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Une analyse Wicksellienne des quatres derniers présidents de la FED

 

Chers lecteurs de l’IDL, 

 Nous vous proposons aujourd’hui mardi dans la rubrique internationale, la traduction d’une série de débat menés au sein de Gavekal entre Anatole Kalentsky et Charles Gave sur le rôle de la banque centrale américaine (FED),  que  nous avons tenté de traduire le mieux possible de façon peu académique, préferant toujours le fond (transfert d’informations) à la forme.

 

« Ainsi que beaucoup de lecteurs le savent, mon confrère Anatole et moi même divergeons sur le rôle naturel d’une banque centrale. Anatole pense que les banques centrales devraient être mandatées pour imprimer à l’infini et sans réserve autant de repas gratuit qu’elles pourraient le souhaiter. Je suis sceptique. Mais plutôt que de se lamenter sur l’économie, je me suis plutôt astreint dans ce billet à déterminer de quelle école de pensée la Fed se serait inspirée au court du quart de siècle dernier car soit elle

1/ Suit un ordre préétabli  lui même inspiré par les mouvement sous jacents de l’économie, le but d’une telle banque centrale étant  alors d’aligner les taux d’intérêts le plus prés plus possible des taux d’intérêts naturels ainsi que définit par l’économiste Knut Wicksell 

2/ Ou alors suit un ordre du jour diffèrent, comme relancer l’activité économique ou faire baisser le chômage indépendamment du fait qu’il puisse exister une divergence massive entre le marché actuel et les taux réels. Nous appelons cela « une banque Keynésienne ».

 La question étant donc la suivante : Est ce que les banquiers centraux ont suivi un modèle Wickesellien ou un modèle Keynésien ?

Considérations prisent des nombreuses bulles  des décennies passées (internet, matières premières, immobilier, actions) on pourrait assez facilement le supputer. Mais essayons toutefois de faire un pas en avant afin de  tester la théorie.Dans notre illustration, nous utiliserons le taux de croissance nominal de la Fed pour représenter les taux naturels et les taux de la Fed pour représenter les taux du marché. Les graphiques qui suivent retracent l’histoire de ces deux taux sous différents régimes depuis les années 1970 avec la ligne noire représentant les taux naturel et la ligne rouge, les taux du marché.

 

1 er graphique

 

Traduction dans l’ordre de gauche à droite:

74 bulle de Burns Or et Pétrole, Le dollar s’ecroule

Bulle des télécoms, 1er bulle de Greenspan

Seconde bulle de Greenspan  immbolier , montée de l’or et chute du dollars

Bulle de la dette gouvernementale de Bernanke?

 

 

Pour Wiscksell, plus la divergence entre les taux de marché et les taux naturels est grande, plus  violent sera le cycle, avec des explosions et des faillites. Sa thèse étant de dire que plus petite est la différence, plus fort sera la relance puisque moins de capital aura  été détruit dans la descente. En gros, il vaut mieux pleins de petites erreurs qu’une très grosse.Pour les banques centrales keynésiennes, le but serait de gérer le spread avec intelligence et de façon contre cyclique.En excluant William Miller (mars 1978. Aout 1979) nous avons eu quatre président de la Fed depuis 1979.

De ces quatre là, seul Paul Volcker aura suivi une système de gestion dit Wicksellian : taux court indexés sur les taux réels, sauf quand il tentait de régenter l’inflation au début de son mandat. Les autres trois présidents ont clairement choisi de conserver les taux de marchés en dessous des taux réels.Pour des raisons que j’ai déjà expliqué par le passé, des taux d’intérêt artificiellement bas ont tendance à gonfler  tout aussi artificiellement certaines catégories de valeur s.Pour Bernanke, le jury est toujours sur le pied de guerre pour déterminer quelle catégorie d’actifs a le plus de chance de s’écraser après avoir été molestée par la monnaie poubelle. La plupart des observateurs tendent à penser que les actifs surévalués  se doivent  d’être les obligations d’état ; un point de vue que nous partageons depuis quelques années maintenant. Mais c’est un consensus et les consensus me rendent toujours nerveux.

En revanche, ce dont  nous pouvons être certain  c’est qu’une des plus  mauvaise affectation du capital jamais rencontrée est en cour devant nos yeux. Il n’y a qu’à constater le spread sheet entre la croissance du PIB et les taux court  qui demeure le plus large depuis la plus grande période de temps jamais connue.Quand la bulle des actifs explosera suite à la mauvaise affectation du capital, l’économie devra redémarrer avec moins de capital qu’avant, et le plus souvent aussi avec des actifs surnuméraires dans les secteurs qui étaient eux mêmes à l’origine de la spéculation.

De là, s’en suit logiquement le déclin inévitable du taux de croissance réel de l’économie.Nous faisons face à des années d’allocations erronées du capital, de  bulles et de crash sans parler bien sur du sapage structurel d’avoir conserver des sociétés non compétitives en injectant de la fausse monnaie.

C’est pour toutes ces raisons que des graphiques comme celui ci me garde éveillé la nuit.

 

2 eme image

 

 

La pensée commune semble être de rêver qu’une combinaison de déficits budgétaires couplés à des taux d’intérêts négatifs ainsi qu’une impression massive de monnaie par la Fed pourraient éviter une nouvelle récession.Mais que faire si cette croyance s’avère fausse ? Que ce passera  t-il dans le scénario d’une économie américaine tombant en dessous de 1 %  de croissance ?

Les lecteurs savent surement que je ne suis pas un craintif  des bear markets mais s’il faut bien avoir peur de quelque chose cela doit être quand même, de l’économie américaine entrant dans une nouvelle récession avec 1.1 trillion de déficit budgétaire, des taux d’intérêt proches de zéro et une comptabilité de la Fed assez obscure.

Et la crise de l’euro de repartir alors de plus belle.

 

 

 

Sources

 

www.gavekal.com

 

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