4 mai, 2022

Sur l’ingouvernabilité de ce monde, et des moyens d’y remédier

 

 

 

   Les constats sont faits depuis lurette, mais nous ne réagissons pas. Parce que nous sommes bêtes et lâches. Parce que nous ne comprenons au monde si complexe qui déroule ses effets spécieux sous notre regard pétrifié de spectateur hagard. Alors qu’il s’agirait de penser la France et le monde sur trente ans au moins, ou cinquante, et sans hybris. Personne ne veut le faire ici parce que l’avenir est terrifiant : islamisation d’un côté, dégenrification de l’autre. Marasme économique, concurrence internationale destructrice, déstabilisation politique globale, déchristianisation. Mais une France qui ne pense pas son avenir n’est plus une France. C’est une Belgique au mieux.

Cette France-ci est-elle encore gouvernable ? Sans doute pas. Et par personne. Est-ce une si mauvaise nouvelle ? Peut-être pas.

L’obéissance est morte, c’est une certitude. Ce monde repose sur l’illusion bien éventée que quelqu’un le gouverne, et nous continuons de faire semblant, mais nous savons tous que chacun fait semblant. Le premier qui dira cette vérité sera exécuté. Mais peut-on faire semblant de faire semblant ? Si l’obéissance est morte, alors les temps sont venus. Les temps de la véritable insurrection, celle qui sera capable de retourner la désobéissance en quelque chose de supérieur. Le grec possède un mot merveilleux, celui d’anastasis, qui signifie à la fois insurrection et résurrection. La recherche du pouvoir étant la force la plus profondément inscrite dans le coeur humain, il est logique qu’elle se soit désormais répandue partout. Mais nul n’acceptant réellement d’obéir, ce pouvoir reste toujours vain et fictif. Pis, il ne demeure en réalité que la séduction pour singer le pouvoir. Et ceux qui se font séduire, se vantant néanmoins d’être libres, sont en réalité plus asservis que le dernier des esclaves. Car nulle coercition, sinon la faiblesse de leur coeur, ne les a contraints. Le monde des narcisses est le monde des serfs. Serfs d’eux-mêmes, ils le deviennent les uns des autres. Et leur prétendue fraternité n’est que le masque de leurs désirs vains. Ainsi ce monde est Macron, la marionnette absolue de cette fausse vérité.

Mais nous, chrétiens, parce que c’est ainsi que nous parlons et raisonnons quoique nous en ayons, finalement nous ne respectons rien de ce que ce monde croit respectable, parce que son ordre n’est pas le nôtre. Il faut un ordre, il nous faut un ordre, mais pas celui-ci. Les ordres religieux par exemple ne sont jamais bâtis selon la logique du monde. Il faudra donc désormais gouverner dans l’absence d’obéissance. Et c’est une bonne chose. De tout chaos, on peut tirer un nouvel ordonnancement du monde. Mais qui ne soit pas un retour à l’ancien. Au contraire, une croissance vers la liberté.

L’époque, comme les Gilets jaunes, parle de référendum d’initiative populaire ou citoyenne. Ce n’est pas sot ni inutile. Le risque demeure pourtant que cette nouvelle forme de démocratie tourne en rond, ou ne se limite à des sujets économiques et de niveau de vie, certes vitaux mais non essentiels ; ou qu’elle se permette d’outrepasser des limites naturelles au nom d’une volonté populaire indéfinie. L’ordre de demain reste à trouver. Un ordre qui ne repose plus sur l’obéissance passée et habituelle à des hommes dont le pouvoir est indu et non justifié. Un ordre qui retrouve le sens de la vraie obéissance, et des lois éternelles inscrites dans le coeur de l’homme, c’est-à-dire obéissance à un donné supérieur.

 

En occident, depuis au moins Socrate, tout dialogue est une insurrection. Par nature. A l’opposé du « despotisme oriental » révélé par Marx. Pour résoudre l’équation et l’énigme de cette ingouvernabilité, il faut parvenir à définir précisément les critères d’obtention d’un droit, qui est toujours une créance. Sans cela, l’inflation des réclamations de droits sera infinie et l’humanité autodétruite. En apparence, la raison seule ne permet pas de limiter ces droits. Leurs tenants sont inaccessibles au moindre discours de raison. Preuve le mariage entre personnes homosexuelles : d’un droit relativement simple et admissible, celui d’hériter d’un proche, d’un con-vive, d’un com-pagnon, on est passé au droit de fonder une famille et partant d’adopter des enfants et partant d’en fabriquer. Ainsi peut-on déduire une première prescription : un droit ne peut exiger l’asservissement d’un autre être humain. Sed contra, les droits de l’enfant exigent un certain asservissement de ses parents à sa cause et à son sort. La politique n’est pas cette délégation de puissance divine chère à Bodin. Elle n’est que la part maudite et les rois sous le ciel des victimes désignées pour assumer cette tâche de malédiction. Comme le dit la Genèse à propos du travail, du mal politique on peut tirer un bien supérieur pour l’homme. Mais il ne faut pas oublier qu’il ne vient pas du Bien, et qu’à ce titre le pouvoir n’est jamais désirable.

 

 

Parti de l’ordre contre camp conservateur

Le rôle historique de la droite est de sauver le monde de la gauche. Nous sommes là pour faire peur, renverser la table. Cesser de s’excuser, de demander la permission. Cesser d’avoir les yeux rivés sur la gauche. Penser que c’est nous qui avons quelque chose à dire : parler de et à toutes les droites, mais ayant redéfini ce terme.

Car preuve est faire qu’un camp conservateur-libéral est impossible en France. C’est la leçon. À moins que l’on considère que Versailles et Neuilly lorsqu’ils votent Macron incarnent ce camp. En réalité, la France contemporaine possède un parti de l’ordre opposé au parti conservateur, c’est cela qu’il faut voir. Qu’on en juge : les catholiques réellement pratiquants votent pour 84% d’entre eux, ce qui en fait le corps électoral le plus fiable et le plus impliqué dans la vie de la cité. Mais 43% de ceux-là ont choisi Lors des européennes de 2019 la liste de La République en marche. C’est-à-dire que lorsque je vais à l’église le dimanche, presque la moitié de l’assistance choisit Emmanuel Macron. Il est effrayant surtout que les chiffres de ce vote recoupent ceux de l’ouest de Paris, autant les grands arrondissement bourgeois, VIIè, VIIIè, XVe, XVIè, que les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines où plus une commune est riche plus elle accorde de suffrages à Emmanuel Macron et à ses sbires. L’ordre règne et il s’appelle l’Argent. C’est la seule explication de ce vote.

Pour faire sauter le Macron nouveau – et nouveau d’être très ancien – il y a trois conditions à réunir : bâtir un programme crédible, c’est-à-dire inverser le sens de rotation du cercle de la raison ;  réunir et former des cadres, de l’intelligence, c’est-à-dire ce que l’on nommait naguère une aristocratie, plus intéressée par le bien commun et le service général que par les honneurs, l’argent et la domination ; et trouver le bon candidat. Le reste suivra.

Mais sélection qui vient de se dérouler a montré que nous étions pour l’instant incapable d’aucune de ces trois conditions. La route sera longue vers la victoire.

 

 

 

Auteur: idlibertes

Profession de foi de IdL: *Je suis libéral, c'est à dire partisan de la liberté individuelle comme valeur fondamentale. *Je ne crois pas que libéralisme soit une une théorie économique mais plutôt une théorie de comment appliquer le Droit au capitalisme pour que ce dernier fonctionne à la satisfaction générale. *Le libéralisme est une théorie philosophique appliquée au Droit, et pas à l'Economie qui vient très loin derrière dans les préoccupations de Constant, Tocqueville , Bastiat, Raymond Aron, Jean-François Revel et bien d'autres; *Le but suprême pour les libéraux que nous incarnons étant que le Droit empêche les gros de faire du mal aux petits,les petits de massacrer les gros mais surtout, l'Etat d'enquiquiner tout le monde.

31 Commentaires

Répondre à Alexandre Moreau

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  • MARTIN

    20 octobre 2022

    L’Etat… pourquoi pas ?

    Au principe doctrinaire  » l’Etat n’est pas fait pour faire des affaires  » on peut opposer le principe réaliste :  » l’Etat est fait pour faire n’importe quoi, dès lors qu’il le fait bien « .
    Après tout la France de la 4ème République qui fonctionnait sur le principe  » un Etat fort, une politique faible  » a donné… les Trente Glorieuses ! L’Etat se réservait des secteurs entiers de l’économie, banques, assurances, EDF, énergie, PTT, SNCF, aéronautique etc, en confiait les rênes à des commissaires de l’Etat devenus d’authentiques chefs d’entreprise ( dont la rémunération était cependant sans commune mesure avec les revenus des entreprises du CAC 40 actuel ) et pendant tout ce temps le pays changeait de gouvernement à peu près tous les six mois ( 26 en 14 ans s’il vous plaît ! ). Tant mieux !  » Messieurs les hommes politiques, moins vous en faîtes, mieux on se porte « .
    D’autre part, l’URSS, au milieu de ses échecs économiques récurrents, a quand même connu quelques succès retentissants comme le business sportif lequel était une affaire strictement d’Etat sans concurrence interne. Pendant 45 ans, le brave citoyen soviétique qui ne pouvait pas s’acheter une voiture comme son collègue américain, quand il regardait le championnat d’URSS de patinage artistique en réel ou à la télévision, rejoignait d’un seul coup d’un seul le niveau de vie américain, le niveau de patinage étant sensiblement le même et le spectacle offert de la même qualité.
    Qu’on considère le haut de la pyramide décisionnelle ( former des champions à répétition ), ou le bas de la pyramide sociale ( regarder une compétition sportive ) le moins qu’on puisse dire, c’est que des deux côté de l’Atlantique on a été, en terme d’efficacité économique, aussi performants !
    Peut-être que la conclusion de ce constat serait que la règle d’Or de l’économie, ce n’est pas l’application d’une doctrine en  » isme « , libéralisme, capitalisme, socialisme, communisme etc mais tout simplement la liberté.
    Laissons les chefs d’entreprise faire leur boulot, la rentabilité viendra d’elle-même… qu’ils soient de la sphère privée ou publique avec ou sans concurrence. Vive la liberté !
    Que t’en semble, lecteur ?

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  • Philippe

    7 mai 2022

    Suite a votre très étrange article ;je poursuis ma reflexion .
    Le discours politique est avant tout un discours culturel . Ce discours culturel est tissé chaque jour par les médias dominants . Le court-terme est leur barometre : Pour gonfler l’audimat , il faut taper trash , puisque trash is cash . Adieu Bernard Pivot, l’époque appartient à Ardisson, Ruquier, Hanouna , Caron , Plenel . Plus c’est gros et mieux cela passe . Ce choix accentué du trash permet de passer sous silence la guerre sournoise qui prolifère en france : la mise au silence de Mila, est le résultat de l’ irresponsabilité pénale de Kobili Traoré meurtrier de Mme Halimi ,ainsi que la sequelle psychologique de l’ assassinat d’Arnud Beltrame et du pretre Jacques Hamel . La justice s’inclineet a bien pris le pli de la soumission . La DCRI est souvent en retard d’une reaction malgré les alertes …Nul dysfonctionnement au Bataclan ou la patrouille de Vigie Pirate a refusé de confier ses armes aux policiers de la BAC ….Les médias jouent la carte du frivole , le tragique ne fait que passer .Le territoire est arrosé de contenus televisuels hostiles ; Merci à Thalés-Ariane Espace -Eutelsat qui lancent pour le compte d’Arabstat huit satellites de télédiffusion ..Islam is cash Ici c’est de la soumission culturelle a long terme dont il s’agit .
    Personne n’osera relier ces événements .

    Non vi si pensa quanto sangue costa . Dante Paradiso XXIX, 91 .

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      D’accord. Nous sommes des Anglo-Saxons; donc l’Etat, l’Administration sont suspects; ne sont autorises que la culture du contra et l’economie de marche. « Ce qui est bon pour la General Motors est bon pour les Etats-Unis ». « A long terme, nous serons tous morts » (Keynes).

  • Philippe

    7 mai 2022

    Très étrange article ;
    Nostalgie d’une époque dépassée : les 30 glorieuses c’est malheureusement fini . Giscard-Mitterrand-Chirac en sont les fossoyeurs
    Recherche d’un socle intellectuel confus : le mot gaullisme est absent ; vous faites l’impasse sur de Gaulle ? Ne vous privez pas de faire aussi l’impasse sur Clémenceau .
    Souci de préserver les avantages économiques d’une pseudo-classe dirigeante: la bourgeoisie classique est démunie de levier intellectuel ; Elle ne pèse rien ou presque ( 7% de Zemmour ) face aux Oligarques qui gèrent le continent européen .
    Un leitmotiv  » refus de la gauche  » c’est très court pour etre légitime. Dans votre nostalgie passéiste vous n’ oser pas admettre que ce sont les superstructures intellectuelles dites de gauche (immigrationisme – wokisme – ecologisme – européisme – LGBTisme- acculturation à l’américaine avec  » il n’y a pas de culture française mais des cultures en France selon Macron ) qui sont utilisées par l’Oligarchie pour vous contraindre au silence .
    Vous etes donc piégés : Si vous osez vous opposer aux themes ci-dessus vous vous ranger dans le réduit dit  » reactionaire  » et vous renoncez aux quelaues miettes que vous laissent l’oligarchie .
    Materiellement vous devrez nolens-volens vous ranger dans une pyramide sociale et economique dominée par l’oligarchie transnationale et non plus par l’élu de la nation. Entre etre dominé par l’oligarchie et ouvrir la porte a Mélenchon et sa  » créolisation  » , le choix est clair….MLP est déjà une relique du passé et son ineptitude la disqualifie .
    Au delà du déclin vertigineux en France , se déroule sous nos yeux une tragédie grandiose.
    Bye bye Charlie disaient les américains …bye bye la paix en europe depuis que les USA ( 2012 Maidan Ukraine ) s’occupent de fomenter la guerre . Maidan c’est – a l’envers – l’assassinat de l’archiduc Franz-Joseph a Sarajevo en 1914 par le serbe Prinzip . Sauf qu’en 2012 c’est Franz-Joseph ( le groupe euro-Maidan ) qui renverse le pro-slave Yushenko . De 2012 a 2022 , on observe une intensification du conflit par l’ouest ( lisez europe dirigée par les USA) et une série de reactions militaires russes ( Georgie-Crimée ) . Ce qui s’est passé en 10 ans est la réplique des 3 mois de l’été 1914.
    On arrive a l’acte central de la tragédie de l’europe ; un conflit armé entre deux blocs ( solidarité illimité Chine-Russsie ) a 500 km de Vienne , la fin de l’ énergie russe a bon prix, des millions de refugiés, la destruction de l’Ukraine etc…
    Le prix du gaz naturel passe de 3 a 8,7 $ la tonne : dites merci a Biden qui offre  » génereusement  » a Mme von der Leyen le gaz américain ( sauf les infrastructures de transformation et les méthaniers ) et dites merci au chancelier Scholz qui est contraint de renoncer au gazoduc Nordstream . Et on vient d’approuver un des clowns ( Macron ) de cette mise sous tutelle de la France …encore bravo a la bourgeoisie ( étriquée ) qui ne voit que sa messe dominicale, ses prochaines vacances..
    Vous annoncez dans votre fenetre de présentation que vous incarnez
    a) le Droit qui empéche les gros de faire du mal aux petits ; c’est raté en Ukraine
    b) le Droit qui empeche les petits de massacrer les gros , c’est partie remise ( cf Gilets jaunes+Mélenchon )
    c) évite a l’Etat d’enquiquiner tout le monde ; votre score est lamentable .
    Reviens Charles , tu nous manques ….)

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      La bourgeoisie classique a ete exterminee parce qu’elle avait pris parti pour Petain; de Gaulle n’a pu prendre le pouvoir qu’en utilisant le levier de la France sovietique et Maurice Thorez: ainsi les communistes devinrent des « patriotes » et de Gaulle un ami de la « patrie du socialisme »; ainsi la Haute-Cour devient le pendant du pacte franco-sovietique du 10 decembre 1944. De telle sorte que la Ve Republique repose encore de nos jours sur la Haute-Cour et les mythes que vous voyez fort bien.

      A mon avis Maiden n’a rien a voir avec l’assassinat de Sarajevo; cet assassinat etait un accident; Maiden s’inscrit dans uns strategie a long terme tendant a affaiblir la Russie, en d’autres termes a lui infliger une « paix de vengeance ».

      Nous assistons a la deconfiture, au demeurant previsible, de cette strategie.

      La civilisation occidentale, Rome, la Seine et le Rhin, a ete sbmergee par la barbarie anglo-saxonne. La civilisation orientale, romano-byzantine resiste. Pour la Russie, il s’agit d’une operation de simple police tendant a assurer la securite et la tranquillite des peuples qui parlent russe; pur les Americains, c’est une croisade tendant a assurer le regne de l’individualisme, de la culture du contrat et de l’economie de marche. L’issue de cette croisade ne fait pas de doute.

    • Philippe

      10 mai 2022

      A Patrice ; je ne vois pas que la bourgeoisie pétainiste ait été  » exterminée  » a la Libération; sauf les tetes brulées de la collaboration , la grande majorité est retournée aux affaires . Ce n’est pas là la source du mal actuel . La chute du pays c’est Giscard qui s’empresse de supprimer la souveraineté nationale , heritage du gaullisme . Le meme Giscard qui se contente de flotter en maillot de bain rose a Kingston Jamaique, lors du démantelement de Bretton Woods. Sa frivolité consiste a accepter le régime des changes flottants a l’international tout en enfonçant la dette publique par son emprunt Giscard indéxé sur l’Or . Comme absurdité financiére c’est un sommet . Ainsi a l’international le dollar fille vers le bas et nos exportations chutent , tandis qu’a l’intérieur il faut emprunter en remboursant sur l’or qui monte en fléche a cause de la fin de l’ étalon Dollar/Or a 35$ . Ma seule inconnue est Giscard l’a t’il fait fait par légereté ou bien au contraire par dessein ? L’emprunt Giscard a plombé la dette publique et a conduit aux privatisations des années 90 .

  • Alexandre Moreau

    6 mai 2022

    Le vote pour macron ne signifie rien. Regardez en Sarthe, ceux qui votaient fillon sont les mêmes que ceux qui votaient macron. Les gens votent pour le dominant, point. Les idées, les programmes, sont accessoires dans ce système pseudo-démocratique. Pour la même raison que les gens aiment ce qu’ils voient le plus à la télévision, ils votent pour ce qu’ils voient le plus à la télévision. Il n’y a rien d’autre à conclure de ces élections.

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      Le vote Macron n’est en realite que le copie du systeme invente par Mitterrand comme contre-fu a Chirac. Le systeme fnctionne normalement, mais comme le duo Mitterrand-Chirac n’est plus la, il n’y a pas de gouvernement.

  • Nanker

    6 mai 2022

    « La route sera longue vers la victoire »

    Et auparavant il faudra régler ce « petit » problème mathématique : une campagne électorale (période pendant laquelle des ides neuves peuvent être diffusées) dure 1 mois et un mandat présidentiel 5 ans. Traduction : avant d’être soumis à des propositions neuves le votant moyen est soumis à 59 mois de propagande en tout genre (« l’UE c’est bien » « vive l’Euro » etc etc).
    Vous avouerez que à 59 contre 1 la partie est quelque peu déséquilibrée…

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      C’est voulu. Le chef de l’Etat est irresponsable, juridiquement ni politiquement; il est inamovible et irrevoable pour une duree ferme et determinee de cinq ans. les electeurs sont alors pries d’elire des representants pour « soutnir » l’action du president. Le president « veut », « reflechit », et telephone a poutine. Il ne vous reste plus qu’a rgarder la television.

  • Patrice Pimoulle

    6 mai 2022

    C’est bien ainsi qu’on a cree la France au Ve siecle. 1/ Une elite: les eveques; 2/ un programme: un royaume catholique romain; 3/ un candidat: le roi des Francs. Capitale: Paris (en 508). Il faut toujours revenir aux sources.

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  • Morbihan

    6 mai 2022

    Exact. Hélas…

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  • Frank Deljeune

    5 mai 2022

    Nous glissons irrémédiablement d’´un monde vers un autre. Le vocabulaire, les définitions, changent. Il faut avoir la force de préserver l’immuable, de donner la priorité au tangible, même lorsqu’il nous paraît s’estomper, disparaître dans le bruit et la fureur d’un univers qui nous échappe.

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  • HOULL ALAIN

    5 mai 2022

    Le principe de tous les maux des hommes, la lâcheté, la bassesse est la crainte de la mort. En France, elle est générale car la vie a été sacralisée.
    La preuve éclatante a été donnée lors de l a pandémie : une population de moutons, obéissante et soumise aux ordres de politiques bouffis d’hubris. L’obéissance est telle qu’elle a permis à un pseudo chef de guerre autoproclamé d’être réélu.
    Quant aux chrétiens, à l’image de leur chef, le pape, ils sont mondialistes, favorables au multiculturalisme et au sans-frontière. La preuve avait été donnée récemment par le pape, qui revenant d’un voyage en Irak, avait ramené dans son avion des familles musulmanes alors que dans le même temps des chrétiens étaient et sont toujours massacrés.
    Les programmes politiques, sont écrits par des pleutres mus par leur seul intérêt personnel immédiat.
    Lutter contre la crainte de la mort est le seul moyen d’être libre.

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      Quelques remarques.
      Le caractere sacre de la vie n’est pas contestable: « aucommencemen etait le verbe et leverbe s’est fait chair ».
      l’egise est cathlique, c’est-a-dire, justement universelle; en 1830 le roi tres-chretien a stipule que » le culte de la religion mahometane resterait libre »; rien a voir avec les these du bonapartiste Z.

  • Mat B

    5 mai 2022

    Notre schéma de pensée est très imprégné du système actuel, et je relis dans ce texte la vonlonté de revenir à un ordre ancien. C’est cet ordre qui nous a amené à la situation actuelle. Hélas les mêmes données d’entrée donneront toujours le même résultat. Faire marche arrière dans une rue à sens unique mènera au même résultat. Comment faire pour changer un paradigme vieux de 2000 ans au niveau de notre gouvernance ?

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  • Louis Lentz de Andrade

    5 mai 2022

    « Il faudra bien que tout change, pour que rien ne change.
    Nous fûmes les Guépards, les Lions ceux qui nous remplaceront seront les chacals et des hyènes.
    Et tous, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la Terre.  »
    Prince de Salina, « Le Guépard »

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  • Cheunbaba

    5 mai 2022

    Détruire l’état. Le réduire à sa portion minimale. L’encadrer dans des limites régaliennes strictes. Voilà l’avenir.

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  • Dubaïtâtif

    5 mai 2022

    Le postulat est à la fois vrai et faux.

    Ce que nous appelons conservatisme est la France des valeurs traditionnelles. Celle-là est effectivement morte. C’est 7-8% de l’électorat, au mieux.

    Ce que nous pouvons aussi appeler conservatisme, c’est la France macronienne, celle de la démocratie sociale adaptée aux exigences du marché communautaire et de la transition cryptoxénique* car c’est celle qui conserve le mieux les acquis matériels du XXème siècle, à savoir la sécurité matérielle garantie par un Etat-nounou voué à accoucher de l’égalité pour tous, du moins pour la génération des boomers.

    Ce que nous appelons libéralisme, c’est en substance l’Etat s’effaçant au profit de l’initiative individuelle. Ce que beaucoup appelle libéralisme, c’est au sens américain du terme, le droit de devenir un poisson-lune de 385 ans et d’épouser un chameau à une bosse aux frais du contribuable.

    En ce sens, la France est aujourd’hui majoritairement libéral-conservatrice.

    Nous sommes donc devenus, malgré nous, des anarchistes d’extrême droite. Il ne nous reste donc que deux options :
    1. Soit attendre que la montée de l’extrême gauche déclenche un réflexe de survie des conservateurs qui se tourneraient alors vers nos tendance pour remettre les choses en ordre.
    2. Soit devenir à notre tour les nouvelles valeurs de la gauche, ce que fut le libéralisme au XIXème siècle.

    Faut de quoi, nous finirons au musée (ou au cimetière) des vieilles valeurs de droite ou serons obligés à des alliances avec le parti libéral-conservateur actuel, fondé sur la double religion de l’UE et de la révolution arc en ciel.

    PS : j’emprunte l’essentiel de cette analyse à la grille récemment popularisée par Fabry et Portal dans « le nouveau clivage gauche-droite ».

    *passage d’une population majoritairement en âge de travailler à une population majoritairement en âge d’agrandir les cryptes et qui repose sur l’espoir d’une rédemption par la venue d’étrangers.

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    • Patrice Pimoulle

      9 mai 2022

      Effectivement la France est morte. le « territoire » limite aux frontieres du 1er janvier 1792 n’est en realite qu’un no-man’s land compris entre la Russie a Alger et l’Allemagne (donc les Etats-Unis) a Bruxelles.

  • Karl DESCOMBES

    5 mai 2022

    Très exalté cet article.

    Le postulat est que la liberté est le but à atteindre.
    La victoire à aller chercher.

    Ce postulat est-il indéniable?

    En fait, pour moi, ce postulat est simplement erroné, du moins fortement biaisé.

    Le seul et unique but de l’action d’une entité biologique (l’individu pour la race humaine) est la suprématie sur son environnement.
    + directe, dans le présent.
    + en prévision du futur et de la reproduction.

    La liberté n’est pas une condition universelle nécessaire à l’accroissement de cette suprématie.
    Elle ne l’est que dans certaines périodes.
    Dans d’autres périodes, la cohésion moutonnière sera la bonne réponse.

    A lire absolument:
    Generations: The History of America’s Future, 1584 to 2069

    Il n’y a pas de but final ou de « victoire » à aller chercher la liberté.

    Il y a des cycles avec différentes périodes et différentes réponses aux défis de suprématie.

    _____

    Pourquoi le monde est-il ingouvernable actuellement?

    Parce que le système occidental a été tellement performant ces 50 dernières années, que les individus ont eu la liberté de mettre en oeuvre leurs idées, même les plus néfastes, sans que les conséquences néfastes ne soient majeures et immédiates pour la collectivité.

    Mais ce n’est désormais plus le cas. Le système est au bord de la divergence.
    En premier lieu, du fait de al surpopulation.
    Les bonnes réponses d’il y a 30 ans sont néfastes aujourd’hui.

    Et donc pour moi, le monde n’a pas besoin de plus de libertés ACTUELLEMENT.
    Il a besoin d’un leader avec les idées ADAPTEES A l’EPOQUE ET qui soit capable de les imposer politiquement.

    Et je vous rejoins ici.
    C’est bien le problème.
    12 candidats à la présidentielle.
    Aucun avec des idées sensées.

    Aucune alternative.

    Le seul qui puisse encore bénéficier d’un a priori favorable me semble être Edouard PHILIPPE.
    Et ce n’est pas une opinion politique.
    Plutôt un constat sur ces actions et sa manière d’être.

    Répondre
    • Robert

      6 mai 2022

      Nous raisonnons comme si nous avions la maîtrise totale du destin de notre pays.
      Malheureusement la France n ‘est plus qu’une puissance moyenne qui se veut encore acteur majeur mais vit à crédit au sein d’ une Europe dominée par les intérêts américains.
      Faut-il se résigner à un avenir  » à la belge  » ?
      Sûrement pas, mais cela commence par une volonté politique et malheureusement les dernières élections présidentielles montrent que les Français, par aveuglement ou par lâcheté, ne sont pas prêt à affronter cette réalité.

    • breizh

      6 mai 2022

      la France est en train de sortir de l’Histoire… 50 ans de socialisme finissent par porter leurs fruits.

    • nikoopol

      21 mai 2022

      @Karl
      Je vous rejoins, une légère intuition JANCOVICI nous dit l’économie mondiale a de plus en plus de mal à financer l’extraction de l’énergie. La géopolitique nous bouche l’accès au Gaz.
      Soit mais ses sources littéraires nous disent aussi que si l’humanité par confort va se consacrer à la lutte contre la pollution… et pas contre le tarissement des ressources.

  • Patrice Pimoulle

    5 mai 2022

    C’est bien ainsi qu’a ete creee la France a la fin du Ve siecle: une aristocratie: les eveques; 2/ un programme: un ryaume gallo-romain et catholique; 3/ un candidat: le roi des Francs. « si vous respectez vos eveques, votre royaume s’en trouvera bien ». La France a conserve son programme, ses elites et ses institutions jusqu’au XXe siecle. Pour refaire ce qui a ete fait au Ve siecle, il faut un minimum de culture; que cultive t-on, de nos jours?

    Répondre
  • Jacques Peter

    5 mai 2022

    « Mais une France qui ne pense pas son avenir n’est plus une France. C’est une Belgique au mieux. »
    J’ignorais que les Belges ne pensent pas leur avenir. Mais ils s’en sortent malgré tout.

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    • Dubaïtâtif

      5 mai 2022

      J’imagine que c’est une formule littéraire mais maladroite pour exprimer le fait que la France se conçoive encore comme ayant un avenir en tant que puissance avec, au-delà des intérêts matériels et immédiats, un modèle à proposer au monde.

  • r.espic

    5 mai 2022

    Il faut changer la constitution qui a ete faite pour un seul homme De Gaulle. Cependant, le resulat n´est pas garanti. Les hommes de davos sont trop puissants. Tout grand changement se fait dans la discontinuite (Guerres, famines, etc….)

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    • Patrice Pimoulle

      6 mai 2022

      Il suffit de revenir a la IIIe: des ministres responsables devant la representation nationale et un president disposant de la dissolution pour eauilibrer le tout. Un parti de droite representant les proprietaires et un parti de gauche represntant les travailleurs salaries. C’est simple et c’est pas cher.

  • daniel dachy

    4 mai 2022

    Reconstituer la pyramide montante à partir de groupes de dix familles désignant 1 porte-parole, remplaçable à tout instant si défaillant. Les dix porte-paroles de dix groupes de dix familles désignent un chef de cent, etc puis chef de mille, de dix mille. C’est cela la démocratie telle que préconisée dans la Tora ( par Jéthro, beau-père de Moïse). Cette union là est forte par nature , capable de tirer la chasse sur les sous-hommes qui nous dirigent par tromperie et usurpation.

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    • EW

      6 mai 2022

      Effectivement nous sommes dans une impasse politique. A la sortie de la guerre qui a combattu le nazisme, le paysage politique se divise en deux.
      D’une part un mouvement socialiste qui s’est bâti sur la critique d’un capitalisme sauvage. Il a débouché sur une dictature du prolétariat et maintenant deux dictatures tout court. Je ne vois pas que les populations les plébiscitent mais qu’elles sont « piégées » dans le système « chars lourds, salaires légers » disait-on en 68.
      D’autre part une démocratie chrétienne qui a oublié aussi son adjectif. Certes la démocratie entend respecter toute la population, mais le Christianisme demandait aux dirigeants de servir la nation, et petit à petit ils sont devenus un petit club qui partage et s’arrange.
      Tout ce petit monde va tous les cinq ans aux enchères, promettant monts et merveilles. A les écouter, l’argent qui vient du ciel et comme dit justement Charles G « ils achètent leurs voix avec l’argent des électeurs ». Résultat ; une montagne de dettes publiques dont la hauteur reflète la naïveté des électeurs.
      Aussi face aux défis de la complexité de nos sociétés et de la globalisation qui a emporté l’agriculture, l’industrie et nous impose une immigration forcée, au motif que nous étions riches, cette organisation politique craque. Et ce n’est pas un retour au VII° siècle prôné par les musulmans intégristes qui va résoudre l’équation.
      Je suis sidéré de l’impact politique de Jean-Marc Jancovici qui a « retourné » une bonne partie de l’opinion française et même européenne sur le nucléaire. Et je me dis qu’une pensée raisonnable et fondée sur l’observation et la science peut nous aider à avancer. La réponse des banques centrales aux conséquences du confinement est elle aussi un signe. A condition d’ajuster la création e monnaie sur notre capacité à investir et produire, nous avons des moyens de faire face à certains défis environnementaux et peut être même démographiques dans le « tiers monde » qui existe encore.
      La première étape c’est de dire la vérité. Hors vérité on ne peut prendre de bonnes décisions. Dire la vérité sur les retraites et la démographie française. Dire ce qu’il y a de vrai et de merveilleux dans les religions. Mesurer l’écologie et les solutions viables. Dire la vérité dans les conflits qui ensanglantent. Et c’est très dur de dire la Vérité.

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