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J ‘ai assez peu l’occasion, ces derniers temps, de suivre les marchés comme j’en avais l’habitude quand je travaillais dans la City. Et croyez moi, nous travaillions dur, au moins jusqu’au déjeuner. Mais avec la crise de la zone euro, j’espère avoir le temps de reprendre du service sur les marchés, car ils sont toujours gagnants à la fin, et ceci même si les politiciens de la zone euro sont toujours persuadés qu’ils peuvent contrôler la crise financière.

Il paraît assez clair que le laché de lest, sans aucune intention de payer, de certains pays ainsi que les coupes demandées  au nom de l’austérité prouvent que l’eurozone et la monnaie unique ne fonctionnent pas. Alors que l’Allemagne a su maintenir ses salaires, les très unis pays du club med eux n’en ont rien fait.

Il est économiquement logique que l’eurozone explose. Mais depuis quand la logique tient-elle un rôle dans UE ? La volonté politique s’est montrée encore plus implacable que tout ce que j’avais pu imaginer. Peut être que cette attitude peut être résumée au travers d’une conversation que j’ai pu avoir avec Angela Merkel, la chancelière allemande. Je lui ai demandé s’il ne serait pas libérateur pour la Grèce d’assumer son défaut de paiement et de dévaluer sa monnaie afin de remettre son économie sur les rails un peu à la manière de l’Islande. Sa réponse fut glaciale. «  Non dit elle, si la Grèce sort, les autres pays vont vouloir sortir et ce serait la fin de notre rêve européen » Ce qu’elle voulait dire était « Qu’elle que soit la souffrance, l’euro doit survivre à n’importe quel prix »

 

 

Nous sommes coincés avec le «modèle social démocrate  », une religion virtuelle du parlement européen, ou les changements au droit salarial et au droit du travail sont recueillis sous des cohortes d’indignations.

J’ai fait l’expérience pour ma part de cet éthique du travail quand après une journée de voyage depuis l’Angleterre jusqu’à Strasbourg, je suis arrivé tard à mon hôtel et ou j’ai demandé à ce que ma chemise puisse être lavée et repassée pendant la nuit. J’ai été reçu par une expression hagarde du réceptionniste. A New-York, le service d’étage aurait lavé ma chemise, nettoyé à sec mon costume et ciré mes chaussures. A Hong-Kong, il m’aurait cousu une nouvelle chemise identique pour le matin.

Ce n’est du reste pas une coïncidence si Strasbourg est en France, qui prévoit d’être le plus grand désastre de la zone euro même si le gouvernement français reste dans le déni. Depuis quelques années, le fossé de compétitivité entre la France et l’Allemagne ne cesse de grandir. Mais avec un imbécile économique comme président Français, ce fossé ne fera que croitre.

 

Mon conseil est donc de ne pas investir dans les actions françaises car je crois que les valeurs françaises resteront faibles. Les développements du président François hollande ne risquent pas d’aider. C’est un homme qui au moment d’une crise économique ou des reformes sur les dépenses de l’état sont demandées de façon urgente décide qu’il est urgent de passer l’âge de la retraite de 62 à 60 ans. Il a aussi augmenté le SMIC, ceci augmentant le cout du travail pour les entreprises et diminuant d’autant les embauches. Il a imposé un impôt de 75 % sur les rescapés, entrainant ainsi une migration entrepreneuriales à l’étranger.

A un certain moment, probablement après le prochain sauvetage de l’union européenne, ce sera le bon moment pour prendre une option à long terme sur le CAC 40, en pariant sur la chute des avoirs français. La chute est plus qu’évidente au regard des actions des leaders européens et des élites politiques françaises.  On peut aussi s’attendre à une divergence significative entre la France et l’Allemagne. Le fossé entre le taux de rendement des obligation s’accroit déjà (1.29 % aujourd’hui, après avoir été à 0.80 %).  Que  la dette française atteigne  90% du PIB et sans nul doute, le fossé s’approfondira. Une option française courte, une option sur les obligations d’état allemande longue semble une bonne option et ressemble à quelque chose que je pourrais faire dans les mois qui viennent.

Sur les bases économiques actuelles, la France et l’Allemagne ne survivront pas toutes les deux à l’intérieur d’un tel système financier. Si l’union européenne continue d’insister afin que les pays lourdement endettés continue d’emprunter afin de pouvoir prêter à des taux moindres à d’autres pays de la zone euro, on peut d’imaginer les developements  encore envisageables afin  permettre au « deux grands » de demeurer dans la zone euro, la seule priorité de l’union européenne depuis sa création.

 

 

Librement traduit par l’Institut des Libertés

Source

http://nigelfaragemep.co.uk/pages/posts/go-short-on-everything-french-215.php

Nigel Farage is leader of the UK Independence Party


 

Auteur: idlibertes

Profession de foi de IdL: *Je suis libéral, c'est à dire partisan de la liberté individuelle comme valeur fondamentale. *Je ne crois pas que libéralisme soit une une théorie économique mais plutôt une théorie de comment appliquer le Droit au capitalisme pour que ce dernier fonctionne à la satisfaction générale. *Le libéralisme est une théorie philosophique appliquée au Droit, et pas à l'Economie qui vient très loin derrière dans les préoccupations de Constant, Tocqueville , Bastiat, Raymond Aron, Jean-François Revel et bien d'autres; *Le but suprême pour les libéraux que nous incarnons étant que le Droit empêche les gros de faire du mal aux petits,les petits de massacrer les gros mais surtout, l'Etat d'enquiquiner tout le monde.

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