2 septembre, 2019

La déroute des hommes de Davos

Ce premier papier de la nouvelle année annonce une bonne, une très bonne nouvelle : les hommes de Davos et autres Oints du Seigneur ont perdu toute crédibilité en ce qui concerne la gestion des économies. Voila la thèse que je vais défendre dans ce papier.

Je n’ai pas l’habitude de tirer sur une ambulance, mais quand je vois l’un des plus éminents (?) d’entre eux, monsieur Minc, dire comme il l’a fait cette semaine que plus personne ne comprend plus rien à l’économie et que nous avons besoin d’un nouveau Keynes ou d’un nouveau Friedman, je dois dire que je ne peux pas cacher mon envie de rigoler un bon coup et ce d’autant plus que monsieur Attali, cet autre puissant génie, avait dit la même chose quelques mois avant. 

Je vais donc me livrer à une petite « explication de texte » pour que le lecteur puisse comprendre ce que monsieur Minc a voulu dire dans le langage codé qui est le sien, où l’on emploie des mots compliqués pour dissimuler une totale absence de compréhension. Je n’ai rien contre monsieur Minc, mais pour moi, il est emblématique de cette classe qui a toujours prétendu qu’elle devait influencer le pouvoir politique en raison de sa meilleure compréhension des phénomènes économiques. Et c’est cette croyance qui nous a mené là où nous sommes, au fond du trou. Et leur recommandation est bien sûr de continuer à creuser.

La première interrogation à laquelle il nous faut répondre st la suivante : pourquoi monsieur Minc nous parle t’il de Keynes et de Milton Friedman, que TOUT oppose ?

La réponse est simple.

  • Keynes, comme l’avait fort bien souligné Hayek en son temps, est celui qui a justifié intellectuellement l’intervention de l’Etat dans l’économie dont chacun constate aujourd’hui les succès foudroyants.
  • Milton Friedman a été le chantre de la non intervention de l’Etat dans cette même économie.   
  • Soit l’un, soit l’autre a raison car ils ne peuvent tous les deux être dans le vrai, sauf si un esprit puissant réussissait à faire une synthèse de deux thèses qui pour un esprit plus limité pourraient apparaitre comme contradictoires.

Minc laisse entendre modestement que lui avait réussi la synthèse entre les deux, les ODS étant autorisés à intervenir massivement dans l’économie domestique et refusant (soi-disant) toute intervention dans le commerce international qui devait rester l’apanage des grands groupes internationaux, le but final étant bien entendu de toujours de laisser le terrain le plus libre possible au capitalisme de connivence que le même auteur décrivait il y a quelques temps comme la « mondialisation heureuse ».

Dans ce papier, je vais traiter uniquement des croyances Keynésiennes de la « caste » à laquelle appartient notre illustre penseur, laissant une critique de la compréhension par cette caste de la pensée Friedmanienne pour un jour où je serai totalement en panne d’idées. 

La doxa keynésienne telle que développée par la classe dominante repose sur deux piliers.

Dans le premier cas, « on » explique que si l’économie ralentit c’est à cause d’un « excès d’épargne » créée par la classe détestable des « rentiers ». Il faut donc procéder à ce que Keynes appelait « l’euthanasie du rentier » et pour cela maintenir des taux d’intérêts très bas (ce qui revient à spolier l’épargnant). 

Le premier pilier du Keynésianisme est donc que des taux d’intérêts bas favorisent la croissance, ce qui ne marche pas et n’a jamais marché tout simplement parce que c’est une imbécillité économique. 

Reprenons ces deux points, l’un après l’autre

Ça n’a jamais marché.

La ligne noire représente la croissance moyenne du PIB Américain PAR HABITANT sur les 7 années précédentes. Chacun peut voir les grandes périodes de hausse et de baisse de cette mesure. D’après les Keynésiens, les périodes de croissance auraient dû correspondre aux moments où les taux d’intérêts étaient bas et les périodes de moindre croissance aux autres. Il n’en est rien, en fait c’est exactement le contraire qui se passe et cela est vrai dans tous les pays du monde.  

En voici une preuve visuelle. Les périodes hachurées en rose sont celles ou les taux réels (ajustés pour l’inflation) sont en dessous de la moyenne de ces taux depuis 1950 et j’ai poussé ces périodes de deux ans sur la droite pour bien montrer que des taux bas précèdent toujours le désastre économique.

La conclusion est simple. Lorsque les taux sont anormalement bas pour une période supérieure à deux ans, la croissance ralentit toujours, pour finir par devenir nulle. Dans la réalité, tuer le rentier revient à tuer la croissance ce qui est exactement le contraire de ce que disait Keynes. Or cette réalité – des tatrop bas tuent la croissance- est parfaitement logique, bien que contre intuitive. 

Pourquoi est-ce logique ?

La réponse est toute simple. Si la rentabilité moyenne des placements dans l’économie est de 4 % et si le cout de l’argent est de 4 %, les seuls qui empruntent sont ceux qui gagnent plus de 4 % et qui ont une forte croissance dans leurs activités. L’épargne va donc aux entrepreneurs, qui empruntent pour se développer en faisant de nouveaux investissements et en embauchant de nouveaux salariés. Le stock de capital augmentant, la productivité du travail monte et le niveau de vie de la population (le PIB par habitant) suit. Tout le monde est gagnant.

Si le cout de l’argent est de 1 % (taux très bas), tous ceux qui ont des actifs pourront emprunter à 1 % pour acheter des actifs existants qui rapportent plus que 1 %.  Or seuls peuvent emprunter pour acheter des actifs existants les « riches » c’est à dire ceux qui ont déjà des actifs. Pour eux, pour s’enrichir encore plus, il est beaucoup plus facile d’acheter des actifs existants et qui rapportent plus que le cout de l’emprunt plutôt que d’en créer de nouveaux, ce qui est toujours risqué…  L’épargne va aux riches et non aux entrepreneurs car bien sûr, les banques préfèrent prêter aux premiers qu’aux seconds…Et du coup le stock de capital n’augmentant pas, la productivité du travail baisse tandis que la dette augmente ainsi que le prix des actifs (l’un étant la cause de l’autre) et les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres…

Et donc, les clients de monsieur Minc, tels les fonds de LBO et les fonds vautour s’enrichissent aux détriments des salariés (qui sont virés pour cause de rationalisation et de « dégraissage »). Et les vrais entrepreneurs sont soumis à la concurrence déloyale des sociétés « zombie » qui devraient faire faillite mais ne le font pas puisqu’emprunter pour survivre ne coute rien. Les taux bas maintiennent en vie les dinosaures et du coup, empêchent l’émergence des mammifères. Les taux bas entravent la sélection naturelle, ce qui empêche la création destructrice de se produire. Et la croissance disparait.  

Ce qui m’amène à une loi économique qui ne connait pas d’exception : Une politique durable de taux bas favorise TOUJOURS les  anciens riches (Goldman-Sachs, monsieur Minc, les activités de fusion et acquisition) au détriment des pauvres, des salariés et des petits entrepreneurs, qui ne trouvant pas à se financer ne peuvent embaucher ceux qui ont été virés par les pilleurs d’épaves et sont obligés de se vendre aux financiers.  

Venons-en au deuxième point central du Keynesianisme, la dépense étatique comme origine et stabilisateur de la croissance.

Voila la deuxième grande idée de monsieur Keynes : La croissance ne vient ni de l’invention (Schumpeter) ni de la bonne gestion (Ricardo), mais vient des actions de l’Etat (c’est-à-dire des ODS) veillant à ce que la demande « finale’ ne baisse pas, ce qui revient à dire que la solution est de payer des gens à ne rien faire si l’économie ralentit. Keynes conseillait d’embaucher des gens qui feraient des trous le matin pour les reboucher pendant l’après-midi… Les tenants de cette thèse appellent cela « la gestion de la demande globale par l’Etat » et ils sévissent en France depuis la présidence Giscard. 

Inutile de dire qu’il s’agit là d’une idée à nouveau totalement stupide et qui n’a jamais marché et pour une raison très simple : comme le disait Milton Friedman : « il n’y a rien de plus durable qu’un programme temporaire lancé par le gouvernement ». Si le poids de l’Etat dans l’économie augmente, cela veut dire inévitablement  la part du secteur privé y baisse. Admettons que le secteur public fonctionne la plupart du temps sans prix de marché, sous monopole et grâce à la contrainte (je n’ai pas le droit de ne pas m’inscrire à la Sécu…). 

Il s’agit donc là d’une économie communiste et comme le disait l’un de mes vieux professeurs à Toulouse : il n’y a que deux sortes d’économies possibles, celles qui fonctionnent selon la main invisible d’Adam Smith ou celles qui fonctionnent grâce au grand coup de pied dans le derrière de Joseph Staline. 

Liberté ou contrainte, il faut choisir. Et choisir le système de production communiste a rarement amené à une hausse du niveau de vie. Le nombre de gardiens dans les camps de rééducation par contre en général explose.

Grace à Dieu, il existe un pays où le choix à chaque élection a toujours été entre la main invisible et le coup de pied dans le derrière, ce qui nous permet de vérifier l’effet sur la croissance de chacun des deux systèmes dans le même pays, et ce pays c’est la Grande Bretagne. Un coup, les lecteurs choisissent Smith, un coup ils choisissent Staline.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Les travaillistes sont pour un accroissement des dépenses de l’Etat, les Conservateurs pour une baisse. Quand l’un ou l’autre est élu, le gouvernement mis en place augmente ou baisse les dépenses de l’Etat en fonction des promesses électorales. Les Anglais dans l’ensemble obtiennent ce pour quoi ils ont voté, ce qui chacun en conviendra est une preuve de plus de leur immense fourberie. Quand les travaillistes prennent le pouvoir, ils suivent une politique de hausse des dépenses étatiques et la croissance structurelle s’effondre deux après.  Et quand les conservateurs l’emportent, le contraire se passe. C’est ce que montre le deuxième graphique et comme chacun peut le voir, il faut deux ans à nouveau pour que les résultats des choix politiques du pays apparaissent. 

 

Conclusion

Dans le fond, tout observateur à l’esprit scientifique sait que ce que je viens d’écrire est vrai. La question est donc : pourquoi des gens qui devraient être informés disent-ils que des taux bas et une forte croissance de l’Etat dans l’économie sont une bonne chose alors qu’à l’évidence c’est le contraire qui est vrai ? 

La réponse est dans les délais et dans les objectifs que vous vous fixez. Quand vous suivez une politique que vous savez idiote, mais que cette politique a des effets favorables pendant ses deux premières années, et désastreux ensuite, si vous êtes un démagogue et un salaud, vous la recommanderez à ceux qui sont au pouvoir deux ans avant les élections pour qu’ils puissent s’y maintenir.  Et au diable les conséquences à long-terme. Ce qui compte est que vos amis restent au pouvoir le plus longtemps possible pour que le capitalisme de connivence reste en place. 

Et ce qui est en train d’arriver à monsieur Minc et à tous les thuriféraires du Keynésianisme est simple : après des décennies de démagogie et de mensonge, les effets désastreux à long-terme des politiques visant à influencer les deux prochaines années sont en train de submerger les effets positifs à court terme. 

Je ne ferai pas l’insulte à monsieur Minc et aux autres de dire qu’ils ne savent pas que ce que je viens de décrire est vrai. Ce que veut donc dire monsieur Minc en appelant à l’émergence d’un nouveau Keynes ou d’un nouveau Friedman, c’est qu’il espère que quelqu’un va trouver à nouveau une manipulation qui permette aux démagogues de continuer à tromper le peuple. Il s’agit tout simplement de piller les pauvres pour enrichir les puissants. Et donc, le Keynésianisme va échouer, comme le Marxisme a échoué, et pour les mêmes raisons.

On disait autrefois que nul ne pouvait être communiste, intelligent et honnête à la fois. Il faut bien se rendre compte que le Keynésianisme est au communisme ce que le coca-zéro est au coca. Et donc nul ne peut être keynésien, intelligent et honnête à la fois..

La croissance économique vient de la possibilité pour tout un chacun d’exercer sa Liberté en fonction de ses choix individuels, sous le contrôle d’une Loi qui est la même pour tous et non pas de recettes de cuisine des Minc de ce monde qui ont permis aux puissants de conserver un pouvoir qu’ils auraient dû perdre depuis bien longtemps. Mais cela est fini.  

Le Roi est nu. Les ODS, comme le parti communiste en URSS ont perdu toute légitimité et ils vont donc perdre le pouvoir, partout. Et c’est une bonne, une très bonne nouvelle. 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

82 Commentaires

Répondre à Anonyme

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  • Christian Bazin

    24 septembre 2019

    Merci à Mr. Gave de ses interventions sur TVlibertés. C’est rare d’entendre des analyses aussi clairvoyantes de la situation de notre pays. A moi d’en tirer des conclusions pour me prémunir contre les effets désastreux des actions des dirigeants politiques qui menacent ma sécurité et celle de ma famille.

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  • Buddy

    21 septembre 2019

    Pardonnez mon ignorance, mais quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce que signifie l’acronyme ODS ?
    Mes recherches gougueuliennes me dirigent, soit vers un “Operational Data Store” (système de stockage de données partagées entre applications), soit vers “L’Officiel du Scrabble” (le dictionnaire francophone officiel du jeu de Scrabble) dont les fonctions respectives, sans aucun doute fort utiles chacune dans leur domaine d’application, me paraissent néanmoins relativement éloignées de celle d’une quelconque structure décisionnaire en matière d’économie…

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    • Ilmryn

      11 octobre 2019

      “Oints Du Seigneur”, voir le tout début du texte.

  • DEBOTTTE Hugues

    15 septembre 2019

    Aaaah Adam Smith est sa fameuse main invisible ! Celle de Dieu en fait. Sauf que Smith pensait les individus comme des atomes, alors qu’ils fonctionnent plutôt comme un réseau neuronale. Certes au XVIIIème siècle, tous les neurones n’étaient pas connectés entre eux. Désormais ils le sont, ce qui va conduire à une réelle démocratie, disons plus “proche” et moins représentative, donc neuronale. Ce qui remplacera “la main invisible”. Terre inconnue en vue, y compris en économie.

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  • toto

    6 septembre 2019

    Tout à fait d’accord pour les taux bas mais ou y a t il actuellement d’actions de l’état dans le sens keynésien du terme? tout est bradé… de ce qui est déja de facto privatisé (genre ADP and co) mais qui constituait une rente etc, pas d’action pour relancer l’économie, les services publics à vau-l’eau, les infrastructures non entretenues voir vendues à des chinois…. si les dépenses de l’état augmentent en commissions, missions auprès de pingouins ou vaste fumisterie qu’est “l’organisation” en regions…. je ne suis pas sûre que ca ait été l’idée première de Keynes

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  • candide

    5 septembre 2019

    Entre l’Italie et la GB,ils semblent que l’on assiste à une contre-offensive des ODS. Les deux cas sont bien entendu différents, mais on un point comment : on évite soigneusement d’avoir à se présenter devant les citoyens. Ce sont en fait de quasi coups d’état.

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  • Patate

    4 septembre 2019

    Il n’y a pas que Minc qui change de discours :

    “Since 1978, Business Roundtable has periodically issued Principles of Corporate Governance. Each version of the document issued since 1997 has endorsed principles of shareholder primacy – that corporations exist principally to serve shareholders. With today’s announcement, the new Statement supersedes previous statements and outlines a modern standard for corporate responsibility.”

    https://www.businessroundtable.org/business-roundtable-redefines-the-purpose-of-a-corporation-to-promote-an-economy-that-serves-all-americans

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    • Garofula

      4 septembre 2019

      Tant que ce discours ne devient pas obligatoire, pas de souci. Mais si on passe du volontariat à l’obligation légale, on sombre dans le socialisme dont rêvent les candidats démocrates extrémistes. Et là, plus aucun stakeholder n’y trouvera son compte. Tous perdants.

    • Patate

      5 septembre 2019

      Avez-vous vu d’où émane ce “discours” et la liste des signataires ?

      “Business Roundtable today announced the release of a new Statement on the Purpose of a Corporation signed by 181 CEOs who commit to lead their companies for the benefit of all stakeholders – customers, employees, suppliers, communities and shareholders.

      Cdt

  • candide

    4 septembre 2019

    Pour revenir sur l’idée (le constat) que les taux bas favorisent les riches au détriment des entrepreneurs, je rapproche cela d’un concept d’assurance, nommé “appétence au risque”.
    Il s’agit pour une entreprise de savoir quel est le niveau de prise de risque acceptable pour une activité. Dans le cas de la production de prêt, on peut imaginer que le risque accepté est lié à la rentabilité du portefeuille.
    Donc, avec des taux à 5%, le portefeuille va rester rentable en dessous de 5% de défaut.
    Avec des taux à 1%, 1% de défaut seulement est supporté. Dans ce cas, les conditions d’accès au crédit sont beaucoup plus dures, seuls les clients les plus solvable et pour les projets les moins risqués ont accès au crédit. Donc la prise de risques de l’entrepreneur est exclue, le rachat d’actifs existant favorisé.
    donc paradoxalement, la surabondance de capitaux liée aux taux bas restreint l’accès au crédit et le limite au placement les plus sûrs.

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  • Philippe

    4 septembre 2019

    Les ODS – Keynesiens ne lachent pas du tout leur gateau : Salvini se plante ( tout seul ) et le PD ( PS Italien ) remonte au pouvoir .
    Brexit : un deputé conservateur lache Boris Johnson , qui perd sa majorité
    UE : Von der Leyen élue , elle appliquera la politique allemande tout comme Juncker le faisait.

    Relance : IL n’ y a aucune relance budgetaire en UE . Les allemands la refusent , puisqu ‘ils empruntent a taux negatifs .

    Donc il leur faut habiller leur destruction des rentiers par les taux négatifs . l’ habillage c’ est la MMT ou TOUT ou presque est gratuit
    puisque ce sont les Etats qui financent ( grace aux taux negatifs ) . En contrepartie TOUT est taxable .

    Le nouveau Keynes de Minc est Thomas Piketty

    Le socialisme pour tous ou presque , seuls quelques esprits lumineux vont pouvoir continuer a vendre des Bonds etatiques a des prix de plus en plus absurdes ,

    Pour contrer cette spirale mortelle , il reste l’ Or , mais tout comme FDR en 1933 , un decret peut le confisquer

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  • Artiste

    3 septembre 2019

    Cher Charles Gave pouvez vous revoir vos certitudes économiques à l’aune des démonstrations de Jancovici qui s’appuie sur les lois de la physique et de la production d’energie pour envisager un avenir qui semble bien noir et qui semble donner raison à Malthus sur Say.
    Conférence à science po qui décoiffe
    https://m.youtube.com/watch?v=Vjkq8V5rVy0

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    • durru

      3 septembre 2019

      Ce que Malthus (et Jancovici, et d’autres) n’ont pas compris, c’est que les évolutions qualitatives sont bien plus importantes que les évolutions quantitatives.
      Malthus n’avait pas connaissance, par exemple, de l’énergie nucléaire. Je ne peux pas vous dire ce dont Jancovici n’a pas connaissance, car, comme vous le savez, la prévision c’est un art difficile, surtout lorsque ça concerne l’avenir…
      L’imagination humaine est sans limite, pour le mieux ou pour le pire. Tant que le monde ne sera pas un vaste empire de type communiste, on doit pas trop se faire de soucis de ce côté-là.

    • Pierre

      4 septembre 2019

      vu et revu (cf Michael Ruppert)

    • Garofula

      4 septembre 2019

      Jancovici est à son aise devant le public de jeunes crédules qui l’ont applaudi. ScPo comme Jancovici auront disparu bien avant qu’on ne cesse de consommer du pétrole et bien avant que le prochain cycle naturel ne refroidisse le climat. Cet événement provoquera un grand désespoir parmi les réchauffistes qui, soudainement désœuvrés, se reconvertiront alors rapidement en refroidistes, parce que seul le principe de la lutte importe à leurs yeux, peu importe pourquoi.

      Ce que Malthus et ses héritiers ne comprennent pas, malgré l’évidence de siècles d’erreurs de leur part, c’est que la richesse humaine ne provient pas de l’épuisement de tel ou tel stock mais de l’exploitation des cycles naturels, celui du carbone dans le cas du pétrole. Les équations “mathématiques” de Jancovici seraient vraies si elles n’étaient déployées dans un cadre où elles ne font aucun sens. Les hypothèses de départ justifiant l’emploi de ces équations sont fausses. Les prémisses logiques de Malthus et de ses héritiers reposent sur une vision erronée de la réalité.

      Nous utilisons le pétrole fossile parce que c’est la meilleure solution économique actuellement. Nous cesserons simplement de l’utiliser quand ce ne sera plus le cas et le pétrole fossile restant patientera sagement au fond de la terre, redevenu inutile, jusqu’à la fin des temps.

  • Francis

    3 septembre 2019

    Bonjour,

    En imposant des taux nominaux négatifs, les banquiers centraux sortent outrageusement de leurs prérogatives, en passant de leur domaine, la politique monétaire, à ce qui ne l’est pas, la politique fiscale.

    Comment est-il possible que personne (dans le personnel politique) ne proteste? (y compris en Allemagne ou en Suisse)?

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  • Jacques

    3 septembre 2019

    Monsieur Gave. Bien d’accord avec vous mais comment expliquez-vous que Trump veuille tant que la Fed baisse ses taux alors qu’il doit connaître ces mécanismes ? C’est aussi un ODS ?

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    • Ilmryn

      11 octobre 2019

      Ça reste un homme de pouvoir qui veut le pouvoir en 2020.
      Remonter les taux est une décision vitale pour le long terme, mais extrêmement dangereuse pour le court terme.
      Exemple: après le 11 septembre 2001 la FED baisse les taux jusqu’au négatif pour “soutenir l’économie”. En 2006, signe de surchauffe, la FED remonte les taux et… en 2007 des tas de prêts immobiliers qui étaient fondamentalement toxique parce que basés sur “l’argent gratuit” explosent.
      En 2019, nos économies sont totalement corrompues par l’argent gratuit de la BCE et de la FED, elles sont remplies de bulles toxiques dans le genre, mais il est impossible de prévoir ce qui va craquer en premier. Si les taux restent négatifs, c’est la fuite en avant qui ne peut que retarder l’explosion.
      La seule certitude est que ça va être violent. Donner les manettes de contrôle de l’économie aux politiques, c’est laisser des enfants asperger jouer avec le bouton nucléaire.

  • Garofula

    3 septembre 2019

    Malheureusement, avant de perdre le pouvoir, les ODS vont nous laisser une dette colossale qui demandera des années pour être remboursée, des années de dépression ressemblant aux années suivant 1929.

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  • Arnaud

    3 septembre 2019

    Le Brexit n’aura pas lieu… Johnson vient de perdre sa majorité.

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  • cedivan

    3 septembre 2019

    Est ce que ça vaut encore le coup d’acheter de l’or, même à un cours très haut, pour essayer de préserver quelques économies en cas de très gros krach ?

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  • Arnaud

    3 septembre 2019

    Vous me semblez un peu trop optimiste (je précise que je souhaite ardemment que vous ayiez raison). Au niveau politique

    – En France le macronisme est plus implanté que jamais, l’opposition RN, LFI ou LR n’ayant aucune crédibilité
    – Salvini meme s’il n’est pas fini va devoir être dans l’opposition encore quelques temps
    – Le Brexit n’est pas encore fait, je crois cela dit qu’on aura la reponse definitive cette semaine, les députés ayant la possibilité d’un vote de défiance
    – Bolsonaro au Brésil qui, il faut bien le dire, n’a pas vraiment brillé
    – Trump s’en sort mais une récession pourrait ébranler l’édifice. Sa chance residera dans le choix des démocrates qui devrait être Biden, si ce dernier arriver à cacher ses accès d’Alzheimer, ou Warren qui est clairement le plan B de la DNC.

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  • candide

    3 septembre 2019

    Pour revenir sur l’idée que les taux bas ne profitent qu’aux riches.
    Nous avons dans lrassurance, un concept que vous connaissez surement qui porte le nom barbare d'”appétence au risque”. Grosso modo, la direction de l’entreprise définit combien elle est prête à perdre sur un sujet si cela tourne mal. Pour un portefeuille de prêts, c’est évidemment lié à la rentabilité globale du portefeuille.
    Avec des taux à 5%, on peut accepter 5% de défaut, tout en restant positif sur le portefeuille global. Avec un taux à 1%, 1% de défaut va ainsi être visé.
    Donc, le crédit devient plus restrictif, les garanties plus exigeantes. A 5%, on peut investir sur des projets audacieux, à 1%, il faut jouer à coup sûr, sur des projets sans risque et avec des débiteurs sans risque, donc des riches.
    De ce fait, les taux bas favorisent les riches sur des opérations sans risques, donc des rachats d’actifs, au dépend des entrepreneurs sur des opérations plus risquées mais également créatrices de valeur.

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  • dede

    3 septembre 2019

    “nul ne peut être keynésien, intelligent et honnête à la fois”

    Il semble que Keynes lui-meme etait tous les trois a la fois mais il avait comme excuse de ne pas connaitre l’histoire de ce qu’il pronait…

    Je n’ai jamais compris comment, apres la mort du keynesianisme lors de la stagflation des annees 1970′ il a ete possible de continuer a se reclamer de Keynes (PS des annees 90 puis Sarkozy en 2008) sans que personne ne crie au loup.

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  • R.

    2 septembre 2019

    Non, aucune raison que ces gens ne lâchent le pouvoir. Le fait qu’ils aient tort n’a jamais rien changé.

    Si il y a bien sûr des cyniques, ils sont pour la plupart de vrais croyants. Quand Macron balance innocemment ses phrases pleines de mépris, il ne s’en rend même pas compte. Dans leur état d’esprit, ils pensent qu’ils sont les gens honnêtes, sincères, généreux, et les plus compétents et les plus aptes. Ils le pensent sincèrement. Ce sont des fanatiques avec des esprits moyens.
    De ce point de vue, ils pensent vraiment être une classe ouverte et avenante, laissant entrer toute personne de valeur dans leur cercle. Ils pensent donc vraiment être la crème, par le fait de laisser entrer toute personne de qualité. Et ils pensent vraiment que le système est méritocratique. Dans leur vision du monde, toute personne de talent fait partie de leur cercle.
    Ils pensent avoir mis en place le système politique parfait. De leur bonne foi, ils ne comprennent pas pourquoi ils devraient partir. Tout simplement parce que si une autre personne détenait la vérité, alors ils l’auraient intégré à leur groupe. Pour eux, ce n’est même pas qu’il n’y a pas d’alternative à eux, mais qu’il n’y a de facto rien, puisque ils se perçoivent comme inclusifs – si il y avait une autre vérité, alors pourquoi n’intègrerait-elle pas le cercle? Si elle ne l’intègre pas, c’est donc qu’elle est intéressée à autre chose que le bien-commun, à des objectifs inavouables, et donc est une personne égoïste, ambitieuse, cupide, rapace, etc., bref un nazi. Et comme il y a une sincère croyance à tout cela de leur part, ils ne comprennent même pas pourquoi ils devraient céder le pouvoir, puisque en-dehors d’eux, il n’y a rien hormis des vautours. Ce fut le péché de Nicolas Sarkozy: indépendemment de ses piètres et regrettables réalisations, il était hors système; ce que les petites gens avaient bien vus et avaient voté pour lui (la première fois, pas la seconde); ce que la caste avait bien vu également, ce qui lui avait valu cette incroyable agressivité. Parce que, pour ces gens, le fait que Sarko ne faisait pas partie de la caste était la preuve même que il était un vautour, uniquement là pour son intérêt personnel et non pour le bien commun (dans le cas contraire, il aurait été membre de la caste), ce en quoi ils n’avaient pas tort.
    (Je me souviens encore de l’espoir qu’il avait suscité. Malheureusement, au lieu d’avoir élu Trump, c’était Talleyrand. La déception de la présidence Sarkozy fut un point de non-retour pour une grande partie de la France périphérique.)

    Il ne lâcheront pas le pouvoir. Parce que, dans leur vision du monde, c’est eux ou le chaos. Ils sont l’ordre. Parce que ils rassemblent toutes les personnes de bonne volonté et donc il n’y a rien en dehors d’eux.

    Il faut bien comprendre que la plupart d’entre eux sont authentiquement habités par une bonne intention. Ils sont réellement des prêtres. Ils sont là pour faire le bien, ils se pensent ouverts et inclusifs, donc ils se croient avoir inventé la religion ultime et le système politique ultime. Ils ne voient pas comment la Vérité puisse être ailleurs.

    Et le fait que leur recrutement se fasse à l’extérieur de leur classe leur assure un renouvellement du sang. Et donc que les authentiques croyants soient toujours largement majoritaires face aux cyniques.

    La fin est difficile à prévoir. Puisque, usuellement, le ratio passe en faveur des cyniques, et alors la caste se désagrège puisque rien ne les tient plus en commun (cas de l’URSS). Le fait que la méritocratie dans les faits ralentissent sérieusement ne fera que baisser la qualité des authentiques croyants, mais ils recruteront toujours des authentiques croyants, préservant ainsi la classe. En revanche, la classe sera composée d’éléments de moins en moins brillants (Qui a dit Najat?!). Une possibilité de sa perte sera qu’elle devienne plus stupide.
    Toutefois, la France périphérique est un pays plein de ressources et de richesses, il est donc probable que de nouveaux modes de sélection méritocratique apparaissent hors du mode officiel de sélection des agnans. Et on sait que la caste recrute également hors du mode de sélection officiel, par ces canaux alternatifs.
    Leur sang se renouvellera, et la qualité ne baissera pas trop. Je ne les vois donc pas lâcher le pouvoir de si tôt.
    Mais je ne suis pas Paco Rabanne, je ne peux pas prédire l’avenir.

    Comment nous en débarasser? Ou comment les faire progresser? Honnêtement, je ne sais pas. Parce que ce sont les axiomes de leur religion-philosophie-morale-idéologie qui sont en défaut.
    Et le problème est qu’ils sont des esprits moyens. Ils ne comprennent pas quel est le problème avec leur vision du monde. Et comme ce sont de vrais croyants, si on les met en défaut, ils battent en retraite en attendant de pouvoir revenir avec un autre argument. Ils ne lâchent jamais l’affaire. Ils sont sûrs de détenir la Vérité. Ils se perçoivent authentiquement comme les Oints de la Vérité.
    Le fait qu’ils perdent lors de débats rationnels n’est pour eux que temporaire – c’est juste qu’ils ne connaissent pas encore la raison rationnelle pour répondre et prouver que leur vérité est la Vérité vraie. Ce sont de vrais fanatiques. Des authentiques croyants. Ils soint oints de la Vérité.
    À mon sens, on ne peut pas gagner sur le plan rationnel.

    Toute discussion avec eux ne servant à rien, il ne reste plus que les faits. Et là, les gilets-jaunes et l’augmentation du prix de l’énergie à venir sont de bon augure pour le peuple et la France périphérique. Mais quelle va être la réaction de la classe dirigeante? Pour l’instant, ils sont en disonnance cognitive, et ils sont en pleine phase de négation («ce sont juste des feignants envieux illéttrés qui ne mettent pas de cravate» – va falloir faire mieux que ça comme tentative de rationnalisation de la dissonnance cognitive, et la caste en est bien consciente, bien que l’existence de ces gilets-jaunes ne rentrent nulle part dans leur modélisation et perception du monde; et pourtant, ils existent). Idem, rappelons la manifestation silencieuse des policiers, qui fut bien vite enterrée. Laquelle fut également spontanée, et qui surpris le pouvoir par inadvertance.
    À ce sujet, certains disent que les faits sont têtus. Et que la vérité factuelle finit toujours par apparaître. Ce à quoi il semble qu’il faut répondre que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Et que la classe dirigeante enseigne ce qu’elle veut bien enseigner aux prolétaires.

    Et Charles Gave est également une dissonnance pour eux. Primo, il n’était pas un agnan. Pire, c’était un cancre. Le voilà bien mal parti! Mais, il a réussi dans les affaires. Écoutons-le. Mais il ne dit que des choses hérétiques! M. Gave ne rentre pas dans leur modèle du monde. Si il tape sur la classe dirigeante française, il tape sur tous les autres également. Éventuellement, il pourrait accèder aux grades bleus, mais c’est un hérétique donc il ne sera jamais chevalier écossais. Charles Gave est un gros problème pour la classe dirigeante française: c’est elle qui lui refuse l’entrée en son sein pour son hérétisme, mais elle voit bien qu’il est de bonne volonté et de bonne intention, et que sa réussite professionnelle prouve qu’il dit des vérités; et que celle-ci n’est pas imputable à un carnet d’adresses dont il aurait hérité puisque il est d’origine populaire. Comme les gilets-jaunes, comme la manifestation silencieuse des policiers, il est une dissonnance cognitive dans leur modèle de fonctionnement du monde. Pire encore, il pourrait faire partie de la classe, mais c’est eux, les supposés ouverts et inclusifs, qui lui refusent l’entrée sous procès d’hérésie. Il est le rocher vivant que le problème de la classe dirigeante française se situe dans cette «hérésie», donc ses axiomes philosophiques.

    Également, le mépris de Macron est parfaitement représentatif de la classe ploutocratique qui l’a élu. Je regardais encore récemment les résultats du CAC Santé, et ils sont faramineux. Ces gens ne peuvent pas comprendre et ne comprennent pas ces gilets-jaunes qui sont sous leurs fenêtres.

    J’en reviens à mon dada (on ne se refait pas). On ne peut pas avoir de discussions avec eux. Mais on peut les réfuter philosophiquement, théologiquement, moralement, idéologiquement. On peut réfuter les axiomes de leur Vérité. On peut proposer notre vision de la Vérité. Si le pouvoir politique est accaparé et que la discussion ne peut avoir lieu là-bas, alors on peut proposer une sous-société alternative. Avec ses médias. Ses écoles. Son art. Ses intellectuels. Son élite. Sa classe dominante. Son système éducatif. Sa littérature (non je rigole, comme chacun sait il n’y a rien en dehors de Zola).
    Et bien sûr, cela doit être fait de façon absolument non-violente. «Voilà, nous sommes arrièrés, et nous aimerions vivre selon notre Vérité rétrograde, à notre détriment. Pensez-vous que vous seriez en mesure de nous tolérer?»

    Pour revenir au titre de cet article concernant les Hommes de Davos, qui en fait ne sont pas le sujet de l’article (mais plutôt la classe dirigeante franco-française), j’ai beaucoup plus de mal à les cerner et à les circonscrire que la classe dirigeante française. Bien que par essence ils soient tous des ploutocrates cosmopolites apatrides (conditions d’entrée dans le club), ce club regroupe des gens de différentes cultures, et ils n’adorent pas tous Mammon de la même façon. La seule chose commune entre ces gens est l’ultra-néo-libéralisme. Ils sont une classe dirigeante ploutocratique mondiale en devenir, mais ils sont trop hétéroclites pour le moment. Je me demande toujours dans quelle mesure leurs actions sont d’ordres sociologiques ou le résultat d’une pensée réfléchie «cohérente» (bien qu’ayant réussi économiquement, ou appartenant à la classe par naissance, ils sont généralement intellectuellement assez décevants). Je suis toujours dubitatifs à leur sujet, bien que ne partageant aucunement leur idéologie (je suis un prolétaire et non un brahmin).
    Aussi, ils partagent un dédain pour la classe dirigeante française, dont ils ont toujours détesté le jacobinisme, et ils jugent la caste française à ses résultats et, à juste titre, ils voient que l’état de la France n’est pas brillant.

    Qui sait lire l’avenir? Moi pas. En attendant, je ne veux pas crever de faim (ce qui arrive toujours en URSS), donc cassos («go east young man», comme dirait l’auteur, comme tous ces fameux jeunes français entrepreneurs à Hong Kong dont il parle tant).

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    • Ilmryn

      11 octobre 2019

      J’adhère à votre texte et je ne sais pas non plus pour la suite (mais je me suis déjà tiré.)
      Le pouvoir de ces gens repose sur une clientèle (sens romain) de 7 millions de salariés avec de l’argent public (1 emploi sur 3) et famille, donc une base de 20 millions de gens avec tous les pouvoirs concentrés dans leurs mains : médiatique, judiciaire, syndical, politique.
      Pour empirer ce qui ressemble furieusement à la bureaucratie de l’URSS, ils ont la même idéologie égalitariste et contrairement à la bureaucratie suédoise, ils flinguent stupidement les créateurs de richesses.
      Sans surprise, l’état le plus gros du monde dépense 20% de trop chaque année, l’issue est mortelle, mais il n’y a aucune tradition libérale en France, donc aucun espoir de correction à là Thatcher sans compter la montée de l’islam, des gens infoutus de monter un pays prospère depuis des siècles (hormis les rentes pétrolières de quelques tribus).

  • lhomde bordeaux

    2 septembre 2019

    Je me suis jeté sur l article de la rentrée et quel ravissement de pouvoir lire et dire que le keynésianisme n’ était qu’une duperie qui a prospéré beaucoup en France grâce à nos énarques en manque de légitimité et en crainte de ne pas être réélu faute de ne pas assez laisser filer le budget .Moi qui est fait mes 4 ans de sciences eco en 70/74 adieu le multiplicateur keynesien

    Répondre
  • Pierre

    2 septembre 2019

    Personne ne va être viré. Après les taux négatif et le QE, ce sera au tour de l’helicopter money pour financer les déficits, une des brillantes idées de votre vieil ami Milton. Un excellent moyen d’appauvrir tout le monde, avec encore et toujours plus d’interventionnisme de l’état.

    Répondre
  • Scardanelli

    2 septembre 2019

    Je reprends à mon compte les éloges qui sont faits à propos des articles de Monsieur Gave. Je me risquerai à ajouter que Monsieur Gave confère à l’économie une dimension métaphysique, ce qui le rapproche du marxisme le plus authentique. Mais, sans doute, je m’égare…

    Le commentaire de Nox retient toute mon attention, les Bunds allemands à taux négatifs ne trouvent plus preneur. Signe avant-coureur d’une correction réaliste ou simple péripétie vers une mort lente obstinément programmée ?

    Par ailleurs, l’Institut des Libertés pourrait-il nous proposer un graphique des Taux d’Intérêt & Productivité du Travail au Royaume Uni analogue à celui publié sur les États-Unis ?

    Merci.

    Répondre
  • Ankou

    2 septembre 2019

    Pour un édito de rentrée, permettez-moi cher Monsieur Gave de vous dire que vous avez fait fort!

    Ma conclusion, simpliste peut-être, je suis quasi certain, a contrario de nos gourous et autres apprentis sorciers, que vous avez passé d’excellentes vacances!

    Merci

    Répondre
  • Vaik

    2 septembre 2019

    Je suis content de retrouver Charles Gaves, ce mois de vacance a été long.
    Mais avec tout le respect que je lui doit , sa confusion entre hausse de dépense publique et keynésianisme me chiffonne toujours.
    La dépense publique a bien augmentée de 51 Md d’€ depuis le début du quinquennat Macron: https://www.contribuables.org/2018/10/2018-une-annee-record-pour-les-depenses-publiques/
    Est-ce pourtant du keynésianisme? Non.

    Premièrement pour répondre à la première affirmation de Charles (je prend les choses à l’envers!),
    Keynes n’avait jamais envisagé les taux négatifs, et ne souhaitait pas tuer le rentier. C’est d’ailleurs lui qui qui est à l’origine de la loi de Keynes (logique) qui dit que sur le long terme, le montant de l’épargne est tout le temps égal au montant de l’investissement. Il disait simplement que la part de l’épargne dans le revenu devait être la plus stable possible pour éviter des crises trop violents. Un commentaire en haut nous a rappelé que selon lui la dépense devrait être contra-cyclique.

    Deuxièmement pour répondre à ce que Charles appelle “second pilier du keynésianisme”,
    Le keynésianisme repose sur une politique de relance industrielle comme des grands travaux par exemple, de manière générale de l’investissement publique. Keynes disait lui-même qu’il fallait mieux utiliser la dépense publique pour faire une mine d’or que pour subventionner le chômage (qui est surtout du aux idioties de nos politiques).
    Qu’a fait Macron depuis le début du Quinquennat? Il recule l’age de la retraite, il baisse les APL, il ferme des écoles (400 écoles primaires). L’augmentation des dépenses provient comme l’argent qu’il donne aux copains: Bernard Arnault et Xavier Niel qui l’ont fait élire comme nous l’a précisé Juan Branco.
    Comme l’a révélé Wikileaks, la taxe sur les carburants sous prétexte écologique était faite pour payer l’année pivot du CICE, cette ignominie Hollandienne qui nous coûte la moitié du budget de l’armée et le quart du déficit par an. Il est d’ailleurs révoltant que cette révélation n’est presque pas été relayée par nos journaux possédés par neuf milliardaires.

    De grands investissements publiques ont aujourd’hui rapportés des fortunes, les voici:
    – Airbus
    – EDF, toujours rentable, les américains avaient avoués eux-même qu’EDF fonctionnait mieux que leurs compagnies privées
    – Les 1000 Md $ sur 30 ans (30 Md $ par an) par l’état américain qui ont créés internet et par extension les GAFAM qui font en 2017 640 Md $ de chiffre d’affaire par an!
    – j’en passe…

    Des pays qui ont bénéficié du Keynésianisme :
    Profil comparatif de la France : 45 % du PIB d’imposé, 89 fonctionnaires pour 1000 habs, 8,5 % de taux de chômage,
    8,3 % de taux de pauvreté

    – Le Danemark, 45 % du PIB d’imposé, 142 fonctionnaires pour 1000 habs, 5,1 % de taux de chômage, 5,5 % de taux de pauvreté
    – La Norvège, 38 % du PIB d’imposé, 159 fonctionnaires pour 1000 habs, 3,3 % de taux de chômage, 8,4 % de taux de pauvreté
    – L’Islande, 37 % du PIB d’imposé, ? fonctionnaires pour 1000 habs, 2,7 % de taux de chômage, 5,4 % de taux de pauvreté (le plus bas du monde)

    Comparé à ceux-là :
    – Les États-Unis, 27 % du PIB d’imposé, 70 fonctionnaires pour 1000 habs,3,6 % de taux de chômage, 17,8 % de taux de pauvreté
    – Japon, 30 % du PIB d’imposé, 40 fonctionnaires pour 1000 habs, 2,4 % de chômage (l’un des plus bas du monde), 15,7 % de taux de pauvreté
    – Mexique, 16 % du PIB d’imposé, ? fonctionnaires pour 1000 habs, 3,5 % de taux de chômage, 16,6 % de taux de pauvreté

    Je n’ai pas trouvé de données pour Singapour, cela m’aurait pourtant plus. On remarque une constante chez les pays libéraux, un taux de chômage très bas converti en une pauvreté très élevée, une situation qui ne fait pas rêver comparé aux pays keynésiens. Il en ressort que la Norvège est le pays à l’IDH le plus élevé au monde et que le Danemark est le pays où l’on vit le plus heureux au monde, retrouvez les sources :
    https://data.oecd.org/fr/tax/recettes-fiscales.htm
    https://data.oecd.org/fr/unemp/taux-de-chomage.htm
    https://data.oecd.org/fr/inequality/taux-de-pauvrete.htm
    https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/tdb-emploi-public-20-12-2017.pdf

    La France quand-a-elle possède le même taux d’imposition que le Danemark mais a 40 % de fonctionnaires en moins, et a une dette publique de 100 % du PIB tandis que le Danemark a la dette publique la plus basse du monde : 34 %!

    Cela s’explique par le fait que le Danemark est plus riche mais aussi par le fait que contrairement à la France, le Danemark est une démocratie.
    En France, un candidat qui a volé 1 000 000€ en emploi fictifs, reçu 50 000€ de fringues par un dictateur africain, a effectué 50 000€ de prêts non déclaré et a reçu de montres à 10 0000€ par un gérant de fonds de commerce à Dubaï, il reçoit 20 % des voix.
    Au Danemark, une ministre a été viré parce qu’elle a acheté un paquet de couche avec sa carte bancaire professionnelle. Il y a donc une différence de mentalité qui se retranscrit dans l’utilisation de l’argent publique.
    En France on a :
    – 100 Md de fraude fiscale
    – 25 Md de CICE qui n’ont rien créés
    – 20 Md de niches fiscales que l’état lui-même a avoué inutiles
    – 10 Md versés par an à la dictature bruxelloise (6Md + frais de fonctionnement + sanctions)
    – ~10 Md perdus par an à cause de l’Euro
    – 6 Md d’allocation chômage versées à des gens qui ne cherchent pas d’emplois
    – J’en passe…

    Pour revenir à ceux qui nous dirigent, euh, comment dire… COMMENT PEUT-ON LES APPELLER KEYNESIENSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!
    Macron le banquier de Rotschild qui ferme les écoles, augmente la CSG et détruit le livret A (merci Asselineau pour nous l’avoir fait remarquer) pour détaxer les riches, qui a vendu Alstom aux allemand, qui va encore et encore privatiser la FDJ, qui est pour l’euro (Keynes était contre la monnaie unique), macron qui au lieu d’appeler à la paix comme Keynes veut faire la guerre à la Russie, Macron tellement con qu’il a dit que pour plébisciter la francophonie il fallait parler anglais… MACRON QUI N’A JAMAIS PARLÉ DE KEYNES UNE FOIS DANS SA VIE ! COMMENT PEUT-ON DIRE QU’IL EST KEYNESIEN !!?!?! COMMENTTTTTTTT ???????????
    Une énorme dose de mauvaise fois, c’est tout.

    Pour revenir à Alain Minc et Atalli, s’ils sont si médiatisés c’est uniquement parce qu’ils défendent les intérêts de ceux qui possèdent les médias, dois-je citer des noms, aller : Vincent Bolloré, Xavier Niel ou Patrick Drahi, l’inénarrable Bernard Arnault et j’en passe…

    Ceci dit, comme Charles Gave je pense que la fin des hommes de Davos est une très bonne nouvelle, l’énorme crise de l’année prochaine qui sera la plus grave de l’histoire lavera la terre de ces ignorants et sera autant profitables pour les libéraux que pour les keynésiens, tandis que les néolibéraux, les néokeynésiens et autres ignominies du même genres mourront par le joug impitoyable de l’histoire.

    PS : Si quelques-uns détruire le Keynésiens que je suis, toutes les insultes sont permises mais les plus efficaces sont bachi-bouzouk, freluquet et fils de mère.

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    • ilmryn

      11 octobre 2019

      Il vous manque des tas de connaissances en économie et je ne sais pas a quel point vous avez envie de comprendre mais quelques remarques:

      1-La France a l’état le plus gros et le plus dépensier au monde, c’est aussi le no1 mondial pour la pression fiscale. Dire qu’il “manque d’argent” pour régler les problèmes c’est comme clamer que les soucis d’un obèse viennent d’un manque de nourriture. Cet argent n’a absolument pas profité à l’économie, c’est l’inverse: fiscalité lois et normes punitives (instables en plus) ont flingué le tissu entrepreneurial et industriel français.

      2-Comparativement l’état suisse est presque deux fois moins gros et tout fonctionne parfaitement sans aucun des problèmes de la France y compris l’industrialisation, le chômage, les salaires, la dette, le déficit, les retraites.

      3-Le déficit de la France n’est pas de “3%” mais de 15% ! Chaque année, l’état dépense 200 milliards de plus que les rentrées fiscales et s’endette d’autant. Ces monceaux de dettes qui s’accumulent servent à masquer des problèmes structurels très graves comme le chômage dû au manque d’entreprises privées.

      4-Les vrais chiffres des salariés du public et donc de 8 millions (5,56 fonctionnaires, 2,44 hors fonction publique), soit un salarié sur 3 payés par l’impôt et la dette. En gros il ne reste plus que 18 millions de salariés du privé qui paient pour 65 millions de Français, d’où l’énorme pression fiscale et une situation intenable.

      5-Le Danemark est très loin d’avoir autant de salariés du public et le statut de fonctionnaire à vie avec autant d’avantages n’y existe pas. Vous comparez des choses incomparables et des chiffres “officiels” que les états mal gérés trafiquent.

      6-Les entreprises française sont les plus taxées au monde, le CICE ne fait que DIMINUER de 20 milliards un prélèvement qui avait très fortement augmenté depuis 2007. Ce n’est pas un DON mais un MOINDRE RACKET, et le constat fait (pour une fois) par les politiques c’est que les entreprises mourraient en masse et que leur redonner de l’air était vital. Le total des charges sur les PME est de 65%.

      7-Taxer une entreprise qui fournit emplois salaire et produits c’est comme maltraiter une vache pour un fermier, c’est stupide.
      De fait, une entreprise ne paie jamais d’impôt, l’argent vient de:
      -Prix plus élevés pour les smicards français. (impôt indirect)
      -Moindres salaires pour les employés.
      -Diminution ou non-création de postes de travail.
      -Moins d’investissements, moins de croissance.
      -Taux de faillite plus élevé.

      8-La mesure du taux de pauvreté est relatif et donc trompeur, 10 millionnaires dans un pays de 20 milliardaires vivront parfaitement bien mais le taux de “pauvreté” sera de 50%. De fait une analyse détaillée des plus pauvres aux état-unis et en France montre que ces derniers ont infiniment moins de biens. D’ailleurs, le calcul n’est pas du tout le même.

      9-EDF a le monopole de fait et touche des monceaux d’argent public. Imaginez que le Coca-Cola soit obligatoire et fixe ses prix comme il l’entend, a part des socialistes américains personne ne clame qu’une entreprise dont les produits sont obligatoires et sans concurrence est efficace.

  • Denis Monod-Broca

    2 septembre 2019

    Qui dit ceci : « Et au fond, ce que les brexiteurs ont proposés au peuple britannique qui était un très bon mot d’ordre: reprendre le contrôle de nos vies, de notre nation. C’est ce que nous devons savoir penser et agir dans une nation ouverte. Reprendre le contrôle. Fini le temps où on expliquait à nos concitoyens la délocalisation, c’est l’ordre des choses, c’est une bonne chose pour vous. Les emplois vont en Pologne ou en Chine, au Vietnam et vous allez retrouver le … on n’arrive plus à expliquer cette histoire. Et donc, nous devons trouver les moyens de peser dans la mondialisation mais aussi de repenser cet ordre international. » ?

    Macron, lui-même, dans son discours aux ambassadeurs la semaine dernière !

    La lucidité lui viendrait-elle, à lui aussi ?

    Répondre
    • ilmryn

      11 octobre 2019

      Le total des charges sur les PME est de 65% et la France à un cadre législatif parmi les plus contraignants du monde, ça suffit à expliquer le manque d’entreprises et donc d’emplois et de salaires.
      La Franc est très officiellement l’état le plus gros du monde avec la fiscalité la plus élevée.
      Un smicard donne en tout la moitié de son salaire à l’état et a en retour l’insécurité, des retraites non financées, une école mal classée, des transports en grève, des déserts médicaux, des urgentistes et des pompiers en grève et un chômage ahurissant.
      Macron est un imbécile. Ancien ministre socialiste, il poursuit l’étatisme français qui tue la France, sans surprise et comme tous les socialistes il accuse tout le monde.

  • Bilibin

    2 septembre 2019

    Merci pour cette petite dose d’optimisme j’en avais bien besoin.

    Vous m’avez beaucoup manqué!

    Répondre
  • PHILIPPE LE BEL

    2 septembre 2019

    Bonjour,

    Je pense, peut être à tort, que Monsieur MINC et sa tribu cherchent un nouveau gourou. Tel est à mon avis le sens de sa prise de position. Ce nouveau créateur de mantra devra être malléable, une sorte de pâte à modeler, d’ectoplasme souriant agissant benoitement sur ordre. Une sorte de Golem… Nous verrons comment cela terminera…

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  • Vlad_pseudonyme

    2 septembre 2019

    Test

    Répondre
  • Ockham

    2 septembre 2019

    Passionnant. Ces “économistes” de la haute fonction publique ou de la haute banque prêchent pour leur religion. Ils cherchent non pas une idée utile à la nation ou aux pauvres mais comme vous l’écrivez à i)se maintenir au pouvoir en chippant les idées et ii) en les transformant à leurs fins personnelles. Une bonne idée saine pour le groupe, la nation ou la classe moyenne donc les pauvres n’a aucun intérêt sans au bout du raisonnement une nasse qu’ils seront les seuls à relever car la concurrence c’est pour les naïfs !

    Répondre
  • Arsene Holmes

    2 septembre 2019

    Re Alain Minc.

    Quelqu’un pourrait il la gentillesse de m’expliquer comment un conseiller / consultant qui a, et a eu constamment tort depuis plus de 30 ans arrive à toujours etre ecouté, pris au sérieux et gagner plusieurs millions d’euros par an.

    Chaque fois qu’il a conseillé un homme d’affaires, industriel, etc.. ca leur a systématiquement couté une fortune à commencer par Carlo de Benedetti dans les années 80.

    Et il est toujours la!!!!

    Répondre
    • DIDIER

      2 septembre 2019

      Comme quoi ce n’est pas la raison qui mène le monde…

      Il y a des gens mieux équipés/adaptés que vous et moi pour en tirer profit, à l’horizon d’une vie d’homme.
      La difficulté est que si tout le monde copie leurs manières, la société humaine s’écroule…

      Décence et devoir vis-à-vis des autres versus pouvoir égotique et richesse individuelle.

  • DIDIER

    2 septembre 2019

    Merci de ce super article.

    J’aime bien l’image suivante, qui colle à l’actualité.

    La forêt amazonienne crée son propre climat, par le simple fait de sa biomasse (humidité, oxygène, CO2…).

    L’abruti ou le salaud peuvent abattre des arbres longtemps sans qu’il n’y ait de grand changement.

    Mais à un certain niveau, la biomasse n’est plus suffisante et le climat intrinsèque, propre à la géographie locale, réapparaît.

    Une forêt n’est pas un concept ex-nihilo, mais bien une collection d’arbres individuels. L’oublier même toujours à des crises.

    Idem pour l’épargne.
    On peut conceptualiser l’épargne ex-nihilo de manière macro-économique (Keynes ou Marx).

    Si l’on tue les épargnants, à un moment les déséquilibres apparaissent.
    La monnaie perd sa valeur, comme en Allemagne dans les années 30.
    On revient à une “économie intrinsèque”: celle du troc.

    La nouvelle donne de nos économies modernes est que la monnaie étant numérique et mondialisée, la volatilité/rapidité de ces phénomènes est accrue.

    Répondre
  • Rominois 17

    2 septembre 2019

    * J’aimerai avoir votre avis sur le fait que selon l’ONU, Elon Musk et le patron d’Alibaba (Chine), avec la courbe démographique déclinante, ce qui conduit à des populations vieillissantes donc moins consommatrices de biens,(hormis l’Afrique pour quelques décennies) la croissance va décroître ( amusant!!) et donc cela aura des effets récessionnistes évidents.. ceci ne s’est pas produit du monde connu et comment l’aborder .. qu’en pensez-vous. Rominois17..

    Répondre
  • Samuel

    2 septembre 2019

    Merci beaucoup monsieur Gave pour ces analyses éclairantes ! L’économie devient limpide avec vous, y compris pour un béotien comme moi.

    Répondre
  • Jaedena

    2 septembre 2019

    Il est bon de noter que selon Keynes, l’Etat doit avoir une activité contra-cyclique, substituant de la dépense privée par de la dépense publique (déficit budgétaire délibéré) et baissant les taux d’intérêts en période de récession, et faisant de l’austérité et montant les taux d’intérêts en période d’expansion.

    Nos dirigeants, eux, font du déficit budgétaire en permanence (dernier budget équilibré : 1975). Ils ne suivent pas les préconisations de Keynes, mais utilisent celui-ci comme alibi pour leur mauvaise gestion.

    Répondre
  • Who cares ?

    2 septembre 2019

    “Le Roi est nu. Les ODS, comme le parti communiste en URSS ont perdu toute légitimité et ils vont donc perdre le pouvoir, partout.”
    Mais, cher Monsieur, dans le conte, même quand l’enfant et le peuple ont dit ce qu’ils voyaient de leurs yeux, le roi nu et sa cour d’hypocrites continuent à faire “comme si”. Le réel ne sert à rien, les leçons du réel non plus.

    (seconde tentative en raison d’un “time-out” sur votre site)

    Répondre
  • alf

    2 septembre 2019

    Bonjour,

    Je trouve la conclusion très optimiste. Le scenario le plus probable à mon sens est la mise en place de la nouvelle theorie monetaire.

    Ci-dessous un extrait d’un billet de Pierre Leconte du Forum Monétaire de Genève:

    “Il n’y a pour les banques centrales qu’un seul moyen de stopper l’inversion de la courbe des taux, sauf à attendre que l’inflation revienne et ainsi mécaniquement fasse remonter les taux longs ce qui pourrait ne pas se produire avant longtemps, en tous cas pas suffisamment tôt pour éviter que le couple déflation actuelle/récession future produise ses effets destructeurs, c’est de baisser leurs taux directeurs le plus possible, à des niveaux négatifs s’il le faut… Tout en mettant en œuvre la « Théorie monétaire moderne » et la relance budgétaire massive.

    A propos de la MMT, on trouvera ci-dessous quelques explications:

    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/cette-theorie-monetaire-mmt-qui-n-a-rien-de-moderne-819952.html

    https://www.investir.ch/article/debat-autour-de-la-theorie-monetaire-moderne/

    Contrairement à ce que disent les adversaires de la MMT, elle est d’essence libérale, raison pour laquelle le grand économiste libéral US actuel Arthur Laffer, qui a inspiré les politiques de Ronald Reagan et de Donald Trump, la soutient:

    L’économiste André Grjebine rappelle, dans une tribune au « Monde », que la théorie monétaire moderne, aujourd’hui l’objet de vifs débats aux Etats-Unis, trouve ses sources autant du côté des keynésiens que des libéraux dont Milton Friedman:

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/04/aux-origines-de-la-modern-monetary-theory_5485270_3232.html

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    • Ilmryn

      11 octobre 2019

      L’arrosage massif de porte-container entier de billets d’argent gratuit a zéro chance de marcher et 100% de chance de finir de détruire nos économies. L’argent gratuit ne change absolument rien au fait que des états dépensent plus de richesses que les producteurs privés n’en créent et qu’en plus, certains pays, comme la France, flinguent ces créateurs de richesse par idéologie égalitariste.
      Imprimer des billets pour créer de la richesse quel que soit les détours fumeux de l’explication est une idée qui ne devrait pas survivre au passage en CM2.
      “Il n’y a pas de repas gratuit, jamais !” disait Friedman, il doit se retourner dans sa tombe que les socialistes du Monde osent prétendre que c’est une théorie “libérale”.

  • Nox

    2 septembre 2019

    Effectivement, la confiance dans les ODS, banques centrales, gouvernements… est en train de s’effriter. Trois illustrations :
    – le cours de l’or n’arrête pas de monter (en euros, il vient de dépasser le sommet historique de 2012) alors que la Bourse évolue proche de ses plus hauts. Normalement ce devrait être l’inverse ;
    – les volumes des échanges boursiers sont très faibles alors que les cours montent. Loin de se ruer sur la belle aubaine, les investisseurs sensés s’en détournent ;
    – la dernière adjudication de Bund allemands à taux négatifs n’a pas trouvé les preneurs escomptés, seulement 900 M€ placés contre 2 Mds€ proposés.

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  • candide

    2 septembre 2019

    J’aimerais partager votre optimisme, mais, si nos élites sont décrédibilisées, elles sont toujours au pouvoir.
    En Italie, Salvini a perdu, à cours terme, son pari. En GB, Johnson est en situation délicate. Le pouvoir se se lâche pas comme cela, la bataille sera rude et longue, et son résultat est encore incertain. Bon nombre de pouvoirs parfaitement illégitimes et injustes ont su se maintenir sur de longues périodes.
    De fait, si la crise qui dure depuis 2008 a ébranlé l’ordre né dans les années 70, ceux qui en profitent ont encore de solides positions de défense, quitte à abandonner en rase campagne nos principes fondateurs, comme la liberté (cf l’absence assourdissante des occidentaux sur les événements à Hong Kong).

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  • Charles Heyd

    2 septembre 2019

    Je suis revigoré par l’optimisme de M. Gave après ses vacances estivales mais je suis moins optimiste que lui car je sens confusément que l’on va en effet souffrir pendant ces deux ou trois prochaines années; pas moi forcément, ni même tous les ODS et notamment Macron qui est déjà quasiment sûr d’être réélu, mais mes enfants et beaucoup d’autres qui cherchent du travail;
    PS: ils (les demandeurs d’emploi), ont déjà traversé la rue mais n’ont rien trouvé de l’autre coté non plus!

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    • Huger

      2 septembre 2019

      Non, M. Macron n’est pas sûr d’être réélu, il essaie de le faire croire. Sinon, il ne multiplierait pas les entraves à la liberté d’expression et les sondages bidon…

  • jimmie19

    2 septembre 2019

    Bonjour,

    Pour ma part plus les taux d’intérêts descendent plus j’aurais tendance à épargner pour conserver un certain revenu d’épargne, et si les taux sont négatifs je laisse l’argent sur mon compte courant.
    Bien évidemment je consomme moins et les prix auront tendance à descendre (sauf pour la spéculation immobilière, les actions, l’or et autres).
    Et donc l’inverse de ce que recherchent les gens si-intelligents-que-personne-ne-les-comprend.
    Bon retour de vacance.

    Répondre
    • DIDIER

      2 septembre 2019

      Hello,

      J’ai la même attitude, mais est-elle représentative? Est-elle si avisée?

      Pour l’immense majorité de la population, à courte vue, taux bas = capacité à s’endetter pour acheter un meilleur logement ou une plus belle voiture.
      Les deux types d’actifs qui se prendront de belles tôles en cas de crise bancaire.

      Personnellement, je ne m’endette pas avec de tels taux bas, car c’est annonciateur de crise majeure.
      En cas de telle crise, les banques n’auront pas le choix que d’exiger remboursement anticipé des prêts, avec saisie des actifs sinon, pour sauver les bilans.
      Je perdrai tout.

      Mon problème est que j’ai cette position depuis dix ans et qu’en dix ans, j’aurais remboursé mes prêts et serais aujourd’hui beaucoup plus riche…

      Qui est dans le vrai?
      Celui qui ose sans comprendre ou l’inactif qui comprend?

      Et le troisième qui prétend prévoir le timing est un rêveur ou un filou.
      Il n’y a qu’à voir les Salvini et Tsipras.

    • calal

      2 septembre 2019

      @didier
      “Celui qui ose sans comprendre ou l’inactif qui comprend?”

      c’est la prime a celui qui prend un risque.Vous transmettrez votre experience a votre enfant et celui ci prendra davantage de risques que vous dans sa vie…

    • candide

      2 septembre 2019

      J’ai également un peu la même attitude. En tant qu’épargnant, j’ai tendance à raisonner en objectif de rente. Donc si les taux passent de 5% à 1%, il faut épargner… 5 fois plus (sans prendre en compte les intérêts composés qui amplifient encore le phénomène).
      Par ailleurs, le message des ODS est assez contradictoire, d’un coté ils nous disent “il faut détruire la rente” et de l’autre, après nous avoir ruiné “faites nous confiance pour votre avenir”. Bizarrement, aucun décideur ne semble s’interroger sur cette contradiction pourtant flagrante.

  • Jimme19

    2 septembre 2019

    Bonjour,

    Pour ma part plus les taux d’intérêts sont bas plus j’aurais tendance à épargner pour conserver un minimum de revenu d’épargne, et si les taux sont négatifs je garde l’argent sur mon compte courant.
    Bien évidemment en épargnant plus, je consomme moins, et les prix descendent (sauf pour la spéculation immobilière, les actions, l’or et autres).
    Soit l’inverse de ce qui est recherché par nos grands-penseurs-si-intelligents-que-personne-ne-les-comprend.

    Bon retour de vacances.

    Répondre
  • Romain

    2 septembre 2019

    Superbe article!

    Répondre
  • Bebas

    2 septembre 2019

    Bonjour Charles Gave,

    “nos bien pensants” ODS face a la realite.

    Un regal.

    Vos papiers hebdomadaires nous mamquaient

    Je vous adresse, mes salutations des iles Moluques.

    Longue vie.

    Répondre

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