires comme des « pourris »…

 

Teisseire va fermer son usine historique. Le leader du marché des sirops va fermer son usine située en Isère. La société rachetée par en 2024 par une filiale de Carlsberg n’est plus rentable car les cours du sucre ont progressé de 40% entre 2022 et 2023.

 

Dans la voiture électrique on est dans la panique. La majorité des clients potentiels n’en veut toujours pas. Le leasing social d’Emmanuel Macron d’une voiture électrique en leasing à 100€ par mois est un gadget. Le marché de l’occasion n’a pas décollé car les nombreux obstacles n’ont pas été levés. L’Union européenne et les décideurs politiques français auront probablement organisé le plus grand suicide de l’histoire industrielle. D’ailleurs la voiture qui s’est le plus vendue le plus en Europe sur les dix premiers mois de 2025 est le modèle Dacia Sandero à essence vendu à 13290€. Tout cela montre bien que au delà de l’innovation c’est le prix qui est devenu le principal motif d’achat…

 

Il faudrait encore aborder l’agriculture française déficitaire qui est désormais déficitaire. Le secteur de la  chimie en véritable détresse. Les équipementiers automobiles qui après les constructeurs sont menacés par les sociétés chinoises qui  veulent s’implanter en Europe.

 

Parmi les rares bonnes nouvelles du mois on peut retenir Carmat  le  concepteur du premier cœur artificiel bioprothétique autorégulé, au plus proche du cœur humain. Il a été sauvé de la faillitte in extremis par Pierre Bastid son fondateur actionnaire à hauteur de 17% Il  a finalement pu mobiliser les fonds nécessaires  pour tenir les engagements de son plan de reprise…

 

Brevo le spécialiste français de la relation client lève 500M€ pour essayer de devenir le « Salesforce européen ». Armand Thiberge le fondateur de l’entreprise a su convaincre deux fonds anglo-saxons : General Atlantic et Oakley Capital. Il compte réaliser 1 Md€ de chiffre d’affaires en 2020

 

 

 

 

Amérique latine : le phare de l’Occident

En France, l’Amérique latine n’intéresse pas et elle est phagocytée par les marxistes. Les deux victoires récentes de Javier Milei en Argentine et de José Antonio Kast au Chili ont changé la donne. Désormais, l’Amérique latine influence de nouveau l’Europe, et ce n’est plus pour Fidel Castro et Che Guevara.

 

Une étude qui dit tout. En regardant les compositions des groupes d’amitié parlementaires de l’Assemblée nationale vers l’Amérique latine, on constate qu’ils sont essentiellement tenus par la gauche marxiste et que la plupart des présidents de ces groupes sont mélenchonistes. L’Amérique latine est la chasse gardée des marxistes, et l’histoire officielle, en politique et dans l’Éducation nationale, s’écrit au son des héros que sont Salvador Allende, Fidel Castro, Che Guevara et Lula (du moins dans son premier mandat). Javier Milei est, bien évidemment, d’extrême droite, voire un nazi, et le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, sans cesse renvoyé à l’histoire de sa famille et à Pinochet. La gauche s’est arrogé le monopole du récit de l’Amérique latine. Les récentes élections sont en train de changer la donne.

 

L’Amérique latine vire à droite

 

Il y a eu Bukele au Salvador, qui est parvenu, avec des méthodes musclées, à réduire les bandes criminelles et à rétablir l’ordre. Il y a le Costa Rica qui fait figure de pays stable. En cette année 2025, la Bolivie a mis un terme à la période Evo Morales, deux candidats de droite étant qualifiés pour le second tour de la présidentielle.

En Argentine, Javier Milei a brillamment gagné les élections de mi-mandat, ce qui était loin d’être acquis. Et au Chili, les électeurs avaient le choix entre un candidat communiste et un candidat libertarien conservateur. Pas de demi-mesure donc, mais des options politiques opposées et radicales. C’est finalement Kast qui l’a largement emporté. À tel point que l’Amérique latine redevient un modèle pour l’Europe, et cette fois pour autre chose que les guérillas marxistes et les mouvements de gauche. La rhétorique de Javier Milei a fini par infuser même en France, à tel point que Florent Pagny a vanté ses succès sur le plateau de Quotidien.

 

L’Argentine est devenue un modèle si bien que l’expérience Milei conditionne les années qui viennent en Europe. Si Milei échoue, c’est tout le libéralisme qui sera remis en question. Les frères Castro peuvent provoquer des famines à Cuba, Hugo Chavez peut transformer son pays en narco-État, Lula peut engendrer la pauvreté et la corruption, le communisme ne sera jamais remis en question. On accusera les États-Unis, les capitalistes, les circonstances, mais l’idéologie marxiste ne sera jamais remise en cause. Mais, si Milei ou Kast trébuchent, cela sera porté au débit du libéralisme. Ils sont donc, pour leur pays et pour l’Europe, condamnés à réussir. Et pour l’instant, les premiers résultats sont encourageants en Argentine, à tel point que Javier Milei a gagné les élections intermédiaires, contre les prévisions des observateurs.

 

Un combat culturel

 

L’autre risque est de tomber dans l’effet de balancier.

Dix ans de mandat pour la droite, le temps de restaurer les comptes publics et d’assainir les finances ; dix ans de mandat pour la gauche, le temps de dilapider l’argent et de surendetter le pays. Une situation vécue à Paris : quand Jean Tiberi est battu en 2001, les comptes de la ville sont sains, les rues sont propres et sécurisées. 25 ans plus tard, Paris est surendetté et répulsif. Ou, comme le disait Margareth Thatcher, le socialisme dure tant que dure l’argent des autres. L’enjeu est don d’éviter l’effet de balancier : à nous la bonne gestion et les réserves, à vous la dilapidation et l’achat des voix. Pour cela, c’est un véritable combat culturel qu’il faut mener, pour inculquer l’idée d’un état de droit, respectueux des personnes, des familles et des entrepreneurs, et dévalorisant pour les idées collectivistes. Une guerre culturelle que menèrent, en leur temps, Jacques Rueff, Friedrich Hayek, Jean Fourastié.

Au Chili, les présidents ne sont qu’une succession de balanciers : un coup communiste (Bachelet, Boric), un coup libéral (Pinera, Kast). En Argentine aussi, le péronisme fut vaincu par Mauricio Macri (2015-2019) avant de reprendre le pouvoir. Pour durer et s’implanter, il ne suffit donc pas de redresser les comptes et d’assainir les finances : il faut aussi s’enraciner dans les cœurs et les esprits. Ce sera le principal combat des années à venir.

 

L’Amérique latine : le jardin de la France

 

L’Amérique latine n’est pas un continent lointain et évasif : c’est le continent de la France. Avec la Guyane, la France dispose de sa plus longue frontière terrestre, avec le Brésil. Avec la Guadeloupe et la Martinique, elle est directement implantée dans les Caraïbes et donc voisine du Venezuela et de la Floride. Par conséquent, ce qui se passe en Amérique latine nous concerne directement. Par la circulation des idées d’une part, mais aussi parce que les réseaux criminels et mafieux passent sur le territoire français, notamment pour le trafic de drogue. Raison de plus pour surveiller avec acuité ce qui se passe chez nos voisins.

 

Quand les planètes s’alignent.

Comme le disait un humoriste anonyme, faire des prévisions est extrêmement dangereux, surtout quand il s’agit du futur.

Certes, je ne fais pas de prévisions mais, si je vends quelque chose c’est que je pense qu’il va baisser, et si j’achète autre chose c’est parce que j’espère que cela va monter…

Ce ne sont pas des prévisions mais des « attentes » raisonnables.

Ce qui est le plus agaçant dans ce métier qui est le mien n’est pas d’avoir tort (ca arrive tout le temps) mais d’avoir partiellement raison.

Je m’explique.

Prenons la Chine.

Il y a quatre -cinq ans, je dis à tous ceux qui veulent bien m’écouter qu’il faut vendre ses obligations françaises pour acheter des obligations chinoises. Cette recommandation est accueillie par une solide indifférence, voire par une certaine hostilité.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Vérifions : Quasiment 50 % d’écarts entre les deux actifs. Je me congratule.

 

 

 

Continuant sur ma lancée, fin Janvier 2024 et à nouveau en septembre, j’annonce et c’est une grande première pour moi (à 81 Ans), qu’il faut acheter le marché des actions Chinois, en baisse continue depuis des années, de nouveau dans l’indifférence générale

Voici le résultat.

 

 

Je suis en hausse de 79 % en moins de deux ans et je commence à me prendre au sérieux.

Enhardi par tant de compétence, j’annonce que l’euro va maintenant baisser vis-à-vis renminbi et passer de 7.75 y/e à 7 y/e ou en dessous.

 

 

Il baisse gentiment à 7.50, et puis, sur une foucade de monsieur Trump remonte sèchement à près de 8.4

Non seulement j’ai l’air idiot mais en plus ceux qui ont acheté des actions et des obligations chinoises gagnent beaucoup moins exprimé en euro. Que j’ai l’air idiot n’a aucune conséquence grave. Que ceux qui ont suivi mes conseils perdent de l’argent est extrêmement embêtant tant très peu de gens ont le moindre sens de l’humour quand il s’agit de leur argent.

Heureusement, la moyenne mobile à 6 mois vient d’être cassée (vers les bas) et la grande hausse du renminbi que le monde entier attend depuis des années a -peut-être- commencée ..

Si cela était le cas il faudrait s’attendre à des conséquences importantes sur les marchés financiers dans le monde.

Prenez l’or par exemple.

Dois-je investir en or ou en actions chinoises ?
Voyons

 

 

 

Depuis 2024, je suis investi dans les deux, tant le marché chinois est bon marché par rapport à l’or (ratio aux alentours de 60).

Mais si le renminbi se met à monter, il me va falloir vendre mon or puisque l’or risque de baisser en monnaie chinoise, mais pas en euro…

Mais pour acheter quoi ? Peut être des obligations longues au Japon ?

Vérifions

 

 

Si vous êtes madame Watanabe, aujourd’hui, vous pouvez vendre 1/9 de vos positions en or et racheter la totalité de la position en 30 ans Japonais que vous aviez vendu en 2020 pour acheter de l’or. Voilà qui est tentant…

Conclusion.

Ce que j’ai voulu montrer est que le travail du gérant n’est pas d’avoir raison tout le temps, mais de s’adapter en permanence à ce qui se passe et, en général, de vendre quelque chose que tout le monde aime pour acheter autre chose que tout le monde déteste.

Et donc de ne jamais tomber amoureux de ses positions. L’or ne sait pas que vous l’aimez et les obligations japonaises ne savent pas que tout le monde les déteste. Il faut rester froid comme un calamar et discipliné comme un teuton. Le reste suivra, mais vous n’aurez jamais la paix. Et tout le monde dira que vous êtes fou.

Mais, comme le disait Jules Renard (je crois) ; Il n’y a pas de plaisir plus subtil que de se faire traiter d’idiot par un crétin.

 

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Comment l’idéologie écologiste s’impose dans les écoles

Plusieurs étudiants, qu’ils soient en école de commerce ou d’ingénieur, me rapportaient la présence de plus en plus importante de cours consacrés à l’écologie, qui devenaient de véritable moment de propagande. Des « moments pédagogiques » qui se faisaient à la place des cours fondamentaux qui auraient dû être délivrés par ces écoles : moins de finance, de marketing, de mécanique, de chimie et, à la place de l’écologie, via des interventions d’associations, des témoignages et des « sensibilisations », sans aucune contradiction scientifique.

 

Cette intrusion de l’écologie politique, qui a peu de choses à voir avec le véritable souci écologique, ce marxisme vert qui est une autre forme du wokisme, a été analysé et quantifié par le Ceru, un laboratoire de recherche qui étudie les champs universitaires. Leur étude intitulée « Grandes écoles de commerce : foyer du radicalisme écologique » permet de prendre la teneur de cette déviance, mais surtout d’en comprendre les causes.

 

Réorientation des programmes

 

L’étude constate tout d’abord que, depuis une quinzaine d’années, les grandes écoles de commerce françaises ont profondément réorienté leurs enseignements pour placer l’écologie au centre de leurs programmes. Ce mouvement, d’abord progressif, a pris une ampleur considérable : les cursus intègrent désormais des centaines d’heures consacrées aux enjeux climatiques, des tests obligatoires de connaissances environnementales, des séminaires de sensibilisation et une refonte complète des cours traditionnels. Selon le rapport, cette transformation dépasse largement la simple prise en compte des défis écologiques : elle s’apparente à un basculement idéologique qui fait de la décroissance et de la critique du capitalisme la nouvelle grille de lecture des écoles de management. En somme, du marxisme vert injecté dans la tête de ceux qui devront ensuite diriger des entreprises et participer au développement économique.

 

L’intégration de l’écologie s’installe dès l’entrée dans les cursus. La Fresque du Climat, un outil de sensibilisation fondé sur une démarche militante assumée, est devenue obligatoire dans de nombreuses écoles. Le Sulitest, présenté comme l’équivalent environnemental d’un test de langue, est désormais imposé dans plusieurs établissements et, parfois, passé à deux reprises au cours du cursus. De quoi tester le degré d’intégration de la nouvelle matrice intellectuelle.

 

Parallèlement, chaque école a mis en place des enseignements obligatoires. Sciences Po dispense ainsi un grand cours de culture écologique, l’EM Lyon propose dix semaines d’initiation aux enjeux climatiques. À l’ESSEC comme à l’EDHEC, ces obligations représentent plus d’une centaine d’heures annuelles.

Le problème, c’est que ces enseignements prennent la place des cours fondamentaux, qui sont la véritable raison d’être de ce type d’école. Et s’il est important de traiter de l’écologie, ces types de formation le font très souvent avec un seul angle : celui de la décroissance, de la limitation des ressources et de l’anti-capitalisme. Rejet de la science, rejet des nouvelles technologies, rejet du débat scientifique marquent très souvent la vision unilatérale de l’écologie.

 

Anthropocène : un faux concept

 

L’une des caractéristiques marquantes relevées par l’étude est la diffusion massive du concept d’Anthropocène. Malgré le rejet officiel de cette notion par la Commission internationale de stratigraphie, considérée comme scientifiquement non pertinente, plusieurs écoles continuent de l’enseigner comme un cadre fondamental. L’EM Lyon a ainsi créé un poste de doyen associé à la pédagogie en Anthropocène et a structuré un parcours complet autour de cette notion. HEC, l’ESSEC, l’ESCP ou l’EDHEC inscrivent également ce concept au cœur de leurs programmes, convaincues qu’il permet de repenser les activités économiques à l’aune de limites planétaires considérées comme immuables.

 

Cette dynamique s’accompagne d’une transformation profonde de l’ensemble des disciplines. Sous l’impulsion du projet ClimatSup Business, conçu avec le Shift Project de Jean-Marc Jancovici, les écoles ont révisé tous leurs enseignements pour intégrer les enjeux socio-écologiques dans la finance, le marketing, la stratégie, les ressources humaines ou le droit. L’objectif est désormais affiché : former 100 % des étudiants à la transition écologique et aligner les cours sur les Objectifs de Développement durable de l’ONU. Le rapport y voit une uniformisation idéologique, qui réduit le pluralisme intellectuel au profit d’un récit unique centré sur la décroissance et la sobriété.

 

Pourquoi un tel changement ?

 

Après avoir décrit le phénomène, le grand intérêt de l’étude est d’en comprendre les causes. Pour les auteurs du Ceru, il ne s’agit pas tant d’une adhésion à cette idéologie qu’une nécessité normative pour tenir la compétition internationale.

 

Les grandes écoles sont en effet classées et se voient décerner des qualifications et des accréditations dont l’obtention est fondamentale pour pouvoir attirer de bons étudiants et pour maintenir leurs prix de scolarité. Or, ces classements prennent de moins en moins en compte la pédagogie, la réussite des élèves et la formation délivrée par l’école et de plus en plus le respect des pratiques écologiques.

En clair, les écoles doivent mettre de l’écologie et adopter la vision décroissante afin de pouvoir conserver leurs labels et bien figurer dans les classements.

 

Les classements internationaux, comme ceux du Financial Times, de QS Sustainability ou des Impact Rankings du Times Higher Education, accordent désormais un poids considérable aux critères environnementaux, sociaux et de diversité, parfois au détriment total des critères académiques. En réponse, les écoles restructurent leurs programmes non pour renforcer l’excellence académique, mais pour se conformer à ces nouveaux standards. Les accréditations, notamment celle de l’AMBA, jouent un rôle similaire en exigeant explicitement la formation de « leaders responsables » capables de répondre aux défis planétaires.

 

Le rapport souligne plusieurs conséquences préoccupantes de cette mutation. La première est une défiance croissante envers l’innovation et le progrès technique, systématiquement présentés comme insuffisants, voire dangereux. Cette posture risque de limiter la capacité des futurs cadres à analyser objectivement les solutions technologiques nécessaires à la transition écologique.

La deuxième conséquence touche au rapport au travail : les entreprises pourraient accueillir des diplômés qui, socialisés dans une culture de suspicion vis-à-vis des organisations et du marché, seraient enclins à contester les décisions stratégiques ou à refuser de travailler dans certains secteurs jugés incompatibles avec leurs convictions.

Enfin, le rapport évoque un risque de perte de compétitivité internationale : alors que d’autres pays continuent de former des dirigeants orientés vers l’innovation et la croissance, la France prendrait le risque de s’engager dans une dynamique économique décroissante.

 

Ce n’est donc pas un problème qui concerne uniquement les étudiants de ces établissements, mais la nation tout entière. Une mauvaise compréhension des phénomènes contemporains, un rejet de la science et de l’innovation, pénalisent les entreprises françaises, provoquent un décrochage international et, in fine, font perdre de la puissance. Le risque de décrochage du tissu économique est réel.

 

Si l’écologie est importante, elle ne peut être instrumentalisée par un discours militant. Elle a besoin de science, de débats et de raison.

 

 

Arbre de décision sur les monnaies chinoise et Japonaise.

 

Depuis longtemps, je me plains de la sous-évaluation patente des monnaies chinoise et Japonaise.

En voici encore une illustration.

Comme le lecteur peut le voir, les moyennes pondérées des quatre grandes monnaies retenues (Dollar, Euro, Renminbi, Yen) sont restées aux alentours de 100 de 2016 2020, ce qui est normal.

Arrivent le covid et la guerre Russo Ukrainienne et l’on aurait pu s’attendre à ce que l’Euro et le Dollar se cassent la figure contre le yen et le renminbi, monnaies des pays non directement engagées dans ce conflit.

Le taux de change effectif d’une monnaie représente une moyenne pondérée des taux de change en fonction des importations et des exportations de ce pays avec les autres pays avec lesquels il commerce.

 

Il n’en fut rien et en fait c’est le contraire qui se produisit : le renminbi et surtout le yen continuèrent à se casser la figure contre l’euro et le dollar.

En ce qui concerne le yen, j’ai soutenu la thèse que c’était la différence des taux d’intérêts entre le Japon et l’Allemagne qui comptait et je montrais le graphique ci-dessus. Excellent graphique qui a marché à chaque fois depuis 2000, sauf la dernière. Quand l’écart des taux se redresse fin 2024, début 2025, j’émets une recommandation d’achat et patatras, le yen,   à la place de continuer  à se redresser reprend sa plongée…

 

Comme le lecteur peut le voir, les moyennes pondérées des quatre grandes monnaies retenues (Dollar, Euro, Renminbi, Yen) sont restées aux alentours de 100 de 2016 2020, ce qui est normal.
Arrivent le covid et la guerre Russo Ukrainienne et l’on aurait pu s’attendre à ce que l’Euro et le Dollar se cassent la figure contre le yen et le renminbi, monnaies des pays non directement engagées dans ce conflit.

Le taux de change effectif d’une monnaie représente une moyenne pondérée des taux de change en fonction des importations et des exportations de ce pays avec les autres pays avec lesquels il commerce.

Il n’en fut rien et en fait c’est le contraire qui se produisit : le renminbi et surtout le yen continuèrent à se casser la figure contre l’euro et le dollar.
En ce qui concerne le yen, j’ai soutenu la thèse que c’était la différence des taux d’intérêts entre le Japon et l’Allemagne qui comptait et je montrais le graphique ci- dessus. Excellent graphique qui a marché à chaque fois depuis 2000, sauf la dernière.

Quand l’écart des taux se redresse fin 2024, début 2025, j’émets une recommandation d’achat et patatras, le yen, à la place de continuer à se redresser reprend sa plongée…

 

Même chose pour le renminbi, grotesquement sous- évalué.

 

 

Dans un monde « normal », le renminbi en parité des pouvoirs d’achat est grotesquement sous-évalué,  à 7.07 Y/ US $ et devrait aller très vite vers 6 Y/US $ et continuer à monter plus lentement vers 5Y/US $.

Bref, mes analyses sont impeccables, et pourtant rien ne se passe comme je l’espérais, ce qui est extrêmement agaçant.

Et c’est là que va intervenir l’arbre de décision dont je dois vous parler maintenant

L’hypothèse de base que j’ai retenue jusqu’ici est  la suivante :  laissés à eux-mêmes, les marchés reviennent naturellement à l’équilibre, ce qui peut prendre un certain temps, voire un temps certain comme je n’ai cessé de dire quand j’ai parlé de retour vers la parité des pouvoirs d’achat entre ces monnaies.

Le problème est sans doute non pas dans mes analyses mais beaucoup plus sérieusement dans l’hypothèse de base implicite que je n’ai pas discutée jusqu’ici : ‘’ Laissés à eux-mêmes …’’

Il est tout à fait évident que l’Industrie Chinoise a atteint un niveau de compétitivité absolument insupportable pour les industries américaines et européennes, surtout aux taux de change actuels.

La balance commerciale Chinoise enregistre sur les 12 derniers mois des excédents supérieurs à 1200 milliards de dollars par an, contre 400 milliards de dollars en 2020, ce qui est tout simplement obscène.

Pour tous les observateurs neutres, le renminbi devrait être réévalué de 50 % au moins et vite, faute de quoi un vrai tsunami économique submergera les systèmes industriels de l’ancien Ouest

Et je pensais que pour les autorités Chinoises, cela devait être évité à tout prix.

Je n’en suis plus tellement certain et voici pourquoi.

Depuis 2018, les autorités américaines ont littéralement déclaré une guerre économique à la Chine en interdisant toute exportation des meilleurs semiconducteurs à ce pays.

Les Chinois n’ont rien dit mais ont investi massivement dans leurs industries.

Quand les USA, en 2025, ont décidé de monter les droits de douane sur les produits Chinois à 50 5% ou 100 %, la Chine a déclaré que du coup elle interdirait toute exportation de terres rares et d’aimants vers les USA, ce qui revient à arrêter net et la fabrication d’armes et tout développement dans les nouvelles technologies aux USA.

Et les Américains ont reculé, ce qui indique que les Chinois ont gagné la guerre économique.

Il pourrait donc être très tentant à ce point de porter l’estocade (à la fin de l’envoi, je touche…) et de déclencher une crise économique majeure dans les pays de l’OTAN pour écarter une fois pour toute tour danger militaire venant de l’OTAN et avoir les mains libres à Taiwan.

Car cela forcerait les USA a sortir du Pacifique et de l’Océan Indien militairement.

Passons au Japon, qui eux sont et resteront voisins des Chinois.

La seule façon de protéger leur industrie serait de laisser filer le yen pour que celui-ci reste sous-évalué par rapport à un renminbi hyper compétitif, et c’est bien ce qui s’est passé.

 

Accessoirement, il faudrait augmenter leurs dépenses militaires et signaler que le Japon est très attaché à la démocratie à Taiwan.

C’est ce qui est en train de se passer, sans doute avec l’assentiment des américains qui resteront les gardiens ultimes de la sécurité au Japon.

 

Tout cela est très hypothétique et tiré par les cheveux.

Mais si par malheur ce scenario était le bon, et si la Chine a décidé de porter l’estocade, pour tous ceux qui ne sont pas en Asie, il faut :

  1. Garder son or
  2. Etablir une position en obligations Japonaises à long terme.
  3. Etablir des positions en cash en renminbi.
  4. Sortir ce qui reste de positions actions, obligations et cash dans tous les pays de l’OTAN.

Et sans doute, acheter de l’immobilier à Hong-Kong et encore plus à Singapour.

 

 

 

 

Ukraine : le plus dur est la paix

Quel que soit le plan de paix final, pour l’Ukraine et pour la Russie, le plus difficile sera le temps d’après. Reconstruire le pays, gérer les blessés et les veuves, passer à une économie de paix, se repositionner sur la scène internationale. Le chantier est immense.

 

La paix finira-t-elle par arriver ? Donald Trump semble sur le point de parvenir à ses fins en imposant une paix à l’Ukraine qui scellera la perte des territoires de Crimée et du Donbass. Mais qui peut aussi assurer sa sécurité pour les prochaines années.

 

Ukraine : gérer la paix

 

La perte des territoires occupés par l’armée russe ne fait plus débat. Après la paix, l’Ukraine se réveillera sans la Crimée et le Donbass, amputée de près de 20% de son territoire. Des espaces qui sont peuplés de populations russophones et en situation de rébellion depuis 2014. Cette perte territoriale peut être une chance pour l’Ukraine : recentrée sur sa population ethnique, débarrassée de régions séparatistes qui pourrissent la vie du pays depuis plus de dix ans, l’Ukraine sera plus homogène et unie. Elle pourra ainsi se concentrer sur le défi de la reconstruction et sur son intégration dans le nouvel ordre mondial.

Cette reconstruction sera autant matérielle que morale.

Il faudra restaurer les villes rasées et les bâtiments détruits, ce qui nécessite des capitaux et du temps, mais ce qui est finalement le plus simple à mener. À condition que le pays purge ses réseaux de corruption et assure une transparence des fonds engagés et des critères d’attribution des marchés publics.

Mais la reconstruction la plus difficile sera morale. La réintégration des soldats dans la vie civile, le soin apporté aux mutilés physiques et psychologiques, la gestion des veuves et des orphelins. L’Ukraine devra faire avec des classes creuses et des populations réfugiées à l’étranger qu’il ne sera pas aisé de faire revenir et de réintégrer. Ce lien social est néanmoins indispensable pour rebâtir l’Ukraine de demain.

Après la guerre, il faudra aussi à Kiev retrouver la voie des élections, donc du débat démocratique, des médias indépendants, des controverses. Et son corollaire : le droit de regard et d’inventaire sur la façon dont la guerre fut conduite et menée. Quelle place aura alors Zelensky ? Sera-t-il vu comme le héros de la nation ou bien lui reprochera-t-on la perte de territoires ? L’Ukraine n’en a pas fini avec les débats sur la mémoire et l’histoire.

 

Kiev est déjà inséré dans les relations internationales et pourra aisément reconstruire son industrie, faire revenir des forces vives, attirer des capitaux et des professionnels étrangers. Si le pays a lourdement souffert de la guerre, l’Ukraine a plus d’atouts que la Russie pour assurer sa reconstruction.

 

Russie : le plus difficile arrive

 

La Russie a gagné la guerre locale, mais elle a perdu la guerre globale.

Localement, elle ressortira de cette guerre avec la Crimée et le Donbass, territoires qu’elle contrôlait déjà depuis 2014, via les proxys de la rébellion, mais dont elle disposera cette fois-ci officiellement. Dix ans de guerre pour posséder ce qu’elle avait déjà : le gain est maigre.

 

Au débit de Moscou : les morts et les amputés, frappant de plein fouet une démographie défaillante, annihilant les efforts de Vladimir Poutine pour redresser sa démographie. Sans compter les ingénieurs et les classes éduquées qui sont partis pour échapper à la guerre, et qui ne reviendront pas. La Russie va récupérer les populations du Donbass, mais voit partir ses meilleurs éléments.

À l’échelle mondiale, Moscou a perdu son influence dans les pays baltes. Tétanisés à l’idée de subir le même sort que l’Ukraine, ils ont rompu tous les ponts, chassant notamment les entreprises du port de Riga. Moscou se voit ainsi privé d’un accès à la mer Baltique.

En Asie centrale, même schéma : depuis 2022 celle-ci s’est tournée vers l’Union européenne et la Chine. Les steppes asiatiques ne sont plus l’étranger proche de la Russie. Ce qui est gagné au Donbass est perdu partout ailleurs : l’espace d’influence russe sort rétréci de cette guerre.

 

Dans les années qui viennent, la Russie va être un objet disputé entre les deux empires : la Chine et les États-Unis.

Pour Pékin, c’est la revanche de Mao sur Staline. La Russie va lui fournir le gaz et l’électricité dont a besoin son industrie pour gagner la course à l’IA et pour multiplier ses innovations. La Russie sera pour la Chine un réservoir de matières premières dans laquelle elle pourra puiser et dont les 120 millions d’habitants vieillissants et amputés des meilleurs éléments ne pèseront rien face au milliard chinois. La Russie a gagné des arpents du Donbass, elle a perdu la ressource majeure de ces années d’IA : de la matière grise.

 

Pour les États-Unis le plan est clair : empêcher cet assemblage de Pékin et de Moscou ; empêcher que l’énergie russe irrigue l’industrie chinoise. D’où le plan de Trump en apparence favorable à la Russie : il s’agit de maintenir Moscou vers l’Occident pour en faire son vassal.

Si la France disposait d’une politique, c’est la voie qu’elle devrait suivre : tendre la main à la Russie pour l’empêcher de tomber dans l’escarcelle chinoise, rouvrir les voies énergétiques pour que le gaz et le pétrole russes irriguent l’Europe et non pas l’Asie. Encore faudrait-il disposer d’une vision géopolitique, ce qui n’est pas le cas.

 

Après l’économie de guerre, qui consiste en un keynésianisme débridé, la Russie va devoir atterrir et passer à une économie de paix. Avec quoi ? L’inflation, déjà forte, va être amplifiée, les meilleurs sont partis, les structures industrielles sont vieillissantes.

Si, dans le plan de paix de Trump, l’Ukraine semble défaite, pour l’avenir, c’est la Russie qui est le plus en difficulté.

 

 

Le Marché obligataire Américain. Revue graphique

 

Depuis 1880, deux marchés baissiers 1917 à 1922 (5 ans) et de 1955 à 1985 (trente ans). Le marché baissier actuel a commencé il y a deux ans et demi…

 

En termes réels , nous avons eu quatre marchés baissiers. c’est la même chose, et tous ont été plus longs que celui qui a commencé en novembre 2022.

 

 

 

 

Si je mesure le portefeuille obligataire en dé flattant par le prix de l’argent métal, une
autre réalité apparait. Depuis 1934, nous n’av à ons eu que trois marchés haussiers
pour les obligations 2/1936 à 10/1946. 9/1979 à 8/2003 et 6/2011 à /2020. Nous sommes certainement dans un marche baissier et si nous cassons 40 (ligne rouge) , tous aux abris.

 

 

 

 

Un prix de l’énergie très bas est ce qui permet au marché obligataire de ne pas s’effondrer.

 

Mais la dette continue à augmenter. Le service de la dette explose et devient supérieur aux dépenses militaires

 

Et ce service de la dette va continuer a augmenter dans le futur prévisible.

 

Les obligations sont elles bon- marché ?

La reponse est non et le dollar a cessé d’être l’étalon de valeur et le placement sans risque

 

 

Et les déficits autant extérieurs qu’interieurs vont continuer a exploser a la hausse, ce
qui veut dire que l’offre d’obligations US ne va cesser de continuer a monter.

 

Conclusion
La seule chose qui empêche les taux longs de monter c’est le cout de l’énergie et c’est
le cas pour la plupart des pays de l’OCDE.
Les seuls marchés obligataires qui sont achetables aujourd’hui sont :
1. Les marchés scandinaves
2. Certains marchés d’Amérique Latine (Brésil, Pérou, Colombie, Mexique,
Argentine)
3. Certains marchées d’Asie ex-Japon