FavoriteLoadingAjouter aux favoris

image_pdf

 

A la question principale exprimée lors d’un sondage d’opinion familial récent, sur les habitudes de vie des françaises composant mon foyer fiscal, 100% des participantes se sont exprimées pour considérer que le mois « le plus pourri de l’année » (dans le texte) était décidément le mois de novembre. [1]

Illustration de plus s’il était nécessaire qu’on ne peut décidemment plus faire confiance aux sondages !

Parce que je ne sais pas pour vous, mais ce début de mois de novembre s’est avéré extrêmement divertissant et ce, depuis mon réveil au matin du 9 novembre. Pensez ! La mine déconfite des journalistes et politiques au lendemain de la victoire de Trump valait quand même tous les mois de mai, leurs lilas et leurs cohortes de jupes courtes. Relire les déclarations pompeuses de BHL ou d’Alain Minc affirmant que Trump « ne pouvait pas gagner » se doit forcément de vous redonner foi en l’humanité. Car enfin, il faut énormément de travail et de talent pour arriver avec cette constance surhumaine vous permettant d’avoir toujours tort. Ne jamais se laisser aller à un vague pronostic laissant sa part au hasard. Se souvenir constamment que même une montre arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour et ne pas succomber à cette tentation totalitaire du vide, ne pas laisser sa place aux aléas. Surtout dans une démocratie qui comme tout le monde a tendance à l’oublier est un régime d’incertitude.

« Rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse. [2] » et si Le Brexit et maintenant l’élection de Trump illustrent quelque chose, c’est bien que RIEN n’est plus acquis pour nos élites. Ce qu’elles  refusent absolument de constater, autre certitude. Et ce, même si partout autour de nous, chez nos voisins, un courant de pensée qualifiée de « populiste » s’érige comme la résultante d’un processus de rejet face à ces élites de droite comme de gauche, mondialisées. Notre société, comme jamais dans l’histoire, semble divisée entre les méprisants (les autos qualifiés élites) et les méprisables (nous) que ces premiers caressent tous les 5 ans dans le sens du poil et se dépêchent d’oublier.

Mais, ce que ces derniers semblent ne pas comprendre, volontairement ou non, est la différence qui existe et qui a toujours existé, entre le populisme et la démagogie : Quand la démagogie récupère les caprices et les élèvent au rang de volonté ; le populisme lui écoute et valorise la défense des particularités.

C’est une démagogie politique que de continuer à défendre les retraites par solidarité à l’époque du Papy Boom par horreur idéologique de la capitalisation.

C’est une démagogie politique que de laisser des générations entières s’inscrire dans des universités moribondes en leurs affirmant que tous appartiendront à l’Elite.

C’est une démagogie politique de renoncer à réduire significativement les dépenses de l’état quand la dette ronge le budget par idolâtrie du secteur public. Et à force de traiter le peuple avec démagogie, les élites semblent définitivement avoir perdu tout respect pour ce dernier (NDLR : C’est un phénomène bien connu, à force de tromper sa femme, on fini par mal lui parler. Je ne fais pas les hommes, je constate). Le peuple est un « beauf », le peuple a mauvais goût, le peuple doit « être éduqué mais avec les « bonnes idées », celles des élites évidemment.

En l’espace d’une quarantaine d’années, le jugement porté par l’Elite française sur le peuple s’est renversé. Non pas que le peuple ait changé : il a toujours été défenseur de l’enracinement et du particularisme mais l’élite qui considérait le peuple comme un allié (depuis Lénine) le considère dorénavant comme un groupe délibérément hostile au progrès. Pour plus de facilité pour les élites politiques désormais, il a donc été décidé d’amalgamer la démarche du peuple à l’extrême droite et d’injurier sa posture. Le peuple, voyez-vous est facilement « Facho ».

Je n’ai jamais voté extrême droite et ne le ferais probablement jamais mais je sais en revanche qu’un candidat qui ne présente aucune faille électorale légale et qui récolte un vote conséquent de la population dans un régime démocratique tel que la France, ne peut pas être traité comme nos média et nos hommes politiques les font, d’un revers de manche  méprisant et dans une soit acceptation commune que « ce sont des horreurs de fachos qui nous ramènent aux heures les plus sombres de notre histoire ».

Je sais aussi, comme le veut le dicton populaire, « que l’on peut tromper une personne mille fois. Que l’on peut tromper mille personne une fois. Mais on ne peut pas tromper mille personnes, mille fois ». Et quand je parle de mille personnes, je parle en fait de notre vieille Europe qui au hasard du calendrier, pourrait bientôt nous surprendre.

Oh, je n’attends rien de la France. Pour citer Jean-François Revel, la France si elle a connu des révolutions n’a jamais vécu selon le principe démocratique et l’obéissance à la loi comme expression de la volonté générale. On ne saurait ranger dans la même civilisation les nations qui ne remettent plus jamais en question le principe selon lequel tout pouvoir vient de la loi et toute loi vient du peuple et les nations ou le pouvoir reste imprégné d’effluves malsains et de résidus de putréfaction émanant de l’image archaïque du chef de guerre prestigieux et du grand prêtre imbibé du sacré.

Mais revenons sur nos élections en Europe :

-Le 4 décembre prochain, l’Italie est appelée à se prononcer par un référendum populaire sur une question  de réforme des institutions (Sénat) qui pourrait bien déboucher sur un vote de confiance de sortie de la zone euro. Si Mateo Renzi peut compter sur sa base électorale (aidée par une redistribution des sièges repensée en Aout dernier) le parti anti Euro et anti establishment de Bépé Grillo avance dangereusement dans les sondages. En tout état de cause, un vote au non entrainerait possiblement une démission de Mateo Renzi puisque ce dernier a déclaré à l’instar de Cameron qu’il démissionnerait si ce vote allait contre lui (pour ensuite s’en désister mais attendons) . Des élections seraient alors obligatoires et il y aurait fort à parier sur une très bonne place du mouvement 5 Etoiles chez les députés Italiens ;

– L’Autriche quant à elle attend son élection présidentielle le 4 décembre également et le parti de la liberté de l’Autriche (FPÖ) arrive aussi en tête dans les sondages avec 34% des voies.

-En Mars 2017, devront se tenir les élections législatives Néerlandaise aux fins d’assurer le renouvellement des 150 sièges de la chambre des représentants et le PVV (Party for Freedom) est au coude à coude avec le centre droit.

-La France devra suivre en Mai, comme chacun sait ….

-Et l’Allemagne est attendue en Automne 2017 ou il semblerait que le parti anti immigration (AFD) devrait probablement sécuriser quelques sièges au Bundestag, fait rarissime.

 

J’ai souvent entendu dire, depuis que je suis enfant, que les crises financières ou politiques étaient un peu comme la pêche à l’explosif : on voyait d’abord remonter les petits poissons et seulement à la fin, les grosses baleines.

Nous venons de voir passer un Brexit ; au nez de tous les sondages et prévisions, Trump a transformé l’essai, je trouve que déjà en terme de petits poissons, il y a plus que le diner d’un héron et si le Brexit et Trump étaient les petits poissons, je ne peux pas attendre de voir arriver les baleines…  D’autant que je ne constate AUCUN changement dans le discours de nos politiques, si ce n’est bien sûr pour ré affirmer la nécessité de dissolution de ce peuple, décidemment, presque trop ignare pour voter. Or, comme l’écrit Machiavel, « Les peuples bien qu’ignorants sont capables d’apprécier la vérité » [4] et la vérité risque de remonter sur le ventre avant la fin 2017. La seule question que je me pose est si la baleine vérité rejettera les élites Jonas au bout de trois jours. Pas certaine qu’ils le méritent.

 

Tout cela s’annonce passionnant ; finalement, peut être que je réussirai aussi, à sauver mon mois de mars…

 

 

 

 

[1] La question subsidiaire portant sur la question épineuse de « Maman fait-elle trop de pates ». Suffrage non encore exprimé, un préavis de grève ayant été déposé

[2] Aragon

[3] Sources : la citée de la peur

[4] Nicolas Machiavel, Discours 1, 4, Editions Gallimard

 

 

 

 

Auteur: Emmanuelle Gave

Emmanuelle Gave est titulaire d'un DEA de Droit des AFFAIRES de PARIS II (Assas), ainsi qu'un LL.M de Duke University. Lauréate du barreau de Paris, elle prête serment en 1996. Elle est Directrice Exécutive de L'Institut des Libertés depuis janvier 2012.

Partager sur

59 Commentaires

  1. Fillon !

    arf, je ne m’y attendais pas , une heureuse surprise de mauvais goût en plus!

    Répondre
  2. Que du bonheur la mine déconfite des étudiants de Science du Pot. Ces petits bobos gauchos qui vont nourrir les bancs du parti socialiste ou de France Intox. Moi aussi je fais partie de ce peuple ignare qui se réjouit de la victoire de Trump ou du Brexit avec mon diplôme d’ingénieur. J’ai passé 25 ans de ma vie professionnelle à me faire matraquer fiscalement, à entendre parler du vivre ensemble, et autre imbécillité heureuse. J’ai fini par m’expatrier. C’est peut-être cela la solution des étudiants de Science du Pot: expatrier le peuple car il est trop crasse. Encore que donner un millier de votes à étudiant de Science du Pot contre un seul pour un citoyen lambda pourrait améliorer la chose. Heureusement qu’il y a de plus en plus de sites comme celui-ci pour ré informer les gens. Merci pour cet article.

    Répondre
  3. Pour me faire l’avocat des diables (élites), si vous interrogez le peuple, l’€ a fait monter les prix, il faudrait faire fabriquer les iPhones en Europe …

    Non désolé, je préfère confier mon destin à ceux qui savent qu’aux prolos, 2 cons qui votent en savent moins qu’un technocrate qui prend les décisions.

    Pour le Brexit, génial, le Sterling s’est effondré, les investissements diminuent même si la conso tient encore, merci les touristes …

    Ah oui, ils ne savent même pas comment sortir de l’UE, et herr Schaüble a été chlair, ca sera und gross brexit bienne chèèr.

    http://www.lecho.be/dossier/brexit/Les_entreprises_britanniques_investissent_moins_a_cause_du_Brexit.9830619-8048.art?ckc=1&ts=1479487564
    http://www.rfi.fr/europe/20161118-brexit-allemagne-pose-son-tour-conditions-royaume-uni

    Comment peut-on confier son destin aux « beaufs » ? D’ailleurs pour le Brexit, on leur avait faire croire que l’argent qu’ils versaient à l’UE allait pouvoir être injecté dans le NHS, mais non ce n’est pas comme ça.

    Répondre
    • VOus avez raison et puis, cela marche SIIIII bien que ce serait vraiment dommage de penser qu’il faudrait changer de statégie surtout dans une période ou nos élites françaises sont si compétente et si irréprochable. Proche des vrai problèmes, des réalités concrétes de la vie des gens.

      En revanche, ce que je ne comprends pas, c’est ce que vous faites ici, parce que ce genre de discours est exactement ce que Gaspard Koenig vend donc si j’étais vous je me rapprocherais de Géneration Libre car c’est exactement ce qui y est expliqué.
      Que les élites, savent. Qu’en conséquence, il faut en finir avec la Nations et faire un consortium des peuples gouvernés par l’ensemble des élites. Ad libitum.

      Mais le peuple a SIII mauvais goût que voulez vous.

      Il ne comprend jamais ce qui est bon pour lui.

      Répondre
    • Nolife n’a pas de vie. Il passe son temps à débiter ses bêtises. On sait ce qu’il pense. C’est ce qu’on appelle un troll.

      Répondre
      • Tiens vous avez donc des trolls ici aussi… il s’infiltrent de partout ces gens qui n’ont rien à dire de constructif…

        Répondre
    • J’ ai lu sur le petit Larousse : « Elite: petit groupe (d’ individus) considéré comme ce qu’ il y a de meilleur, de plus distingué », donc, en bon français il y a une élite des cons, une élite des créateurs de richesses une élite des politiques, etc….
      L’ élite, ou les élites du monde politique en place depuis Yalta ne sont en aucune manière l’ élite des créateurs de richesses mais bien souvent l’ élite des destructeurs de richesses (d’ autrui)! L’ élite des démagogues, l’ élite des escrocs!
      Chez le « cons » de mécanos, il y a une élite qui fait tourner des formules 1, chez les cons de pilotes, il y a une élite qui qui fait la gloire de certaines armé, etc…
      Dans cet article, il est question de l’ élite du monde politique et non pas des élites des grandes écoles. Il y a beaucoup d’ X, Enarques, Centraliens , etc… qui ne font pas partie de l’ élite politique alors même qu’ ils étaient bien souvent plus brillants intellectuellement que leurs collègues qui ont trouvé leur voie dans une certaine prostitution!
      Mr Cambadélis fait partie des « élites politiques »!
      Jean-Jacques bigou

      Répondre
  4. Je suis militant UPR (oui, oui, je sais, on est pas la tasse de thé des libéraux), et il est intéressant de voir l’accélération des adhésions chez nous.

    En 9 ans d’existence, on a jamais eu plus de 50 adhésions en une journée. Deux jours après l’élection de Trump, 114 en une journée.

    Pour nos réunions, on a maintenant des problèmes car les salles qu’on loue sont trop petites.

    Cela est assez peu montré dans les médias, mais il y a pas mal de choses qui se mettent en mouvement dans les mouvement eurosceptiques français, en rapport avec l’actualité.

    Il est possible que les résultats de Mai soient très différents de ce à quoi on pourrait s’attendre, avec la question de l’UE et de l’euro qui débarque enfin dans le débat de l’élection présidentielle.

    Répondre
    • On est très content pour vous.
      Monsieur Asselineau va avoir ses 500 signatures cette fois vous pensez?

      Répondre
      • En fait, je pense qu’il a déjà les 500 parrainages mais qu’il ne rend pas l’information publique. Il suffit de voir dans ses entretiens d’actualité le temps accordé à la question des parrainages.

        Il y a 6 mois, il en parlait à chaque fois pendant 15-20 minutes, maintenant c’est un sujet à peine abordé: reconnaissez qu’on pourrait s’attendre à un comportement différent si l’UPR était en retard.

        De plus, là , ils ont enfin compris comment accélérer le mouvement: ils organisent depuis peu des conférences où ils invitent les maires. Quand il y a 150-200 personnes qui viennent, les maires comprennent qu’il se passe quelque chose, et l’UPR arrive alors à obtenir un nombre de parrainages important (4-5 par conférence). Il ne me semble pas absurde qu’ils auront plus de 600 parrainages.

        Après, Asselineau a tout intérêt à ce que cette information soit rendue publique au moment où les promesses seront des parrainages rendus, et ce pour maximiser l’effet de surprise et ainsi la redynamisation des équipes de militants et le rythme des adhésions. Et donc il attendra février pour confirmer sa présence à la présidentielle.

        Répondre
        • Pensez-vous alors qu’une alliance avec Jacques Cheminade soit possible ? Est-ce que des rapprochements de vue ont déjà pu naître lors de déjeuners exploratoires ?

        • Moarhhhhhhh

  5. https://www.instagram.com/p/BMUtCPshAzZ/?taken-by=alexsoros

    Alors que dans un précédent commentaire il y a peut etre un an, le petit alex se demandait quel drapeau allait disparaître en premier.

    Aujourd’hui, Alex, si trump le decide, devra déménager.
    fini
    https://www.instagram.com/p/BHap1rWBDDt/?taken-by=alexsoros
    Ce qui est passionnant, c’est qu’il pourrait ne pas pouvoir aller ni à paris, ni même à berlaymont à terme.
    De la même manière BHL ou le fils glusckman, ne pourront décemment pas aller à NYC si MLP déménage à paris intra muros.

    Ou vont -ils pouvoir aller?! dans les cayman? à baer ? en ukraine? ahahhahaha. c’est incroyable comme les choses vont vite.
    Beaucoup de gens -y compris des « hauts » fonctionnaires- vont peut être devoir s’exiler.

    Répondre
  6. En ce qui me concerne, à la question « maman fait-elle trop de pâtes? », ma réponse est non.

    Il faudrait que l’IDL mette des sondages en place. 😉

    « effluves » est un nom feminim, non?

    Il manque la reference 3 dans le texte (pas trouve).

    « Le peuple, voyez-vous est facilement « Facho ». »

    Magnifique. 🙂

    Répondre
      • Merci.

        Et mea culpa de ma part. « Effluve » est bien un nom masculin.

        Répondre
      • En fait, c’est une formule attribuée à Abraham Lincoln:
        You can fool all the people some of the time, and some of the people all the time, but you cannot fool all the people all the time.

        Répondre
        • Oui , bien sûr .c’ était pour la blague

        • La formule est attribuée à Lincoln, mais elle n’est pas de lui. D’ailleurs aucune source n’atteste qu’il l’ait prononcée. Nous devons cette formule à Jacques Abbadie, dans « Traité de la Vérité de la Religion Chrétienne »: « …ont pû tromper quelques hommes, ou les tromper tous dans certains lieux et en certains tems, mais non pas tous les hommes, dans tous les lieux et dans tous les siècles. »

    • On ne peut jamais faire TROP de Pâtes.
      Et puis, ma cuisine n’est pas une démocratie, c’est une horrible dictature

      Répondre
  7. « On ne saurait ranger dans la même civilisation les nations qui ne remettent plus jamais en question le principe selon lequel tout pouvoir vient de la loi et toute loi vient du peuple et les nations ou le pouvoir reste imprégné d’effluves malsains et de résidus de putréfaction émanant de l’image archaïque du chef de guerre prestigieux et du grand prêtre imbibé du sacré. »

    Ann’effé. C’est pourquoi l’Occident et la Russie ne font pas partie de la même civilisation, comme Samuel Huntington l’avait fort lucidement prédit dans Le Choc des civilisations. (Je dis prédit, parce que cela a été écrit alors que la parenthèse soviétique se refermait, à un moment où l’on pensait généralement que la Russie allait redevenir un pays « normal » sur le modèle de l’Occident.)

    Je me souviens avoir été fort surpris à l’époque, quand j’avais lu son livre : pour moi, la Russie faisait évidemment partie de l’Occident, une fois éliminés ces abrutis de communistes. Je m’étais dit : bon, apparemment, c’est pas la moitié d’un con, il doit savoir ce qu’il dit. Et effectivement, la suite a montré qu’il avait vu juste.

    Pour l’appartenance de la France à l’Occident, ça se discute, comme vous l’avez souligné.

    Je suis frappé par le nombre d’articles d’analyse que je lis sur la Russie, où il suffirait de changer le mot Russie par le mot France pour qu’on ne s’aperçoive pratiquement de rien. Je parle d’analyses écrites par des Russes, et à destination des Russes, le plus souvent.

    Répondre
    • Pour l’appartenance de la France à l’Occident, ça se discute, comme vous l’avez souligné.

      Je pense que le peuple de France appartient à l’Occident.

      Si les français n’appartiennent pas l’Occident, alors je ne vois pas bien ce qu’est l’Occident; ;’Angleterre uniquement?

      En revanche, il est vrai que nous avons un problème avec notre ruling class,
      et en particulier pour le culte qu’elle voue à la déesse Raison.

      En cela, effectivement, je rajouterais bien une quatrième étape aux critères de Philippe Nemo: que la déesse Raison est la mère de tous les totalitarisme.
      Et que le savoir s’acquière au travers de l’expérience.

      Répondre
      • Vous avez raison, la France appartient indiscutablement à l’Occident sur le temps long. Ma remarque portait sur le fait que depuis un certain temps, il y a une rage déterminée des Français à en sortir, et à adopter les valeurs de sociétés arriérées (Afrique, Russie…).

        Suivant la façon dont on règle le zoom, on peut estimer que cette tendance a dix ans, trente ans, soixante-dix ans, deux siècles voire davantage.

        Les civilisations sont mortelles, et à force de faire le con, il arrive qu’on le devienne. Si un peuple travaille très fort à détruire sa civilisation, voire s’il s’emploie avec application à ne rien faire pour la protéger, la consolider et l’améliorer, eh bien il finira par y arriver. Il est plus facile de descendre que de monter.

        Votre pseudonyme, allié à votre dénigrement de la raison, renforcent mon analyse. Parler avec mépris de « la déesse raison », c’est se ranger du côté des sociétés magiques et renier l’un des piliers principaux de la civilisation occidentale depuis la Grèce antique.

        Dire que la raison est la mère de tous les totalitarismes, c’est un sophisme. D’abord parce que c’est faux. La barbarie communiste, basée sur la dénégation de la réalité, vient d’abord du désir caché d’opprimer ses contemporains. Elle vient donc avant tout de passions mauvaises et de bas instincts.

        Ensuite parce que s’il est possible d’arriver au totalitarisme par la raison, ce ne peut être que par son usage perverti. Fustiger la raison parce que des intellectuels dévoyés ont pu oeuvrer au communisme ou au nazisme, c’est aussi malavisé que de fustiger la religion chrétienne sous prétexte que l’Eglise a brûlé des gens sous l’Inquisition.

        La Russie, pour sa part, dénigre explicitement, ouvertement, comme un article de foi, la recherche de la vérité et les règles du débat rationnel. La Russie, au contraire de nous (les Occidentaux) a le culte du mensonge et de la magie. C’est manifeste pour le régime actuel et le peuple russe d’aujourd’hui, mais cela a toujours été le cas depuis des siècles. Ce n’est nullement une maladie due au communisme.

        L’une des particularités historiques les plus frappantes de la Russie, c’est le nombre d’imposteurs qu’elle a connus, de faux tsars, suivis par de faux faux tsars qui prétendaient eux-mêmes être l’imposteur dont ils usurpaient l’identité, etc. Et ce fut un phénomène populaire. Pas seulement le fruit de machinations au sein de l’élite.

        Pas plus tard qu’il y a quelques jours, l’un des dirigeants d’une des institutions scientifiques les plus prestigieuses de Russie (je parle de sciences dures) vient de déclarer que si les scientifiques russes étaient capables de faire des découvertes remarquables, c’était grâce à la religion orthodoxe.

        Ceci est la définition de l’obscurantisme. Je ne vois pas la différence avec la « science soviétique » et le lyssenkisme. L’Eglise change, voilà tout. Pas tant que ça d’ailleurs, puisque le chef de l’Eglise orthodoxe russe d’aujourd’hui est officier du KGB depuis quarante ans.

        Il y a des gens qui aiment se raconter des histoires, et puis il y a des gens qui reconnaissent la valeur inestimable de la vérité.

        Les peuples qui font l’éloge du mensonge et ceux qui l’ont en horreur n’appartiennent évidemment pas à la même civilisation.

        Répondre
        • Ca y’est, nous avons enfin notre champion du trollage !

      • Je vous réponds en quatre étapes:
        1. De la Russie.
        2. De la relation entre la raison et la connaissance.
        3. Du totalitarisme.
        4. De l’avenir de notre civilisation.

        Je vais aussi découper cette réponse en plusieurs encarts compte tenu du bug que les réponses longues sont mangées par le serveur.

        PS: Je ne partage pas l’avis que vous soyez un troll eu égard à l’historique de vos contributions.

        Répondre
      • 1. De la Russie.

        Tout d’abord, je précis que, effectivement, ma connaissance de la Russie est limitée. Je ne prétends aucunement avoir autorité sur ce sujet.

        Ensuite, j’ai effectivement choisi mon nom afin de vous titiller. ☺
        Et parce que les matryoshkas, c’est cool. ☺

        Par ailleurs, je pense que il ne faut pas confondre un peuple et sa classe dirigeante.
        Je pense que le cas de la France est flagrant.
        Ainsi, si on peut estimer que les dirigeants russes ne sont pas comme il faut, ce n’est pas forcément le cas du peuple russe.
        Et nous savons qu’il est bien difficile de se débarrasser de sa classe dirigeante, ou de la renouveller quand celle-ci fait barrage et fait tout pour rester en place.

        Au sujet de la Russie, je cite Soljenitsyne:
        – la conception traditionnelle, léguée par l’Ancienne Russie, de la vérité (‘pravda’) en tant que justice suprême, non juridique mais ontologique, venant de Dieu; l’idéal social (cela ne signifiait pas que chacun vécût selon cet idéal, mais que chacun en avait l’exemple) consiste à vivre selon la justice, à un niveau éthique supérieur aux exigences de la loi. C’est ce qu’exprimaient les proverbes suivants: «Un mot de vérité pèse plus que le monde entier»; «Dieu n’est pas force mais vérité»; «Si chacun vivait selon la vérité, les lois seraient abrogées».
        – Ou encore, d’après les conceptions russes traditionnelles, la vérité ne peut sortir d’un scrutin, la majorité n’est pas forcément la mieux placée pour la discerner (les particularités de la psychologie de masse nous permettent d’affirmer que, souvent, elle la voit moins bien). Quand les délégués de la terre russe se réunissaient pour prendre des décisions importantes («États généraux»), on ne votait pas. On essayait de trouver la vérité patiemment, par voie de persuasion, et elle se déterminait en fin de compte par un consensus général. Les décisions de ces Assemblées n’avaient pas force de loi aux yeux du tsar, mais constituait une obligation morale.
        – De ce point de vue, la constitution de ‘partis’, c’est-à-dire de factions luttant pour défendre leurs intérêts particuliers au détriment des autres sections de la population, apparaît absurde (et d’ailleurs indigne de ce à quoi devrait aspirer l’humanité).
        – Le communisme est comme une tumeur cancéreuse.
        – Il est comme une infection dans l’organisme du monde
        – L’Occident – avec insouciance, mais pour notre plus grande amertume – confond dans leurs emplois les mots «russe» et «soviétique», «Russie» et «URSS».
        – le communisme est globalement hostile à tout ce qui est humain
        – Leur rapport est à l’image des rapports entre un homme et sa maladie.
        – l’appareil policier communiste, qui devait broyer quelque soixante millions de victimes, fut créé par Lénine, Trotski et Dzerjinski. La Tchéka, qui en fut la première manifestation, avait un pouvoir illimité de fusiller sans procès un nombre illimité de gens. C’est Lénine qui, de sa propre plume, a rédigé l’article 58 du Code criminel, fondement de tout le Goulag stalinien. Et toute la terreur rouge et la répression de millions de paysans ont été l’œuvre de Lénine et de Trotski. Ce sont leurs instructions que Staline a appliqué scrupuleusement.
        – seul un fantasme pervers permet de faire de Staline un nationaliste russe, alors qu’il a liquidé quinze millions de paysans et des meilleurs, brisé l’échine à la paysannerie russe, c’est-à-dire la Russie même, sacrifié plus de trente millions d’hommes lors de la Seconde Guerre mondiale qu’il a menée sans le moindre souci d’économiser le potentiel humain, sans aucun égard pour son peuple.
        – à la veille de la guerre de 1914, la Russie connaissait une production florissante, une croissance rapide, une économie souple et décentralisée où personne ne se trouvait limitait dans le choix de son activité, une amorce de législation du travail; la situation matérielle des paysans était prospère, comme elle ne l’a jamais été depuis sous le régime soviétique.
        – Alexandre Ier est entré avec son armé dans Paris (1814), mais il n’a pas annexé à la Russie la moindre parcelle de terre européenne. Les envahisseurs soviétiques, eux, ne délogent plus jamais d’un pays où ils ont eu l’occasion de poser le pied, et ces deux phénomènes sont présentés comme identiques!
        – les dirigeants du Kremlin sont parfaitement étrangers à leur peuple
        – le Politburo compterait en son sein des «membres modérés» (ces derniers n’ont jamais donné signe de vie)
        – jamais le Politburo n’a compté de membres qui fussent un tant soit peu humains ou pacifiques, les conditions de la bureaucratie communistes ne permettent pas à de tels êtres d’accèder aux sommets, ce serait aussitôt pour eux la mort par asphyxie.
        – À quoi rêve-t-elle? (…) Pouvoir manger à sa faim, chausser les enfants, trouver de quoi se chauffer en hiver, se procurer au moins une chambre pour deux, qu’une église s’ouvre à proximité (…), qu’on n’empêche pas de baptiser les enfants, de les éduquer dans le bien, que le père de famille puisse renoncer à l’ivrognerie.
        – cette aspiration de la Russie profonde à se redresser, à passer d’une existence bestiale à une vie plus humaine
        – C’est pourquoi le communisme s’est toujours montré particulièrement implacable à l’égard des chrétiens actifs et des nationalistes.
        – J’estime que ce XXe siècle opulent et matérialiste ne nous a que trop longtemps maintenus, les uns par la faim, les autres par l’aisance, dans un état de semi-bestialité.
        – J’ai toujours dit: nous nous libérerons nous-mêmes.
        – Presque jamais nos visages s’ornent de sourires polis, mais en revanche l’entraide, celle qui n’est pas réglementée, celle dont les contributions ne sont pas déduites des impôts (nous ne connaissons pas ce système), est chez nous bien plus fréquente.
        – les jeunes soldats soviétiques qui ont refusé de tirer sur les insurgés (de Berlin, de Budapest, d’Afghanistan) et que l’on a fusillés sur-le-champ (et ils savaient qu’il seraient fusillés).

        Toutes ces citations extraites de “L’erreur de l’Occident”.

        Pour ma part, je me sens proche des russes qui se reconnaissent dans Soljenitsyne.

        > L’une des particularités historiques les plus frappantes de la Russie, c’est le nombre d’imposteurs qu’elle a connus

        C’est parfaitement applicable à la France aussi.

        > si les scientifiques russes étaient capables de faire des découvertes remarquables, c’était grâce à la religion orthodoxe.

        Le comment n’est pas décrit. En conséquence, cette phrase ne peut être ni infirmée ni confirmée.
        Si cela s’entend par le fait que ils ont trouvé leurs découvertes scientifiques en lisant la Bible, cela me paraît effectivement douteux.
        De l’autre côte, cela peut être entendu dans le même sens que Philippe Nemo: la morale judéo-chrétienne sous-jacente permet un développement favorable de la société civile et met l’histoire met sous tension eschatologique. En ce sens, cela me paraît totalement vrai.

        Et si cette personne qui a prononcé cette parole est un scientifique reconnu en dehors de la Russie pour ses travaux, alors il y a de bonnes chances qu’elle connaisse la nature de la découverte scientifique.

        Et vous conviendrez que Yuri Gargarin n’a pas été envoyé dans l’espace par la force des prières.

        > Les peuples qui font l’éloge du mensonge et ceux qui l’ont en horreur n’appartiennent évidemment pas à la même civilisation.

        Là, je vous rejoins.

        Cependant, dire que la Russie est la civilisation du mensonge me paraît exagéré.

        Et ma connaissance (limitée) de la Russie ne va pas dans ce sens.

        Ma perception de la Russie est que son évolution est différée, décalée dans le temps (je n’ai pas envie de dire «en retard» eu égard à la connotation négative; on pourrait que c’est nous qui sommes «en avance»).
        Et ils ont véritablement subi un gros boulet que fut le communisme.
        Je suis beaucoup plus optimiste que vous sur la Russie. Laissons le temps au temps. Laissons le temps aux mentalités pour évoluer. Et une grande partie de la population russe est encore agricole (je n’ai pas les chiffres).

        Et attendons les billets de Romain Métivet à ce sujet.

        Cela dit, je suis intéressé de lire tout ce que vous me transmettrez à ce sujet.

        Répondre
      • 3. Du totalitarisme.

        Je commence par définir le domaine du totalitarisme: c’est l’emprise de l’État sur la société civile (indépendamment de l’organisation interne de l’État ou de la limitation éventuelle des pouvoirs de l’État).

        Un État est totalitaire si son emprise sur la société civile est totale.
        Dans le cas contraire, je ne connais pas de qualificatif, mais la société civile peut se considérer libre (relativement au Léviathan).

        Quand la raison est un absolu, alors, nécessairement, la katallaxie est un «conte de fées» (Marx). Tous les constructivistes, tous les gens qui ne croient pas au marché et à l’ordre spontané, considère conséquemment que la société doit être «organisée» (sinon c’est le désordre et l’anarchie). Et forcément, elle est organisée par le Léviathan, du haut vers le bas. Rien ne peut et ne doit être laissé au hasard. Tout peut être et doit être soûmis au plan. Rien ne doit être laissé au hasard, aucune incertitude.
        Il me semble que c’est la définition même d’un totalitarisme.

        Et je maintiens que tous les totalitarismes ont eu cette conception de la relation entre la raison et la vérité: les soviets, les nazis, les fascistes, Mao, etc.

        Et, ma concession est que, dans chacun de ces cas, la déesse Raison n’est le numéro un du panthéon, mais est subordonnée à l’idéal supérieur (le communisme, la race aryenne, la Grande Italie, le délire maoïste, etc.).

        Répondre
      • 4. De l’avenir de notre civilisation.

        À vrai dire, cela me déprime tellement que je ne sais pas quoi dire.

        D’une part, nous avons les mondialistes aux US qui tentent effectivement de détruire notre civilisation. Et, malheureusement, ces bougres ne sont pas mauvais. Au point qu’il est même possible qu’ils nous fassent sortir du cycle des civilisations, mais downward, à la façon de l’empire chinois. Déprimant.

        D’autre part, en France, nous avons la classe dirigeante la plus présomptueuse que la Terre ait portée. Et elle nous mène droit à la catastrophe.
        Entre sa prétention de vouloir planifier l’économie et organiser rationnellement la société, et de vouloir clouer les mains de l’Allemagne…
        Nous courrons droit à la catastrophe.
        Et le peuple français n’a pas l’air de se réveiller. Déprimant.

        Aujourd’hui, de mon point de vue, nous avons une chance qui est la troisième vague de Alvin Tœffler (la révolution de la connaissance).
        Mais n’est-elle qu’un répit? Une bouffée d’air avant la noyade?
        Et si le peuple ne fait rien et continue à se vautrer dans l’hédonisme…?
        Si personne ne fait rien, si tous restent passifs, et se laissent porter, pas sûr que nous gagnons la partie.

        Pour moi, sortir du cycle des civilisations, mais upward, est un devoir moral.
        Mais je suis terriblement sceptique…
        Je fais ce que je peux avec mes petits bras.

        Répondre
      • 2. De la relation entre la connaissance et la raison.

        Je pense que notre différend provient du nommage de la chose. On pourrait l’appeler «l’hybris de la raison». Je m’explique.

        Répondre
      • Les Lumières ont été le phénomène d’une nouvelle attitude envers le savoir, la connaissance, la science et du pouvoir de la raison.

        Répondre
      • Ce que Kant qualifia de «Sapere aude!» («Oser savoir!»).

        Répondre
      • Cependant, la façon de connaître le savoir a eu deux branches:
        – la branche cartésienne,
        – la branche kantienne (ou popperienne).

        Répondre
      • Les adeptes de la méthode de Descartes considèrent la raison comme un absolu. Ils n’envisagent même pas l’expérience. Ils estiment que la connaissance, le savoir, provient de la raison. Il suffirait de réfléchir pour trouver la vérité. Comme l’écrivit Rousseau, «écarter tous les faits». On peut dire que, pour eux, la raison précède la vérité (est antérieure à, prime sur, est supérieure à).

        Répondre
      • En cela, inconsciemment, ils ont mis la raison sur un piédestal. La raison est devenue une déesse. Tout est accessible par la raison.
        Et c’est de cette conception de la relation entre la raison et la connaissance qu’étaient imprégnés nos jacobins et bien des révolutionnaires (Sieyès).
        Mais aussi nombre de philosophes, en particulier Spinoza, Rousseau, Hegel.
        Et aussi toutes les personnes gauches. Tous les constructivistes sont habités par ce préjugé de la raison. Toutes leurs constructions absurdes sont une conséquence de conception de la relation entre la raison et le savoir. Tous ceux qui estiment que le Léviathan est capable de gérer, régler, organiser la société ont ce préjugé. Le fait de penser que l’économie peut être planifiée provient de cette conception. Le fait de penser que la société peut être organisée provient de cette croyance (inconsciente).
        Et cette conception se retrouve dans l’institution de la justice française: la justice française est inquisitoire et non accusatoire (méthode anglaise). Mais aussi dans le droit positif, par rapport à la common law (ou le droit prétorien romain).
        Tous les gens habités (inconsciemment) par cette conception ont cet hybris de la raison, que tout peut se savoir et être déterminé a priori.
        C’est pour ça que nos gauchistes disent que les gens sont «égoïstes». Car ils pensent sincèrement que une personne détient la vérité grâce à sa raison; et ils pensent sincèrement que cette personne sait qu’elle la détient. Ils estiment que cette personne est égoïste en le partageant pas, et que cette personne devrait la partager, pour le bien commun et l’intérêt général. Ils sont authentiques et sincères dans cette vision (du moins, les authentiques croyants). C’est pour ça qu’ils organisent des comités théodules; car, pour eux, la vérité sortira d’un comité théodule. C’est pour ça qu’ils ne comprennent rien à la notion de risque. Ils estiment que si une personne réussit, c’est qu’elle savait a priori qu’elle allait réussir. Si vous avez déjà eu des discussions avec l’administration fiscale, alors vous avez constaté que ils ne comprennent rien au concept de risque; cela vient du fait de leur conception de la relation entre la raison et la connaissance. C’est aussi pour ça que l’échec est éliminatoire: l’échec signifie que la personne est idiote, qu’elle ne détient pas la vérité. Et c’est aussi pour ça qu’ils pensent sincèrement que nous pouvons travailler tous ensemble et tout mettre en commun; car si nous contribuons tous à la Vérité, avec la société sera parfaitement organisée et planifiée.

        Répondre
      • C’est ce que j’entendais par l’expression «Déesse Raison».
        Ces gens-là considèrent la raison comme un absolu, un alpha et un oméga. De façon inconsciente, implicite, non-exprimée, pour ces gens, la raison est toute-puissante.

        Répondre
      • C’est l’objet de la «Critique de la raison pure» de Kant.
        C’est aussi l’objet de la «Présomption fatale» de Hayek (bien que Hayek mette l’accent sur le fait que la quantité d’information est bien trop grande [comme John Milton, le marquis d’Argenson, John Stuart Mill, et bien d’autres], et non sur cette relation entre la raison et la connaissance).
        C’est toute l’œuvre de Popper sur l’épistémologie scientifique.

        Répondre
      • Dans les philosophes de la deuxième branche, on peut citer toutes les lumières anglo-écossaises (Locke, Hume, Mandeville, Smith, Ferguson, Burke…).

        Et cette conception de la relation entre la raison et la connaissance (la raison prime sur/est antérieure à/est supérieure à/précède la vérité) est notre malédiction depuis la Révolution.
        Toute l’administration en est imbibée.
        Toute la classe dirigeante en est imprégnée.
        C’est elle qui est soûtendue à Science Po et dans toute l’Éducation Nationale.

        Et c’est aussi pour cela que nous devons reprendre la main sur l’École. Outre le fait que notre École est une honte nationale, il faut absolument changer cette conception de la relation entre la raison et la connaissance; créer une nouvelle Sciences Po au sein de laquelle serait enseignée notre relation entre la raison et la vérité, et ainsi changer petit-à-petit la mentalité au sein de la machine administrative.

        Répondre
      • Dans les philosophes de la deuxième branche, on peut citer toutes les lumières anglo-écossaises (Locke, Hume, Mandeville, Smith, Ferguson, Burke…).

        Répondre
    • « La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme » disait Churchill. Ce pays est difficile à classer.

      Pour ceux que ce pays-univers intrigue, je vous recommanderais « l’odyssée d’un père » de Michael O’Brien, qui met en scène un occidental égaré dans cette immensité.

      Répondre
    • Par ailleurs, on peut en déduire une typologie politique:
      – raison < vérité → droite
      – raison = vérité → libéraux/orléaniste/popperien/libertarien/…
      – raison > vérité → gauche

      Répondre
    • Et c’est en cela que je dis que un quatrième critère pourrait être ajouté à ceux de Nemo: la raison n’est pas une déesse, un absolu, ou toute-puissante.

      Pour conclure cette section, il faudrait que je retrouve la citation de Burke (sujet de son ouvrage “Réflexions sur la Révolution de France”, 1790) dans laquelle il dit que les révolutionnaires français sont habités par l’hybris de la raison en pensant qu’ils peuvent tout détruire et tout reconstruire, ex-nihilo, et seulement en suivant leur propre raison.

      Répondre
      • Oui ,je l’ ai lu aussi dans Burke . C’ est quand il compare la révolution américaine à la révolution française depuis Paris et se retrouve effondré par le débordement des passions humaines en l’ occurrence . Mais alors ou ?

        Répondre
  8. Apparemment Hillary Clinton aurait pété une durite vers minuit. Elle s’en serait pris physiquement à Podesta et Mook invoquant toujours la faute sur POUTINE ( toutes ses bêtises sont du à Poutine, c’est monomaniaque chez elle). Un médecin a dû intervenir pour lui prescrire des sédatifs puis des amphétamines. Cela pourrait expliquer pourquoi elle a envoyé tous ses fans au dodo sans faire de commentaire sur sa défaite. Quand j’ai appris qu’elle ne faisait pas de discours, j’ai tout de suite pensé qu’elle avait pété un plomb en coulisse. Ha ha!!!! c’est dure de perdre quand toute la presse prédisait une victoire flamboyante.

    Répondre
    • Bonsoir,

      Je pense qu’elle le savait depuis deux jours car ils avaient annulé le grand feu d’artifice mais je veux bien croire qu’elle ait pété les plombs et du reste, Trump dans son discours a tout de suite de l’âpreté de cette campagne présidentielle qui il est vrai est vraiment parti dans le personnel.

      Répondre
      • J’ai trouvé les résultats de l’élection très divertissante en voyant les mines des journalistes déconfites se demandant comment ils avaient pu se tromper à ce point. Vite des experts pour nous expliquer ce phénomène alors que ces mêmes experts prédisait une victoire d’Hillary. Ne votant pas aux EU, j’estime que je n’ai pas à me mêler de leurs élections et garder raison dans ce type d’élection très contreversée. Non pas que je sois contente de l’élection de Trump mais j’avoue qu’Hillary Clinton me paraissait dangereuse d’un point de vue international (et nous sommes impactés en tant qu’Européens dans cette politique mortifère). Nous jugerons sur pièce la politique de Trump.

        Répondre
    • Ce ne serait pas surprenant. Sa santé n’étant pas florissante, elle a sans doute terminé la campagne chargée comme un cycliste dans les Alpes. Ce n’est pas anodin et cela a souvent des conséquences sur l’humeur et le comportement.

      Répondre
      • Je ne pense pas qu’elle savait les résultats deux jours à l’avance, Même si il y avait des signes inquiétants sur son élection, son staff a dû la préserver. Mais je pense que son état de santé ne lui aurait pas permis de continuer. Son mari aurait fait le boulot. Elle était inapte à gouverner. Si jamais elle est inquiété sur le plan judiciaire, elle dévoilera son véritable état de santé.

        Répondre
        • Oui, je pense que c’est la carte qu’elle joue en ce moment ou vu des ses récentes apparition. Je pense qu’on va nous expliquer qu’elle vient d’avoir une maladie foudroyante , genre cancer du sein.

  9. je confirme, Novembre est un mois pourri, c’est le mois des :

    – taxe foncière
    – taxe d’habitation
    – taxe audiovisuelle
    – Cotisation foncière des entreprises pour moi (entrepreneur)
    – Cotisation foncière des entreprises pour mon épouse (aussi entrepreneur)
    – prélèvement du RSI

    … et en plus cette année avec la sécheresse, il n’y a même pas de champignons.

    Répondre
    • oui mais qu’est ce qu’on Trump :-))

      Répondre
    • Je pense que les elections francaises sont déja jouées, …avec les taxes foncieres 2016.
      Le plus fort c’est que personne chez les politiques ne l’ont compris. lol

      Répondre
  10. Une petite précision : le referendum du 4 décembre en Italie n’a pas pour thème la sortie de l’euro, mais un changement constitutionnel pour faire évoluer le Sénat. En cas de victoire du non, Renzi est déjà revenu sur ses propos précisant qu’il ne démissionnerai pas forcement.

    Répondre
    • Bonsoir, Il est revenu sur sa décision?

      Merci pour ces précision, je ne vais pas corriger toutefois sinon vous allez croire que j’ai honte 🙂

      Répondre
  11. Je sais que c’est mal la schadenfreude mais la défaite d’Hillary et la cohorte de pleureuses qui ont hurlé de douleur m’a rendu heureux. C’est mal. Je me ferai pardonner mais plus tard. Là, je jubile…

    Répondre
    • Pareil, je sais c’est mal mais on a si peu de satisfactions intellectuelles dans ce bas monde 🙂

      Répondre
      • Le passage dans l’émission de Yann Barthès ou ils comprennent que Trump devenait irrattrapable ce qui met en pleurs quelques petites pisseuses est d’un jubilatoire…

        Comment une jeune française peut-elle pleurer parce que les américains n’élisent pas une ordure? 🙂

        Passage ici:
        https://twitter.com/malaisetele/status/796343356334948352

        Répondre
        • ahhh mais quel plaisir…

Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *