Tout va mal en Grande-Bretagne…Vraiment ?

 

Mon expérience des diners en ville est fort instructive. Comme la plupart de ceux qui m’invitent connaissent et mon métier et mes opinions, presque à chaque fois la conversation se porte sur la Grande-Bretagne et c’est toujours pour m’affirmer que tout va très mal en Grande-Bretagne et que de toutes façons, c’est bien fait pour eux et que les choses seront bien pires dès qu’ils sortiront de l’Europe.

Commençons par le premier point qui, étant constitué de FAITS, ne devrait pas prêter à la discussion et pourtant mes interlocuteurs, qui doivent tirer leur information de la lecture des journaux français semblent disposer d’une information que je n’ai pas et que j’ai du mal à trouver.

Pour moi, la Grande-Bretagne va plutôt bien, en tout cas, elle va beaucoup mieux que la France.

La presse française serait -elle biaisée ? Je n’ose le croire…

En tout cas, voici mes chiffres, en commençant par le plus important de tous, l’emploi.

 

Depuis 2012 (le moment où monsieur Draghi a « sauvé » l’Euro et détruit l’Europe), l’emploi en GB est monté de 9 % tandis qu’en France la hausse n’a été que de 4 %.

Fort logiquement et depuis la même date, le taux de chômage est passé de 9 % dans les deux pays à 3. 6 % en GB et à …8.4 % en France.

Certes, et toujours d’après mes dineurs en ville, il est évident que tous ces emplois sont des « petits boulots » et que les nôtres, moins nombreux certes, sont d’une qualité très supérieure. Ce n’est pourtant pas ce qu’ont l’air de penser les gilets jaunes…

En tout état de cause les chiffres semblent cependant dire que trouver un premier emploi en GB est plus facile que d‘en trouver un en France.

Passons à la production industrielle et ici craignons le pire, car tous mes amis français sont persuadés que la Grande-Bretagne ne fabrique plus rien, si ce n’est des battes de cricket ou des pots de confiture d’orange. Et pourtant, les productions industrielles sont à peu près de la même taille tandis que la production industrielle anglaise croit depuis 2012 beaucoup plus vite que la production industrielle en France, comme en fait foi le deuxième graphique.

 

 

Tiens donc ! la France s’est fait mettre 6 points de production industrielle dans les dents par la GB depuis 2102 et se retrouve à un niveau inférieur à celui de 2011 alors que la production industrielle anglaise GB est, elle au-dessus de son niveau de 2011. Voila qui ne confirme pas vraiment la thèse que tout va mal outre-Manche…

Tous ces petits boulots doivent cependant avoir amené à une baisse du PIB par habitant en Grande-Bretagne, qui n’a pas eu la chance, elle, de bénéficier de l’Euro. Vérifions en calculant le PIB par habitant qui nous donnera une idée de l’évolution du niveau de vie dans chacun des deux pays. Curieux, mais c’est le pays qui n’a pas été « protégé » par l’Euro qui a vu une hausse du niveau de vie par habitant supérieure à celui qui était protégé…L’euro serait -il une protection illusoire comme la ligne Maginot en son temps ? Surement une erreur de plus, mais cela devient de plus en plus difficile de soutenir que la France va mieux que la Grande-Bretagne.

 

 

Si l’on réfléchit bien, la seule explication à cet écart de croissance entre les deux pays est sans aucun doute que les déficits budgétaires britanniques ont dû exploser tandis que les nôtres se contractaient.

Voyons ce qu’il en est.

Salopards d’Anglais ! ils sont en train de retourner à l’équilibre budgétaire…

Il est très probable en effet qu’en 2019 et au plus tard en 2020, la Grande-Bretagne se retrouvera en excédents budgétaires, alors que nous nous trainons avec des déficits supérieurs à 3 % du PIB depuis des lustres que toutes nos augmentations d’impôts n’ont jamais réussi à réduire. Mais ces fourbes d’anglais ont fait baisser les dépenses de l’Etat à la place d’augmenter les impôts, ce qui est vraiment odieux.

Ce qui est le plus insupportable dans la réalité est bien sûr que, quand les Conservateurs sont aux affaires, le poids de l’Etat recule alors qu’en France les dépenses étatiques augmentent que la Gauche ou la Droite soit au pouvoir, et je défie quiconque de repérer qui est au pouvoir en regardant les dépenses de l’Etat. Giscard ou Mitterrand, Sarkozy ou Hollande, même combat, mêmes résultats.

Il est vrai qu’en France, nous n’avons jamais eu que des partis de gauche au pouvoir, dont l’un, curieusement, se dit de Droite.

Et ici, je voudrais ajouter un petit graphique de nature « politique » pour expliquer que ceux qui investissent en fonction de la perception qu’ils ont de la politique vont toujours perdre leur chemise.

Depuis 1975, la rentabilité totale des deux marches a été a peu près la même, ce qui veut dire que la tendance du ratio est plate (moyenne a 1). De temps en temps il faut acheter la Grande-Bretagne et vendre la France, comme en 2000 et de temps en temps, il faut faire contraire, comme en 1983.

Je n’ai pas le moindre doute que la bourgeoisie française a vendu quand la gauche arrivait au pouvoir en 1981 et acheté quand la soi-disant droite revenait en 1985, et bien entendu, c’était le contraire qu’il fallait faire.

Ne jamais acheter quand des gens sans convictions qui se disent « pragmatiques » sont élus, telle est la règle qui ne connait pas d’exception. Et y a-t-il de plus grands pragmatiques que Chirac, Juppé, Sarkozy, Raffarin etc… qui ont toujours pensé non seulement que leurs électeurs étaient des imbéciles mais surtout que la gauche détenait le monopole de la vertu et de la vérité ? Ils s’excusaient presque d’être au pouvoir…

Et comme tous mes bourgeois dineurs en ville ont voté des deux mains pour Macron et que le marché français est très haut par rapport au marché britannique, si je ne l’avais déjà fait, je vendrais la France aussi vite que je le peux pour me précipiter sur la Grande-Bretagne.

Voilà un coup qui ne devrait pas rater et ce d’autant plus que la Livre est sous -évaluée par rapport a l’Euro.

Pour ceux qui le peuvent, c’est aussi le moment ou jamais d’acheter de l’immobilier à Londres en vendant Paris, ce qui devrait marcher tant je ne crois pas une seconde l’arrivée de monsieur Corbyn au pouvoir…

Venons-en à l’imbécilité européenne du moment, le BREXIT.

Vouloir garder un peuple comme le peuple anglais dans un système dont ils ne veulent plus est totalement idiot, et c’est pourtant ce que les élites de Bruxelles ont essayé de faire.

Voila un pétard qui va leur exploser à la figure.

Il s’agit en effet d’un cas parfait d’une volonté populaire qui affirme haut et fort que la GB doit sortir de l’Euro pour retrouver sa souveraineté, et à cette volonté fort claire se sont opposés les hommes de Davos tant à Bruxelles qu’à Londres, au prétexte qu’ils savent mieux que le Peuple ce qui est bon pour lui.

Ces « globalistes » constituent 75 % de la Chambre des Députés et 90 % de la Chambre des Lords. Ces braves gens essaient d’avoir le Peuple anglais à la fatigue. Mais comme le disait mon cher père, les anglais sont assommants. Ils perdent toutes les batailles et gagnent toutes les guerres, et quand ils ont refermé leurs mâchoires, comme le bulldog, ils ne lâchent plus jamais.

Il va donc y avoir un raz de marée gigantesque en Grande-Bretagne en faveur du nouveau parti, le Brexit Party et il est très probable que du coup, le bipartisme vit ses derniers jours en Grande-Bretagne.

Resteront trois partis.

  • Celui des hommes de Davos, qui feront 25 % des voix, à tout casser.
  • L’extrême gauche, qui fera 20 % des voix et encore.
  • Le parti des anglais de souche qui fera 35 % des voix ou plus, le reste allant à des petits partis locaux.

Dans ce cas de figure, et compte tenu du système électoral (un seul tour, celui qui a le plus de voix l’emporte), le prochain premier ministre de sa gracieuse Majesté pourrait bien être Nigel Farage et je ne voudrais pas avoir à négocier avec lui si j’étais monsieur Barnier, dont j’espère qu’il va prendre une retraite bien méritée, avant.

A moins que monsieur Macron ne le nomme premier ministre pour le récompenser de ses efforts et de ses succès…

 

 

 

 

 


Les aventures de deux naïfs en terre politique.

 

Avant-propos : Il existe dans les médias main stream et dans les collectifs militants, un narratif de mes relations et de celles d’Emmanuelle avec monsieur Dupont-Aignan qui ne correspond en rien à la réalité. J’ai donc pensé que donner notre version des choses pouvait être utile, surtout en cette période de réflexion politique. C’est ce que je vais faire dans les lignes qui suivent. J’espére ne pas avoir à y revenir.

 

Au printemps 2017, Emmanuelle, ma fille, et moi étions bien tranquilles dans notre cher Institut des Libertés, au 33 rue du Ranelagh à Paris.

Arrive le deuxième tour des élections présidentielle ou un homme «de droite », Nicolas Dupont-Aignan annonce qu’il soutient madame Le Pen. Je commets un papier dans l’IDL, citant Soljenitsyne qui disait que de temps en temps un rocher tombait dans le fleuve de l’Histoire et en détournait le cours et nous passons à autre chose.

Arrive l’automne, mon téléphone sonne et monsieur Dupont-Aignan est à l’autre bout du fil et me remercie pour mon papier. Je l’invite à déjeuner pour mieux le connaitre. Et, ce déjeuner est suivi de nombreuses réunions de travail, auxquelles Emmanuelle ne participe pas et où NDA m’expose ses ambitions et ses contraintes.

  • Ses ambitions : Créer un rassemblement de toutes les bonnes volontés à droite qui ne se reconnaissent ni dans le FN ni dans les Républicains, sans cependant exclure ou l’un ou l’autre et, à cet effet, il a créé une entité assez large qu’il a appelé « les Amoureux de la France » et auquel des personnalités comme Emmanuelle Ménard et Jean-Frédéric Poisson se sont agrégées.
  • Ses contraintes : elles sont principalement financières.

Cette démarche me paraissant intéressante, je demande à Emmanuelle de participer à l’avenir à nos discussions. Après tout, elle est sortie lauréate du barreau de Paris et est diplômée de l’une des meilleures écoles de droit des USA (Duke L.L.M), a travaillé dans des grands cabinets d’avocats d’affaires à Paris, a été directrice de collection chez un éditeur et a créé la structure juridique de l’IDL dont elle assure la marche depuis sept ans.

Et les vraies négociations commencent…

Le premier besoin des amoureux de la France est d’avoir des bureaux fixes, les équipes se réunissant jusque-là dans des cafés. Des bureaux sont trouvés et mon boulot est de réunir un tour de table qui achètera ces bureaux et les louera à DLF. Chose faite assez rapidement et ce tour de table est encore à ce jour propriétaire des locaux au travers d’une SCI constituée à cet effet. A ma connaissance, DLF occupe toujours les locaux, rue de Dantzig.

Vient la deuxième étape qui concerne le financement de la campagne électorale à venir. Monsieur Dupont-Aignan me fait savoir qu’il a besoin que je prête à sa campagne 2 millions d’euros et comme j’avais vendu ma maison à Hong-Kong, il se trouvait que j’avais cette somme à ma disposition. Je lui en garantis le versement et fin Décembre 2018, le virement a lieu…

Séduit par les compétences et la personnalité d’Emmanuelle, monsieur Dupont-Aignan lui propose de figurer sur les listes, en sixième position, position éligible à condition que la liste fasse nettement plus de 5 % des voix. Je suis candidat à la quarante troisième place, condition requise pour que je puisse prêter les sommes nécessaires à la campagne…

Emmanuelle hésite beaucoup et finit par accepter, et en bon petit soldat qu’elle est, commence à faire le tour des fédérations en province, ce qui l’amène à être invitée dans pas mal de media et ses interventions semblent susciter un intérêt certain, si j’en juge par le nombre de gens qui se mettent à la suivre sur les réseaux sociaux (You tube, Twitter). Ceci se fait par des prises de contact des journalistes en direct ; à aucun moment, les équipes de Monsieur Dupont-Aignan n’ont proposé de formation ou demandé à prendre en main les réseaux sociaux de ce qui devait être, une future cadre du parti.

Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, la liste enregistrant dans les différents sondages entre 7 % et 9 %. (Nous sommes en Décembre)

Et en février, le ciel nous tombe sur la tête.

Une journaliste de l’Opinion, journal que personne ne lit et qui ne vit que grâce aux subventions étatiques, nous est envoyée par le service de presse de la liste. Emmanuelle l’accueille fort aimablement . L’article qui suit est assassin, nous accusant ni plus ni moins que d’être antisémites, entre autres élégances, le tir étant très large, ce qui est tout simplement grotesque pour quiconque nous connait (ie : j’ai une belle fille Juive).

Quand cet article sort, Emmanuelle est alors en déplacement en Ardèche pour la campagne. Monsieur Dupont-Aignan l’appelle alors pour lui demander de répondre à une journaliste de mediapart, à un journaliste de libération et fini par la journaliste de L’AFP qui fera une dépêche ceci entrainant inéluctablement une reprise par moults autres médias. Nous sommes le jeudi de la première semaine.

Le lundi, Emmanuelle charge Maitre Malka, l’avocat de la Licra de la défense de ses intérêts et je demande à Maitre Goldnaldel de s’occuper des miens. L’article de l’AFP est alors repris par le journal Israélien « Le Times of Israël » qui, et, c’est tout à son honneur, il y a quelques semaines a publié des excuses officielles pour avoir propagé une fausse information.

De même, le magazine Causeur vole à notre secours et Elisabeth Levy y publie un article prenant notre défense. Mais la machine, bien nourrie à la source, s’est emballée, le coup est parti, le mardi dans l’émission de Patrick Cohen, Monsieur Orsena fera un couplet fort touchant sur “les heures les plus noires de notre histoire et ces gens là » (NDLR : Le lecteur averti notera que l’on entendait beaucoup moins Monsieur Orsena sur l’antisémitisme  quand il était au cabinet de Dumas). Soit.

 

Parallément, sur les réseaux sociaux, un étrange personnage que nous pensons (conditionnel) être un groupe de journaliste sur la forme de la ligue du LOL, reprend des anciens tweets en réponse de ma fille qui, pris dans leurs contextes n’ont absolument rien de choquant mais qui sorti de leurs cadres de réponses et épinglés comme tels deviennent tout à coup visiblement, une source d’émois. Jugez-en.

 

  1. En réponse à un article du Monde qui parlait d’IA, et du fait qu’il y avait « trop de blancs », Emmanuelle répondit « A ce compte là, il y a trop de noirs dans la course de 100 M, qu’est-ce qu’on fait ». Ceci s’appelle un raisonnement par l’absurde.
  2. Au sortir d’un colloque de Marie- Anne Frison Roche sur la liberté d’expression en France et son domaine d’application, Emmanuelle rappelait comme son ancienne professeure le faisait que ces arrêts avaient consacré la possibilité pour les juges du fond d’intervenir directement en sanctionnant financièrement le négationnisme en ce que les juges avaient reconnus que l’historien avait “manqué à son devoir de professionnel“. En cela, elle en concluait que les Lois Gayssot n’étaient pas utiles et que les juges du fond pouvaient assurer le combat contre le négationnisme. Vision qu’elle partage avec Simone Veil.

 

Jeudi matin, l’avocat d’Emmanuelle la contacte car le journaliste du Quotidien l’informe du sujet qui sera fait sur Charles Gave et Emmanuelle Gave. Nous avions le choix de participer ou pas. Emmanuelle s’y rend. Pourquoi ?

Tout simplement pour arrêter la curée car la messe était dite et nous le savions depuis le dimanche d’avant. Dans cet interview, le journaliste sort alors une vieille conversation Facebook cette fois. Il y a 14 ans, Emmanuelle avait embauché une jeune algérienne pour s’occuper de ses deux filles. Celle-ci se présente au bout de quelques semaines à l’école pour aller chercher les petites en burka, ce qui était interdit par le règlement de l’école qui précise que ceux qui doivent venir chercher les enfants soient reconnaissables.

Elle doit s’en séparer et écrit sur  alors sur Facebook philosophiquement à une amie « C’est plus facile de travailler avec une Philippine qu’avec une musulmane. Il existe moins de risques que la jeune nounou se fanatise auprès d’un mauvais contact». Emotion dans la classe jacâssière ou réflexion contre l’intégrisme religieux est forcement assimilé au racisme. Aucune surprise.

Dans le même temps, le Jeudi matin, je passe au bureau à 11h du matin, NDA voulant me voir.

Très ému, il m’annonce qu’il doit virer Emmanuelle de la liste.

Je lui fais remarquer que dans ce cas de figure, il y a une sortie par le haut et une sortie par le bas.

La sortie par le haut serait de faire un mouvement à la Cyrano de Bergerac pour dire à la presse et à ceux qui avaient organisé cette immonde campagne qu’ils pouvaient aller se faire voir et que dans ce cas, il ferait un triomphe. Un homme d’honneur ne fuit pas quand ses hommes sont attaqués.

La sortie par le bas était de l’exclure, ce qui confirmerait les allégations infamantes des media sur Emmanuelle, auquel cas il était foutu.

Nous nous séparons et le communiqué tombe le même soir. Il avait choisi la sortie par le bas.

Le lundi, je lui annonce que je ne serai pas candidat sur sa liste, ne voulant pas me lier plus avant avec un homme qui a “des épaules de serpent” comme on dit dans les milieux du rugby, et mon argent m’est alors remboursé sous 10 jours, après que Monsieur Dupont- Aignan ait contacté la commission des comptes de campagne le lundi en question par LRAR afin de l’informer de la situation.

Il n’y a donc aucune surprise ni aucun conditionnel dans cette situation en ce lundi 26 Février 2019.

 

Mais, en réalité, nous savions depuis une semaine que la décision était prise. 

Monsieur Dupont-Aignan a en effet une fille qui voulait travailler à Hong-Kong et je lui avais trouvé une place de stagiaire dans l’une des entreprises que mon fils contrôle là-bas.

Et le dimanche précédent, il était venu me voir, après son émission de télévision alors que je déjeunais en famille, pour me demander de ne plus embaucher sa fille, au cas où les journalistes l’apprendraient.

Étant pas plus bêtes que mal habillés, nous en avions conclu que la carrière politique d’Emmanuelle risquait de s’arrêter là…

Quelque temps après, monsieur Poisson était lui-même exclu de la liste et les amoureux de la France disparaissaient pour être remplacés par une liste DLF.

 

Voilà quels furent les faits et je défie quiconque d’affirmer le contraire.

 

 

Venons-en à des réalités plus subjectives et que je ne peux prouver.

  • Le monde politique est d’abord incroyablement mal organisé.

En tant qu’homme d’affaires, ma première réaction a été d’être stupéfait de l’amateurisme de ces organisations. Aucun plan, aucune idée, aucune stratégie, aucun suivi. Une entreprise qui serait gérée comme cela disparaitrait en six mois. Ces partis sont en fait des tentatives pour se créer des situations sans risques en capturant une partie de l’électorat français, ce qui leur garantit une rente versée par le contribuable. J’en ai conclu que la première des choses à faire serait d’interdire tout financement de ces partis par l’Etat. Subventionner des incapables avec de l’argent public ne me semble pas être une aussi bonne idée que cela.

  • La personnalité des gens que j’ai pu y rencontrer et cela bien avant ma récente mésaventure est très curieuse. Par exemple, le but des personnes qui y sévissent n’est pas de défendre des idées ou des convictions mais apparemment de passer, eux, dans les médias. Et le plus stupéfiant est qu’aujourd’hui ces médias sont détestés par le public et que ces gens ne se rendent pas compte que pour être élu aujourd’hui il faut faire campagne contre les media.

 

  • Ce monde est aussi est apparemment rempli de personnes qui se surestiment et qui emploient des mots au sens vague. Par exemple, ces gens, qui seraient incapables de gérer une baraque à frites, veulent être les chefs d’un « Etat Stratège », ce qui me laisse pantois. Quand je vois monsieur Lemaire vouloir refonder le capitalisme, je me tapote le menton. Quand j’écoute notre le Président expliquer qu’il faut transformer la France en une start-up, je suis un peu étonné quand je sais que cet homme n’a jamais rien créé de sa vie…

Pour conclure

  • Sommes-nous étonnés ? Non.
  • Sommes-nous déçus ? Non.
  • Sommes-nous amers ? Non.
  • Sommes-nous découragés ? Non

Mais la leçon est la suivante et je reprends ici une idée très forte de l’Eglise Catholique. Les structures humaines ne doivent pas favoriser le péché. L’organisation de la politique en France favorise le péché et empêche de ce fait que la Démocratie fonctionne.

Changer les choses exigera bouleversement de ces structures incroyablement pernicieuses. Ce qui passera par un retour du contrôle de l’agenda politique à son véritable propriétaire : le peuple.

Ce qui veut dire le referendum d’initiative populaire et la fin de l’état profond en France.

C’est à ces deux taches qu’il va falloir s’atteler à partir de maintenant.

 


Pour qui allez-vous VRAIMENT voter lors des Elections Européennes ?

Dans moins d’un mois, les élections européennes vont avoir lieu, et comme toujours en France, les media essayent de vous faire croire qu’il s’agit d’une élection comme une autre, où vont s’opposer une fois encore Madame Le Pen et le Président Macron, les Républicains jouant leur rôle habituel de cocu enfermé dans le placard et qui loupe les moments intéressants à chaque élection.

Bien entendu, il s’agit-là d’une foutaise totale.

Les Français vont voter à la proportionnelle pour des DEPUTES dont la plupart feront partie ensuite de GROUPES au Parlement Européen. Et je peux avoir envie de voter pour le groupe de monsieur Salvini ou monsieur Orban en tant que citoyen français puisqu’il s’agit d’une élection européenne et que ces hommes se sont alliés dans ces groupes à des partis politiques français. Ce qui me force à voter pour cet allié, si j’aime bien monsieur Salvini… Dans ce cas de figure, je ne vote pas pour le Rassemblement National, mais pour le groupe auquel appartiennent et le RN et la Ligue du Nord.

 

Dans le papier de cette semaine, je veux donc d’abord rappeler à quel groupe vont se rattacher les différentes listes qui vont se présenter aux suffrages des français pour ensuite préciser très brièvement quels sont les pouvoirs dudit Parlement et en quoi ces élections sont importantes.

 

Commençons par les groupes représentés au Parlement sortant, par ordre d’importance.

En italiques, mon commentaire sur ce que j’en pense, au cas où cela intéresserait le lecteur.

  • Le premier en nombre est le parti populaire européen ou PPE qui compte 217 élus soit 29 % des députés Les principaux partis nationaux représentés sont l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), avec 29 membres auxquels il faut rajouter 5 membres de la CSU, la Plate-forme civique (PO) polonaise avec 18 membres, le Parti populaire (PP) espagnol avec 17 membres, les Républicains (LR) français avec 16 membres et le Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSz) avec 11 membres. Il est bien entendu présidé par un allemand. Voilà un groupe qui va perdre nombre d’élus tant on ne voit pas très bien pourquoi les Hongrois devraient y rester et tant il est certain que CDU, CSU, Républicains et le PP espagnol vont perdre de nombreux sièges.

Si vous votez pour la liste Républicaine menée par Bellamy, c’est pour ce groupe que vous voterez. Or les députés PPE ont toujours soutenu avec enthousiasme tous les transferts de souveraineté de chaque pays vers les institutions européennes. Ils ont aussi voté en faveur de toutes les lois portant sur les changements sociétaux touchant à la famille, la filiation, l’immigration etc…Le dernier exemple en date de ces trahisons ayant été le Traité de Marrakech, approuvé par 17 des 18 députés européens dits Républicains (Seule Nadine Morano votant contre). Dans le fond, monsieur Bellamy sert de faux nez pour maintenir l’électorat « Versaillais » chez les Républicains et dès qu’il sera élu, on lui dira de laisser travailler les grandes personnes et il fera ce que lui diront les allemands.

  • Vient ensuite l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) : le centre gauche

Les Sociaux-Démocrates. Deuxième force politique au Parlement européen avec 187 sièges (25% des eurodéputés), le groupe S&D compte lui aussi des députés européens issus des vingt-huit Etats membres. Également présidé par un allemand. Les cinq formations politiques qui y sont les plus représentées sont les suivantes : le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) avec 27 membres, le Parti démocrate (PD) italien avec 26 membres, le Parti travailliste britannique (Labour) avec 20 membres, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) avec 13 membres, le Parti social-démocrate (PSD) roumain et le Parti socialiste français (PS) avec 10 membres chacun.

Le S&D va sans doute connaitre un véritable effondrement du nombre de ses députés tant les partis socialistes nationaux se sont ratatinés partout. J’imagine que peu de lecteurs de l’IDL s’intéressent à monsieur Glucksman, et donc mes commentaires seront limités au fait qu’il ne faut pas tirer sur une ambulance.  

  • Conservateurs et réformistes européens (CRE) : la droite eurosceptique

Avec 75 membres siégeant au Parlement européen (10% des eurodéputés), le CRE est le troisième groupe le plus important de l’hémicycle. Il regroupe un ensemble d’eurodéputés provenant de partis européens d’orientation eurosceptique du point de vue politique et libérale d’un point de vue économique. Co-présidé par le Britannique Syed Kamall (Parti conservateur) depuis juillet 2014 et le Polonais Ryszard Legutko (PiS) depuis juillet 2017, ses membres sont originaires de 19 pays de l’UE. Les principaux partis représentés y sont les suivants : le Parti conservateur britannique (Tories) avec 18 membres, le parti polonais Droit et justice (PiS) avec 14 membres, l’Alliance néoflamande (N-Va) belge (4 membres) et le Parti populaire danois (DF, 3 membres). Aucun parti français n’y siège.

Le poids des Conservateurs britanniques va s’effondrer, peut-être remplacés par des bataves ou des Polonais. Certainement mon groupe préféré avec monsieur Hannan, brillantissime. A ma connaissance, ces idées n’intéressent personne en France. 

  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) : Les Fédéralistes.

L’ADLE regroupe 68 eurodéputés (9% de l’ensemble) issus de 21 Etats membres de l’UE. Depuis juillet 2009, l’ADLE est présidée par l’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt C’est là que siège le Modem. Et c’est là que siègeront les élus « En Marche »

Les fanatiques de la construction européenne, présidé par un ex premier ministre Belge.

Les deux parties de la Belgique sont incapables de se mettre d’accord sur quoi que ce soit, et Mr. Verhofstadt veut exporter ce désastre au reste de l’Europe. Comprenne qui pourra…

Le groupe de ceux qui pensent que notre Président a tout compris, que Madame Loiseau a du charisme et que monsieur Barnier a servi son pays avec beaucoup de compétence.

  • Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) : Les anciens cocos.

Tous, ou presque, soutiens enthousiastes de Cuba, du Venezuela. C’est la que siège notre France insoumise. Se disent de gauche mais sont plutôt…ailleurs, surtout dans leurs têtes. En général, ils ont un rapport très difficile à la réalité. 

  • Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) : Le groupe des pastèques.

Verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur.  Les garçons de plage et les diplômés en sociologie qui sont contre le progrès techniquePas ma tasse de thé.

  • Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) :  Les souverainistes presque fréquentables… 

L’ELDD compte 41 membres (5% des eurodéputés) issus de la droite populiste de 7 Etats membres. Le groupe est présidés par le Nigel Farage (indépendant, ex-UKIP) depuis janvier 2017. Les principales formations politiques de l’ELDD sont le Mouvement 5 Etoiles (M5S) (Italie, 12 membres), le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, 3 membres), Debout la France (DLF, 2 membres) et Les Patriotes (LP, 2 membres). Le Royaume-Uni y compte par ailleurs 10 eurodéputés auparavant membres de UKIP, qui l’ont quitté après la démission de son ancien président Nigel Farage fin 2018.

 Je ne sais pas trop quoi dire sur ce groupe qui n’existait que grâce à Farage. Pourrait bénéficier d’une hausse des élus chez cinq étoiles. Le parti des patriotes ne devrait pas avoir d’élu quant à monsieur Dupont-Aignan qui ne représente guère que lui-même, il est loin d’être certain qu’il aura des élus. Logiquement ce groupe devrait disparaitre et ses membres rejoindre l’ENL ou le CRE.

  • Europe des Nations et des Libertés (ENL) : les Méchants, dont le nombre devrait s’accroitre énormément. 

Il s’agit du plus petit groupe du Parlement européen avec 37 membres (5% des députés européens) originaires de 8 pays de l’UE. Co-présidé par le Néerlandais Marcel de Graaf (PVV) depuis juin 2015, rejoint par le Français Nicolas Bay (RN) en septembre 2017 en remplacement de Marine Le Pen (devenue députée française), ce groupe devrait surfer sur la vague populiste. Les principaux partis politiques qui y siègent sont le Rassemblement national (RN) (France, 14 membres), la Ligue du Nord (LN) (Italie, 6 membres), le Parti pour la liberté (PVV) (Pays-Bas, 4 membres), le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ, 4 membres) et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) avec 3 membres qui ont rejoint l’ENL en janvier 2019.

C’est ce groupe dont le nombre devrait exploser et qui pourrait changer une fois pour toutes les rapports de puissance entre le Parlement et la Commission surtout s’il s’allie avec le CRE.

Non-inscrits (NI)

Au nombre de 22 (3% de l’hémicycle européen) originaires de 9 Etats membres, ces eurodéputés n’appartiennent à aucun groupe au Parlement européen (un groupe politique doit comprendre au moins 25 députés élus dans au moins sept pays.

Rien à dire. 

 

Résumons-nous

  1. Les chrétiens-démocrates, les fromages blancs, comme les appelait de Gaulle vont perdre beaucoup.
  2. La gauche sociale-démocrate va s’effondrer.
  3. Les fanatiques européens de l’ex premier ministre Belge n’ont pas le vent en poupe.

Or la somme de ces trois groupes assurait une majorité au Parlement pour la technostructure Bruxelloise puisque ces braves gens ne votaient pour ainsi dire jamais contre ce qui était proposé, le risque étant trop grand pour chaque député de ne plus être sélectionné pour la mandature suivante.

Hélas, cette fois-ci seront élus ceux qui se sont opposés à la Commission, et non plus les béni oui-oui.  Les élus dociles vont être battus, voilà un mauvais signe pour la technostructure.

Et donc, les élections qui sont toutes proches sont extraordinairement importantes car nous allons avoir en fait l’un ou l’autre de ces trois résultats.

  • Les trois groupes qui dominent l’Europe depuis ses débuts gardent la majorité. Si cela se produit, nous aurons une intense poussée des milieux trans-nationaux pour imposer le fédéralisme maintenant et sans possibilité de retour. Ce qui me fait penser à la phrase de Dante sur les portes de l’enfer » abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici». Je repars pour Londres.
  • Le parlement est scindé en trois, fromages blancs, gauchistes, populistes et tout se bloque. Plutôt sympathique comme résultat, mais rien n’est acquis.
  • Les « populistes » sont majoritaires et là, la situation devient intéressante, puisque le Parlement devra élire le successeur de monsieur Juncker, qui pour une fois ne sera pas désigné par la Commission. Au dernier vote, il n’y avait qu’un seul candidat, Mr. Juncker ce qui ressemblait beaucoup à l’élection du Président du Soviet Supreme.  Imaginons que le Parlement élise monsieur Farage, ce serait à mourir de rire…

Ou mieux encore que le Parlement décide qu’il est temps d’organiser au niveau Europeen un referendum sur l’immigration. On voit mal monsieur Macron refuser…

Le Parlement pourrait aussi retirer à la Commission le privilège de fixer l’ordre du jour du Parlement ainsi que le quasi-monopole de la rédaction des directives et la Commission se retrouverait au chômage technique, c’est-à-dire que nous aurions atteint le but désiré, faire sortir Bruxelles de l’Europe, pour se retrouver entre nous en dehors de la présence de ces sinistres technocrates qui veulent nous empêcher d’être différents.

 

Dans le fond, la seule chose à faire en Europe est le BRUXIT : Il ne faut pas sortir de l’Europe, il ne faut pas détruire l’Europe, il faut simplement sortir Bruxelles et la technocratie de l’Europe, et c’est tout.

Virer les technocrates et se retrouver entre citoyens, voilà le but.

Et donc, chaque citoyen qui votera pour les Républicains votera pour ceux qui trahissent la Démocratie et la Nation depuis toujours, tandis que s’il vote pour LAREM, il votera pour ceux qui veulent à la fois trahir la Démocratie, la Nation et le Peuple.

 

Une étude récente vient en effet de montrer que ceux qui méprisent le plus la Démocratie sont les centristes, tandis que ceux qui la défendent sont les gens d’extrême droite ou d’extrême gauche. En tout cas, c’est ce que montre les élections en France depuis longtemps puisque le but du « centre » depuis toujours a été de s’allier avec la droite de la gauche pour empêcher la droite d’être représentée.

Puisque la gauche de gouvernement n’existe plus en France, ce serait une bonne chose pour la Démocratie si le centre n’allait pas voter cette fois ci. On se retrouverait entre gens intelligents.


Typologie des “Fake News”

La liberté de la presse est au cœur de nos systèmes démocratiques. Sans cette liberté, le citoyen ne peut-être informé, ce qui rend caduque l’expression de sa volonté au moment du vote. Et comme ce vote sous-tend la légitimité de ceux qui nous gouvernent, il est facile de comprendre que sans cette liberté, il ne peut y avoir de légitimité pour ceux à qui nous avons délégué, par notre vote, le monopole de la violence légitime.

Venons-en donc à l’essentiel. Comment s’assurer que l’information que je vais utiliser est de bonne qualité avant de me précipiter pour faire mon devoir de citoyen ? Telle est la question…

Dans la catégorie « informations » qui vont influencer, ou pas, les électeurs, nous pouvons établir une classification toute simple des différentes possibilités car il n’y a en fait que quatre catégories de nouvelles, et les voici : la nouvelle peut être vraie ou fausse, et elle peut être favorable ou défavorable aux structures de pouvoir qui dominent nos sociétés.

Ce qui veut dire qu’avant d’aller voter, il me faut trier entre quatre types de nouvelles.

  1. Celles qui sont vraies et utiles au pouvoir.
  2. Celles qui sont vraies et dangereuses pour le pouvoir.
  3. Celles qui sont fausses et utiles au pouvoir.
  4. Celles qui sont fausses et dangereuses pour le pouvoir

Et c’est là que les choses commencent à se compliquer, car je viens d’introduire une nouvelle idée, celle de « structure de pouvoir ». Bien entendu, ces structures de pouvoir vont essayer de contrôler le flux d’informations qui leur seraient défavorables, ce qui est compréhensible si elles étaient fausses et encore plus compréhensible si elles étaient vraies.

Ces mystérieuses « structures « de pouvoir sont bien entendu au confluent des pouvoirs économiques, culturels et politiques ce qui nous amène fort normalement à une nouvelle distinction. Ces pouvoirs contrôlent ‘ils -ou non-l ’information pour ne laisser passer que les catégories une et trois ?

La réponse a cette question est simple : autrefois l’information dans nos sociétés était assez libre, hier elle ne l’était plus, aujourd’hui, elle l’est à nouveau, ce qui est un bien triste nouvelle pour les gens qui nous gouvernent.

Par exemple, dans ma jeunesse, aux USA, quelques centaines de familles possédaient la quasi-totalité des journaux et des radios. Certaines étaient républicaines, certaines étaient démocrates et d’autres étaient tout simplement apolitiques. La liberté de l’information était donc « garantie » en premier par la concurrence entre ces centaines de source. Et de fait, tout le monde voulait d’abord publier les nouvelles vraies ou détruire les nouvelles fausses. Mais une autre sécurité existait : l’extraordinaire diversité qui existait chez les journalistes eux-mêmes qui venaient de tous les horizons et cette diversité a duré tant que les écoles de journalistes n’existaient pas.

La qualité de l’information était donc garantie par le plus vieux mécanisme économique du monde, celui de la concurrence, qui prédominait aussi bien dans la distribution des nouvelles que dans leur traitement par les journalistes.

Ou en sommes-nous aujourd’hui ?

Aux USA, depuis les années 90, les media sont tous détenus par neuf grands groupes financiers (Walt-Disney, General Electric, Murdoch etc.). En France, cinq ou six groupes suffisent à tout contrôler, et c’est d’autant moins difficile que la totalité des journaux perdent de l’argent puisque leur lecture est sans aucun intérêt. Si le propriétaire cesse de boucher les trous à la fin de l’année, tout le monde sera au chômage, ce qui réduit les velléités d’indépendance.

Heureusement, l’Etat vient en aide aux propriétaires dans le besoin. Pour s’assurer de la docilité du petit personnel, les services du Premier Ministre subventionnent directement les journaux, les titres que personne ne lit étant les plus subventionnés, cela va sans dire.  Ce qui me remet en mémoire la fameuse formule de Mark Twain : si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informés. Et si vous les lisez, vous êtes manipulés

Et manipulés nous l’avons été comme jamais, par exemple au moment de la dernière élection présidentielle, où en bons toutous qu’ils sont, les français ont massivement voté pour celui que l’Etat Profond avait sélectionné pour eux.  Et plus le niveau d’éducation de l’électeur était élevé et plus il a voté pour le candidat que la nomenklatura avait choisi pour lui. Ce qui m’amène à une proposition dont j’espère qu’elle sera retenue par notre intelligentsia : Devraient être interdits de vote tous les gens qui ont des diplômes.

En fait, un peu partout, sauf peut-être en Grande-Bretagne,  à la fin des années 90, les structures de pouvoir qui contrôlent ce que j’appelle le capitalisme de connivence ont capturé les media, tout simplement en en rachetant la propriété (Voir pour le cas français « Ils ont acheté la presse : Pour comprendre enfin pourquoi elle se tait, étouffe ou encense de Benjamin Dormann ») et ont remplacé les journalistes formés sur le tas par des  esprits médiocres et dociles formatés pour  séparer le « Bien » du « Mal » et non pas le vrai du faux, par des écoles de  conformisme qui sont devenus les séminaires ou est formée la petite cléricature toute dévouée à la Cause. Ce ne sont plus des journalistes mais des militants. Les journalistes sont devenus des « indics » en charge de dénoncer auprès des puissants ceux qui ne pensent pas comme il le faut. Et du coup, nous nous trouvons dans une situation que le public a parfaitement perçue et qui est décrite par une plaisanterie qui courre les salles re rédaction : « Il y a aujourd’hui deux sortes de journalistes. Ceux qui sont honnêtes et qui sont au chômage, et les autres ». Du coup, jamais l’information n’avait été aussi peu libre qu’à la fin du siècle dernier et l’on en voit les ravages aujourd’hui.

Heureusement, l’Internet est arrivé et cette tentative de monopolisation de l’information organisée par les hommes de Davos a échoué lamentablement. Dans le fond, jamais dans l’histoire de l’humanité, l’information n’a été à la fois aussi libre et aussi concurrentielle qu’aujourd’hui. Du coup, tous les capitalistes de connivence qui avaient acheté les media pour rendre service a leurs amis politiques qui, en retour, leur distribuaient de juteuses commandes étatiques, perdent tout ce qu’ils veulent sur leurs journaux, ce qui ne les touche guère, les sommes étant ridicules. Mais voir leurs copains au pouvoir se faire virer par l’électorat pour se faire remplacer par des populistes est beaucoup plus ennuyeux car les nouveaux élus pourraient donner ces contrats sans risques à des gens compétents plutôt qu’à eux.

On imagine le drame.

Et du coup, la seule solution est de faire hurler par les médias aux ordres que toutes les nouvelles qui viennent de l’internet sont des « fake news », tout en faisant fabriquer par leurs media à eux de vraies « fake news » (si j’ose dire), pour essayer de dégommer les « populistes » qui voudraient prendre la place de leurs copains.

Et nous nous retrouvons devant une situation assez amusante : les media officiels ont aujourd’hui une double caractéristique.  Quand ils dénoncent quelque chose pour accabler un élu que le peuple n’aurait pas dû élire, c’est en général faux, mais par contre, ils ne parlent pour ainsi dire jamais de ce dont tout le monde parle sur le net, qui est en général vrai mais qui serait à charge contre ceux qui les paye, c’est-à-dire les puissances d’argent.

Nous en avons eu un exemple quasiment parfait avec les ennuis judiciaires de monsieur Trump, dont j’ai longuement parlé dans le passé.

Rappelons les faits, en oubliant les détails et en allant à l’essentiel.

Monsieur Trump est élu au grand désespoir de ceux qui contrôlent ce que l’on appelle l’Etat Profond américain. Immédiatement, c’est-à-dire dès le lendemain de l’élections, la contre-attaque s’organise et des accusations sont lancées selon lesquelles monsieur Trump serait un agent Russe, aux ordres de Poutine.  Un enquêteur « spécial », monsieur Mueller, est désigné et cet homme va mener pendant plus de deux ans une enquête extraordinairement diligente puisque tous ses adjoints étaient des démocrates, supports actifs de madame Clinton.

Depuis plus d’un an, tout le monde savait qu’il n’y avait rien dans le dossier, mais l’enquête continuait puisque le ministère de la Justice était resté sous le contrôle des démocrates à cause de l’imbécillité ou de la trahison de celui qu’avait nommé comme ministre de la Justice monsieur Trump.

Après les élections de Novembre, ayant conservé sa majorité au Senat, le Président a pu enfin remplacer l’inénarrable monsieur Sessions par monsieur Barr, ancien ministre de la justice lui-même.

Ce dernier, qui est le supérieur hiérarchique du procureur spécial Mueller indique sans doute à celui-ci que la plaisanterie a assez duré et qu’il faut clôturer son enquête et en publier les résultats.

Les résultats de ces deux ans d’enquêtes sont donc rendus publiques tout récemment et monsieur Trump est totalement absous de collusion avec une puissance étrangère. En fait il n’y avait RIEN dans le dossier à ce sujet.

Rien de grave donc va me dire le lecteur, la Justice triomphe en fin de parcours…

Oui et non, parce que, pendant plus de huit trimestres toutes les grandes chaines de télévision, tous les grands journaux n’ont cessé de dire qu’ils avaient des informations « confidentielles » qui prouvaient que le Président était coupable. Des chaines comme CNN ou CNBC, des journaux comme le Washington Post ou le New-York Times auraient consacré plus de 90 % de leur temps d’antenne ou de leurs articles à répeter sans cesse ce qu’ils présentaient comme des informations sûres n’étaient  que des calomnies que rien n’étayait.  Le NY Times a même eu un prix Pulitzer pour récompenser la qualité de ces enquêtes qui n’étaient fondées sur RIEN.

Du coup, plus de 40 % de la population était persuadée que monsieur Trump était coupable, en partant du principe « qu’Il n’y a pas de fumée sans feu ». Et le résultat ne s’est pas fait attendre : les Républicains ont perdu le contrôle de la chambre des Représentants lors des dernières élections ce qui rend la vie du Président beaucoup plus difficile.

Et voilà qui nous amène à une question politique par excellence.

Les journalistes ont le droit d’avoir des opinions politiques et de penser que monsieur Trump est une crapule. Ils ont le droit, et je dirai même le devoir, de dénoncer en place publique les hommes ou les femmes politiques qui auraient commis des crimes ou des impropriétés. Mais ils n’ont en aucun cas le droit de monter une campagne de dénigrement systématique, fondée sur des mensonges et visant à déstabiliser un pouvoir légitimement élu. La Liberté de la Presse est un principe essentiel mais en aucun cas elle ne devrait autoriser les tentatives d’assassinats médiatiques auxquelles se livrent avec abandon tant de journalistes. Ce que je veux dire est ceci :

  • Accuser avec preuves à l’appui est normal.
  • Accuser sans preuves n’est pas admissible et est passible des lois sur la diffamation.
  • Mais accuser, comme une grande partie de la presse américaine l’a fait le Président des Etats-Unis EN SACHANT TOUT DU LONG QUE L’ACCUSATION ETAIT FAUSSE, ne relève pas de la Liberté de la Presse et ne saurait être puni par les lois qui régissent la diffamation. Car, il s’agit tout simplement en ce cas-là d’une tentative pure et simple de coup d’Etat.

Et c’est bien ce que nous avons eu aux USA : une tentative de coup d’Etat, organisée par les équipes de l’ancien Président Obama pour se débarrasser d’un homme qui contrecarrait leurs projets et cet effort s’appuyait sur des réseaux secrets (mais que monsieur Barr est en train de révéler au grand jour), reliant des politiques, des hommes aux postes de commande dans des ministères régaliens et de nombreux journalistes. Et dans cette tentative sont impliqués les anciens numéros un, deux trois et quatre du FBI, les ex- patrons de la CIA et de la NSA, l’ancienne ministre de la Justice de monsieur Obama, peut-être Obama lui-même, et un grand nombre de journalistes et de patrons de presse.

Mais que viennent faire les journalistes dans cette galère ? La réponse est simple : au milieu des années 70, des journalistes aux USA ont fait tomber Nixon, homme de droite et républicain et comme l’on dit vulgairement, cela leur a donné « la grosse tête ». Le rêve de tout journaliste est donc devenu de connaitre la gloire en dégommant les hommes de droite et voilà tout. Car, dans la vulgate marxo-globaliste qui sert de prêt à penser dans ce milieu, tout homme de droite est à la fois un idiot et un salaud. Il est donc du devoir de chaque journaliste de tout faire pour qu’un homme de droite au pouvoir soit détruit, au besoin par la calomnie, ou ne puisse s’y installer s’il s’en approche.

Et comme ils sont animés par une morale qui soutient que la fin justifie les moyens, ils pensent tous fondamentalement qu’agir ainsi c’est faire le BIEN.

Or, être certain que l’autre est un salaud a toujours justifiée l’ouverture de camps de concentration pour ceux qui ne pensent pas comme il faut.

Et donc, aujourd’hui et fort logiquement, les chemises noires sont à gauche et bien entendu l’intelligence a fait le voyage inverse en passant de la gauche à la droite.

La bonne nouvelle est que la gauche est devenue bête et fasciste.

La mauvaise nouvelle est qu’ils sont encore au pouvoir chez nous.

Mais plus pour très longtemps, car le peuple est en train de s’en rendre compte.

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Quand un Empire montant s’oppose à un Empire déclinant…

 

Louis (mon fils) et moi avons écrit récemment un livre disponible sur Amazon (A lire pour ceux qui parlent l’Anglais), et qui s’intitule : « Clash of Empires : Currencies and Power in a Multipolar World ». Le but de ce savant ouvrage est d’expliquer que l’opposition frontale entre la Chine et les Etats-Unis que l’on constate aujourd’hui n’est pas une guerre commerciale comme semble le penser la presse, mais une guerre monétaire.

Explications.

Depuis 1945, chaque fois qu’un pays ou une zone a eu des excédents d’épargne, ces excédents ont toujours été recyclés aux USA par Wall-Street, les pays excédentaires achetant des obligations de l’Etat américain. Et donc le déficit extérieur des Etats-Unis finançait et finance encore le déficit budgétaire… C’est ce que Rueff appelait le « privilège impérial »

Or, toute la politique de la Chine depuis deux décennies au moins est de mettre au point les outils qui permettront à la Chine de gérer et leurs excédents d’épargne et ceux du continent asiatique, ce qui forcerait les USA à cesser de cesser de vivre au-dessus de leurs moyens et les amènerait sans doute à couper massivement leurs dépenses militaires.

Que le lecteur me comprenne bien : en aucun cas je ne dis que les Chinois veulent que le yuan devienne monnaie de réserve. Ce n’est pas leur but. Ce qu’ils veulent c’est pouvoir payer leurs importations dans leur monnaie, sans passer par le dollar, en particulier pour le pétrole. Passer par le dollar, c’est accepter la suzeraineté monétaire et juridique des USA, ce qui devient de plus en plus insupportable compte tenu du fait que les Etats-Unis ont décidé que quiconque utilisant le dollar DEVAIT RESPECTER les lois US et être jugé devant des tribunaux US en cas de désaccords (cf. l’affaire BNP ou l’interdiction à l’Europe de faire du commerce avec l’Iran en dollars etc…) …Voilà qui est une atteinte intolérable à la souveraineté de tous les autres pays et comme la Chine n’a pas vraiment peur des armées ou des flottes américaines, elle est la seule à pouvoir monter un système concurrent au dollar, ce qu’elle fait. Et ce système de paiements sera utilisé par la Russie, l’Iran, une partie de l‘Afrique, de l’Europe et de l’Asie pour commercer entre eux, au grand détriment du système Swift et du dollar.

La Chine veut donc que le dollar cesse d’être LA monnaie de réserve mais pas que le Yuan le devienne, ce qui n’est pas la même chose.

J’ai déjà écrit de nombreux articles sur le sujet, l’un des derniers en Octobre 2018, s’intitulant « guerre commerciale Chine Etats-Unis » et les lecteurs peuvent s’y reporter s’ils veulent se rafraichir la mémoire.

Dans le papier de cette semaine, je voudrais être beaucoup plus pragmatique et regarder de que disent les marchés qui peuvent, ou non, confirmer mes analyses qui, par construction, sont théoriques.

Revenons à l’une de mes plus vieilles obsessions.

Parmi les facteurs de production classiques, capital, travail, terre (=ressources naturelles), dans le fond, le SEUL qui soit vraiment rare est le capital, ce que la plupart des gens ne comprennent pas, confondant capital et monnaie.

Je vais essayer d’être simple, au risque d’être simpliste.

Comment me procurer du capital si j’en ai besoin, telle est la question. Comme le disait Bastiat, Il n’y a que trois moyens d’accéder à ce bien rare entre tous :

  1. L’épargner ou le gagner
  2. L’emprunter
  3. Le voler

Les SEULS « créateurs » de capital sont donc l’épargnant qui consomme moins qu’il ne gagne et l’entrepreneur qui réussit à dégager des profits.

Pour qu’il y ait création de capital, il faut aider l’épargnant et le plus efficace est encore de payer convenablement celui qui se donnera la peine d’épargner.  Il faut donc lui assurer une « rente » c’est-à-dire un taux d’intérêts suffisamment élevé pour que notre homme se retienne de consommer. Qui plus est, dans un monde où les mouvements de capitaux sont libres, si un pays veut empêcher son épargne de filer à l’étranger et/ou si ce pays veut attirer l’épargne des autres pays, il lui va falloir « surpayer » l’épargnant.

Admettons qu’il n’y ait que trois monnaies au monde, le dollar, l’euro, et le Yuan, et qu’un rentier ait $ 100 dollars à placer fin 2013.

Où le rentier aurait-il dû mettre son argent, ce qui veut dire, qui surpaye l’épargne ? La Chine, en bons du trésor Chinois, telle est la réponse. Un capital de 100 dollars serait passé (en dollar) à 112.4 s’il avait été investi en yuan, en bons du trésor US, il serait monté de 100 à 106 et s’il avait confié ses 100 dollars à la Bundesbank il en aurait perdu 21. 5 % et n’aurait plus que $78.6.

Venons-en à la deuxième façon de créer du capital, le profit que génère les entrepreneurs. Et la question devient : « Qui surpaye l’entrepreneur ». Dans toute bonne économie, il y a ce qu’il est convenu d’appeler un marché des actions qui s’essaye à mesurer la rentabilité du capital investi, c’est-à-dire la croissance autonome du capital générée par un marché libre.

Revenons à notre épargnant qui, au 31 Décembre 2013, aurait 100 dollars à investir et qui se sentirait prêt à prendre des risques « entrepreneuriaux » et donc à acheter des actions, ce qui lui permettrait de participer à une croissance éventuelle des profits. Imaginons encore que notre spéculateur ait le choix entre les marchés des actions Chinois, Américains ou de la zone Euro. La question devient, qui a le mieux traité mon actionnaire/épargnant ? Voici la réponse.

 

Les Etats-Unis sortent en tête du classement, notre homme ayant 175 dollars à la place de 100, en deuxième position nous avons la Chine (+55 %) et fermant le peloton nous trouvons la zone Euro où notre homme a gagné à peu près la même chose que s’il était resté en bons du trésor Chinois, ce qui n’est guère excitant.

Donc, la première conclusion à laquelle j’arrive est que la politique monétaire chinoise est favorable au Rentier, tandis que la politique monétaire américaine est favorable à l’Entrepreneur, ce qui ne surprendra personne.

Ce constat fait, il nous faut essayer de comprendre à qui la politique monétaire de la zone Euro est elle favorable, puisqu’elle est désastreuse pour le rentier et médiocre pour l’entrepreneur ?

Et la réponse est toute simple : elle est favorable au VOLEUR, c’est-à-dire aux ETATS en déficits budgétaires et qui ne pouvant plus taxer ont décidé de spolier (synonyme de voler) et les épargnants et les entrepreneurs, en maintenant des taux d’intérêts
négatifs sur l’épargne et de procéder ainsi à l’euthanasie du rentier que préconisait monsieur Keynes.

Voici les résultats pour les Etats qui empruntent à 10 ans, en partant du principe que le gagnant est celui qui a emprunté le moins cher. Et le gagnant est : l’Etat allemand.  Ses emprunts ne lui ont rien couté, ce qui est un résultat stupéfiant.  Filer du capital aux Etats sans que cela ne leur coute rien, c’est un peu comme de filer les clés de sa cave a un sommelier alcoolique.

 

 

Ce qui se passe est en fait très simple : l’Europe de l’Euro est en train de bouffer son stock de capital pour maintenir en place des systèmes sociaux aberrants couplés à une construction monétaire débile.

Le choix pour un épargnant en Europe est donc tout simple :

  • La politique la plus intelligente mais la plus dangereuse est, s’il le peut, d’emprunter des Euro pour acheter des actifs en Asie et aux USA. Moi, je ne fais pas.
  • Il a aussi le choix de se constituer une rente de bonne qualité en mettant son épargne en obligations chinoises.  J’ai.
  • Il peut devenir propriétaire d’actions aux USA et s’il veut diversifier son risque, il peut acheter des actions en Chine et en Asie du Sud-Est. J’ai.
  • Il peut décider librement de continuer à être idiot et laisser son épargne être volée par des crapules technocratiques et malhonnêtes. Je ne fais pas. Je n’ai rien en France sauf l’immobilier dans lequel je vis.

Heureusement, nous vivons dans une époque où je peux vivre en France, qui reste fort agréable bien que tout le monde y soit de mauvaise humeur, tout en investissant mon épargne en Chine ou aux USA. Si, pris d’un coup de folie patriotique, j’investissais l’épargne de toute ma vie dans notre beau pays, je suis à peu près certain que dans quelques temps, je serai obligé d’enfiler un gilet jaune et d’aller me balader tous les samedis pour réclamer le remboursement des sommes qui m’auraient été volées, ce qui ne marchera pas de toutes façons puisque l’Etat sera insolvable.

Pour en revenir à l’introduction de cet article, les marchés confirment donc l’analyse que je fais depuis un certain temps : la guerre monétaire entre la Chine et les USA est réelle, et va faire une victime collatérale, la zone de l’Euro puisque la politique monétaire favorise la croissance étatique en Europe au détriment et des rentiers et des entrepreneurs locaux.

Un système qui finance la dépense publique en appauvrissant le rentier et l’entrepreneur est un système foutu. Nous y sommes.

 

 


J’Accuse ….

Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent.

Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel.

Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.

La civilisation Judéo- Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe àl’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors.

Cela nous est expliqué dès les premières lignes de la Bible : après avoir mangé la pomme de la connaissance, Adam et Eve se virent nus, c’est-à-dire fragiles et mortels. Mais en comprenant ce qui pouvait leur faire du mal à eux, ils comprirent instantanément aussi comment faire du mal aux autres. De la prise de conscience que nous sommes mortels et vulnérables est donc née l’idée que nous pouvons tuer les autres ou leur faire du mal.  Et c’est à cet exact moment que le serpent, le Malin, entre dans l’histoire du monde, à l’instant même où nous sommes devenus conscients de notre propre vulnérabilité. Cette idée, que je trouve très forte, n’est pas de moi mais de Jordan Peterson. Et elle implique que chacun d’entre nous peut être en même temps ou à tour de rôle un salaud ou un saint, un héros ou un couard…

Et le Christ de nous dire « ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé », ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas condamner, mais qu’en aucun cas il ne faut juger que l’autre est mauvais dans son essence. Un homme peut être coupable, et donc soumis au châtiment, mais jamais il ne peut être totalement mauvais. Le péché est haïssable, le pécheur jamais.

C’est ce qu’avait compris de Gaulle quand le Père Bruckberger vint lui demander la grâce de Joseph Darnand, immense héros de la guerre de quatorze et chef de la milice. Il répondit à Bruck, après avoir refusé de commuer la peine, « Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime. » Darnand était condamné, mais pas jugé, le jugement n’appartient qu’à Dieu.

Sur cette base, où des condamnations ont lieu mais où personne ne prononce un jugement sur l’essence de chaque individu, on peut construire une société véritablement humaine car le pardon, le repentir et la miséricorde y sont possibles.

Mais la dérive de nos sociétés aujourd’hui amène exactement à l’inverse : les crimes ne sont plus condamnés tandis que des jugements condamnant des individus sont portés au motif que ces personnes seraient fondamentalement mauvaises, tout simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec ceux qui s’autorisent à juger leurs contemporains. Et ceux qui ostracisent leurs contemporains sont presque toujours des journalistes, qui se sont arrogés le pouvoir divin de juger de l’essence de chaque individu sans même que la faute ait été prouvée.

Et donc, aujourd’hui, des milliers d’hommes et de femmes ont été déshonorés, mais non condamnés, ce qui est bien pire que ce qui est arrivé à Dreyfus car, dans le monde dans lequel nous vivons, il n’y a ni appel, ni pardon, ni miséricorde, ni même nécessité de prouver le crime : l’homme qui a perdu son honneur ne peut le récupérer.

J’ACCUSE donc la classe médiatique d’avoir créée un monde inhumain et donc totalitaire en se transformant de fournisseur d’informations en ayatollahs.Dans ma jeunesse, le journaliste dans une première partie du journal ou de son article vous présentait les faits tels qu’ils avaient pu être établis, et dans une deuxième partie vous donnait son interprétation de ces faits et c’était très bien ainsi. Et donc la première étape était la collecte de l’information, la deuxième la mise en place du raisonnement du journaliste, sous tendu par les faits, que le lecteur pouvait consulter librement et la troisième, qui ne concernait que le lecteur, la formation d’une opinion que chacun pouvait effectuer librement.

Aujourd’hui, des procureurs que personne ne contrôle passent des jugements sans appel sans même que tous les faits aient été connus, et ces jugements sont toujours fondés sur l’argument d’autorité qui cherche à nous faire croire que le journaliste sait mieux que nous et que donc nous devons y souscrire.

Le résultat final est, qu’en tant que lecteur, je n’ai plus accès aux faits et donc je n’ai plus la possibilité de me former mon opinion librement. Je dois hurler avec les loups.

On est passé en cinquante ans du trois étoiles au McDonald et l’on m’explique qu’il s’agit d’un progrès.

Et cette chute est le résultat de la déchristianisation de nos sociétés. Car, comme nous le savons tous, depuis un siècle, notre monde s’est déchristianisé à toute allure, et il s’est passé ce que Chesterton avait prévu lorsqu’il écrivait « Quand les hommes ne croiront plus en Dieu, cela ne voudra pas dire qu’ils ne croient plus en rien, cela voudra dire qu’ils croiront n’importe quoi »

Nous y sommes et les journalistes qui ne croient plus ni à Dieu ni à Diable se sont mis à croire n’importe quoi et en particulier qu’eux ils étaient bons et que leur tâche était de lutter contre le mal.

Ce qui revient à dire que la ligne entre le bien et le mal ne passe plus à l’intérieur de chacun d’entre eux (puisqu’ils sont bons) et que leur seul et unique devoir est de débusquer les défenseurs du Mal. Nous sommes passés d’un monde objectif à un autre, fondé sur la subjectivité de ceux qui ont le droit de s’exprimer. Nous sommes passés de la Démocratie à la théocratie ou les prêtres nous informent de ce que nous devons penser. En fait, nous sommes retombés dans le manichéisme le plus pur, d’un côté les bons, de l’autre les mauvais et c’est toujours à ce moment que commence le totalitarisme puisque les mauvais doivent être détruits.

Et donc, dès que des informations extraordinairement partielles, partiales ou incomplètes semblent justifier leurs préjugés, ces nouveaux chiens de garde attaquent en meute, non pas pour essayer de comprendre ce que celui qu’il faut bien appeler une victime a pu vouloir dire, mais pour le détruire.

Et pour détruire celui qui pense mal, ils utilisent deux armes, toutes les deux létales dans le monde des idées :

  • Ils tournent en ridicule le peuple, qui pense rarement comme eux, en les traitant de « beauf » incultes et grossiers. C’est le traitement qu’ils font subir aux gilets jaunes en France, qui correspond aussi à l’appellation de « déplorables » dont madame Clinton avait affublé les électeurs de Trump et au nom « little englander », donné en Grande-Bretagne au partisan du Brexit.
  • Pour les plus dangereux de ceux qui ne partagent pas leurs idées car ils savent s’exprimer par eux-mêmes et qui auraient émergé grâce à leurs propres talents, ils pratiquent l’excommunication, sans retour en grâce possible. Ces pauvres individus, accusés de racisme, de fascisme, d’islamophobie ou de tout autre péché mortel n’ont comme solution que de se suicider intellectuellement et de cesser de produire quoi que ce soit car ils ne seront plus jamais invités à aucun débat, leur carrière universitaire sera brisée et leurs livres ne bénéficieront jamais de la moindre recension.

Tourner en ridicule le Peuple, excommunier les opposants à la pensée unique en se servant du monopole sur les media officiels qu’ils se sont créés avec l’aide des puissances d’argent, tels sont les deux outils que ces « journalistes » utilisent pour assécher les maigres oasis qui essaient de continuer à exister ici ou là et pour survivre dans le désert intellectuel dans lequel nous vivons.

J’ACCUSE donc les journalistes payés par les media officiels d’être devenu le bras séculier de la pensée unique, à qui l’on livre les criminels pour qu’ils soient condamnés et exécutés sur la place publique. Ils sont devenus le sous-officier qui a brisé l’épée de Dreyfus et arraché ses galons.

Mais ce n’est pas tout : J’ACCUSE aussi certains journalistes d’avoir pris pour exemple le Colonel Henry qui fabriqua les fausses pièces à conviction qui accablèrent le pauvre capitaine Dreyfus. Car beaucoup d’entre eux, non contents de déshonorer ceux qui ne peuvent répondre, vont jusqu’à fabriquer de fausses « preuves » ou à utiliser des preuves » dont ils savent qu’elles sont fausses ou incomplètes.

Et pour ajouter à leurs crimes, J’ACCUSE enfin bon nombre de journalistes d’être des Esterhazy qui tout en connaissant le vrai coupable, hurlent à la mort pour faire condamner un innocent.

Que le lecteur me permette de donner deux exemples de ces pratiques abominables, l’un immense, l’autre minuscule et qui tous deux viennent de se produire.

Depuis près de trois ans, la classe journalistique dans son immense majorité nous a certifié que le Président des Etats-Unis était arrivé au pouvoir avec l’aide de monsieur Poutine.

Et tout l’arsenal qui avait servi à faire condamner Dreyfus y est passé.

  • Fabrication de fausses preuves et utilisation de ces fausses preuves pour faire espionner le Président et son entourage.
  • Fuites « anonymes » vers des media complices, appuyées sur ces fausses preuves, tendant toutes à prouver la culpabilité du Président.
  • Campagnes de presses reprenant des éléments dont tous les journalistes savaient qu’ils étaient faux, en partant du principe que la fin justifie les moyens et que, comme le Président était une ordure, mentir et tricher étaient non seulement permis mais recommandable, ce qui est une monstruosité. Car chaque homme est responsable des moyens qu’il a utilisé sans considération aucune des fins qu’il poursuivait, et dire ou recommander le contraire, c’est encore une fois la voie ouverte au totalitarisme.
  • Protection des vrais coupables, c’est-à-dire les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, à qui rien ne fut jamais reproché…
  • Utilisation de la justice pour essayer de forcer certains proches du Président qui avaient commis quelques peccadilles à charger le Président en contrepartie d’un allègement de leur peine.

Tous les composants de l’affaire Dreyfus sont là, et l’on retrouve les mêmes personnages sous des noms différents, Esterhazy (Steele, l’espion britannique), le Colonel Henry (Comey, le patron du FBI), le général Picquart (le ministre de la Justice Barr) etc… mais le combat est à front renversé : cette fois ci, les salauds sont tous à gauche et les honnêtes gens à droite. Mais qu’est que la gauche aujourd’hui puisqu’elle hait le peuple ?

L’opinion publique a plutôt soutenu Trump comme elle avait soutenu Dreyfus tandis que quelques media (Fox, Breitbart) reprirent le rôle de Zola et de l’Aurore et défendirent le Président, mais la majorité de la presse « institutionnelle », y compris la presse française, a endossé sans état d’âme le rôle qu’avait choisi l’Action Française de Charles Maurras.

Mais nous savons maintenant, grâce au rapport Mueller et au nouveau ministre de la Justice monsieur Barr, que le Président est innocent et que les foudres de la Loi vont tomber-enfin- et sur les vrais coupables et sur ceux dans les media qui ont été complices de la première tentative de coup d’état dans l’histoire des USA. La vérité l’emportera toujours sur le mensonge disait Jean-Paul II

Venons-en au minuscule exemple.

Un transsexuel est attaqué à Paris et la presse se déchaine immédiatement contre l’homophobie de la population française et cela sans même connaitre les coupables. Je suis moi -même très affecté puisque mon jeune frère était homosexuel et qu’il est mort du sida au début des années 90, ce qui acheva de tuer ma mère après perdu mon père aussi d’une longue maladie. Voilà qui réveilla chez moi des souvenirs très douloureux.

Les coupables sont trouvés, et ils sont musulmans.

En une journée, l’information sort de tous les journaux, tant tous nos héros du bien ont peur de pratiquer le fameux amalgame.  Et pourtant, dans ce cas-là, ils devraient défendre les homosexuels, car il y a 17 pays au monde qui pratiquent la peine de mort pour homosexualité et ils sont tous musulmans. Les musulmans qui ont attaqué la victime n’ont fait que ce que le Coran leur enjoint de faire. Dénoncer l’homophobie présente partout dans le Coran devrait être un devoir sacré pour tous les défenseurs du bien. Hélas, défendre les homosexuels ne rapporte rien, mais dire du mal du Coran ou du prophète peut couter cher comme l’a montré l’exemple de Charlie Hebdo.  Certes, « Nous sommes tous Charlie », mais pas au point de les accompagner au cimetière.  Et donc, non seulement beaucoup de ces journalistes ont menti en accusant sans preuve aucune la population française mais dès qu’ils ont su la vérité, ils ont couru se cacher… On songe aux allemands qui pendant la guerre n’ont jamais vu passer les trains…   Ils sont comme les chacals, agressifs en groupe, mais lâches individuellement.

Que faire ? va me dire le lecteur… La solution est toute simple et existe en Grande-Bretagne. Les journalistes peuvent tout dire, tout écrire mais si ce qu’ils ont dit ou écrit est faux et diffamatoires, alors les tribunaux condamnent et le journaliste et son media sont littéralement ruinés par les dommages et intérêts payés à la victime. Cela n’empêche en rien la liberté de la presse, qui est sacrée, mais cela empêche assez efficacement les journalistes de détruire des vies et des carrières sans aucune preuve et sans que ces forfaits aient le moindre effet sur eux.

Voilà une réforme qui, pour une fois, serait utile.

 

 

 

 


Coup d’état en Grande-Bretagne.

Depuis le vote pour le Brexit en Juin 2016, le Royaume-Uni vit dans une redoutable contradiction : une majorité du peuple s’est prononcée pour sortir de l’Europe, tandis qu’une écrasante majorité du système politique voulait y rester et avait voté en conséquence.  Ainsi, plus des deux tiers des députés aux communes et plus de trois quarts des « Lords » veulent rester dans les structures européennes, dont d’ailleurs madame May elle-même, qui a dirigé les négociations entre Londres et Bruxelles.

Nous avons donc un cas classique de contradiction entre démocratie directe et démocratie représentative, ce qui n’est jamais facile à trancher.

Faire mener des négociations par quelqu’un qui n’est pas en accord avec le but final qui doit être atteint est pour le moins curieux. C’est un peu comme demander à Bercy de préparer des coupes budgétaires et des diminutions d’impôts : on est à peu près certain que tout sera mis en œuvre pour que rien ne bouge, Bercy attendant tranquillement le prochain changement de gouvernement en bloquant tout.

C’est bien sûr ce qui s’est passé. Et les résultats sont à la hauteur de mes attentes, c’est-à-dire désastreux.

Et le sommet de ce qu’il faut bien appeler un coup d’état visant à renverser le vote populaire a été atteint la semaine dernière quand le Parlement a voté par UNE voix de majorité que la Grande-Bretagne ne pouvait pas sortir de l’Union si un accord n’était pas intervenu entre Londres et Bruxelles, ce qui revient à annuler le vote de Juin 2016 puisqu’il suffit que Bruxelles refuse tout accord et la Grande-Bretagne ne pourra jamais sortir…Mais le plus beau est que pour obtenir cette voix de majorité, « on » a fait sortir une députée de prison, où elle était pour escroquerie. On songe au duc d’Orléans votant la mort de Louis XVI…

Nous avons eu donc un coup d’état, pas si rampant que cela mais très visible, de la part des hommes de Davos britanniques soutenus par leurs copains à Bruxelles et j’ai presque envie de dire UN DE PLUS.

Résumons ce que je vois dans le monde depuis plusieurs années.

  1. Les Grecs avaient voté pour sortir de l’Europe et de l’Euro. La BCE coupe tous les crédits à la banque centrale Grecque. Fin de la rébellion. Les banques allemandes et françaises sont sauvées.
  2. Un coup d’état juridique a fait perdre le pouvoir en Italie à monsieur Berlusconi qui voulait sortir de l’Euro, et l’Italie du coup a été gouvernée par une série de Quisling tous plus illégitimes les uns que les autres puisque nommés par Bruxelles, jusqu’aux élections de l’an dernier qui ramenèrent au pouvoir un gouvernement à nouveau élu par le Peuple.
  3. Une tentative de coup d’état contre le Président légalement élu aux USA a eu lieu, après son élection surprise, mais grâce à Dieu, elle a échoué et l’on peut espérer que ses perpétrateurs vont aller en prison (Voir mon article de la semaine dernière à ce sujet).
  4. Un coup d’état, politico-juridico-médiatique lors de l’élection présidentielle a eu lieu en France, au détriment de monsieur Fillon, pour porter au pouvoir monsieur Macron, et celui-là a réussi. On en voit les résultats heureux tous les jours et en particulier tous les samedis. Du coup, le gouvernement français est légal, mais non légitime, ce qui en France, a toujours été mauvais signe.
  5. Des tentatives de déstabilisation de monsieur Orban en Hongrie et du parti au pouvoir en Pologne ont lieu sans cesse, mais cette fois-là en se servant de l’appareil judiciaire européen (Cour de justice, Cour des Droits de l’Homme). Le but est de déstabiliser des gouvernements totalement légitimes en faisant donner des juges que personne n’a élu ni ne contrôle. Nous avons là un très bel exemple d’une tentative de « gouvernement par les juges » qui fût et qui reste une dérive mortelle de la démocratie.

Le but semble être à chaque fois d’empêcher la volonté du peuple de chaque Nation de s’exprimer librement, tant la Nation est perçue comme ringarde.

Et si l’on n’y arrive pas, des juges non élus et aux ordres sont mis à contribution pour atteindre le résultat recherché, c’est à dire empêcher les autorités légitimes mais réfractaires au projet mondialiste de gouverner.

Le lecteur se rend donc bien compte qu’il y a comme une constante visant à remplacer nos systèmes démocratiques fondés sur la Nation par un système technocratique contrôlée par une oligarchie hors sol fonctionnant au profit de quelques-uns. Le résultat de cette prise de pouvoir par des gens non élus est atterrant pour tout le monde, sauf pour les élites : une étude de Mc Kinsey montre que dans nos pays développés, 580 millions de personnes ont vu leurs niveaux de vie baisser ou stagner de 2008 à 2017, la quasi-totalité de la valeur ajoutée créée par les économies allant aux 1 % les plus fortunés. Dans les dix ans précédents, seulement 10 millions avaient souffert d’un tel déclin.

Jamais un tel phénomène ne s’était produit depuis 1945.

La classe moyenne a en fait payé pour la crise de 2008, alors qu’elle n’en était pas responsable tandis que les responsables du désastre se sont enrichis. Et donc, je peux affirmer sans crainte d’être contredit que le capitalisme de connivence règne en maitre depuis 2008. Nos pays sont tombés de fait sous la coupe d’une ploutocratie financière qui a capturé le pouvoir et la grande question est donc : comment allons-nous retrouver nos Libertés ?

La réponse est simple : il faut retourner à la démocratie.

Les gens éduqués et bardés de diplômes sont devenus hostiles à la démocratie parce qu’ils trouvent insensé que leurs voix valent celles de gens qui ne sont pas allés à l’école. Je ne sais pas combien de fois j’ai entendu : « mais Charles, tu ne te rends pas compte que ta voix a le même poids que celle d’un éboueur ou de ta femme de ménage ? ».

Bien sûr, ceux qui disent cela veulent bien être élus (puisqu’ils sont instruits, ils inspirent confiance), à condition qu’ils puissent filtrer les votes de ma femme de ménage pour défendre leurs intérêts à eux et pas les intérêts de ceux de ce qui les ont élus et encore moins ceux de la Nation.

Ce qui me ramène à la Grande-Bretagne ou les éduqués sont en révolte contre les moins-éduqués et de façon visible.

Que va-t-il se passer ? Personne n’en a la moindre idée, mais je vais essayer de mettre à jour les trois scenarios qui me semblent les plus probables sans prétendre mesurer leurs probabilités respectives, n’étant pas devin.

Le premier est un allongement de la période de négociation au-delà des aménagements déjà acceptés. Cela veut dire que la Grande-Bretagne va devoir organiser des élections européennes fin Mai. Et a ces élections, qui seront en fait un referendum bis, nous allons avoir trois partis qui vont devoir compter leurs voix.

  • Les Conservateurs pour lesquels personne ne va voter sauf s’ils mettent en tête de liste des personnalités qui veulent vraimentsortir de l’Europe ce qui apparaitra comme une horrible hypocrisie, sauf si madame May est virée ou démissionne d’ici-là. Dans ce cas, ces conservateurs seront tous (comme Hannan), opposés à la structure de pouvoir européenne et pourraient obtenir un bon score.
  • Les travaillistes, pour lesquels peu de gens vont voter puisqu’une majorité de leurs circonscriptions avaient voté pour sortir lors du referendum et qu’ils ne sont pas couverts de gloire pendant les débats aux Communes tant ils ont louvoyé et botté en touche. Qui plus est, leur attitude douteuse sur l’immigration, leur islamophilie et leur antisémitisme couplé a un marxisme primaire déplaisent passablement à une grande partie de leur électorat populaire.
  • Les troupes du nouveau parti que Farage va créer (il est la figure emblématique du Brexit avec le conservateur Jacob Rees-Mogg) … et ce nouveau parti va rassembler TOUS CEUX qui ont voté le Brexit et à ces gens vont s’ajouter beaucoup de ceux que la tentative de coup d’état contre les institutions britanniques a rendu ivres de rage, quand bien même ils auraient voté contre le BREXIT. Il y en a beaucoup et ce n’est pas pour rien que le symbole de l’anglais est un bulldog. Une fois que ce chien a fermé ses mâchoires, il ne les rouvre jamais et l’Allemagne ou la France en savent quelque chose. Et le but de tous ces nouveaux élus, qui seront les élus de Farage et de personne d’autre, sera de bloquer le fonctionnement des institutions européennes à tous les niveaux et le plus possible. .

De très loin, c’est la situation la plus dangereuse pour la survie du projet Europeen que porte nos élites françaises en particulier.

La deuxième verrait madame May réussir à faire passer, à la quatrième fois, son projet insensé devant un Parlement qui de ce fait trahirait son peuple, ce que ce dernier ne pardonnerait jamais. Il n’est pas du tout certain que la Reine accepte un tel développement tant il serait attentatoire à la démocratie, ce qui pourrait créer une crise constitutionnelle d’envergure inédite au Royaume Uni.

A mon avis, et connaissant les anglais comme je les connais, la Grande-Bretagne deviendrait ingouvernable très vite, et il faudrait organiser des élections législatives immédiatement.  Cette éventualité consacrerait la fin du parti Conservateur tel que nous le connaissons, puisqu’il aurait trahi la Nation.

Dans ces élections s’affronteraient non pas deux partis mais trois conservateurs, travaillistes et « englanders » et monsieur Farage se retrouverait dans la situation de Salvini en Italie. Je suis à peu près certain que tous les députés qui auraient voté cet asservissement de la Nation seraient battus. Par contre, il est probable que cela pourrait ramener sur le devant de la scène la question de l’indépendance de l’Ecosse.

Cette solution est la plus dangereuse pour la Grande-Bretagne  et c’est de loin celle qui aurait les répercussions les plus graves sur son économie et sur celles de ses voisins européens.

Ces deux premiers scenarios veulent tous les deux dire que l’Union Européenne garde en son sein un pays qui ne veut plus en faire partie, ce qui est contraire au principe sacré de la diplomatie du « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes », et cela n’est pas politiquement tenable. Dans ces deux premiers cas, la crise ne pourra que s’aggraver.

La troisième solution est de loin la moins dangereuse et dépend sans doute du Président Français, ou peut-être de monsieur Salvini.

Elle requiert cependant de la part de monsieur Macron un peu de caractère.

La diplomatie européenne depuis les débuts de l’Euro a été menée par madame Merkel au profit exclusif de l’Allemagne avec tous les succès pour la construction européenne, que chacun peut voir aujourd’hui.

Le moment est venu pour notre Président de se souvenir de de Gaulle refusant l’entrée de la Grande-Bretagne dans ce qui était à l’époque le Marché Commun et donc de déclarer que puisque la Grande-Bretagne voulait sortir, eh bien, qu’elle sorte et qu’elle sorte immédiatement et sans qu’un accord ait été négocié.

Voilà qui lui permettrait sans doute à son parti de remporter les élections européennes en Mai prochain et si cela était le cas, à l’automne, il pourrait dissoudre le Parlement pour retrouver une légitimé qu’il a perdu. La France redeviendrait gouvernable, et l’on peut espérer que notre Président aurait appris de ses multiples erreurs et commencerait à s’intéresser à notre pays qui est tout sauf un « start up ».

S’il fait cela, alors il pourra commencer à gouverner contre les élites qui l’ont porté au pouvoir et donc au profit de notre pays et il sera réélu en 2022.

On peut rêver…

 

 

 


Trump contre le retour de la tribu

 

Je crois avoir consacré deux ou trois chroniques dans les dernières années aux bagarres juridico-politiques aux USA entre Trump et l’establishment américain.

Dans cette lutte, les choses sont en train de bouger et pourraient évoluer très rapidement. J’ai donc pensé qu’une petite mise à jour de la situation aux USA intéresserait peut-être les lecteurs.

Rappelons les faits.

  • Bien avant qu’il ne soit élu, les démocrates, aidés par une grande partie des médias, avaient lancé une grande campagne contre monsieur Trump, l’accusant d’être un agent Russe, à la solde de Poutine. Pour enquêter sur cette accusation très grave, un « procureur spécial », monsieur Mueller, ancien patron du FBI, avait été nommé par le Congrès pour enquêter sur les relations entre Trump et Poutine. Le but était à l’évidence de se débarrasser du Président élu à la faveur d’une procédure « d’impeachment ». Du coup, monsieur Mueller nous fut présenté comme un homme irréprochable, un véritable saint laïc.
  • De son coté, monsieur Trump, devenu Président, expliquait qu’un véritable complot avait été monté contre lui et que dans cette conjuration, on trouvait une grosse partie des équipes dirigeantes du FBI, une part importante des équipes du ministère de la Justice datant des années Obama, les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, et pas mal d’autres personnages plus douteux les uns que les autres.

La complication était que le Ministre de la Justice choisi par Trump, un brave homme appelé Jeff Sessions, comme il avait rencontré l’ambassadeur Russe avant les élections, ce qu’il n’aurait pas dû faire, avait choisi de de retirer du dossier des relations Trump- Poutine, laissant tout le pouvoir à son second, monsieur Rosenstein, un homme de l’Etat profond s’il en fut un. Et ce monsieur Rosenstein s’employait à bloquer toutes les demandes d’information venant du Congrès, alors sous le contrôle des Républicains, sur le fameux complot contre monsieur Trump…En fait, le ministère de la Justice, et donc le FBI, était resté sous le contrôle de monsieur Obama

Situation bloquée donc…

Mais tout est en train de se débloquer…

Monsieur Mueller vient de rendre son rapport qui, au grand désespoir des media, n’a trouvé aucune preuve d’une quelconque relation entre Trump et Poutine, et la réalité est donc bien qu’il y a eu complot contre monsieur Trump.

Le Président du coup va pouvoir passer de la défense à l’attaque.

Car j’ai compris quelque chose que je n’avais pas saisi à l’époque : tant qu’il était « examiné » par monsieur Mueller monsieur Trump ne pouvait pas contre-attaquer tant cela aurait été interprété comme une façon d’essayer de faire pression sur l’enquête dont il était l’objet.

Maintenant qu’il est libéré de cette contrainte, il va pouvoir attaquer, le but étant bien sûr de briser l’empire que la pensée unique a sur les Etats-Unis

A mon avis, les attaques vont se développer dans trois directions

Nous allons entendre parler beaucoup de la fondation Clinton, véritable machine criminelle organisée au profit exclusif de Bill et Hilary. Trois équipes du FBI seraient sur le dossier. Vont être explorées en particulier les donations à la fondation effectuées par des non-américains qui auraient reçus des avantages importants de la part du ministère des affaires étrangères US quand madame Clinton en était le ministre…Les cas auraient été fort nombreux. Il se dit aussi que plus de 90 % des fonds levés allaient directement ou indirectement aux Clinton et que depuis la défaite d’Hilary les contributions des donneurs étrangers se seraient effondrés… Le but ici est de détruire la gauche progressiste du parti démocrate. (L’extrême gauche (ie Senders etc) détestant tout autant les Clinton)

 

Viendront ensuite, ou en même temps, des révélations sur les tentatives par l’administration Obama de noyauter politiquement le département de la Justice, le FBI, la CIA et de mettre ces administrations au service du parti démocrate et des Clinton (le fameux complot). Il semble probable que des hauts dignitaires du FBI, de la CIA et même un ou deux ministres de la Justice de l’époque Obama vont se retrouver en prison. On murmure qu’Obama lui-même pourrait être appelé à témoigner sous serment pour savoir « ce qu’il savait de ces forfaitures et quand il a appris » …Cette fois ci, le but est de récupérer le pouvoir sur la haute administration qui a cessé depuis longtemps d’être neutre

 

Mais surtout, et c’est très important, le Président semble décider à se battre enfin sur le seul front qui compte à long terme, le front culturel. Aussitôt libéré de la contrainte Mueller, il a signé un « executive order », un décret en bon français, pour préciser que plus aucune université ne recevrait la moindre subvention de l’Etat Fédéral si elle n’assurait pas la liberté de parole à TOUS les étudiants. Comme ne le savent pas tous les lecteurs, dans les grandes universités aux USA, des fascistes de la bien bien-bien-pensance tabassent à qui mieux mieux ceux qui ne pensent pas comme eux et empêchent que soient invités sur les campus pour donner des conférences tous les esprits libres catalogués à « droite », comme Jordan Peterson ou Dinesh D’Souza, qui se sont vu ainsi interdits de parole car leur présence aurait déclenché des émeutes… organisées par les fascistes eux-mêmes. On songe aux livres brulés en Allemagne en 1936. La gauche nous ramène comme toujours, aux heures les plus sombres de notre histoire au nom de son perpétuel cri de guerre… » Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté ».  Et sont contre la liberté ceux qui s’opposent à eux, bien sûr. Rien de neuf depuis Saint Just.

Mais heureusement, le plus improbable des défenseurs de la Liberté s’est fait élire et vole de succès en succès, monsieur Tromp.

En deux ans, il a réussi à déconsidérer la quasi-totalité des media officiels, du New-York Times au Washington Post, en passant par CNN ou MSNBC qui ne se remettront jamais de la débâcle Mueller, ce qui est prodigieux.

Aujourd’hui, il s’attaque aux universités, devenues des repaires de l’obscurantisme…,

Il défend la Nation, seul cadre dans lequel la Loi peut assurer la liberté de chacun

Et je dois dire que je suis impressionné par le courage de cet homme : Depuis trois ans, il est l’objet de la part de toute l’intelligentsia mondiale d’attaques abominables, sur lui, sur sa famille, sur son honneur, sur son épouse, sur sa réussite professionnelle… Tout l’Etat profond américain, tous les hommes de Davos, toutes les organisations mondiales se sont liguées contre lui et ces déchaînements de haine ont l’air de le laisser profondément indifférent.  Impavide, il continue à avancer et à faire ce qu’il lui semble devoir être fait et à lutter contre les faux intellectuels qui amènent notre monde à sa perte.

Car rarement notre civilisation a été autant en péril

Et d’où viens notre civilisation ? De la parole d’un seul homme…

Il y a une vingtaine de siècles, cet homme s’est levé et a proclamé très paisiblement que l’individu était supérieur à la tribu et que chacun d’entre nous sera jugé individuellement en fonction de nos actions durant notre vie. De ce fait, tous les individus sont égaux (cf. la lettre de Saint Paul ou il écrit : « Il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, … »

Et si la tribu à laquelle j’appartiens me recommande de faire quelque chose de contraire à mes convictions, alors j’ai le devoir de suivre mes convictions au risque de me fâcher avec toute ma tribu.

Ce message, fut comme l’explosion d’une super nova dont la lumière continua à se répandre lentement pendant les siècles qui suivirent au fur et à mesure qu’il était mieux compris (Voir par exemple le livre de René Girard « J’ai vu Satan tomber comme l’éclair ».)

Et Huntington, dans son fameux ouvrage « la guerre des civilisations » en analysant les grandes civilisations qui se partagent le monde aujourd’hui, conclut que l’une d’entre elles est complètement différente des autres tant elle est fondée sur l’individu et non pas sur la tribu, le groupe.

La totalité des autres civilisations recherchent la survie de la tribu, de la religion, du groupe…

La nôtre recherche le Salut Individuel comme but ultime, ce qui bien normal puisque « les Chrétiens savent que Dieu ne sait compter que jusqu’ à un » comme le disait André Frossard. Mais en plus de ne savoir compter que jusqu’à un, le Christ ne nous jamais dit ce qu’il fallait faire pour être un bon Chrétien. Être un bon Juif, un bon Musulman, un bon Bouddhiste n’est pas extraordinairement difficile dans la mesure ou des règles à suivre ont été fixées depuis bien longtemps pour me permettre de savoir si je suis un… bon Juif, Musulman, Bouddhiste ou que sais-je encore. L’orthopraxie règne…

L’embêtant avec le Christianisme est que personne ne peut se dire un bon Chrétien puisque personne n’a jamais défini ce qu’être un bon Chrétien voulait dire.

La seule chose que le Christ nous ai dit est « Viens et suis-moi « ce qui n’est pas très précis, chacun en conviendra.

Donc non seulement Dieu ne sait compter que jusqu’à un, mais en plus il nous dit « Tu as ton libre arbitre, à toi de te débrouiller avec ça pour traverser ta vie, je verrai les résultats à l’arrivée ».

Si j’osais, je dirais que les autres religions apportent des réponses, alors que le Christianisme repose sur une interrogation perpétuelle : en ais je assez fait ?

Et donc la réaction de tout l’Occident Chrétien a été de chercher désespérément à comprendre ce que voulait Dieu, ce qui impliquait de comprendre les lois de la nature pour savoir ce que nous pouvions changer et ce que nous ne pouvions pas modifier, et de là on est passé fort naturellement à l’explosion d’abord des sciences dures puis des sciences humaines dont on peut dire qu’elles n’ont vraiment prospéré que dans la zone « individualiste », et ce pendant longtemps. Mais les sciences humaines ont décidé de ramener l’homme a sa ou ses tribus, blanc, noir, femme, homme, homosexuel, hétérosexuel, joueur de trompette ou de batterie.

Et ce que fait monsieur Trump, c’est d’essayer de nous ramener à nos racines individuelles contre ceux qui tous veulent le retour de la tribu, car tous ne veulent qu’une chose la victoire de LEUR tribu pour pouvoir remettre en place l’esclavage sur les autres tribus.

Si ce Président US réussit à faire traîner devant les tribunaux la moitié du parti démocrate et à les faire condamner, s’il réussit à réintroduire la liberté de penser et de parler dans le débat politique, s’il réussit à enrayer la montée des communautarismes aux USA et s’il réussit enfin à briser la ploutocratie mondialiste qui a pris le contrôle de toutes nos démocraties, alors, il aura bien mérité de la reconnaissance que nous lui devrons tous. Car ce mouvement, parti des USA, gagnera alors tous les autres pays, dont le nôtre.

Mais les voix du Seigneur sont décidément impénétrables…Trump en sauveur de notre civilisation ? Qui l’eut cru ?