La lutte éternelle des deux réserves de valeur

 

  1. Créer de la valeur
  2. Conserver la valeur qui a été créée

sont les deux problèmes essentiels de tout système économique.

Une longue histoire a montré que le meilleur système pour créer de la valeur s’appuyait sur le système capitaliste.

En ce qui concerne la conservation de la valeur, le champion incontesté a toujours été l’Or.

Hélas, celui qui choisit l’or ne participe plus a la création de valeur et celui qui choisit les marchés des actions participe certes a la création de valeur, mais aussi a la destruction de valeur qui arrive a cause de la création destructrice chère a Schumpeter.

Que le lecteur veuille bien regarder le graphique suivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le graphique du haut montre le ratio entre l’indice S&P 500 dividendes non réinvestis et le cours de l’or et l’on voit que ce ratio est horizontal depuis un siècle et qu’il est aujourd’hui au même niveau qu’en 1929

Le graphique du bas montre le même ratio mais en réinvestissant les dividendes mais cette fois ci le ratio n’est pas a 80 mais a 1400

Ce qui revient a dire que toute la surperformance du marché des actions sur l’or provient des dividendes, Chacun voit bien cependant qu’il y a eu depuis un siècle quatre longues périodes ou l’or a fait mieux que le marché des actions dividendes réinvestis, 1931-1942, 1972-1983, 2002-2012 et celle qui a commencé en .uillet 2025.

Nous sommes donc dans une période où l’or fait mieux que le marché des actions US,  et je suis en or . Mais cela amène à se poser la question : quand vendre mon or pour racheter les actions puisque les actions font mieux que l’or STUCTURELLEMENT ?

  • La première reponse est : quand la moyenne mobile est cassée dans l’autre sens, les actions faisant mieux que l’or.
  • La seconde est fonction des valorisations relatives de l’or par rapport aux actions, quand l’or devient très surévalué.

Prenons l’exemple de l’Inde

 

 

La moyenne mobile n’est pas cassée, mais le marché indien est sous-évalué par rapport a l’or. Se mettre moitié en or et moitié en actions en attendant que la moyenne mobile soit cassée et/ou rebalancer régulièrement les positions parait être une bonne idée

Passons a la Chine et au marché Chinois.

 

 

Même résultat que pour l’Inde

Venons-en à la France

 

 

Le marché français est sous-évalué par rapport à l’Or, SAUF si les problèmes monétaires s’aggravent dans notre pays comme de 1970 a 1983.

Pour l’instant, je reste en or

Conclusion

Quand l’or surperforme le marché des actions, cela veut dire qu’il y a un problème dans l’’économie capitaliste puisque prendre des risques rapporte moins que de ne pas en prendre.

A mon avis, le risque principal est sans doute le risque pesant sur certains de nos marchés obligataires dans la zone de l’OCDE, ce qui m’amène a continuer de recommander de détenir les positions actions dans des sociétés qui n’ont rien a voir avec les Etats surendettés.

Et de maintenir des positions en or, en rebalançant toutefois les hausses de l’or vers les marchés des actions de la zone Valeriepieris

 

 

 

 

Discours de Mark Carney à Davos : une nouvelle doctrine stratégique

Après le flamboyant Justin Trudeau, le nouveau Premier ministre du Canada apparaît terne et effacé. Tellement qu’en dehors de son pays, personne ne le connaît. Pourtant, à Davos, Mark Carney a prononcé un discours remarqué, qui a suscité de nombreux applaudissements. Un discours qui ne contient pas des mots vides et des paroles creuses, mais qui propose une véritable analyse de la situation du monde et une réponse concrète aux défis posés aux puissances moyennes par les puissances hégémoniques. Retour sur quelques moments forts de celui-ci.

« Je parlerai aujourd’hui de la rupture de l’ordre mondial, de la fin d’une fiction agréable et du début d’une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n’est soumise à aucune contrainte. »

Fin de l’ordre mondial, qui est celui de 1945. Sans jamais attaquer directement les États-Unis, chacun comprend bien qui est visé et qui remet aujourd’hui en cause cet ordre international, c’est-à-dire la puissance qui était chargée de le garantir.

« Chaque jour, on nous rappelle que nous vivons à une époque de rivalité entre grandes puissances. Que l’ordre fondé sur des règles tend à disparaître. Que les forts agissent selon leur volonté et que les faibles en subissent les conséquences. »

Et face à la volonté des forts, Mark Carney pose la question essentielle : « Quelles sont donc nos options ? ». À partir de cette question, le Premier ministre canadien part de la réflexion de Vaclav Havel, dissident tchèque contre le communisme et président de la Tchécoslovaquie indépendante.

« En 1978, le dissident tchèque Václav Havel a écrit un essai intitulé Le pouvoir des sans-pouvoir. Il y posait une question simple : comment le système communiste a-t-il pu tenir ? Non pas uniquement par la violence, mais par la participation des citoyens ordinaires à des rituels qu’ils savent pertinemment être faux. Havel appelait cela « vivre dans le mensonge ». Le pouvoir du système ne provient pas de sa véracité, mais de la volonté de chacun d’agir comme s’il était vrai. »

Et Mark Carney de constater que, longtemps, des pays comme le Canada ont vécu dans le mensonge, c’est-à-dire qu’ils ont feint de croire que les règles internationales étaient suivies alors qu’elles étaient foulées aux pieds.

« Pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré grâce à ce que nous appelions l’ordre international fondé sur des règles. Nous avons adhéré à ses institutions, vanté ses principes et profité de sa prévisibilité. Grâce à sa protection, nous avons pu mettre en œuvre des politiques étrangères fondées sur des valeurs.

Nous savions que l’histoire de l’ordre international fondé sur des règles était en partie fausse. Que les plus puissants y dérogeraient lorsque cela leur convenait. Que les règles entourant les échanges commerciaux étaient appliquées de manière asymétrique. Et que le droit international était appliqué avec plus ou moins de rigueur selon l’identité de l’accusé ou de la victime.

Cette fiction était utile, et l’hégémonie américaine, en particulier, contribuait à assurer des bienfaits publics : des voies maritimes ouvertes, un système financier stable, une sécurité collective et un soutien aux mécanismes de résolution des différends. »

Mais un tel ordre ne fonctionne plus. Il ne s’agit plus de transition, mais de rupture :

« Ce compromis ne fonctionne plus. Permettez-moi d’être direct : nous sommes en pleine rupture, et non en pleine transition. »

Mais, constatant la fin de l’ordre international fondé sur le droit et la coopération, Mark Carney ne plaide pas pour un repli sur soi, un souverainisme de barrières et de murs, une fuite de la mondialisation. Bien au contraire ! Il explique que la force des puissances moyennes repose sur la coopération, sur l’échange, sur les ententes. Et que, face à ce nouveau monde qui surgit, il faut multiplier les coopérations, les traités, les accords.

« Cependant, soyons réalistes quant aux conséquences de cette situation. Un monde cloisonné sera plus pauvre, plus fragile et moins durable.

Il est plus avantageux d’investir collectivement dans la résilience que de bâtir chacun sa propre forteresse. L’adoption de normes communes réduit la fragmentation. Les complémentarités procurent des avantages à tous.

La question pour les puissances moyennes, comme le Canada, n’est pas de savoir s’il faut s’adapter à cette nouvelle réalité. Nous devons le faire. Il s’agit plutôt de déterminer si nous nous adaptons en construisant simplement des murs plus hauts ou si nous pouvons faire preuve de plus d’ambition. »

Cette dernière phrase est non seulement une très belle formule de rhétorique, mais aussi une très haute pensée politique : non pas « construire des murs plus hauts, mais faire preuve de plus d’ambition ».

Et Mark Carney d’expliquer en quoi consiste cette haute ambition en déroulant l’action de son gouvernement :

« Depuis l’entrée en fonction de mon gouvernement, nous avons réduit les impôts sur le revenu, les gains en capital et les investissements des entreprises, nous avons supprimé tous les obstacles fédéraux au commerce interprovincial et nous accélérons la mise en œuvre d’investissements de mille milliards de dollars dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle et des minéraux critiques, dans la mise en place de nouveaux corridors commerciaux et dans bien d’autres choses encore.

Nous doublons nos dépenses de défense d’ici 2030 et nous le faisons de manière à renforcer nos industries nationales.

Nous nous diversifions rapidement à l’étranger. Nous avons conclu un partenariat stratégique global avec l’Union européenne, qui prévoit notamment notre adhésion à l’initiative SAFE concernant les accords européens d’approvisionnement en matière de défense.

Au cours des six derniers mois, nous avons signé douze autres accords commerciaux et de sécurité sur quatre continents. Ces derniers jours, nous avons conclu de nouveaux partenariats stratégiques avec la Chine et le Qatar. Nous négocions actuellement des accords de libre-échange avec l’Inde, l’ANASE, la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur. »

Baisse des impôts et des contraintes administratives, signature de traités de commerce. Voilà un programme « à haute ambition ».

« Pour contribuer à résoudre les problèmes mondiaux, nous privilégions une géométrie variable, c’est-à-dire que nous adhérons à différentes coalitions pour différents enjeux, en fonction des valeurs et des intérêts.

Il ne s’agit pas d’un multilatéralisme naïf. Notre approche ne s’appuie pas non plus sur des institutions affaiblies. Elle consiste à établir des coalitions efficaces, en fonction des enjeux, entre partenaires qui partagent suffisamment de points communs pour agir ensemble. Dans certains cas, ce sera la grande majorité des pays.

Et elle consiste à créer un vaste réseau de connexions dans les domaines du commerce, de l’investissement et de la culture, sur lequel nous pouvons nous appuyer pour relever les défis et saisir les opportunités à venir. »

Pas de naïveté, mais bâtir des coalitions efficaces et des réseaux de connexions. Ce que Mark Carney résume en une formule : « Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu. »

Un programme de gouvernement à portée internationale qui a fait sensation. Si bien que cet homme un peu effacé et inconnu hors de ses frontières jusqu’à présent a réalisé une entrée remarquée dans le concert des nations.

 

Quand la pensée magique se heurte à la réalité.

Essayons d’être simple : aujourd’hui nous avons une pensée magique et pseudo scientifique qui prône la décroissance qui s’oppose à une réalité dans laquelle des milliards d’individus entendent bénéficier d’un niveau de vie plus élevé

Et dans les années qui viennent, la pensée magique va être détruite par la confrontation avec la réalité. Comme toujours dans l’histoire.

Le futur qui se dessine est en effet ancré autour quelques réalités assez simples.

  1. La croissance mondiale viendra du cercle de Valeriepieris (4000 km de rayons autour de Hong-Kong), où vit plus de la moitié de la population mondiale sur 7 % des terres émergées.
  2. Cette croissance sera Ricardienne, c’est-à-dire fondée sur la production industrielle
  3. L’industrie a besoin de matières premières (métaux, ciment, énergie etc…)
  4. Pour des raisons de bien pensance (sauver la planète) personne, à part la Chine n’a investi dans des accroissements des capacités de production de métaux etc… depuis une vingtaine d’années.
  5. Les défenseurs de la pensée magique sont ruinés.

Nous nous dirigeons donc tout droit vers des pénuries de métaux, d’électricité. d’énergie et le monde magique des bisounours va se faire ratatiner par la dure réalité.

Et cela a déjà commencé.

 

De 2007 à fin 2024, l’argent et le cuivre voient leurs prix vasouiller, entre 50 et 100 et personne n’investit dans de nouvelles capacités, puisque récupérer du cuivre ou de l’argent extraits dans le passé suffira largement aux besoins d’une économie en décroissance.

Et soudain, début 2025, les cours du cuivre et de l’argent explosent à la hausse

Quest ce que cela veut bien pouvoir dire ?

La reponse est simple : le début de la déroute des tenants de la pensée magique.

Cela veut tout simplement dire que la demande de métaux liés directement à la croissance économique est devenue supérieure à l’offre et que la décroissance est une foutaise …

Historiquement, le cuivre est relié à la croissance industrielle tandis que l’argent, le meilleur des conducteurs électriques, est relié à la croissance de l’électricité. Et donc que la croissance continue,

Et que le rationnement qui va avoir lieu se fera par les prix, tout simplement parce que le monde développé n’a pour ainsi dire ouvert aucune mine depuis des lustres. Et que les tenants de la décroissance ne pourront rien acheter puisqu’ils ne produisent plus rien. Pour eux, l’appauvrissement ne fait que commencer.

Et comme il faut quasiment une décennie pour en ouvrir de nouvelles, voila qui augure bien pour la rentabilité des mines anciennes.

Nous avons devant nous un immense cycle du cochon.

Quand le prix du cochon est haut, tous les paysans élèvent du cochon, dont les prix s’effondrent quand tous ces cochons arrivent sur le marché,

Du coup, les paysans arrêtent de faire des cochons et un an après, le prix de la viande s’envole.

Et ainsi de suite…

Personne n’a élevé de cochons (ouvert des mines de cuivre et d’argent) depuis vingt ans, la demande de cuivre et d’argent passe au-dessus de l’offre, et du coup les prix montent de façon exponentielle.

Les seuls qui pourront continuer à croitre seront ceux qui ont accumulé des réserves de pouvoir d’achat, pour acheter au prix fort ce dont ils auront besoin. C’est-à-dire ceux qui auront de l’or, qui d’ailleurs monte aussi de façon exponentielle.

Nous sommes donc en train de rentrer à toute allure dans un monde où la rareté va l’emporter sur l’efficacité, comme de 1970 à 1985.

L’embêtant est que nous avons suivi la même politique de non-investissement) dans les domaines de l’énergie, en particulier en Europe, où la pensée magique a été particulièrement dominante

Et le grand danger serait que le cycle à trente ans soit encore présent.

Pour l’instant, tout se passe comme si le cycle était toujours en place.

 

 

Certes, tout un chacun m’explique que le monde ne sait pas quoi faire du gaz et du pétrole tant on en a trouvé, mais l’arrivée de l’IA et le boom de l’Asie sont en train de faire exploser la demande d ‘énergie.

Voilà une surproduction qui risque d’être rapidement réglée.

M’est avis que ce qui est en train de se passer pour le cuivre et pour l’argent pourrait se passer demain ou après-demain pour les hydrocarbures.

Aujourd’hui, la capitalisation boursière des valeurs pétrolières représente 3 % de la capitalisation totale du S&P, contre … 30 % en 1980.

Jamais sans doute les marchés n’ont été aussi vulnérables  ,à une hausse soudaine de l’énergie.

Continuer à naviguer sans or et sans valeurs énergétiques dans son portefeuille dans les années qui viennent me parait de plus en plus comme courageux, très courageux, voire héroïque.

Hélas,  les héros transfèrent rarement leur ADN et encore plus rarement leur patrimoine.

 

 

 

Iran : un régime plus solide qu’il n’y paraît

Depuis une quinzaine de jours, l’Iran est secoué par une nouvelle vague de manifestations, d’une intensité et d’une violence dans la répression qui dépassent les mouvements de protestation des autres années.

Pour autant, un renversement du régime apparaît très peu probable, et encore moins le retour du fils du Shah. Quelques points pour analyser la crise dans ses profondeurs.

 

1/ Un pays diversifié et communautaire

 

L’Iran n’est pas peuplé que de Perses, mais aussi d’Arabes, d’Azéris, de Kurdes, de Baloutches. Avec, à chaque fois, des mouvements paramilitaires armés et organisés, dont certains souhaitent une autonomie, voire une sécession de leur région. L’effondrement du pouvoir central à Téhéran pourrait conduire à une réaction en chaîne qui aboutirait à un scénario irakien ou syrien. Ce dont aucun des voisins ne veut. Aucun pays dans le Golfe ne souhaite l’effondrement d’un régime qui pourrait aboutir à une situation pire que l’actuelle sur le plan extérieur.

 

2/ Le régime est solidement ancré

 

Les manifestations sont certes beaucoup plus importantes que les années précédentes, mais le régime actuel est solidement ancré dans le pays, grâce notamment aux Gardiens de la révolution et à la police politique des Bassidj. Ces personnes n’ont aucun intérêt à laisser le pouvoir qui les nourrit et les fait vivre, via la captation des richesses et les multiples réseaux criminels. Tant qu’ils disposent de la force pour réprimer et de l’enjeu, vital pour eux, de contrôler le pays, ils n’ont aucune raison de lâcher prise.

En 1979, le Shah est tombé face à une coalition de l’ensemble des forces d’opposition, dont les mollahs n’étaient que l’une des composantes. C’est dans un deuxième temps que ceux-ci ont purgé leurs concurrents et pris le contrôle du pays. Or, aujourd’hui, l’opposition intérieure est divisée, réduite et bien souvent inexistante.

 

3/ La fausse option du Shah

 

Le prisme déformant de la diaspora iranienne vend le retour du fils du Shah, comme si une parenthèse s’était ouverte en 1979 qu’il fallait désormais refermer. Les retours en arrière n’existent jamais en histoire, même si les nostalgiques en vivent. Reza Pahlavi a quitté l’Iran à 19 ans, en 1978. Cela fait 46 ans qu’il a quitté le pays, sans avoir structuré des réseaux d’opposition. Son retour est plus qu’improbable. Dans le passé déjà, les Occidentaux se sont pris de passion pour des hommes présentés comme le sauveur de leur pays : Hamid Karzaï en Afghanistan, Ahmed Chalabi en Irak, qui devait succéder à Saddam Hussein. À chaque fois, ces hommes providentiels ont viré au fiasco. Comme pour les « printemps » arabes de 2011, qui ont surtout contribué à amener les islamistes au pouvoir. Le cercle des rêves s’écrit de nouveau, annonçant de futures désillusions.

C’est oublier, aussi, que si le régime du Shah a été renversé par la coalition des oppositions, c’est qu’il était extrêmement impopulaire, notamment à cause de sa police politique, la Savak. Passer sous silence la dictature du Shah ne contribuera pas à aider la stabilité iranienne. Quant à la nostalgie, elle n’a jamais contribué à la puissance.

 

4/ La crise est essentiellement économique

 

La raison des manifestations est l’économie : l’effondrement du cours de la monnaie a engendré une très forte inflation, avec appauvrissement de la population. Un contact iranien à Téhéran m’a rapporté la formule suivante « On peut tirer sur la foule, on ne peut pas tirer sur la monnaie ».

Le gouvernement peut réprimer les manifestants, mais ce n’est pas avec les armes qu’il va pouvoir résoudre les racines de la crise, restaurer l’économie et améliorer les conditions de vie. Or, c’est bien ce problème économique qui est le principal levier des négociations.

 

Scénarios possibles

 

Les États-Unis annoncent des frappes, contre l’avis des pays de la région. On verra si cela advint et quelles sont leur nature et leur intensité.

Le scénario le plus probable est une révolution de palais pour changer la tête du régime afin de sauver le corps. Soit le départ d’Ali Khamenei, 86 ans et malade, pour le remplacer par un autre homme du sérail. En conséquence de quoi, l’Iran pourrait s’engager à cesser son programme nucléaire militaire ainsi qu’à financer ses proxys, comme le Hamas et le Hezbollah. En échange d’une réduction des sanctions et d’une réintégration mesurée dans le système économique mondial. Cela permettrait au pays de relancer son économie, de créer des emplois et de l’activité et donc de calmer la crise sociale. Tout en donnant le change aux États-Unis et à Israël.

 

Un régime sous pression, mais une transition encadrée plutôt qu’une révolution romantique.

 

La crise économique rend le statu quo de plus en plus difficile, mais la chute « totale » du système n’est ni la trajectoire la plus probable ni celle qui serait la plus recherchée par les acteurs régionaux. La voie la plus crédible combine une recomposition interne (remplacement au sommet, ajustements sécuritaires et sociaux) et des négociations externes visant à réduire la confrontation et à desserrer les contraintes économiques.

Entre le rêve d’un retour à un passé idéalisé et l’illusion d’une démocratisation automatique, il y a la rugosité d’un pays vaste, complexe, multiethnique, traversé par des forces armées et des intérêts institutionnels puissants. Et c’est dans cette complexité, plus que dans les slogans, que se jouera la suite de l’histoire de l’Iran.

 

 

Vers la fin des Mollahs en Iran ?

Que le lecteur me permette de faire l’hypothèse que le régime des mollahs Iraniens touche à sa fin et que donc ce peuple sera à nouveau gouverné par des gens à peu près normaux.

C’est tout le mal que je lui souhaite.

Ce point étant accepté, quelles devraient être les conséquences économiques et financières d’une telle issue ?

A mon humble avis, une hausse des taux longs dans le monde entier.

Je m’explique.

Revenons à la chute du mur de Berlin en Novembre 1999.

L’Allemagne de l’Ouest, à l’époque, gênerait des excédents d’épargne considérables (commerce extérieur en excédent) et avec ces surplus, les Allemands achetaient des actifs dans d’autres pays telles des obligations d’Etat en France, en Italie ou aux USA.

Les taux dans ces pays étaient donc plus bas que la normale grâce aux achats allemands.

Tout d’un coup, après la chute du mur de Berlin, l’Allemagne de l’Ouest se retrouva dans l’obligation d’investir massivement en Allemagne de l’Est pour y amener les infrastructures à un niveau correspondant à celui de l’Allemagne de l’Ouest.

Et donc, les Allemands, d’abord cessèrent d’acheter les obligations allemandes françaises ou américaines et ensuite se mirent à les vendre, ce qui déclencha une hausse des taux de 200 points de base dans le monde entier quasiment instantanément.

Et deux ans plus tard, nous avions une récession en Europe et tout cela était parfaitement normal.

Explication.

Revenons à une réalité éternelle : Dans un pays si I est l’investissement et si S est l’épargne, ex post nous aurons toujours I=S.

Si (I) explose en raison d’une demande très forte pour de nouveaux investissements, il faudra que S suive et la seule façon de faire monter (S) est d’augmenter la rémunération des épargnants en faisant grimper les taux d’intérêts.

Et les secteurs qui étaient tout juste profitables ne le sont plus et nous avons une récession…

Pour parler comme un Wicksellian que je suis, la rentabilité marginale du capital explose à la hausse, et du coup le coût du capital doit monter aussi, ce qui fait sauter ceux qui ne peuvent payer le nouveau coût du capital.

Il s’agit d’un cas un peu particulier ou une récession arrive parce que la rentabilité moyenne du capital a soudain explosé à la hausse, ce qui est quelque peu difficile à admettre.

Venons-en à la situation actuelle au Moyen- Orient.

Si la théocratie iranienne crevait enfin de sa belle mort et si, comme je le crois, la région était en guerre perpétuelle depuis 1978 parce que cette théocratie millénariste subventionnait à tiroirs ouverts tous les terroristes de service, alors la paix va peut être s’abattre sur le Moyen-Orient, qui le mérite bien

Si cela était le cas, il va falloir rebâtir- ou bâtir- toutes les infrastructures en Syrie, au Liban, en Irak et surtout en Iran.

La rentabilité du capital investi dans ces pays martyrs va exploser à la hausse et tous leurs voisins du style les qataris ou les Saoudiens qui disposent d’un excédent d’épargne vont vouloir y participer.

Et du coup, ils vont devoir vendre les obligations françaises qu’ils détiennent.

 La paix au Moyen Orient va donc déclencher une forte hausse des taux mondiaux réels.

Ce qui risque de faire sauter nos démocraties, comme la Suède en 1992 lorsque l’Allemagne se réunifia.

Conclusion

A mon avis, la combinaison de la paix au moyen orient et de l’émergence du cercle de Valérie Pieris comme moteur de la croissance mondiale va rendre les investissements dans les obligations émises par nos sociales-démocraties totalement non intéressants.

Les taux sur ces obligations vont devoir monter,  beaucoup.

Et des pays comme la France ne pourront pas payer les nouveaux taux.

Plus que jamais, je reste baissier sur les obligations des pays de l’OCDE dont certains vont connaître le sort de la Suède en 1992.

Mais quand je pense à l’argent que les grandes sociétés industrielles vont gagner dans les années qui viennent en vendant leurs produits soit dans le cercle de Valérie Pieris soit au moyen orient, je me dis que je n’en ai pas assez.

Je suis incroyablement haussier sur les actions des grandes sociétés industrielles dans le monde.

Venezuela : quelles conséquences pour la France ?

L’arrestation de Nicolas Maduro fait beaucoup réagir. Au-delà des questions de légitimités juridiques et de retour de l’Empire américain, essayons de voir qu’elles peuvent en être les conséquences pour la France.

 

1/ Le Venezuela est notre voisin

 

Ce qui se passe au Venezuela nous concerne directement, puisque ce pays est notre voisin. Via la mer des Caraïbes, il est dans le même espace géographique que deux départements français, la Guadeloupe et la Martinique, et l’ensemble des îles des Antilles françaises. La question vénézuélienne nous concerne donc au premier plan. Et pas seulement depuis l’arrestation de Nicolas Maduro, mais depuis 1999 et l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir.

 

Fait trop peu connus en France, le Venezuela joue un rôle de déstabilisation de l’espace latino-américain. Son soutien en pétrole à Cuba lui permet de maintenir en vie cette dictature, en lui livrant près de 40 000 barils de pétrole par jour. De même, il soutient le régime du Nicaragua.

Autre élément déstabilisant : de nombreuses bandes criminelles issues du Venezuela se sont répandues dans tout le continent, y compris au Chili et en Argentine. Des bandes criminelles d’une grande violence qui sèment la terreur dans les pays concernés. À tel point que ce sujet fut l’un des thèmes principaux de la campagne présidentielle chilienne.

Ces bandes criminelles sont également implantées en France, en Guadeloupe et en Martinique. À leur compte, de nombreux morts par balle, des violences urbaines et du trafic de drogue. Le Venezuela est un agent dissolvant des territoires français et cela fait trop longtemps que la France a fermé les yeux et laissé faire.

 

2/ Le Venezuela bolivarien est notre ennemi

 

La mentalité marxiste est si implantée en France que le régime d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro apparaît à beaucoup comme une sympathique farce tropicale. C’est occulter que c’est d’abord un régime révolutionnaire bolivarien qui a établi une redoutable dictature policière. On peut disserter à loisir sur le respect du droit international, mais le droit est fait pour protéger les faibles des forts pas pour protéger les dictateurs.

En 2024, Maduro a perdu les élections présidentielles et ne s’est maintenu au pouvoir que par la force de sa répression policière. En 2023, il menaçait d’envahir son voisin du Guyana afin de prendre possession de ses champs pétroliers. Depuis 1999, ce sont près de 8 millions de Vénézuéliens qui ont fui la dictature, la plupart s’étant rendus en Colombie (près de 3 millions) et près de 800 000 étant en Espagne.

En créant l’alliance bolivarienne, qui a regroupé la Bolivie marxiste d’Evo Morales (dont le parti vient d’être très lourdement battu aux présidentielles), l’Iran des mollahs et les partis d’extrême gauche européens, comme Podemos et LFI, le Venezuela chaviste a déstabilisé la région latino-américaine et une partie de l’Europe.

Par ignorance et désintérêt français de ce qui se passe en Amérique latine (à mon très grand regret), la question régionale a été abandonnée à l’extrême gauche. Qui sait que le pays avec lequel nous avons la plus grande frontière terrestre est le Brésil, via la Guyane ? Qui est informé de la déstabilisation des Antilles par la révolution bolivarienne ? L’Amérique latine est, malheureusement, un impensé de la vision géopolitique française.

 

3/ Le Venezuela est un agent de la drogue

 

La question de la drogue est un vrai et grave problème, beaucoup trop minoré en France alors que notre pays est submergé par la cocaïne. Le Venezuela n’est pas un pays producteur, mais un pays diffuseur selon un schéma assez simple : la révolution a besoin d’argent pour se financer et la dictature a besoin de dollar pour payer ses fidèles (notamment l’armée et la police). L’argent de la drogue sert donc à cela. Et le Venezuela bolivarien et l’entourage de Maduro sont des agents majeurs du trafic de drogue. Une drogue qui dissout le corps social américain, qui ruine la jeunesse, qui détruit l’avenir. C’est un vrai problème social et de santé publique. Aux États-Unis et en France. La Martinique est devenue un tremplin de la drogue vénézuélienne vers l’Europe. Les ports en sont infestés, les trafics enserrent le corps social. Or, les moyens français mis en place pour lutter contre ce fléau sont dérisoires : à peine quelques bateaux de la Marine, qui font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Là aussi, aveuglement total des politiques sur les outre-mer et sur la réalité du trafic de drogue. Nous aurions dû collaborer avec les États-Unis dans la lutte contre les trafics plutôt que rester les spectateurs immobiles de ce qui se joue dans les Caraïbes.

 

4/ Après le Groenland, les Antilles ?

 

En géopolitique il y a quelques principes simples. Parmi eux, le fait que les vides finissent toujours par être occupés. C’est le cas du Groenland. Le Danemark s’en désintéresse complètement. Il fait pleuvoir la manne sociale sur les populations qui vivent essentiellement des transferts sociaux danois. Pendant ce temps, la Chine installe des bases « scientifiques », qui peuvent devenir des bases de renseignement, voire des bases militaires. Et la marine russe croise dans les mers du pôle Nord. De la même façon que les États-Unis ne voulaient pas de missiles à Cuba, ils ne veulent pas de Chinois au Groenland, c’est-à-dire dans leur espace vital. Un espace qui est laissé vacant par le Danemark. Donc, les États-Unis veulent en prendre le contrôle.

Et demain ? Les Antilles françaises ? Puisque nous n’en faisons rien, puisque nous n’avons aucun projet politique pour les outre-mer, pourquoi est-ce que les États-Unis ne jetteraient pas leur dévolu sur ces îles ? Comme pour la Nouvelle-Calédonie, dont le président Macron a tout fait pour qu’elle prenne son indépendance et qui se trouve de plus en plus dans la sphère chinoise. Quand on renonce à la puissance et à la présence, inutile de pleurer sur ceux qui portent encore le bâton de l’histoire.

 

5/ L’histoire n’est pas finie

 

Ce que nous démontre cet épisode, c’est que l’histoire n’est pas finie. Les frontières ne sont pas intangibles et ne sont pas fixées pour l’éternité. La force et la politique sont toujours des moteurs du monde. À nous de réagir, ou de périr.

 

 

2026 prend un départ sur les chapeaux de roue.

Janvier vient à peine de commencer et déjà des évènements qui auraient été complètement invraisemblables il y a 10 ans se produisent chaque jour.

Je cite au hasard : Enlèvement d’un chef d’état en Amérique latine par les forces spéciales américaines, renversement des alliances au moyen orient, l’Arabie Saoudite se rapprochant de la Turquie et prenant ses distances avec les émirats arabes unis, tentative d’assassinat sur Poutine (?) et début d’assaut sur Odessa, émeutes en Iran…

Ce qui confirme la thèse que j’ai essayé de présenter dans mon dernier livre[1] :  les structures politiques héritées de la deuxième guerre mondiale sont en train de craquer et des mondes nouveaux sont vraiment en train d’apparaître.

Commençons avec le plus spectaculaire de ces évènements, la capture par les forces spéciales américaines du « Président » Vénézuélien et de son épouse qui devraient ensuite être « jugés » aux USA.

C’est une mésaventure qui était déjà arrivée à un autre Président Sud-Américain, Noriega, du Panama cette fois, enlevé à  l’affection de ses concitoyens par l’administration du Président Bush numéro 1, et qui fut condamné par la Justice américaine pour trafic de stupéfiants.

Comme me disait mon adjudant-chef à l’armée quand il m’envoyait au trou, « même motif, même punition », le sort de Maduro risque d’être tout à fait semblable à celui de Noriega.

 

Ce qui confirme la thèse que j’ai avancée dans mon livre, le repli par les USA vers une forteresse America qui comprendra bien sûr le Canada, le Groenland et toute l’Amérique du centre et du Sud…Les prochaines élections au Brésil vont être passionnantes, puisque ce pays est le seul à avoir la taille suffisante pour tenter de s’opposer aux USA.

Bien entendu, les commentateurs français expliquent que toutes ces manœuvres s’expliquent par le désir des autorités américaines de contrôler les réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes au monde.

La réalité est plus complexe.

Le Venezuela a aussi les plus fortes réserves au monde de métaux rares et ces réserves commençaient à être développées par les industriels Chinois pour être ensuite commercialisées par la Chine et donc renforcer le monopole de la Chine sur les terres rares, ce qui était totalement inacceptable pour les Etats-Unis

Pour aggraver leur cas, les dirigeants Vénézuéliens avaient autorisé la création sur leur territoire d’une usine de drones Iraniens à longue portée (1500 km), ce qui mettait Miami et la Floride en risque.

Ce genre de décision n’avait pas plu à Kennedy et avait amené à la crise de Cuba.

Il y avait peu de chance que cela plaise à Donald Trump, et monsieur Maduro a manqué de prudence surtout quand il a entendu Donald dire qu’il fallait passer de la doctrine de Monroe à la doctrine de Donroe…

En tout cas, le message est clair : les Etats-Unis se replient vers leur zone naturelle et entendent expulser manu militari quiconque viendrait leur marcher sur les pieds là où ils se sentent chez eux et dans cette zone ils entendent faire régner leur Droit et leurs Lois.

Venons-en à ce qui se passe au Moyen Orient avec l’Arabie Saoudite qui se rapproche de la Turquie (qui maintenant contrôle la Syrie) et s’éloigne des Emirats Arabes Unis.

Voilà quelque chose qui ne me surprend pas non plus.

J’ai souvent parlé  de l’arc Sunnite immense qui part  de la Turquie , rejoint le monde arabe à Lattaquié, passe par Alep en Syrie, descend vers Bagdad , pour atteindre finalement l’océan indien (en terre Chiite),  et rejoindre le Pakistan et l’Inde.

Logiquement cette zone où se situent toute l’énergie nécessaire au développement du cercle de Valerie Pieris aurait dû connaître un boom extraordinaire, surtout si les accords d’Abraham avaient été mis en place.

Pour l’instant, cela n’a pas eu lieu. Mais si les USA quittent vraiment le moyen orient, alors l’Arabie Saoudite a besoin d’une alliance militaire et cela ne peut être qu’avec des pays Sunnites, la Turquie (qui a l’armée la plus puissante de la région) et le Pakistan (qui a la bombe atomique).

Cet arc immense sera donc contrôlé financièrement et militairement par les Sunnites, ce qui veut dire sans doute que les mollahs Iraniens vivent leurs derniers mois au pouvoir et que le sort des Palestiniens, soutenus depuis des lustres par les mêmes mollahs, ne va guère s’améliorer.

 En cas de chute de la théocratie iranienne, Beyrouth retrouverait toute sa splendeur très rapidement et devrait devenir le centre financier de cette zone.

Achetez de l’immobilier à Beyrouth me semble être une bonne idée.

On voit donc que les pièces se mettent en place pour que la liaison Méditerranée Océan Indien retrouve ses traces antiques et pour que le doux commerce puisse reprendre entre l’Inde et le Moyen Orient comme ce fut le cas de tous temps

Et l’Europe ? va me dire le lecteur concerné par son sort à lui …

De fait, nous assistons en direct à l’effondrement du rêve Platonicien d’une technocratie contrôlant les peuples par le droit rendu par des tribunaux hors sols (Commission Européenne. CEDH, Tribunal de la Haye et autres machins comme disait de Gaulle), ces tribunaux rendant la justice au nom du Droit et non pas au nom du Peuple.

La présomption fatale européenne a amené au désastre inévitable créé par chaque tentative de créer une utopie à partir de rien. Leur compétence devait assurer notre bonheur  et tout le monde est maintenant convaincu de leur totale incompétence et du coup tout s’écroule surtout la confiance que les populations avaient dans leur compétence.

Ce régime est en train de perdre toute légitimité.

Un signe qui ne trompe pas: Un événement inouï s’est produit il y a quinze jours qui a montré que le Roi Européen était nu et bien sûr ce fut le Vice-Président Vance qui en fut à l’origine.

Monsieur Thierry Breton, ancien ministre des finances français, ancien industriel désastreux, ancien commissaire européen à l’origine des tentatives de censure en Europe, membre du conseil d’administration de la Bank of America, s’est vu refuser son visa pour aller aux USA comme n’importe quel terroriste.

Refuser un visa à un oint du seigneur de la taille de monsieur Breton qui a toujours suivi les ordres de ses maîtres américains ou allemands est tout simplement inouï.

On ne peut imaginer virer un laquais de façon plus ignominieuse. Mais le motif est encore plus étonnant : « Nous ne recevons pas chez nous des gens qui sont contre la liberté d’expression », vos « valeurs », votre État de Droit ne nous intéressent en rien. Eh oui, viré comme un laquais…et pour malhonnêteté intellectuelle.

Le temps des laquais se prenant pour des maîtres arrive à sa fin.

L’Europe est gouvernée depuis des lustres par des laquais médiocres et incompétents.

Ils sont tous à Bruxelles comme les Pétainistes avaient tous accompagné le Maréchal a Sigmaringen, n’ayant plus aucun pouvoir mais se prétendant encore importants.

Nous allons assister à la deuxième chute du mur de Berlin et chacun des pays européens se retrouvera libre de façonner son nouveau destin dans un monde qui bouge et continuera à bouger.

Une France libérée du joug de Bruxelles pourra enfin s’atteler à un futur qui ne sera celui que mérite notre pays que si ses choix sont libres.

En termes simples et je m’amuse ici à paraphraser de Gaulle : « L’Europe ne sera grande que si la France retrouve sa grandeur et redevienne l’insolente Nation qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être »