Mais pourquoi voter ?

Nous savons tous que : « La démocratie est le pire de tous les régimes à l’exception de tous les autres » comme le disait Churchill.  Et dans la démocratie, il y a en principe un Souverain et un seul, le Peuple. En théorie, les autorités actuelles gouvernent au nom du peuple, au bénéfice du peuple.

Mais comme le disait le joueur de base-ball et philosophe américain, Yogi Berra : « En théorie, la théorie et la pratique c’est la même chose. En pratique, c’est rarement vrai »

A l’évidence la théorie est que le vote du peuple est déterminant tandis que la pratique semble être que le vote du peuple n’est retenu que si les élites sont d’accord.

Parce que depuis à peu près vingt ans, chaque fois qu’un peuple exprime sa volonté au travers d’une élection ou d’un référendum et si cette volonté est contraire au mouvement de l’Histoire telle que décrite par des hommes éminents tels monsieur Juncker, auteur de la célèbre formule : « il n’y a pas de sortie démocratique des institutions européennes », alors, curieusement, des obstacles innombrables se dressent qui empêchent la volonté du peuple de s’exercer.

Quelques exemples au hasard.

  • Commençons par la Grèce, prise dans le piège mortel de l’euro. Un parti de gauche est élu, qui lance un referendum pour savoir si le pays doit rester dans l’euro. Une majorité écrasante se dégage pour que la sortie ait lieu. La banque centrale européenne ou BCE (qui n’est contrôlée démocratiquement par rien ni par personne) fait savoir que toutes les lignes de crédit et les banques grecques seront coupées instantanément si la sortie a lieu, le ministre des finances démissionne, le premier ministre se couche et la population Grecque est mise en esclavage pour sauver les banques allemandes ou françaises.
  • Passons à la France : En 2004, monsieur Giscard, le grand spécialiste des noms d’emprunts, concocte le texte d’une constitution européenne qui est solennellement signée à Rome par tous les Hommes de Davos représentant (?) 24 pays. Quand cette constitution est soumise au referendum en France et aux Pays Bas, patatras, les peuples la refusent. Aucune importance, monsieur Sarkozy, nouvellement élu, fait entériner un copié-collé du document deux ou trois ans après le rejet du referendum sous le nom de traité de Lisbonne en se servant de la procédure du Congrès à Versailles, et pour faire bonne mesure, le même Sarkozy rejoint le commandement unifié de l’Otan sans rien obtenir en échange, signant ainsi une double forfaiture.
  • Venons-en à l’Italie. Monsieur Berlusconi, premier ministre Italien en 2011 envisage de quitter l’Euro et commence à faire imprimer des billets en se servant des machines spécialisées qui étaient restées dans les caves de la banque centrale locale. Emoi dans le landerneau bruxellois et la rumeur court qu’à ce moment-là la Chancelière allemande et le Président Français de l’époque ont demandé la permission au Président américain de renverser le premier ministre Italien. Ce qui fut fait, et monsieur Berlusconi fut remplacé par un haut fonctionnaire Européen Mario Monti, une espèce de Kisling local, qui s’empressa de faire bruler tous les billets et de détruire les machines. Il faudra attendre 2018 pour que l’Italie se dote d’un gouvernement qui n’ait pas été nommé par Bruxelles.
  • Passons aux élections américaines. Un homme qui ne faisait pas partie des Oints du Seigneur à la surprise générale l’emporte aux élections. Immédiatement, un procureur spécial est nommé pour empêcher monsieur Trump de gouverner. Deux ans après, ce procureur spécial n’a rien trouvé et nous attendons toujours son rapport. Mais nous savons de source sure que et l’administration Obama, le clan Clinton et les chefs du FBI, de la CIA et du ministère de la Justice aux USA sont gravement compromis dans des manœuvres sordides pour essayer de délégitimiser celui que les américains ont choisi. Maintenant que nous avons un nouveau ministre de la Justice aux USA, on peut peut-être espérer que les dossiers vont enfin sortir (voir mes anciens articles sur le sujet).
  • Venons-en enfin au Brexit. Le peuple anglais décide de quitter les institutions européennes de façon fort démocratique au travers d’un referendum. Curieusement, les conservateurs au pouvoir et au Parlement (qui voulaient majoritairement rester en Europe), nomment un premier ministre qui était partisan elle aussi de rester en Europe. Et les difficultés commencèrent à s’accumuler presque immédiatement. Comme une majorité des députés aux communes sont officiellement partisans de rester en Europe, nous arrivons à une situation tout à fait britannique : le plan du premier ministre est inacceptable mais une sortie sans accord avec le reste de l’Europe est également inacceptable, alors même qu’il ne reste plus de temps pour négocier. Comprenne qui pourra…

Le lecteur assidu de romans policiers qui écrit ces lignes remarque qu’il y a là comme une « méthode » qui indique au fin limier qu’il est que le même groupe doit être à l’œuvre pour perpétuer tous ces crimes.

Je vais maintenant révéler aux lecteurs, que j’espère admiratifs, la méthode qui est utilisée à chaque fois pour empêcher le peuple d’arriver à ses fins quand une majorité cherche à revenir à la démocratie.

Une campagne électorale a lieu dans un pays ou dans un autre et le peuple commence à s’agiter sous l’influence mauvaise de ceux qu’il est de bon ton d’appeler populistes sans doute parce qu’ils aiment le peuple et sont aimés de lui.

Devant la gravité de la situation trois forces se lèvent immédiatement pour rappeler le peuple a son devoir.

La première force ce sont bien sur les media.

Leur premier travail est de susciter une sainte trouille chez le bourgeois en expliquant que le niveau de vie du pauvre bourgeois va baisser très fortement si on laisse faire les populistes. L’économie Britannique devait s’écrouler si les électeurs choisissaient de sortir de l’Europe et la bourse de New-York s’effondrer si monsieur Trump était élu. On a vu les résultats. Le taux d’emploi est à un plus haut historique en Grande-Bretagne et la bourse de NY est montée très fortement depuis l’élection du Donald. Leur deuxième obligation est de raconter des horreurs sur les leaders populistes qui émergent (racismes et antisémitisme font en général l’affaire), en partant du principe qu’il leur faudra vingt ans pour se laver d’une accusation fausse. (C’est ce qui vient d’arriver à Renaud Camus, accusé de racisme par un plumitif il y a vingt ans et blanchi aujourd’hui). Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose et une condamnation en diffamation ne coute pas chère et peut rapporter gros en termes de carrière.

 

La deuxième est représentée par les hommes de Davos et autres Oints du Seigneur sévissant dans les milieux politiques qui font savoir que toutes les grasses prébendes distribuées par la classe politique et qui permettent de vivre sans travailler risquent d’être transférées à quelqu’un d’autre si les populistes gagnent. Nous vivons dans un superbe capitalisme de connivence et il est nécessaire de convaincre tous ceux qui en bénéficient de voter comme il se doit, faute de quoi leurs rentes pourraient disparaitre. L’union sacrée de tous les profiteurs indus qui ont peur de perdre leurs rentes injustifiées se met en ordre sous le beau nom d’Union Républicaine par exemple, avec l’aide des médias bien sûr.

 

Et la troisième, aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est la Justice qui se met à chercher fébrilement les casseroles des populistes en laissant avec soin de côté les marmites des Hommes de Davos ou autres Oints du Seigneur. Et tout ce que la Justice trouve ou cherche est immédiatement transféré aux médias pour permettre aux ODS de flinguer tranquillement les populistes en faisant état de la grande vertu de leur candidat à eux. Chacun aura reconnu ici le scenario du limogeage de Berlusconi, de la mise à mort de Fillon ou de la nomination du procureur spécial aux USA qui aurait dû débarrasser les ODS américains du Président Trump. Hélas, l’animal est résistant et est toujours là et c’est là l’un de leurs rares ratés. Ce qui explique pourquoi la plupart des journalistes ont la bave aux lèvres quand on leur parle de Trump. En fait, ils sont morts de peur.

Résumons.

Le peuple soutient quelque chose qui déplait fortement aux élites.

Une alliance sacrée se noue immédiatement entre les forces antipopulaires qui bénéficient massivement de l’organisation actuelle, et ce sont bien sur les media, la classe administrativo-politique et la Justice (ce que l’on appelait dans ma jeunesse les forces de la réaction) pour déconsidérer les leaders du mouvement d’opposition aux yeux des électeurs, freiner la mise en œuvre de ce pourquoi ils ont voté ou qu’ils soutiennent et si possible mettre en prison ou au pire en examen les participants au mouvement.

On voit fort bien la façon dont cette alliance sacrée s’est remise en place instantanément contre les gilets jaunes. Pas besoin d’instruction, tout le monde connait son texte…

Venons-en à la situation française actuelle, qui est de loin la plus inquiétante en Europe.

La campagne de la République en marche a été organisée en prenant exemple sur le mouvement 5 Stars en Italie et le coup de poker a marché. Le coup de génie de ceux qui ont porté monsieur Macron au pouvoir a en effet été de capitaliser sur ce désir d’être entendu d’une majorité de la population pour maintenir en place la structure de pouvoir mentionnée plus haut, un peu comme de Gaulle avec son « Je vous ai compris ».

Et donc, LREM occupe le terrain qui aurait dû être occupé par des forces représentant vraiment ceux que j’appelle les hommes des arbres, c’est dire les français qui veulent vivre en France. Or les pauvres ont voté en fait pour les hommes des bateaux, les partisans de la globalisation c’est-à-dire pour ceux qui les gouvernent depuis quarante ans.

Et du coup, les hommes des arbres se retrouvent sans personne pour les représenter politiquement alors qu’ils sont majoritaires en France et voila qui est extrêmement dangereux…

Et bien évidemment, le « coup de génie » qui a permis ce coup de bonneteau est en train de se retourner contre ceux qui ont organisé ce qu’il faut bien appeler la plus grande fraude électorale de l’histoire de la République.

Nous sommes de fait de plus en plus dans une situation où le pouvoir en place est perçu comme illégitime quand bien même il serait légal et sans qu’il existe une porte de sortie électorale pour que légitimité et légalité se fondent à nouveau en une seule réalité, ce qui devrait être le cas dans une démocratie.

Historiquement, cette rupture entre légalité et légitimité a toujours été une combinaison extraordinairement dangereuse.

En France aujourd’hui, le pouvoir est légal et utilise le monopole de la violence dont il dispose pour se maintenir. Mais cette violence est perçue comme illégitime par une part de plus en plus grande de la population, ce qui va amener une montée aux extrêmes à la Clausewitz, les plus radicaux des mouvements non entendus et non représentés, se tournant in fine vers le terrorisme. Logiquement, il faudrait voter à nouveau…ou autoriser le referendum d’initiative populaire. Mais les parvenus qui nous gouvernent ne songent pas au bien du peuple, mais cherchent simplement à l’enfumer.

Comme je ne cesse de le dire, et depuis bien longtemps, nous rentrons dans des temps dangereux, tout simplement parce que nous ne sommes plus ni en démocratie ni dans une économie de marché .

 

 


Le grand retour de la pensée magique.

La base de notre civilisation, c’est la discussion Socratique qui a un modus operandi assez simple.

  • D’abord on essaye de rassembler les faits et d’établir un diagnostic de la situation dont on veut discuter.
  • Ces faits établis (non sans mal), on passe à l’étape suivante qui est de les mettre dans un ordre approprié pour savoir ce qui est cause et ce qui est conséquence, et on s’engueule ànouveau
  • Mais à aucun moment on ne doit empêcher la partie adverse de présenter ses faits, ni de développer les conséquences qu’il en tire.
  • Car tout le monde sait que la Vérité est inatteignable, mais que l’on peut s’en rapprocher au travers d’une robuste discussion entre gens de bonne compagnie.
  • Et pour cela, il est de bon ton de ne pas faire entrer des notions de morale, de bien ou de mal dans la discussion dans la mesure ou cette introduction n’est en général qu’une excuse pour cesser de discuter : on ne discute pas avec un salaud … et pourquoi ? c’est surtout avec eux qu’il faut discuter car plus leurs théories débiles sont exposées au grand jour, plus elles se démonétisent.

Pendant toute ma jeunesse, tant que le Marxisme restait « l’horizon indépassable de la pensée humaine », comme le disait Sartre, personne ne voulait discuter avec moi parce que j’étais un ignare qui ne comprenait rien au déroulement inéluctable de l’Histoire.

Du coup, je me suis mis à discuter avec les marchés financiers et ça m’a plutôt réussi tant ils n’ont pas d’états d’âme. Ils montent, ou ils baissent et ce n’est ni bien ni mal. C’est….

A moi de comprendre pourquoi

Quand le mur de Berlin est tombé, je me suis dit : ‘ « chouette, on va pouvoir discuter à nouveau »

Quelle erreur !

Mes anciens adversaires (adeptes du socialisme scientifique) ont mis au placard leurs blouses blanches de soi-disant scientifiques), pour endosser des robes de grands-prêtres et dire non pas la Vérité, mais le bien et le mal.

Et surprise, surprise, ils ne veulent toujours pas discuter avec moi et cette fois ci la raison est différente : les faits (la matière première de la discussion) n’existent pas, il n’existe que des sensations et la science n’est qu’une série d’artifices introduits par l’homme blanc pour empêcher les préférences des autres (non blancs, femmes) de voir le jour car il n’existe que des préjugés personnels. Ce qui nous ramène à deux mille ans en arrière.

Voilà une façon de penser tout à fait imbécile, car si ni les faits ni la science n’existent, alors on ne voit pas très bien pourquoi l’on devrait discuter. Des gouts et des couleurs, on ne discute pas, disait la sagesse populaire.

Et c’est dans le fond ce qu’ils veulent : empêcher la liberté de penser individuelle pour revenir à la prééminence de la tribu : est VRAI ce que croit le plus grand nombre, ce qui revient à dire que ce mouvement a une caractéristique essentielle : il est dans son essence opposé au Christianisme et au Judaïsme qui tous deux ont comme objectif premier de comprendre la Création.

Et voilà qui explique le grand retour de l’antisémitisme.

Prenons la distinction homme femme qui amène à des débats sans fin sur comment assurer la justice entre les deux, et bâtir une société où la liberté règne dans les choix que chacun ou chacune est amené à faire librement.

Cela n’a plus aucun intérêt me dit-on, puisque le fait d’être un homme ou une femme n’a rien à voir avec la biologie et tout à voir avec la psychologie.

Est homme l’individu qui se sent homme, est femme la personne qui se veut femme…

Et du coup, il ne peut plus y avoir de discussion tant il ne peut y avoir d’accord sur les faits.

Un exemple

Tout ceux qui se sont intéressés au Tennis à un moment ou un autre, ont en tête quelques joueurs mythiques du style McEnroe ou Federer. Et quand l’on parle du tennis féminin, l’un des noms qui vient à l’esprit est celui de Martina Navratilova, la joueuse qui doit avoir le record des victoires à Wimbledon.

Martina, qui fit très tôt son « coming out » d’homo sexuelle féminine, s’est consacrée à promouvoir l’égalité des hommes et des femmes dans les compétitions en ce qui concerne les prix, les heures de diffusion, la publicité etc… et c’était très bien.

Mais la pauvre vient de se faire rattraper par la patrouille et a dû démissionner de nombre de sociétés d’entre-aide qu’elle avait créé pour anti féminisme ce qui est pour le moins curieux.

Voici l’histoire.

Dans certaines universités américaines sévit une théorie selon laquelle le sexe ne serait pas une notion biologique mais culturelle.

Cette théorie n’a AUCUNE valeur scientifique, mais voilà qui n’émeut guère des esprits religieux pour lesquels la Science est une création de l’homme blanc et n’a pas de valeur intrinsèque.

En quelque sorte, on ne nait pas homme ou femme, on le devient, et c’est la pression sociale qui vous force à choisir.

Et donc un nouveau phénomène est en train de naitre et se développe de façon foudroyante aux USA : toute une série de garçons gentiment doués pour le sport mais sans plus, découvrent que dans le fond ils sont des femmes et exigent de concourir dans les compétitions, non plus avec d’autres garçons, mais avec des vraies filles (Je ne sais pas si j’ai le droit d’écrire cela. Je vais probablement encore une fois être traité de tous les noms d’oiseaux par la police de la pensée, mais je ne sais pas comment qualifier les femmes qui se sont toujours reconnues femmes et qui peuvent porter des enfants…).

Et la pauvre Martina qui s’est élevée avec force contre ce qu’elle considère être de la tricherie s’est du coup fait virer de toutes les organisations qu’elle avait porté sur les fonts baptismaux pour insensibilité crasse et anti féminisme, tout simplement parce qu’elle est contre la présence d’hommes déguisés en femmes dans les compétitions sportives…

Donc être antiféministe aujourd’hui c’est soutenir que les hommes et les femmes sont biologiquement différents, c’est-à-dire défendre une vérité scientifique. Les seules vraies femmes seraient des hommes…

Et l’on ne peut pas avoir une discussion socratique avec quelqu’un qui refuse la preuve par la science dans le débat et qui vous dit que vous êtes un salaud parce que vous n’avez aucune considération pour les hommes qui auraient aimé être femmes, ce qui n’est pas le sujet.

Et Marina n’arrange pas son cas en disant que la meilleure des femmes, en tennis, se ferait battre à plate couture par le centième homme…car c’est vrai.

Et ici, je peux raconter une petite histoire personnelle.  Dans ma jeunesse, j’étais un joueur de tennis décent « classé a 0 pour ceux à qui cela dit quelque chose ».

A Toulouse l’un de mes partenaires avait épousé la numéro un Suisse de l’époque qui était quelque chose comme dixième mondiale et je m’entrainais de temps en temps avec elle.

Elle jouait beaucoup mieux que moi, mais je la battais en général 6/3 6/3 simplement parce que j’étais plus rapide et plus costaud, tout en étant moins doué.

Et donc, dans le monde d’aujourd’hui et aux USA en tout cas, tout ce que j’aurais à faire si j’avais cinquante ans de moins, serait de déclarer que dans le fonds j’avais toujours voulu être une femme, et hop, en route pour les tournois du grand schlem.

A la place d’aller batailler contre un pyrénéen velu et infatigable devant un maigre public au tournoi de Bagnères de Bigorre ou de Bayonne, ce qui était mon lot à la fin de chaque semaine (pour la petite histoire, les pires sont les basques qui ont joué à la pelote… Jamais vu des gars courir autant), je voyagerai en première de capitale en capitale, ma seule inquiétude étant de ne pas tomber contre un des pyrénéens velus mentionnés plus haut qui lui aussi aurait découvert son côté féminin. .

Et cette épidémie se répand à toute allure.

Par exemple : Vous êtes un homme et vous venez d’être condamné à vingt ans de prison, ce qui risque d’être délicat si vous êtes plutôt mignon.

Qu’à cela ne tienne.

Vous déclarez au juge que vous vous êtes toujours senti une femme et que votre droit constitutionnel est d’être enfermé dans une prison pour femme, où la vie sera sans doute beaucoup plus douce que dans une prison pour homme, surtout si vous avez un joli minois.

Et donc, dans le monde moderne dans lequel nous entrons, le sexe n’est en rien une réalité biologique mais un acte volontaire, vous êtes une femme ou un homme parce que vous avez décidé de l’être.

Et les femmes ‘’ normales « dans tout ça ?

Eh bien, elles se font ratatiner dans toutes les courses d’athlétisme, dans les tournois de lutte gréco romaine, de tennis, de basket par des hommes biologiques mais qui se « sentent » femmes … Et c’est réellement en train de se passer aux USA.

Un léger problème cependant se dessine à l’horizon : aux Jeux Olympiques et aux championnats mondiaux de la plupart des sports, il est d’usage de faire passer des tests biologiques à toutes les concurrentes pour savoir si certaines d’entre elles ne seraient pas des hommes.

Si c’est le cas, les athlètes en question sont éliminés(e)s ?

Oui, mais si les JO ont lieu aux USA, on peut s’attendre à de multiples procès sans fin, les règlements olympiques étant non conformes aux nouvelles lois américaines.

La suite logique de cette imbécillité est que les tournois féminins vont disparaitre et que l’on se retrouvera avec des tournois ou tout le monde peut concourir sans distinction de sexe.

Et donc le sport féminin disparaitra…  

Et je reste stupéfait, en me demandant : mais où sont les féministes ?

La situation est bien pire qu’à la grande époque du Marxisme qui au moins se voulait scientifique … Là, rien de tel, vous êtes ce que croyez être.

Et donc, je ne me bats plus contre une erreur, telle que le Marxisme mais contre la bêtise au front de taureau ancrée dans une pensée magique.

Et je ne peux m’empêcher de penser que les asiles de fous sont plein de gens qui se prennent pour Napoléon et que ce n’est pas pour ça qu’on va les consacrer Empereur à Notre-Dame…

Et tout cela est organisé par ceux-là même qui en 1968 hurlaient dans les rues qu’il était interdit d’interdire et que sous les pavés, il y avait la plage.

Et maintenant, les mêmes organisent Paris plage et forcent au silence ceux qui ne pensent pas comme eux ou plutôt qui pensent par eux-mêmes. Aujourd’hui, ouvrir une discussion sur un sujet qui n’a pas été accepté par le camp du bien, c’est vous retrouver dans le camp du mal puisque leur pensée est uniquement morale, c’est-à-dire de nature religieuse. Ils font partie d’une Église et entendent imposer leur catéchisme, faute de quoi je serai brulé.

  • Vous voulez parler de l’Islam, vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler des lois mémorielles : vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler de la PPA, vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler de l’immigration, vous êtes un salaud et un raciste.
  • Quoi que vous introduisiez comme sujet, vous êtes un salaud et un raciste.

La réalité est donc que notre monde est tombé sous la coupe d’une secte de nature religieuse, haineuse, intolérante et surtout sans culture ni intelligence ni humour. Et les sectes n’ont jamais brillé par leur capacité à se remettre en cause.

Ce qui m’amène à la question essentielle : Comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?

La réponse est simple :  En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.

Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.

Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.

Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.

 

 


Retour en terre de connaissance, l’Euro un transfert de richesse du Sud vers le Nord

Le lecteur averti aura peut-être vu passer dans son journal une information stupéfiante : d’après un Institut économique Allemand, en vingt ans, la mise en place de l’euro aurait couté à chaque français environ 55.000 Euros et à chaque Italien plus de 70 000 Euros, soit un débours par mois de 230 Euros pour le français et de 300 Euros pour l’Italien mais aurait rapporté plus de 20.000 Euros à chaque allemand.

 

Et bien sûr, ce qui est stupéfiant n’est pas le chiffre mais le fait qu’une telle information soit publiée. Malheureusement, il apparait que ce calcul a été fait en utilisant des méthodes économétriques un peu farfelues que je ne veux pas décrire ici tant elles me rappellent de mauvais souvenirs : on met dans l’ordinateur des données qui n’ont rien avoir avec la réalité, on fait tourner et on sort des résultats précis et qui ne veulent rien dire.

 

Mais, en revanche, l’idée est intéressante : comme « un repas gratuit, ça n’existe pas » (Milton Friedman) », il me parait judicieux d’essayer de mesurer ce que l’arrivée de l’Euro a couté à la France et à l’Italie et combien elle a rapporté aux pays du Nord de l’Europe.

 

Voici comment je vais procéder.

L’OCDE me fournit une statistique tous les trimestres qui représente pour chaque pays dans le monde le PIB par tête et ce depuis 1960.

La difficulté est que l’Allemagne s’est réunifiée au début des années 90, ce qui interdit toute continuité dans les statistiques.

Et donc, je remplace l’Allemagne par les Pays-Bas dans la mesure où les Bataves sont des Allemands qui se prennent pour des Anglais, comme le dit toujours l’un de mes amis Néerlandais.

Ce PIB par tête avait une tendance structurelle à la hausse très stable de 1960 a 2000.

 

Si j’admets que le passage de taux de changes flottants aux taux de changes fixes en 2000 a été un élément nouveau, je peux calculer la tendance à la hausse de ce PIB par habitant pour chaque pays (droite des moindres carrés pour les spécialistes) de 1960 à 2000…

 

En prolongeant cette droite jusqu’à 2019, j’ai une assez bonne idée de là où les PIB par tête auraient dû être (pointillés) par rapport à là où ils sont (ligne pleine).

Par exemple, pour la France, le Pib par tête devrait être de 37.742 euros et il est effectivement de 33.531 euros.

Je vois aussi les dates ou le PIB par tête a commencé à s’écarter de sa tendance historique, soit à la hausse en 1998 pour les Pays-Bas, soit à la baisse en 2003 pour l’Italie et en 2007 pour la France.

 

Commençons par une remarque simple : les taux de croissance structurels étaient exactement les mêmes entre les 3 pays de 1960 à 2000 (les 3 lignes pointillées sont exactement parallèles.) Mais cette parfaite convergence se brise à partir de l’an 2000.

Les concepteurs de l’euro ont donc brisé quelque chose qui marchait très bien pour le remplacer par quelque chose qui ne marche pas du tout.

Et l’on voit apparaitre la conséquence de ce changement en regardant le premier graphique :  A la fin de 2018, le PIB par habitant Batave est d’environ 1100 Euros par habitant supérieur à ce qu’il aurait dû être, le PIB français est d’un peu plus de 4000 euros inferieur à ce qu’il aurait dû être tandis que le PIB Italien lui est inférieur à sa tendance de plus de 9000 Euros.

 

Et le gain ou la perte totale par habitant depuis l’arrivée de l’euro c’est simplement surface entre la ligne pointillée et la ligne pleine depuis l’an 2000, qui se montent à peu près + 20.000 e pour les Pays Bas, -55000 euros pour la France et- 75000 euros pour l’Italie.

 

Il est amusant de constater que les chiffres sont similaires aux chiffres de l’étude allemande, alors même que la méthode de calcul est complètement différente.

En fait, ces chiffres confirment donc parfaitement ce que j’annonçais comme inéluctable dans mon premier livre « des Lions menés par des ânes » paru en 2003. Apparemment, les allemands et les hollandais ont donc été les grands gagnants de l’euro, ce qui ne surprendra que ceux qui n’ont lu ni mon livre, ni les dizaines d’article que j’ai consacré à ce destructeur d’Europe que fût et que reste la monnaie commune.

Et bien entendu, RIEN n’est réglé, bien au contraire.

A la prochaine récession européenne, les dégâts vont  être beaucoup plus sévères pour les sociétés françaises ou italiennes que pour les sociétés hollandaises ou allemandes  et pour une simple raison : comme les sociétés françaises ou Italiennes ont été beaucoup moins rentables que les sociétés allemandes depuis deux décennies (à cause de l’euro), elles ont donc beaucoup moins de réserves en fonds propres et sauteront beaucoup plus vite à la prochaine récession, qui d’ailleurs a peut-être déjà commencé.

Voila qui explique pourquoi d’horribles populistes sont au pouvoir en Italie et pourquoi la classe dirigeante française encore au pouvoir chez nous (mais pour combien de temps… ?) se terre dans les palais nationaux sous la protection de sa maréchaussée, en espérant que le jaune va cesser d’être à la mode cet été pour qu’ils puissent aller retrouver leurs copains de Davos à Saint-Tropez et dire du mal des pauvres, ce qui reste leur sport favori.

Et donc l’euro a été un désastre pour l’Europe du Sud et il est assez aisé dans le fond de MESURER la perte sèche enregistrée par l’Italie ou la France.

Mais le plus extraordinaire a été que, comme ces deux économies ralentissaient fortement (à cause de l’euro), les rentrées fiscales baissaient et du coup Bruxelles exigeait que ces deux pays augmentent leurs impôts, ce qui faisait plonger encore plus leurs économies, et ainsi de suite.

Seuls des Inspecteurs des Finances Français ont pu créer un système aussi idiot.

Mais je voudrais attirer l’attention du lecteur sur un deuxième point, qui est le temps qu’il a fallu pour que tout un chacun se rende compte des dégâts que l’euro occasionnait et pour cela je vais utiliser trois indices boursiers.

  • Le premier représente les pays européens ne faisant pas partie de la zone euro, tels la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège, la Suisse, la Pologne etc…
  • Le deuxième couvre les valeurs cotées dans n’importe quel pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne.
  • Et le troisième représente l’évolution du cours des banques européennes.

L’idée est simple : Si mon analyse est correcte les sociétés opérant dans un pays en Europe mais pas dans la zone euro devraient avoir une rentabilité supérieure à celles opérant dans la zone euro, si j’exclue l’Allemagne qui a été le grand bénéficiaire de la zone euro. Et du coup, leurs performances boursières devraient être meilleures que celles opérant dans la zone euro.

Et les valeurs bancaires, comme a l’habitude me serviront de canaris dans la mine puisque leurs cours plongeront BIEN AVANT que le public ne se rende compte qu’il y a un loup.

Vérifions.

 

De 2000 à 2007, calme plat.  Les banques commencent à se casser la figure dès le début de 2008, bien avant le déclenchement de la crise aux USA. Premier mauvais signe…

Arrive la grande crise de 2008-2009. Les valeurs bancaires baissent beaucoup plus que le reste.  Deuxième mauvais signe.

De 2010 à 2012, les banques européennes s’effondrent à nouveau… Arrivent les crise Grecque, Espagnole et Italienne et la zone euro sous performe massivement l’Europe ex Euro.

La réalité apparait alors : l’euro est un désastre. Alerte à bord, tous aux canots de sauvetage.

J’ai cru alors que nous allions être débarrassés du monstre. Que nenni ! Les eurocrates en 2012 avec monsieur Draghi aux commandes doublent la mise, violent tous les traités et décident de sacrifier le Sud plutôt que de reconnaitre qu’ils avaient eu tort, de demander pardon et de disparaitre.

Bien sûr, ils échouent et les banques, depuis le début de 2018, se cassent à nouveau la figure tandis que la zone euro sous-performe à nouveau l’Europe ex Euro… Car depuis 2012, la situation s’est encore fortement détériorée… l’Allemagne  

elle-même semble plonger.

Si l’indice des banques passe en dessous de 25, alors là il faudra aller tous aux abris

Et donc, 7 ans après la grande crise, nous avons toujours un système monétaire complétement dysfonctionnel, aucune solution n’est en vue et tout va continuer à se dégrader, jusqu’à ce que nous ayons une crise abominable et tout cela parce que le parti de l’étranger a une fois de plus décidé de trahir…

J’enrage.

 

 

 

 


Réflexions sur un assassinat médiatique.

Chers amis lecteurs,

 

  Je ne crois pas vous avoir jamais demandé de rediffuser autant que vous le pouviez l’un de mes articles.  C’est ce que je vous demande aujourd’hui.

Charles Gave

 

Réflexions sur un assassinat médiatique.

Ma fille Emmanuelle, avec qui je travaille depuis que nous avons décidés de créer l’Institut des Libertés, a un esprit très vif, la repartie facile (de qui peut-elle tenir cela?) et aime bien aller badiner sur les réseaux sociaux. Il y a quelques mois, elle répond à un post sur Twitter qui titrait « Il y a trop de blancs dans l’intelligence artificielle ». Aussi sec, elle réplique que d’ailleurs, à ce compte là «”il y a trop de noirs en finale du 100 mètres olympiqueet on fait quoi ? ».

Des années auparavant, ayant besoin d’une nounou pour ses deux petites filles, comme elle était mère célibataire, elle embauche une jeune algérienne qui portait juste un petit voile sur les cheveux. Une fois embauchée, la jeune algérienne en question se couvre de voiles de la tête au pied, ce qui n’est guère pratique pour aller chercher des enfants à l’école, faire des démarches administratives ou même jouer au square avec les petites… Et Emmanuelle d’écrire philosophiquement sur sa page Facebook dans une conversation entre mères de famille s’interrogeant sur les modes de garde appropriés « qu’il est impossible d’employer une musulmane et que les Philippines sont beaucoup mieux ».

Tout cela n’a guère d’importance, chacun en conviendra.

Si ce n’est qu’Emmanuelle devient candidate sur la liste des amoureux de la France, ce qui n’était pas très passionnant et n’intéressait personne.

Mais voilà que la maladroite commence à avoir du succès.

On la réclame sur les plateaux de TV, les gens viennent en nombre dans ses réunions publiques, ses passages télévisés sont repris par des milliers ou des dizaines de milliers d’individus, son compte twitter passe à 8000 en peu de temps… ce qui a dû inquiéter le Ministère de la Vérité qui déclencha immédiatement l’action de son bras armé, la Police de la Pensée. (Voir l’encadré à la fin de cet article sur George Orwell)

Et là il me faut raconter une histoire familiale. Dans les années 40, ma mère, dans le Nord de la Syrie avait recueilli un petit faucon tombé du nid et l’élevait tranquillement. Un jour elle le met dehors sur un perchoir. S’ensuit un raffut monstre. Elle ressort précipitamment pour constater que des centaines d’étourneaux piquaient sur le petit faucon pour essayer de le tuer. A mon avis c’est ce qui est en train d’arriver à Emmanuelle.

Et subitement, des tas de journaux commencent à s’intéresser à la famille Gave en général et à Emmanuelle en particulier et découvrent que nous égorgeons un chaton chaque matin et avons été dans le passé de diligents supplétifs de crimes contre l’humanité.

La technique est toujours la même : un premier journal affirme qu’Emmanuelle a écrit qu’il y avait “trop de noirs en finale des jeux olympiques”, ce qui semble indiquer que le racisme rode.

Un second journal, le lendemain ( je ne vois pas comment ce journal  aurait eu le temps de faire des recherches sur des textes de Facebook vieux de quelques années en 24 h… je suppose donc que l’information a été fournie par des gens bien disposés au ministère de la Vérité ou ailleurs) explique qu’Emmanuelle Gave a écrit que « les musulmanes étaient vraiment inemployables. »

Et une télévision le soir annonce en boucle que monsieur Dupont-Aignan s’entoure de candidats racistes ou machistes puisque le père de la candidate a dit dans une émission de télévision qu’il regrettait le temps ou les hommes pouvaient mettre la main aux fesses des femmes (pour ceux qui veulent rire, c’était la dernière minute d’un programme de 35 minutes sur planète 360 qui a été repris 750.000 fois intitulé « Allons-nous vers une guerre civile ? » ), tout cela repris par une radio sérieuse du style France culture en temps utiles.

Et du coup, monsieur Dupont-Aignan, qui a, comme on le dit au Rugby, a des « épaules de serpent » alors que je le croyais courageux, vire Emmanuelle de sa liste. Je ne commenterais pas plus avant cette séparation par souci d’élégance que j’aurai souhaité réciproque.   

Par ailleurs et que cela soit clair de ce jour, ma fille et moi même ne serons pas sur les listes des Amoureux de la France ou tout autre parti que Monsieur Nicolas Dupont-Aignan choisirait de porter. Nous n’aurons aucun contact financier, structurel ou humain  de prés ou de loin une fois les remboursements nécessaires effectués.

 

Et ni moi ni ma fille ne pouvons rien dire puisque tout cela est vrai dans la lettre et complètement faux dans l’esprit. Et c’est là où je me souviens de la phrase de Richelieu :

« Avec deux lignes d’écriture d’un homme, on peut faire le procès du plus innocent ».

Quand bien même porterions nous plainte, il, faudrait au moins deux ans pour qu’un jugement soit rendu et étant Chrétiens, libéraux, et conservateurs, il est à peu près certain que tout juge sorti de l’école de la magistrature nous condamnerait à coup sûr. Mais nous allons quand même le faire.

Mission accomplie donc, bravo messieurs, une personne valeureuse de plus écartée du jeu politique, la France ne s’en portera que de mieux en mieux.

Le modus operandi est en fait toujours le même :

 

  1. Si une personne de droite a du talent et un message autre, instruction est donnée (par qui ?)  de tout faire pour la maintenir dans l’obscurité.
  2. Si par hasard elle perce, deux solutions s’offrent : soit on tourne cette personne en ridicule, soit on l’accuse de racisme, de pédophilie, d’antisémitisme, de pro américanisme ou pire encore de sionisme ou à défaut d‘antisémitisme. Le but est que l’individu en question devienne inaudible ou plutôt que l’on puisse justifier de ne JAMAIS l’inviter : ses idées seront irrecevables puisque la personne est raciste et qu’il n’y a pas de fumée sans feu etc.
  3. Dans tous les cas de figure, les représentants de la Droite classique se couchent avec une célérité remarquable, les plus ambitieux allant jusqu’à charger autant qu’ils le peuvent le pauvre bouc émissaire.
  4. Le but final est de forcer la personne à répéter en même temps que tout le monde « Dieu est grand et Macron est son prophète», auquel cas on lui donnera quelques miettes et elle sera admise à psalmodier avec les autres.
  5. En cas de refus, il conviendra de renvoyer ladite personne dans une obscurité dont elle n’aurait jamais dû sortir en utilisant la règle immémoriale : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

 

Le scénario a été appliqué depuis 10 jours avec énormément de professionnalisme à la famille Gave qui en a pris plein la tête pour pas un rond et qui se demande encore ce qui lui est tombé dessus.

 

Le lecteur va se demander ce que nous allons faire après cet assassinat médiatique et j’ai presque envie de dire avec Rabelais que “nous allons roter, péter un coup” et passer à autre chose tant cela nous importe peu. Se faire traiter de raciste par de la valetaille Mitterrandienne lors d’une émission de télévision honore un homme ou une femme beaucoup plus que de recevoir la légion d’honneur ou de faire partie de l’Académie Française.

Mais une chose doit être claire : nous sommes entrés en politique Emmanuelle et moi, avec l’enthousiasme de bœufs que l’on mène à l’abattoir. Nous l’avons fait parce que nous voulions essayer de « servir » notre pays, comme on disait autrefois, ce qui est insupportable aux gens qui veulent SE servir, comme chacun a pu le constater depuis des années.

Et les lignes précédentes ne veulent en aucun cas dire que nous ne retournerons pas à l’abattoir. Nous avions juste mal choisi notre bouvier.   “Tout le monde peut se tromper,” comme disait le hérisson en descendant de la brosse à cheveux et c’est ce qui est en train de nous arriver.

Mais, que les lecteurs le sachent, notre volonté de combattre est intacte et même renforcée. S’il faut sortir de la tranchée, nous sortirons à nouveau…

Assez de jérémiades sur les malheurs de la famille Gave, passons aux choses sérieuses et plutôt que de se plaindre ou de rechercher des coupables en regardant vers le bas, essayons de faire progresser notre réflexion vers le haut et de réfléchir à ce que cette nouvelle insignifiante d’un assassinat médiatique de gens que personne ne connait veut dire pour notre pays.

 

Et ici je voudrais faire une remarque : les hommes de Davos qui gouvernent en France aiment à décrire de pays comme la Pologne ou la Hongrie comme des « démocraties illibérales » et par là ils veulent dire que ces pays ne respecteraient pas le Droit Européen (illibérales donc). Mais par contre ils respectent la volonté de leurs peuples puisqu’ils gagnent les élections (démocraties donc).

La question est donc : si ces premiers pays sont des « démocraties illiberales », comment allons-nous appeler des pays qui ne respectent pas la volonté de leurs peuples mais qui respectent un droit établi en dehors du pays par des personnes non-élues ?

Je propose qu’on les appelle des « technocraties coloniales » puisque le pouvoir de Bruxelles est aujourd’hui supérieur à celui de Paris sur bien des sujets régaliens (monnaie, budget, frontières, règlementation du commerce internationale…) et que ce genre de système existait autrefois entre la France et ses colonies. Et c’est bien entendu un tel régime qui sévit en France.

Dans une colonie, le résident général, les media officiels, les élites locales vendus au pouvoir colonisateur mènent des vies très agréables, mais le peuple beaucoup moins.

Et quand le peuple se révolte, il est de bon ton de le faire tabasser durement puisqu’après tout « ces gens-là ne respectent que la force ».

Et quant à se faire protéger par le Droit, il n’en est pas question puisque juges et procureurs sont aux ordres du pouvoir colonial et que le Droit ne s’applique qu’aux colonisateurs, jamais aux colonisés.

Et cette description s’applique parfaitement à la France d’aujourd’hui et pour ceux qui en douteraient je recommande aux lecteurs de lire les articles de Maître Régis de Castelnau sur son site « vue de Droit » ou il décrit en détail les violences policières ainsi que les mesures attentatoires aux libertés individuelles prises par des juges contre les Gilets Jaunes.

Et n’oublions pas les vingt coups de téléphone donnés par le premier ministre à différentes juridictions pour recommander la plus grande sévérité aux juges contre les prévenus de couleur canari (autrefois, ils étaient marrons ou noirs, mais l’idée reste la même). Merveilleux exemple de séparation des pouvoirs qui aurait fait l’admiration de Montesquieu, je n’en doute pas.

Et cerise sur le gâteau, nous avons appris depuis peu que dans la résidence du potentat local, curieusement appelée « En même temps », des choses extraordinaires se sont passées tant les nouveaux résidents avaient l’air pressés de s’enrichir le plus vite possible, mais que là encore la Justice ne passerait pas puisque la question ne sera pas posée

Et comme les media sont à la solde de la métropole et que la concurrence y est dure pour être distingué par le sommet, chacun y rivalise de servilité pour étouffer toute voix dissidente car comme le disait Richelieu (encore lui) « les grands incendies commencent toujours par une petite étincelle… » Faire taire les Gave, c’était peut-être empêcher l’étincelle…

Mais des étincelles, il y en aura d’autres…beaucoup d’autres.

 

 

 

Addendum: Relire 1984 de George Orwell

La situation en France et un peu partout dans le monde ressemble de plus en plus à celle qui est décrite dans le grand roman de George Orwell, 1984.

Big Brother règne sur un monde asservi ou tout le monde doit parler dans la novlangue. Dans la novlangue, les mots ont un sens qui est le contraire de celui qui est communément admis, paix veut dire guerre, liberté veut dire esclavage, amour veut dire haine, chance pour la France veut dire immigration et ainsi de suite. Chacun doit parler en novlangue et celui qui parle différemment est impitoyablement poursuivi par le Ministère de la Vérité, disposant d’une Police de la Pensée particulièrement efficace.

Les contrevenants doivent subir des périodes de rééducation particulièrement pénibles dans des camps spécialisés.

Nous y sommes.


“Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde.” (Albert Camus)

Chers amis lecteurs de l’IDL

Le gouvernement a entrepris de lancer une grande campagne contre l’antisémitisme, à laquelle l’IDL, fidèle à ses valeurs, a décidé de se joindre.  Mais le sujet est trop important pour laisser place aux approximations dont cette campagne semble etre affligée.

Pour ce faire, nous avons décidé de republier un texte paru sur notre site le lundi 11 Janvier 2015, juste après les attentats mortels contre la rédaction de Charlie-Hebdo et l’Hyper-casher.

Dans le premier attentat, je perdis mon ami Bernard Maris avec qui j’avais fait toutes mes études à Toulouse. et j’avais fait part de ma douleur sur le site à l’époque en rappelant que nous avions crée ensemble l’équipe de rugby des Sciences-Eco qui avait défiée l’équipe des juristes et pris une solide raclée.

Bernard, qui jouait trois-quart centre alors que je jouais troisième ligne était l’un des rares gars que j’ai connu dans ma brève carrière de rugbyman  qui était capable de faire une passe sur un pas des deux cotes, ce qui me laissait éperdu d’admiration.

Sur l’économie, nous étions rarement d’accord, mais cela n’avait aucune importance.

Vous voudrez bien retrouver ci-dessous ce texte auquel je n’ai pas changé une virgule .

Si vous le pouvez, et compte tenu des temps troubles dans lesquels nous vivons, diffusez-le largement .

En tant que Catholique, je tiens a rappeler que d’après Jean-Paul II, l’antisémitisme est le pire des pêchés puisque c’est un pêché contre l’Esprit.

Islam et Nation Française : Sortir de l’émotion pour revenir à la raison

 « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Renan, Conférence à la Sorbonne Mars 1883.

De cette volonté de vivre ensemble procède l’émergence d’une Institution qui aura le monopole de la violence légitime et cette institution s’appelle l’Etat. L’Etat est donc le seul à pouvoir exercer de façon légale une action entrainant l’usage de la force, sauf bien entendu, en cas de légitime défense.

Dans l’Histoire, il y a eu de nombreux cas où cette volonté de vivre ensemble a disparu, une partie de la population voulant se constituer en Nation en se séparant de la Nation originale et, bien souvent, cette  volonté a entrainé une guerre civile ou une guerre de « Libération Nationale ».Alternativement, on a vu aussi un Etat légitime être capturé de façon violente, le pouvoir étatique étant ensuite exercé par la force contre une population qui voulait toujours vivre ensemble, mais pas avec cet Etat là.

Enfin, il est arrivé qu’une partie de la population refuse le « legs de souvenir » et n’accepte pas les principes fondamentaux qui permettent le vouloir vivre ensemble introduisant ainsi une situation de guerre civile larvée. Ce qui s’est passé cette semaine à Paris entre à l’évidence dans ce troisième cas.

Et ici, je ferai une première distinction entre les tueurs de Charlie Hebdo et le tueur de la supérette Casher.

Les tueurs de Charlie Hebdo opéraient en fonction de principes venant d’une autre civilisation. Ces principes sont en totale opposition à ceux qui sous-tendent notre volonté de vivre ensemble, mais ils ne sont pas incompréhensibles. J’y reviendrai.

La situation est totalement différente pour la seconde série de meurtres. Le tueur de la supérette a massacré des gens sans défense parce qu’ils étaient juifs et uniquement parce qu’ils étaient juifs.

Pour moi, cette seconde série de crimes est bien pire moralement que la première.

Quelque part, les gens de Charlie Hebdo avaient pris un risque, ils le savaient, ils sont morts au champ d’honneur comme l’a dit la compagne de Wolinski. Ils sont morts pour leurs idées. Rien de plus beau. Honneur à eux. La deuxième série de victimes a été exécutée froidement simplement parce qu’ils étaient juifs. Quelque part, je suis stupéfait que l’émotion semble se porter beaucoup plus sur les premières victimes que sur les secondes. Et j’ai du mal à comprendre. Pour moi, l’horreur de la seconde série d’exécutions rejoint le massacre dans l’école à Toulouse et j’ai honte. La première série de meurtres m’inspire de la colère, la deuxième de la honte et j’ai envie de demander pardon à tous les juifs de France.

Mais revenons à la première série d’assassinats.

« Le riche legs de souvenirs partagés en commun » auquel fait allusion Renan inclut un certain nombre de principes fondamentaux parmi lesquels la Laïcité et la Liberté d’expression. Sur cela, tout le monde est d’accord. Mais je voudrais faire une première remarque : personne n’a jamais remis en cause la liberté de publier ce qu’ils voulaient aux journalistes ou caricaturistes de Charlie Hebdo. Il y a quelques années, un certain nombre d’institutions censées représenter les Musulmans de France avaient porté plainte contre ce journal pour avoir publié des caricatures de Mahomet et avaient été déboutées. La protection physique de ces journalistes n’a pas été assurée, mais leur liberté d’expression a toujours été totale.

Le cas Charlie Hebdo est donc complètement différent des meurtres de la supérette.

Les journalistes ont été assassinés, non pas au hasard en fonction de leur appartenance ethnique mais en application d’une autre Loi, celle-là, de nature religieuse.

Dans le Coran, il semble bien en effet que le Prophète intime aux croyants l’ordre de tuer tous ceux qui diraient du mal ou se moqueraient de Dieu, du Livre sacré ou du Prophète.

En termes simples, ces assassinats seraient donc parfaitement en accord avec l’enseignement du Prophète.  En tout cas, c’est bien ce que croyait les assassins puisqu’ils ont dit en sortant des locaux de Charlie Hebdo : « Nous avons vengé le Prophète ».

Et les condamnations venant du monde musulman sont plutôt embarrassées sur ce point. Après tout, les tueurs n’auraient rien fait d’autre que suivre la volonté de leur Prophète. Nous sommes donc bien en face d’un cas totalement différent.

Les tueurs ne partageaient en rien le legs constitutif de l’âme française mais partageaient un autre legs, ou du moins le croyaient ils, celui constitutif de l’âme musulmane.

Si tel est le cas, il parait normal de se poser un certain nombre de questions.

La première, et la plus importante est simple : l’Islam est-il compatible avec nos valeurs démocratiques ?  Poser cette question serait être raciste. Voilà une contre vérité considérable. Une religion n’est pas de l’ordre de la nature, mais de l’ordre de la pensée. J’ai donc parfaitement le droit de penser que la religion musulmane n’est pas soluble dans une démocratie et de clamer haut et fort que je refuse les valeurs que cette religion véhicule. Si tel est le cas, être « islamophobe » n’est pas un crime, mais un devoir pour tout individu attaché aux Lumières.

M’interdire de le penser ou de le dire serait une considérable atteinte à ma Liberté de penser et de m’exprimer.  C’est en tout cas ce que pensait Ellul, l’un des grands penseurs du siècle dernier pour qui Démocratie et Religion Musulmane étaient simplement incompatibles. Être contre le fascisme, le nazisme ou le communisme n’a rien à voir avec le racisme et tout à voir avec des idées inacceptables pour un partisan des Lumières. Il en est de même pour ceux qui sont accusés d’Islamophobie. Chacun a le droit d’être islamophobe comme chacun a le droit d’être contre le fascisme, le communisme ou la théocratie tant que son opposition s’exerce de façon légale.

C’est une question à laquelle nous ne pouvons pas répondre en Occident et à laquelle seuls les musulmans peuvent répondre.

Peuvent -ils changer une ligne du Coran ou en changer l’interprétation ?  Voilà qui parait difficile. L’ancien et le nouveau testament ont été écrits par des hommes, inspirés ou non par Dieu. Des hommes peuvent se tromper et donc il est possible d’interpréter différemment à différentes époques le même texte.

Le Coran a été écrit par Mahomet sous la dictée de Dieu, par l’intermédiaire d’un archange, et il est supposé être incréé et éternel.

Voilà qui rend tout changement, toute altération difficile, voire impossible.

De plus, et toujours d’après le Coran, si un Musulman est dans un pays non gouverné par la sharia, il doit soit essayer de changer le gouvernement pour qu’il applique la sharia, soit quitter le pays.  Les assassins auraient pu quitter la France, nul ne les en empêchait. Ils ont choisi de tuer et c’est là que l’on retrouve leur responsabilité individuelle.

Ces hommes, ces femmes, ont été élevés dans les écoles de la République.

Où ont-ils appris ces notions et qui leur a appris à haïr notre façon de penser, voilà qui devrait intéresser les autorités. Il faut, et de toute urgence comprendre comment ces idées se sont diffusées et empêcher leur propagation. Comme les idées religieuses se diffusent en général dans les lieux de culte, tous les prêches dans les mosquées devraient avoir lieu en Français et uniquement en Français. Ce serait une mesure facile à mettre en application.

En fait, le peuple Français n’a aucun problème avec les Musulmans dans la mesure où ils respectent les lois républicaines. Par contre, il semble bien qu’une partie des Musulmans en Grande Bretagne, en France, en Allemagne aient des difficultés avec nos principes laïcs excluant la religion du domaine public et qu’ils veulent changer cet état de choses.

Je comprends que certains pensent cela.

Après tout, nous avons bien encore chez nous des partisans de la Royauté ou des admirateurs de Staline ou des Marxistes impénitents. Chacun a le droit d’être idiot. C’est un principe républicain fondamental.

Mais nul n’a le droit d’utiliser la violence, sauf l’Etat.

Qu’ils forment des partis, qu’ils se présentent aux élections et qu’ils proposent comme programme de changer les principes constitutifs de nos sociétés, voilà qui serait acceptable.

Essayer de nous faire changer par la terreur n’est simplement pas envisageable.

Si ce drame fait prendre conscience à la majorité Musulmane, chez nous ou ailleurs, qu’ils ont un problème, alors on peut -être espérer qu’il n’aura pas été inutile.

Si en plus il permet au reste de la population de discuter calmement de la meilleure façon de traiter ce qui est à l’évidence un problème, alors nous aurons vraiment progressé.

 

 

Charles Gave

Le 11 Janvier 2015


Retour sur l’ineptocratie.

 

 

 

 

Je vais cette semaine me livrer à un petit exercice de style : utiliser les écrits de deux hommes éminents qui m’ont influencé dans mon parcours intellectuel, Bastiat et Milton Friedman pour porter un diagnostic sur ce qui mine notre pays. Et qu’est que ces deux grands hommes ont en commun ? Une chose en particulier : la capacité de me faire rire en parlant d’économie tout en écrivant dans une langue superbe.

Commençons par Bastiat.

Bastiat disait que n’importe quel individu qui voulait s’approprier quelque chose avait le choix pour l’obtenir entre « travailler ou… voler », et qu’il n‘y avait pas de troisième voie. Et qu’il était beaucoup plus fatigant de travailler que de voler, mais que voler pouvait être dangereux.  Et donc que le plus simple pour voler est de s’organiser pour capturer l’Etat et autoriser le vol légal, qu’il appelait « spoliation ».

Voici la citation

« On est d’abord porté à penser que la Spoliation ne se manifeste que sous la forme de ces vols définis et punis par le Code. S’il en était ainsi, je donnerais, en effet, une trop grande importance sociale à des faits exceptionnels, que la conscience publique réprouve et que la loi réprime. Mais, hélas ! il y a la spoliation qui s’exerce avec le consentement de la loi, par l’opération de la loi, avec l’assentiment et souvent aux applaudissements de la société. C’est cette Spoliation seule qui peut prendre des proportions énormes, suffisantes pour altérer la distribution de la richesse dans le corps social, paralyser pour longtemps la force de nivellement qui est dans la Liberté, créer l’inégalité permanente des conditions, ouvrir le gouffre de la misère, et répandre sur le monde ce déluge de maux que des esprits superficiels attribuent à la Propriété. Le vol individuel peut être rare, sévèrement réprimé, mais la spoliation est organisée, légalisée, systématisée. »

Et pourtant à son époque le vol en bande organisée « politiquement » commençait à peine à prendre son envol (si j’ose dire). Nous avons fait beaucoup de progrès depuis !

Venons-en à Milton Friedman, qui disait en riant beaucoup qu’il y avait quatre façons de dépenser de l’argent.

  1. Je peux dépenser pour moi de l’argent que j’ai gagné moi-même. En général, cet argent est bien utilisé et le montant de satisfaction très élevé.
  2. Je peux dépenser de l’argent que j’ai gagné au profit de quelqu’un d’autre. J’achète une moto de compétition pour son anniversaire à mon épouse. L’intention est là, la satisfaction peut-être pas.
  3. Je peux dépenser de l’argent que quelqu’un d’autre a gagné, mettons une subvention étatique et j’en tirerai une satisfaction certaine, mais il n’est pas certain que cet argent soit mieux dépensé que par celui qui l’a gagné, ou que je vais continuer à toucher ces subventions.
  4. Et enfin, l’argent peut être transféré de mon compte au compte de quelqu’un qui ne l’a pas gagné et qui devra le dépenser, par quelqu’un à qui la Loi a donné cette prérogative… et là c’est toujours du grand n’importe quoi.

Le but de ce petit papier est simplement de montrer qu’en utilisant l’analyse de Bastiat et la typologie de la dépense de Milton Friedman, je peux expliquer tout ce qui s’est passé en France depuis quarante ans, tout ce qui se passe aujourd’hui et prévoir sans grandes difficultés tout ce qui va se passer demain.

Au travail donc.

Comme je l’ai souvent rappelé, une Nation est une volonté de vivre ensemble (Renan) et cette volonté de vivre ensemble s’exprime par le fait que la communauté délègue à une entité qu’il est convenu d’appeler « L’ETAT » le monopole de la violence légale.

Pour fonctionner cet Etat (je ne sais pas pourquoi je l’honore d’une majuscule, mais c’est une tradition française) a besoin de lever des impôts pour faire face à ses obligations.

Dans ma vie, j’ai rencontré au grès de mes pérégrinations trois sortes de systèmes d’imposition.

  • Certains pays levaient des impôts simplement pour assurer le fonctionnement des fonctions régaliennes de l’état. Police, Justice, Diplomatie et Armée. Je pense à Hong-Kong et à Singapour par exemple. La charge fiscale de ces pays se balade entre 15 % et 25 % et ils sont en général en excèdent budgétaire et la fraude fiscale y est inexistante.
  • Une deuxième catégorie de pays lève des impôts non seulement pour assurer leurs obligations régaliennes mais aussi pour financer tout ou partie d’un certain nombre de dépenses propres à favoriser la cohésion nationale du style éducation pour tous, dépensés de santé ou aménagement du territoire. La charge fiscale dans ces pays, parmi lesquels on peut compter les grandes démocraties du nord de l’Europe sera de ce fait beaucoup plus élevée que dans le premier cas, mais force est de constater que la population supporte assez bien cette pression dans la mesure ou les sociétés sont très homogènes et respectueuses de la Loi. Il n’en reste pas moins que les législations fiscales deviennent tellement compliquées et contradictoires qu’une véritable industrie de l’optimisation fiscale se met en place qui utilise beaucoup de gens très compétents a des taches qui ne paraissent pas bien intéressantes. Le fraude fiscale apparait…
  • Et enfin, un certain nombre de pays ont bâti des systèmes qui cherchent à« promouvoir la justice sociale », qui est à la justice ce que la musique militaire est à la musique. L’idée de base de ceux qui parlent de justice sociale est le concept Marxiste que la richesse est un gâteau à taille fixe et que si certains ont une trop grosse part de ce gâteau, c’est qu’ils ont volé ou triché et que l’État, dans son rôle d’arbitre impartial (si c’est eux qui en ont la charge bien sûr) doit leur faire rendre gorge.  Et donc, la soi-disant Justice Sociale n’est qu’une déclinaison moderne de ce que l’on appelait dans ma jeunesse « l’envie aux dents vertes », condamnée comme tout un chacun le sait par l’un des dix commandements, le huitième si mes souvenirs sont exacts. Là, la fraude fiscale devient quasiment légitime…Fort naturellement, ces pays se retrouvent à financer tous les canards boiteux pour « préserver l’emploi au nom de la justice sociale » pendant que les gens compétents quittent le pays aussi vite que les capitaux, tandis que le poids de l’Etat ne cesse de monter, le nombre de fonctionnaires d’exploser, la corruption de fleurir (comme le disait un humoriste, quand c’est un  fonctionnaire qui donne des licences d’importation, la première chose à  acheter est ce fonctionnaire),  les pénuries de voir le jour…

Et le pire est que ce que je décris est un processus dynamique et non pas un état stable et ce processus se termine TOUJOURS par la faillite de l’état qui se laisse aller à ce genre de pratiques tout ceci se terminant par un changement de personnel politique ou de régime…. Et je peux fournir autant d’exemples que le lecteur le désire mais en voici quelques-uns :  France en 1958, Grande-Bretagne en 1977, URSS en 1990 Venezuela aujourd’hui, Algérie demain, les principes sont toujours les mêmes et les résultats identiques. Le socialisme étatique ne se stabilise jamais, il ira toujours vers son but ultime : une pauvreté effrayante pour tout le monde, sauf pour les apparatchiks.

Tout cela est bel et bon mais il nous faut maintenant en arriver au diagnostic sur notre pays.

Commençons par la spoliation.

Je ne suis pas un grand sociologue, mais j’ai vraiment l’impression que si les gens se collent des gilets jaunes sur le dos le samedi, ce n’est pas pour aller à la chasse ou éviter de se faire écraser sur les routes mais bien parce qu’ils en ont assez d’être spoliés.

Et je voudrais rappeler ici que la Démocratie Britannique a commencé en 1689 par le contrôle   des dépenses du Souverain par le Peuple. Et je crois avoir remarqué qu’un certain nombre de gilets jaunes veulent arriver à un résultat semblable et pour se faire réclament non seulement un audit des dépensés de l’état pour comprendre exactement où va leur argent mais aussi un referendum d’initiative citoyenne pour pouvoir voter sur la façon dont cet argent allait être dépensé dans le futur.

Tant il est certain qu’une grande partie du peuple de France est convaincu qu’il est l’objet d’un vol organisé, ce en quoi ils ont parfaitement raison.

 

Venons-en à l’analyse Friedmanienne.

Une partie gigantesque de la valeur ajoutée en France est allouée de fait par des gens qui ne l’ont pas créé à des gens qui ne le méritent pas vraiment, dans un superbe mélange entre le point numéro trois et le point numéro quatre, sans que les autorités n’y trouvent rien à redire. Prenons un exemple : d’après les sources les plus sérieuses, la fraude à la Sécu coute 14 milliards d’euro par an et les faits sont connus et confirmés par des rapports de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale de la Sécu, et ce depuis la présidence Sarkozy.

Et pourtant, rien n’a été fait depuis, ni sous Sarko, ni sous Flamby, ni sous Jupiter. Il y a des gens qui volent 14 milliards d’euro à la communauté depuis des années et tout le monde s’en fout, personne n’agit et le pouvoir politique préfère augmenter le prix de l’énergie au détriment des non frondeurs pour continuer à boucher les trous.

Pourquoi ?

Trois raisons me viennent à l’esprit

  • Les courageux qui nous gouvernent ont peur que les fraudeurs ne soient d’un groupe ethnique diffèrent du reste de la population, ce qui pourrait gêner leurs politiques favorables à l’immigration.
  • Les mêmes ont peur que l’arrestation des fraudeurs ne déclenche des troubles dans certaines banlieues, ce qui nous ramène au problème bien connu des « territoires perdus de la République » qui sont peut -être perdus pour la République mais lui quand même coutent très, très cher .
  • La troisième raison est de loin la plus grave : il n’est pas impossible que certains hommes politiques soient convaincus que cette fraude, dans la mesure où elle serait commise par ceux qu’ils pensent être les damnés de la terre soit légitime, un peu comme tous les juges du syndicat de la magistrature qui pensent que la victime est toujours coupable et le coupable toujours innocent. Et pour ces pervertis du cerveau, condamner le voleur, ce serait dans le fond reconnaitre que la propriété privée doit être protégée, ce qui pour eux est une abomination.

Et si ça se passe dans la Sécu, cela doit se passer ailleurs et en particulier au niveau des administrations régionales et territoriales, et à une échelle très supérieure.

Je n’ai donc pas le moindre doute que cela se passe partout en France et que cette forme de corruption peut expliquer bien des résultats électoraux, que parfois je trouve étranges, ou des niveaux de vie que je trouve surprenants.

 

Ce qui nous amène à la philosophie de notre système fiscal qui, comme chacun le sait, ne cherche qu’à punir celui qui a réussi. Dans la parabole des talents, le Maitre envoie en enfer le mauvais serviteur et donne son talent à celui qui a le mieux fait. Là ou l’on voit que le socialisme est proprement d’inspiration diabolique est dans le fait que nos systèmes fiscaux font exactement l’inverse. Ils enlèvent les talents à ceux qui ont bien travaillé pour les filer à celui qui n’a rien foutu, tout simplement parce que celui qui n’a rien foutu est un gros jaloux et qu’ il y en a plus que de ceux qui ont travaillé.

 

Conclusion

La combinaison de ces trois facteurs a toujours été létale pour n’importe quelle économie dans l’histoire.  Nous sommes en plein dans une « inéptocratie », a laquelle j’avais consacré il y a longtemps l’une de ces chroniques, définie ainsi par un philosophe britannique :

“L’inéptocratie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle. (Cette définition avait été reprise par Jean d’Ormesson quelque temps après mon article, qui s’en était attribuée la paternité, ce qui m’avait déçu…)

Nous sommes donc régis par des ineptocrates au profit de bons à rien et voilà un diagnostic qui ne surprendra personne…

Heureusement et comme cela s’est souvent produit dans notre histoire, le peuple se lève et l’on peut espérer que les moins capables de gouverner vont être renvoyés à leurs chères études.

En fait, je suis surpris que personne ne fasse le rapprochement entre Solidarnosc en Pologne en 1988 et les Gilets Jaunes aujourd’hui tant les protagonistes et le scenario sont les mêmes.

Comme je le dis depuis son élection, dans le fond monsieur Macron est un nouveau Jaruzelski, placé là par les caciques de la mondialisation pour qu’ils puissent continuer à piller tranquillement notre pays. Or ce genre de Quisling affectionne généralement l’usage de la force et donc la force a été utilisée de façon démesurée contre des gens fondamentalement paisibles. Nous avons déjà près de cinq cents blessés graves, des milliers d’arrestations, une loi votée attentatoire au droit des gens donnant des pouvoirs judiciaires aux préfets, des efforts pour sortir de la loi de 1905, des tentatives pour brider la liberté de l’information…

S’il veut que les français se fâchent vraiment, qu’il continue, le résultat est garanti et il lui faudra se réfugier en Grande-Bretagne, comme Napoléon III le fit en son temps. Je ne doute pas d’ailleurs qu’il y trouvera un poste dans la City, pas rancunière pour un sou.

 

 

 


La loi de 1973.

Je ne peux pas aller dans une réunion publique sans qu’un participant ne se dresse pour me parler de la loi de 1973, dite “Pompidou-Rothschild”, qui aurait permis aux banquiers de s’enrichir grassement sur le dos de l’Etat et de la population.

La thèse semble être qu’avant cette loi funeste, l’Etat français pouvait emprunter gratuitement  à la Banque de France (BDF), ce qui lui aurait été interdit après, et que ce serait un gros scandale.

Cette croyance, qui semble partagée autant par une partie de la droite française que par l’extrême gauche de notre beau pays (Mélenchon), outre qu’elle semble impliquer un fonds assez fort d’antisémitisme, me laisse complètement pantois tant elle est stupide et je vais essayer d’expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.

Depuis 1936 et la réforme de la BDF, le gouvernement français pouvait emprunter dans des limites assez strictes 10 milliards de francs (si mes souvenirs sont exacts) sans payer d’intérêts sur ces emprunts et avait donc une espèce de facilité de trésorerie auprès de la BDF.

En 1973, Giscard et le Gouverneur de l’époque reformèrent la BDF, qui en avait bien besoin, et changèrent un certain nombre de choses mais très curieusement ne touchèrent pas à cette facilité qui ne fut supprimée qu’en 1992 puisqu’elle était en contradiction avec le traité de Maastricht.Ceux qui ont supprimé cette faveur que la BDF accordait à l’état ne furent donc pas Pompidou et Giscard mais Mitterrand et Delors, et les Rostchild, dont la banque à l’époque était nationalisée après avoir été au bord de la faillite, n’avaient pas grand-chose à voir dans le Schmilblick.

Mais cette croyance, largement répandue, indique une méconnaissance assez grave de la façon dont une économie fonctionne, ce qui est infiniment plus embêtant.

La première des incongruités est de croire qu’en économie la gratuité existerait.

Chacun se souvient de la phrase immortelle de monsieur Hollande, notre précèdent Président, annonçant doctement alors même qu’il avait enseigné l’économie à Sciences-Po (pauvres élèves, tout s’explique) que « ça ne coutait rien puisque c’est l’Etat qui paye », ce qui avait fait rigoler tout le monde.

Eh bien, ceux qui croient que si l’état ne paye pas de taux d’intérêts, cela veut dire que les emprunts sont gratuits, ont une compréhension de l’économie à peu près équivalente à celle de Flanby, et je vais essayer d’expliquer pourquoi.

Qu’est que donnait la BDF au gouvernement en échange des bouts de papiers colorés (les titres des emprunts) que le gouvernement livrait à la BDF ?

Réponse : de l’argent frais.

Et d’où sortait cet argent frais ?

Réponse : de la planche à billets.

Et donc la masse monétaire augmentait et avec elle l’inflation.

Et qui souffrait de l’inflation ?

Réponse : les épargnants français, qui payaient donc en fait cette fameuse gratuité et qui voyaient leur épargne détruite, ce dont ne souffrait absolument pas les fonctionnaires dont les salaires étaient indexés sur l’indice des prix de détail et qui, ayant des emplois à vie, n’avaient pas besoin de se constituer une épargne…

Cette miraculeuse gratuité n’était donc en fait qu’un transfert de richesse des épargnants vers les fonctionnaires et ceux qui parlent encore de cette foutaise montrent simplement qu’ils ne comprennent rien de rien à l’économie, ce qui ne surprendra aucun des lecteurs de l’IDL.

 

La deuxième imbécillité est de dire que du coup la France souffrirait de ce que ces génies appellent « la dictature des marchés financiers »

Pour ne pas subir la dictature des marchés financiers, il existe une solution très simple qui est de ne pas emprunter : en Suisse, en Suède, en Allemagne, personne ne parle de la tyrannie des marchés financiers et c’est bien normal puisque ces pays sont en excédent budgétaire.

Par une amusante ironie, le dernier budget en équilibre voté par nos Solon le fut en …1973 et depuis nos affaires ont toujours été gérées par des gens que NOUS avions élu et dont nous savions TOUS qu’ils nous mentaient. Il suffit de se souvenir de la formule du regrettable Président Chirac : « Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les ont cru » pour se rendre compte du mépris que les coquins que nous élisons ont pour nous.

Et donc nous n’avons eu QUE des déficits depuis 45 ans… parce que nous avons cru que la croissance du poids de l’Etat dans l’économie était une bonne chose, mais que nous refusions de payer pour cette très bonne idée.

Et comment ces déficits perpétuels ont-ils été financé ?

En émettant de la dette bien sûr.

Et qu’est que la dette étatique ?

La science financière nous dit que la dette étatique, ce n’est que la somme des impôts que nous aurions dû payer et que nous avons refusé de payer, préférant laisser cette charge à nos enfants ou petits-enfants.

Et la dictature financière se manifeste quand les marchés commencent à se demander si nos petits-enfants accepteront de payer au motif que nous avons refusé de le faire

On voit déjà ce qui va se passer. Les jeunes français productifs ont une valeur marchande très forte à l’international, très supérieure à celle qu’ils auront s’ils restent en France puisqu’il leur faudra rembourser cette dette.

Ils partiront-et partent déjà- à l’étranger, laissant sur place ceux qui n’ont pas de valeur marchande à l’international et qui donc seront bien incapables de rembourser quoi que ce soit.

C’est ce que nos incompétents appellent la dictature des marchés financiers et qui n’est que le vote avec leurs pieds des jeunes qui ne voient pas pourquoi la génération de Mai 1968, la plus bête de l’histoire de France, devrait les mettre en esclavage pour s’assurer une vieillesse tranquille, après avoir dilapidé l’argent que leurs parents leur avait laissé, et on les comprend.

En fait, les autorités politiques et les citoyens en France sont dans la position du drogué qui se plaint d’être dépendant de son dealer…

Et ce qui se passe en ce moment c’est simplement que cette note commence à être présentée et qu’il va falloir un jour vivre selon nos moyens.

Mais c’est la que les esprits faibles qui parlent de la Loi de 1973 font preuve d’une incroyable irresponsabilité.

Ce qu’ils veulent suggérer en disant que « c’est un scandale que la BDF ne puisse pas financer directement le déficit budgétaire » est que nous n’aurions aucun problème si la BDF assurait ce financement, et donc nous n’aurions plus de dictature des marchés.

Et donc ils confondent l’argent avec la richesse, ce qui est erreur quasiment enfantine.

Ce n’est pas parce que la masse monétaire augmenterait tous les ans pour financer des dépenses improductives que la quantité de richesse augmenterait dans le pays bien au contraire.

Et on le voit chaque jour au Venezuela, si cher à monsieur Mélenchon.

Je peux assurer le lecteur que la banque centrale du Venezuela, qui était un pays plus riche que la France en 1945, a financé totalement les imbécillités et de Chavez et de Maduro, et que le seul résultat est aujourd’hui que la monnaie du pays ne vaut plus rien, que les gens meurent de faim et que trois millions de personnes ont traversé les Andes à pied pour aller ailleurs.

Et l’amusant est que dans l’histoire, la première fois que cela s’est produit, ce fut en France, sous la Régence, avec le système de Law, et que cela donna l’occasion à Cantillon, un très grand économiste Irlandais d’être le premier à faire la distinction entre richesse et argent, que cela date de près de trois cent ans et qu’il y a toujours des ignoramus chez nous, trois cent après, pour expliquer que créer plus d’argent amène à plus de richesse.

Mais bien sûr, eux ils ne financeront que des dépenses productives parce qu’eux, ils connaissent le futur, ce qui est une autre ânerie, puisque le futur est inconnaissable.

J’ai donc le mépris le plus total pour tous ces gens qui me parlent de la Loi de 1973, parce que, ou bien ils ne savent pas et devraient se renseigner, ou ils savent, et donc savent qu’ils mentent.

Ce qui nous ramène à ceux qui nous gouvernent depuis cinquante ans.

La réalité est simple :

  • Permettre la dette, c’est permettre aux politiques d’acheter les voix d’aujourd’hui avec l’argent de demain.
  • Donner aux politiques la possibilité de lever des emprunts, c’est donner les clefs de sa cave à vins à un alcoolique.
  • Croire qu’il existe quelque chose qui s’appelle la dictature des marchés, c’est soi être idiot, soit croire que les autres le sont.
  • Financer l’Etat par la planche à billets, c’est la ruine assurée.

Et donc nos problèmes ne viennent pas du fait que nos élites ne connaissent rien à l’économie mais tout simplement du fait que nous sommes gouvernés par des crapules qui manipulent les électeurs en sachant très bien ce qu’ils font.

Et ces crapules ont monté un système qui est quasiment irréformable.

Toute une série de gens croient que « le Calife est bon (le système) mais que le Vizir est mauvais (le personnel politique) » et qu’il suffirait de changer le personnel politique, en mettant à leur place tartempion ou tartemuche et que tout irait mieux.

C’est complétement faux.

La seule solution est de changer le système en inscrivant dans la Constitution le Referendum d’initiative Citoyen et de se débarrasser de ceux qui ont fait de la politique leur métier.

Il se murmure que le Président pourrait annoncer un referendum pour le même jour que l’élection au Parlement Européen. Je crains que nous n’ayons un referendum sur la cueillette des haricots verts ou le ramassage des escargots, sujets brûlants qui partagent les Français

S’il annonçait un referendum sur le RIC, alors je dirai « Embrassons-nous Folleville, tout est pardonné ».

Je vais surement être déçu en bien, comme disent nos amis Suisses.

 


Revenons à nos moutons : comment gagner de l’argent sans travailler, mais en réfléchissant… Suite et certainement pas fin….

 

Lorsque qu’Emmanuelle et moi avons créé l’Institut des Libertés il y a plus de six ans déjà, nous n’avions qu’un objectif : permettre à nos lecteurs de devenir plus libres et l’une de nos convictions les plus fortes était que pour être libre, il faut comprendre le monde dans lequel nous vivons.

En termes simples, être libre exige de faire des efforts pour s’éduquer soi- même. Et dans la mesure de nos moyens, nous voulions aider à cet effort.

Allons plus loin : il est difficile d’être libre si l’on est dépendant financièrement de l’Etat. Comme le disait Dostoïevski : « l’argent, c’est de la liberté frappée »et donc, comme la dernière chose que l’Etat veuille ce sont des citoyens libres, chaque Etat n’aura qu’une ambition et une seule : empêcher chaque citoyen d’être indépendant financièrement, en créant toute une série de règlementations pour empêcher les assujettis de gérer librement leurs capitaux.

Nul donc ne peut être libre dans un monde ou l’information est contrôlée, et le moins que l’on puisse dire est que les efforts faits par ceux qui nous gouvernent pour « orienter » ce que nous avons le droit de savoir ou pas atteignent en ce moment des sommets.

Le lecteur remarquera en passant que tous ceux qui ont mis les peuples en esclavage ont toujours professé le mépris le plus profond pour l’argent (Savonarole, Robespierre, Staline, Hitler, Mao…). Ce qui les intéresse n’est pas d’avoir de l’argent EUX, puisqu’ils ils ont le pouvoir mais que VOUS n’en ayez pas, car votre argent vous permet de résister à leur folie, ce qui n’est pas la même chose. S’il y a une règle à respecter quand chacun exerce son droit de vote c’est donc de ne jamaisvoter pour quiconque dit du mal de l’argent, il est à peu près certain qu’il va réduire vos libertés en vous spoliant de votre capital, et donc vous priver des moyens d’être libres dès que vous lui auriez donné le pouvoir.

Heureusement, l’internet est arrivé et pour celui qui veut bien faire le travail nécessaire, toute information est à la portée d’un clic ou deux à condition de savoir où chercher.

Et donc ce petit papier va donner au lecteur une règle assez simple pour aider à gérer un capital durement gagné et que tout état normal va essayer de lui barbotter.

Imaginons que ce lecteur ait une épargne à placer et qu’il ne sache pas très bien quoi faire.

La première difficulté à laquelle il va se heurter va être : quel niveau de risque dois-je prendre ?

Et là il va se retrouver face à un véritable choix : dois-je acheter des parts de propriété, c’est-à-dire des actions, ou dois-je acheter des contrats par exemple entre l’Etat Français et moi, en achetant des obligations ?

La différence n’est pas mince : Si j’achète une action à 100, je ne suis pas du tout certain de jamais revoir mes 100. Elle peut monter à300, 400, 500…mais elle peut aussi tomber à 0.  Et le dividende de 2 ou 3 peut être supprimée du jour au lendemain si les affaires vont mal.

La façon de tourner cette difficulté est bien sûr de se diversifier et d’avoir une vingtaine d’actions en portefeuille

Si par contre j’achète un contrat à 100, je reverrai mes 100 à l’issue du contrat et en attendant je toucherai des intérêts, tout cela garanti par l’Etat français…

Et donc, apparemment le risque de tout perdre est beaucoup plus faible, sauf si l’Etat Français fait faillite ou que la France abandonne l’Euro.

Ma réponse a ce dilemme n’est pas de donner la réponse habituelle c’est à dire d’avoir moitié- moitié entre les deux, ce qui est synonyme d’incompétence mais d’apprendre à naviguer le cycle pour passer de l’un à l’autre en temps utile.

Je m’explique

  • Si vous achetez des actions, vous jouez de fait la croissance économique à venir.Vous êtes devenus un entrepreneur. Si la croissance s’accélère et donc que le chiffre d’affaires des sociétés dont vous êtes actionnaire est en hausse, tous les frais fixes (loyers, salaires, etc…) seront couverts sans difficultés et les profits (différence entre chiffre d’affaire et couts) vont exploser à la hausse, et vous serez gagnants.
  • Par contre, si l’économie ralentit, votre chiffre d’affaires risque de baisser et vos profits de s’effondrer. Il faut être rentier dans ces périodes.
  • Et donc, pour faire simple, quand l’économie se développe, il faut être en actions, quand elle se contracte, en obligations…

Brillante idée va me dire le lecteur, mais pas vraiment nouvelle.

Et en plus, comment vais- savoir, moi pauvre lecteur habitant du coté de Perpignan ou d’Alençon ce que va faire l’économie mondiale dans les mois qui viennent ?

Bonne question et voici la réponse.

Il existe un organisme international qui s’appelle l’OCDE et dont le but est de rassembler toutes les statistiques sur les économies du monde entier, de les rendre compatibles les unes avec les autres et de produire des « outils » mis gratuitement a la disposition du public.

Par exemple, il y a un outil dont je me suis beaucoup servi dans ma vie professionnelle qui s’appelle « les indicateurs avancés de l’OCDE » et que l’OCDE produit tous les moispour quasiment toutes les économies du monde.

Le but de cet outil n’est PAS de prévoir quoi que ce soit mais de signaler les points « probables » de retournement de chaque économie quelques mois à l’avance.

Et donc de savoir quand il faut passer d’entrepreneur à rentier et de rentier à entrepreneur…

Ce que montre le graphique ci-dessous.

 

Explications :

La ligne rouge, échelle de droite, c’est simplement l’indicateur économique avancé de l’OCDE pour la France, tel qu’il est publié chaque mois.

Si cet indicateur se met à baisser d’un mois sur l’autre, je me dis « ciel ! un retournement a la baisse de l’économie est possible et je demande à l’ordinateur d’hachurer le graphique en gris.

Dans ces périodes, il vat mieux être un rentier et donc, dès que du gris apparait, il faut vendre ses actions.

Dès que l’indicateur avancé se met à monter par rapport au mois précèdent, les hachurages cessent et il me faut redevenir un entrepreneur en achetant des actions.

Et comment je sais si ça marche ?

Les grandes maisons qui produisent des indices ont la bonté de calculer pour moi la rentabilité totale de 100 euros que j’aurais investi dans l’indice des actions françaises au moment de la création de l’euro (par exemple), en réinvestissant les dividendes à chaque fois dans l’indice des actions.

Parallèlement Meryl-Lynch me fait le même calcul au cas où j’aurais investi 100 en obligations de l’Etat français (entre 7 et 10 ans de duration), en réinvestissant tous les intérêts au fur et a mesure que je les touchais mais cette fois dans le marché obligataire français.

Et donc, il me suffit de diviser le premier par le deuxième pour me donner le ratio entre la rentabilité de l’entrepreneur et la rentabilité du rentier depuis les débuts de l’Euro et ce ratio c’est la ligne bleue.

Et miracle !

Quand l’économie va ralentir (graphique hachuré) il faut vite, vite devenir un rentier, puisque les profits vont baisser et que la rente risque de monter et quand l’économie, réaccélère, hop, chacun doit vendre ses rentes pour redevenir actionnaire.

Remarquons ici que depuis l’arrivée de l’Euro, celui qui restait tout le temps investi en obligations a fait presque DEUX fois mieux que celui qui est resté en actions (ratio a 53,6 échelle de droite).

Ce qui prouve qu’avoir été un rentier depuis que l’Euro existe a été plus profitable que d’avoir été un entrepreneur, ce qui explique pourquoi le gilet jaune est à la mode dans notre beau pays…

Bien entendu, ce savant calcul ne prend pas en compte les impôts qu’il faudra payer sur les intérêts, les dividendes, les plus-values, mais cela ne doit jamais être pris en considération tant il est vrai que l’Etat vous fera toujours de petits cadeaux fiscaux pour mieux vous ruiner, en vous incitant à acheter des saloperies (les obligations qu’il émet par exemple) que personne n’achèterait s’il n’y avait pas de sucette fiscale attachée.

Fort bien va me dire le (rare) lecteur qui m’a suivi jusqu’ici : mais comment je fais pour suivre ces indicateurs avancés ? Je ne suis pas comme vous, je n’ai pas de banques de données à ma disposition ni de logiciel pour traiter ces données…

Encore une fois la réponse est toute simple : Vous allez tout simplement sur le site de l’OCDE https://stats.oecd.org/index.aspx?queryid=6617et vous regardez chaque mois si l’indicateur pour chaque pays qui vous intéresse est en hausse ou en baisse par rapport au mois précèdent et vous agissez en conséquence.

Au jour d’aujourd’hui, l’Asie du Sud Est, l’Inde et la Chine sont en hausse alors que dans tous les autres pays l’indicateur avancé continue de baisser.

Ce qui semble indiquer que ceux qui veulent avoir des actions devraient les avoir en Asie.

Quant à avoir des obligations françaises ou allemandes, il faut vraiment être fou comme un lapin puisque la BCE a créé un faux prix pour ces valeurs et que leurs détenteurs sont certainsde perdre de l’argent dans les années qui viennent.

Si je voulais avoir des obligations en Europe aujourd’hui, je les aurais en Grande-Bretagne tant leur monnaie est sous-évaluée.

GO EAST YOUNG MAN