https://institutdeslibertes.org/les-resultats-du-portefeuille-idl/
Charles Gave

Les résultats du portefeuille IDL.

Voici les résultats du portefeuille type de l’Institut des Libertés commençant au 1/1/2020.

Tous les calculs ont été faits dividendes et intérêts reinvestis.

 

Deux remarques s’imposent

  1. Depuis le 1 premier janvier 1920, le portefeuille IDL a mis douze points à l’indice de la bourse de Paris, ce qui est considérable.
  2. Les baisses de notre portefeuille ont été contenues, ce qui n’a pas été le cas pour le CAC 40

Comment sommes-nous arrivés à ces résultats ?

Revenons à la fin de 2019.

Le moins que l’on puisse dire est que l’auteur de ces lignes ne délirait pas d’optimisme.

Et donc, ma première recommandation était de mettre cinquante pour cent du capital dans des valeurs « anti fragiles » qui monteraient si les marchés baissaient.

Les deux valeurs recommandées à l’époque furent les obligations à 10 ans du gouvernement Chinois et l’or.

Regardons leurs performances sur la période.

L’or , les obligations chinoises et le portefeuille défensif (2/3 obligations chnoises,1/3 or) ont eu des performances similaires, le portefeuille défensif IDL ayant cependant une volatilité plus faible que ses deux composantes.

 

 

 

Deux remarques doivent être faites à nouveau :

  • Si la partie défensive monte de plus d’un quart en moins de trois ans, elle a bien fait son boulot.
  • Quand les marchés se sont vraiment cassé la figure aux premier trimestres 2020 et 2022, mes valeurs défensives sont montées, et ont donc amorti la baissé des actions, qui constituent l’autre moitié du portefeuille et dont je dois parler maintenant.

Venons-en à la partie « agressive « du portefeuille, constituée d’actions.

Mon mandat était de n’investir que dans des actions cotées à Paris.

Le lecteur se souviendra peut-être , en ce qui concerne les actions françaises, j’avais fait une distinction essentielle entre d’un côté les actions qui n’avaient rien à voir avec l’état, que j’appelais les actions capitalistes et de l’autre les actions représentant le capitalisme de connivence français, qu’il fallait éviter à tout prix et que j’appelais les actions communistes.

Et j’avais publié une liste de 10 sociétés « capitalistes » dont les actions pouvaient être acquises, à mon avis, mais je suis loin d’être un spécialiste.

La voici à nouveau : Air Liquide, Schneider, LVMG, L’Oréal, Pernod Ricard, BSN, Cap Gemini, Total, Accor, Sodexo.

La recommandation était de mettre 10 pour cent dans chacune des sociétés et de « rebalancer » tous les mois pour que chacune des sociétés soit au début de chaque mois à nouveau à dix pour cent du portefeuille.

Voici le résultat de « l’IDL 10 « contre le CAC 40 depuis le 1/1/2000.

 

 

En éliminant les sociétés sur lesquelles l’Etat peut faire pression, ce qui est un principe assez simple à mettre en œuvre, je mets douze points au CAC 40 en trois ans, ce qui est bien, et ce qui est sans doute mieux que la plupart des fonds  actions gérés par les grandes banques sur la bourse de Paris.

Arrivé à ce point, J’ai donc bâti et mon portefeuille défensif et mon portefeuille offensif, chacun des deux représentant cinquante pour cent de mes actifs.

Il me faut maintenant arriver à mon portefeuille final, que voici à nouveau.

 

 

La technique est toujours la même pour chacune des parties du portefeuille.

A la fin de chaque mois, chaque investissement est ramené à sa valeur de départ en pourcentage du portefeuille total, systématiquement.

Ce portefeuille a significativement « surperformé « l’indice de la bourse de Paris, ce qui était le but recherché.

Mais si le lecteur étudie un peu les graphiques, il va se rendre compte que la plus grande partie de cette surperformance se produit dans les grandes baisses.

Ce qui m’amène à deux remarques.

  1. Dans le fond, la partie défensive de mon portefeuille sert de parachute à mes investissements quand la partie offensive perd de la valeur massivement. Mais, comme sur le long terme , les actions font toujours mieux que l’or ou les obligations chinoises, il est tout à fait évident qu’un de ces jours, il me faudra vendre la partie défensive et réinvestir le produit de ces ventes dans la partie offensive et donc rester sans protection…
  2. Mais que le lecteur se rassure, ce jour n’est pas arrivé, bien au contraire. Comme je l’ai expliqué la semaine dernière, le futur nous réserve des jours difficiles et garder un parachute pour sauter avant que l’avion ne s’écrase me parait très judicieux. La seule chose que je ferai peut-être serait de passer de 1/3 Or, 2/3 obligations chinoises, à moitié or et ½moitie obligations chinoises, tant les perspectives pour l’or me semblent encourageantes.

Conclusion

Je présente ces résultats d’abord pour les lecteurs qui veulent gérer leur épargne mais aussi pour   ceux qui ne s’intéressent pas aux marchés financiers au prétexte que ce serait trop compliqué pour eux, pour leur faire comprendre qu’ils ont tort.

Gérer leur épargne dans le monde dans lequel nous allons entrer va être essentiel.  Et ce n’est pas compliqué, c’est tout simplement un peu fastidieux et il faut être extrêmement discipliné.

Mais à mon avis, s’ils veulent être libres un jour, c’est une tâche qui est à leur portée et de toutes façons, ils peuvent commencer avec une petite partie de leur épargne pour monter ne puissance avec le temps.

Au boulot !