FavoriteLoadingAjouter aux favoris

image_pdf

Une dramatique culture de laxisme s’est installée dans notre pays. Au cours des trente dernières années la dette a augmenté chaque année en moyenne de 6% alors que la croissance économique était au mieux de 2%. Tout cela pour financer aux deux tiers de la redistribution, des allocations ou des prestations en tout genre. Nous avons payé à crédit un modèle social qui est à bout de souffle. On pourrait imaginer que cela pourrait devenir un sujet de débat utile pour une campagne présidentielle.  Pas du tout.

 

Le dernier avatar est le débat sur l’allocation universelle. On a du mal à comprendre pourquoi ceux qui travaillent devraient payer une allocation mensuelle à ceux qui ne veulent pas travailler.

Il faut désormais faire très attention à toute nouvelle taxation sur les hauts revenus et les revenus du capital. Les « riches » qui prennent des risques en investissant pour créer des emplois ont déjà payé les impôts les plus lourds du monde : les tranches supérieures de l’impôt progressif sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, la CSG et la CRDS, la TVA sur leurs consommations, l’IRPP, l’ISF, les taxes sur les successions et les donations, les taxes sur les plus values du capital, etc., ainsi, bien entendu, leurs propres cotisations sociales. Pourquoi leur demander un impôt supplémentaire, à eux spécifiquement.

Bien évidemment une allocation universelle ne doit pas être confondue avec un revenu minimum alloué à ceux qui en ont véritablement besoin. Voilà les faits.

 

 

Le RMI , le RSA ont été des échecs

 

Depuis le Revenu Minimum d’Insertion (RMI)  créé par Michel Rocard au niveau de 50% du Smic, nous avons eu ensuite le Revenu de Solidarité Active (RSA) qui a été empilé sur la Prime pour l’emploi. Cela représente  des milliards d’euros distribués sans aucun discernement, alors qu’il faudrait beaucoup mieux  venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Le coût du RMI RSA est passé de 500M€ en 2001 à plus de 9Md€ aujourd’hui. Il fait partie du  « millefeuille de l’assistanat » qui va de la « prime de noël » à la couverture maladie universelle en passant par l’aide pour le fioul. A l’heure actuelle, un couple peut recevoir avec le RSA 1030€ chaque mois (soit l’équivalent d’un smic net) auxquels s’ajouteront des transports gratuits, une couverture maladie universelle (coût 6Md€ par an pour la collectivité), des tarifs sociaux pour l’eau, le gaz, et l’électricité, la prise en charge des frais de cantine et la prime de noël (coût 400M€). Pourquoi travailler pour le SMIC alors que l’on peut l’obtenir sans travailler ? Un pays qui préfère favoriser ceux qui vont occuper leur RTT dans les manèges des parcs d’attraction au détriment de ceux qui par leur travail, leur épargne et leurs investissements encaissent un revenu supérieur à 500 000€, est un pays qui va mal. Cela en dit long sur la vision d’avenir de nos politiques…

 

Le RSA est un échec.  Il est sans effet sur l’emploi et ne bénéficie qu’à un tiers des allocataires potentiels. Le RSA a donc fait la preuve de son incapacité à répondre à l’exigence constitutionnelle d’apporter « des moyens convenables d’existence » aux personnes privées de revenus d’activité et de ressources (RSA socle). En raison de l’ampleur du phénomène de non recours, il a démontré son inefficacité en matière d’attribution du complément de revenus aux travailleurs pauvres (RSA d’activité) laissant inemployés près de 3 Md€ sur le Fonds National des Solidarités Actives. La substitution du RSA au RMI a constitué dès l’origine une mauvaise réforme.

 

 

 

 

Le smic trop rigide est en partie à l’origine du niveau de chômage

 

Le smic tel qu’il a été géré est à l’origine de nombre des rigidités qui caractérisent notre système socio économique. Le smic a peu contribué à la croissance du niveau de vie. Au cours des dernières décennies, cela a été du moins au dynamisme des revenus d’activité qu’à celui des prestations sociales. En contribuant à élever le coût du travail non qualifié, le smic a été à l’origine d’une hausse du taux de chômage. Le smic a freiné les exportations, accru le nombre de foyers à faible revenus et renforce la barrière qui existe entre travailleurs protégés et travailleurs précaires.

 

 

La prime Pour l’Emploi est un impôt négatif raté

 

La Prime Pour l’Emploi a été créée en 2001 par le gouvernement Jospin. Elle a été conçue comme un droit automatique et universel dès lors que les revenus d’activité sont inférieurs à un certain seuil. Il suffit presque de cocher une case dans la déclaration de revenus pour l’obtenir ! Plus de 6M de personnes en bénéficient pour un coût supérieur à 2Md€.

 

L’idée de départ était pour beaucoup de créer un « impôt négatif » à la française, qui aurait été une allocation dégressive servie à tous les citoyens dont les revenus étaient nuls ou faibles, et visant surtout à faciliter le retour au travail. Une idée inspirée de l’ « earned income tax credit » instituée dans les années 70 aux Etats-Unis, ou du « working family tax credit » de John Major et Tony Blair, en Angleterre. Le dispositif a été soutenu à l’époque par le Conseil d’Analyse Economique auprès de Lionel Jospin, qui recommandait la création d’une « allocation universelle » ajustée sur la composition du ménage, se rapprochant le plus possible de ce qu’il appelait « le système idéal de l’impôt négatif ». Hélas, après avoir imaginé un crédit d’impôt imputable sur la CSG, cette proposition audacieuse se réduira – après son invalidation par le Conseil Constitutionnel – à l’ajout d’une Prime pour l’emploi aux dispositifs sociaux existants. Comme d’habitude on a empilé.

 

Très rapidement, la PPE a montré ses limites. Elle est vivement critiqué depuis longtemps par la Cour des Comptes en raison de son mauvais ciblage.  Elle ne concerne ni les actifs les plus précaires, ni les temps très partiel. Et surtout, depuis la transformation du RMI en RSA, l’articulation des deux dispositifs est plus que brinque-balante, faute d’avoir su fusionner les PPE et RSA comme ce fut un temps envisagé. Au total, ce dispositif constitue une faible incitation au retour à l’emploi d’autant que la PPE est versée longtemps après la reprise d’un travail.

 

 

Le détournement d’allocation enlève l’incitation à travailler

 

Une pluie d’aides qui peuvent se révéler en France bien lucratives. Les Revenus nets pour un couple avec deux enfants entre 5 et 15 ans locataires en région parisienne font que grâce à la multiplicité des aides, fait qu’en bout de course, à 150€ près, être sans activité rapporte autant pour une famille avec deux enfants qu’avec un smic. Il suffit tout simplement d’additionner les

Aides :  Allocations Familiales, Aide Personnalisée au Logement (APL), Revenu de Solidarité Active (RSA), Allocation de rentrée scolaire, Protection Universelle Maladie, Carte de transport, Exonération de la taxe d’habitation, Tarifs sociaux, Prime de Noël etc…

Tout le monde se souvient du cas d’un commerçant de Rezé dont l’une des compagnes portait  en 2011 un « niquab ». Il avait été mis en examen pour fraude aux prestations sociales. Père à l’époque de quinze enfants dont deux à naitre, il était soupçonné d’avoir indument perçu 175 000€  d’allocation en trois ans, car ses compagnes avaient sollicité l’allocation de parent isolé !…

 

Pourtant le détournement d’allocation est devenu une pratique tout à fait courante. Un des meilleurs exemples est celui l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) qui est sous conditions de ressources, de 363€ à 396€ selon l’âge de l’enfant. elle devrait logiquement servir à l’achat des fournitures nécessaires aux élèves. Dans la pratique, elle est très souvent utilisée pour l’achat d’une télévision à écran plat.  Il suffit d’aller dans les magasins spécialisés qui ont rebaptisée l’ARS “Prime TV”. Selon les derniers chiffres disponibles, il en a coûtait à l’Etat 1,5Md€ en 2011.  Les socialistes ont augmentée l’ARS de 25% en 2012…

 

 

La mode du « Revenu Universel » chez certains « libéraux » est incompréhensible

 

Quand on cumule l’inefficacité du RSA, de la PPE et  les inconvénients du SMIC , il serait  tentant de remplacer tout ce millefeuille par une allocation unique. Plusieurs économistes comme Gaspard Koenig, qui se veulent libéraux proposent un Revenu Universel où chaque citoyen, en dessous d’un certain seuil de revenus, recevrait une allocation mensuelle qu’il utiliserait à sa convenance pour s’assurer contre les aléas de la vie. Cette innovation réduirait, disent-ils  la bureaucratie qui gère la solidarité complexe et éliminerait en grande partie la fraude

 

Un Revenu d’existence, sorte de RMI qui serait donné à tout le monde et sans conditions de ressources est proposé par le  « No-Bullshit Marxism Group » dont fait partie notamment Thomas Piketty.

 

Un revenu universel sans condition serait  donc un nouvel avatar des 35 heures qui  s’ajouterait à l’ensemble des aides du Père Noël étatique, qui dispense chacun de se sentir responsable de son destin. Prétendre que l’on va instituer l’autonomie universelle grâce à une allocation universelle, c’est militer pour la poursuite de la dislocation du corps social.

 

Une allocation sociale unique semble une bien meilleure piste. Les dépenses de protection sociale explosent. Elles atteignent aujourd’hui 620Md€. Ces dépenses sont financées par les cotisations sociales, par l’impôt mais aussi par le déficit de la dette publique. Une centaine d’aides sociales différentes sont versées par une multitude d’acteurs publics, ce qui double le coût de distribution des aides. En France, réunir le RSA, les allocations logement, la PPE, en une seule allocation plafonnée avec un seul guichet et un seul fichier permettrait au minimum d’économiser 800M€ par an

 

Le système social français est devenu hybride et incompréhensible

 

Le système social  français ne repose que sur des principes compréhensibles partagés. Denis Kessler , président de la SCOR les analyse clairement. Dans l’après guerre le principe qui a dominé la construction de la protection sociale était celui de la commutativité. Les droits sociaux étaient issus du travail, le mécanisme était celui de l’assurance, le financement s’effectuant par cotisations sur les salaires. Les prestations sont proportionnelles aux cotisations en matière de retraite et d’assurance chômage. La gestion est paritaire.

Depuis, les gouvernements n’ont cessé d’introduire dans le système des éléments de distributivité. On peut aujourd’hui percevoir des allocations sans travail ou cotisation préalable : minimum vieillesse, RMI, CMU, RSA, allocations logement, indemnités de chômage en fin de droit. Le financement de toutes ces prestations s’est fait au travers d’une ingénierie financière (CSG, CRDS, impôts…) que seuls quelques experts comprennent à défaut de le maitriser.

De ce fait notre système est devenu hybride mélangeant distributivité et commutativité, impôts et cotisations. Certains prélèvements sont progressifs, d’autres dégressifs. La plupart des prestations sont davantage soumises à des conditions multiples qui mêlent le revenu, la taille ou la situation de famille, l’âge, la position sur le marché du travail. Le Code de la Sécurité Sociale est devenu un morceau d’anthologie tout comme le Code Général des Impôts. On attend le débat de nos candidats à l’électio

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

Partager sur

18 Commentaires

  1. Bonjour à tous,

    En dépit de mes recherches je ne retrouve pas un emploi « stable ». Je dois donc vivre avec une ASS (Allocation spécifique de solidarité) de 480 euros/mois auquel s’ajoute une APL de 130 euros/mois point barre, je n’ai rien de plus !.
    Pourtant je prends ce qui vient et j’ai effectué tous un tas de travail que je considère comme « alimentaire » vu que ceux-ci sont toujours au SMIC (et encore quand j’ai de la chance).
    Crée mon entreprise est hors de ma portée. Les banques ou autres ne veulent pas me prêter du fait de ma situation.
    Depuis 2008 et la « crise » date à laquelle je suis tombé au chômage, je « galère » ainsi malgré toutes mes tentatives pour sortir de ce trou. Je ne parle même pas de l’incompétence de pôle-emploi car je pourrai écrire un livre tellement j’en ai vu de toutes les couleurs.
    Je dois préciser également et c’est important que je gagnais beaucoup mieux ma vie avant l’Euro et les 35H ce qui est un paradoxe.
    Aujourd’hui je dois donc me débrouiller pour arriver à vivre de ces « aides » et l’achat/revente sur le bon coin et ebay de matériel HIFI ancien (la haute fidélité est une de mes passion à la base), ceci bien sûr à mon niveau vu que mon pouvoir d’achat est très très bas.
    Je survie donc ainsi, pourtant je prends n’importe quel travail qui se présente quand j’en trouve (la plupart du temps des petits CDD ici et là) mais je ne vois pas d’amélioration de ma situation à venir dans l’immédiat.
    Je ne critique pas votre constat, je suis d’accord avec celui-ci, je viens juste témoigner de ma situation.

    Bien à vous

    Répondre
  2. Je ne vois pas pourquoi il faudrait débattre de cette mesure social- (-e -iste). D’abord c’est une mesure « qui ne coûte rien puisque c’est l’état qui paye », ensuite cela augmente encore le nombre de clients de l’état. Nous n’en sommes encore qu’à 57% du PIB, donc encore un long chemin avant les 100% voire les 150%.

    Répondre
  3. J’aime l’idee d’un revenu minimum d’existence. je verrai quelque chose comme ca:
    -de 0 a 16 ans rien nada, vos parents doivent prendre sur leurs revenus travail pour pour nourrir, y aurait un service public d’instruction et du prive qui pourrait se partager les immeubles.
    – de 16 a 30 ans, les gens recoivent une alloc dans le montant est a determiner en echange d’un service a la nation. Ce service consisterait soit a continuer a etudier s’il trouve une place dans une ecole prive ou publique, soit a bosser dans le prive s’ils trouvent un emploi prive. A defaut de ca, ils seraient obliger de bosser pour l’etat et le service public.
    -a 30 ans ,tout le monde a fini son service national et tout le monde recoit l’alloc jusqu’a la fin de ses jours sans condition. mais ya plus d’apl,de smic de retraite voir d’impots sur le revenu. on garderait une tva, un secteur prive qui embauche debauche comme il veut.le secteur publique serait diminuer d’au minimun toute la gestion des caisses et aides.les gens pourraient etre autoentrepeneur sans imposition sur leur revenus et avoir pleins d’activite plus ou moins lucrative avec le filet de securite de l’alloc.l’etat s’il veut des gens competents doit les debaucher au prive qui peut les payer plus.

    perso je pense qu’il y a plein de possibilites dans ce rme.

    Répondre
    • Admettons.

      Vous le financez comment , partant du postulat que l’état français doit déjà emprunter tout les ans sur les marchés.

      Répondre
      • je le finance comment? a priori, il faut que la periode de « travail obigatoire » de 16 a 30 ans, qui se passe dans le public ou le prive,genere ou une production de richesse ou une economie de depense correspondant au financement de ce systeme pendant les annees ou le citoyen qui nest plus oblige de travailler percoit tout de meme l’alloc:
        -production de richesse: pendant la periode de travail obligatoire,le citoyen est employe pour pas un rond par un entrepreneur et donc cree une valeur ajoute supplementaire( taxe par tva et faible impot sur benef). pendant la periode apres 30 ans,un certain pourcentage iront bosser « benevolement » pluto que de s’ennuyer devant la tele. D’autres se risqueront a creer leur entreprise puisque ils auront un filet de securite.
        -economie de depense: une partie du travail obligatoire consistera a ramasser les feuilles mortes a la place des agents des collectivites territoriales d’ou economie de personnels. on peut mettre imaginer des gendarmes travaillant pour par un rond (ils ont l’allocvpour vivre) pour le plaisir de porter l’uniforme ,de verbaliser et d’habiter dans une caserne.Grosso merdo, ce serait comme si la plupart des postes de fonctionnaires serait paye le montant d’un smic ou d’un rmi actuel ( les fonctionnaires seraient tous des communistes ou des socialistes trop contents de pouvoir controler un entrepreneur plutot que de rester a la maison devant la tele).

        Répondre
  4. Quel paradoxe:
    L’humanité va bientôt toucher au but de ne plus avoir à travailler pour vivre, grâce à l’automatisation et à l’intelligence artificielle.

    Sauf que cela pourrait bien être la cause de sa perte par inadaptation darwinienne, car plus d’incitation à s’adapter.
    + les Newton et Mozart auront une probabilité bien plus faible de se faire jour (le talent sans travail n’amène pas à grand chose.)
    + les personnes de talent qui émergeront quand même, ainsi que les gestionnaires du système et ceux qui en feront la maintenance seront une caste à part, une infime minorité. Or, la nature privilégie rarement sur la durée la qualité à la quantité.

    L’activité économique a pour but l’appropriation par les individus des biens qui leur sont vitaux, même très indirectement. ex: culture.
    Jusqu’à maintenant le lien social de l’échange et l’unité de compte de l’appropriation était la monnaie.

    Le revenu universel change la nature même de la monnaie, mais pas complètement. C’est là le problème.
    C’est un médicament embryonnaire pour traiter une maladie dont les symptômes sont faibles et mal connus.

    La monnaie sert d’unité de compte pour les non-travailleurs, pour leurs besoins directs de survie.
    Mais elle demeure utile aux travailleurs pour des besoins très indirects de survie (ex: besoin de concentration capitalistique).

    Il faut dissocier les deux notions avec deux monnaies:
    + Une allocation universelle pour travailleurs et non-travailleurs.
    + Une monnaie accessible uniquement aux travailleurs.

    Cela permet d’éviter l’écueil suivant soulevé par des économistes.
    Si l’on donne de l’argent, on change le niveau de référence du coût de la vie. Le pain ne peut pas ne rien valoir. La conséquence est que le niveau moyen des prix s’ajuste à la hausse, si bien que l’on revient à la case départ. L’allocation de survie (de non travail) ne permet plus de survivre (de ne pas travailler).

    Avec deux monnaies, on évite cela, MAIS où trace-t-on la limite entre les besoins qui vont tomber d’un côté ou de l’autre?

    Ce ne peut être qu’un choix sociétal.
    Ce choix est-il compatible avec la démocratie?

    Ou comment équilibrer durablement et harmonieusement les pouvoirs des deux castes: non-travailleurs et travailleurs.

    Mal sehen…

    Répondre
    • si on combine votre post avec le mien, on aurait deux monnaies juxtaposees a un revenu de base avec un systeme de travail obligatoire de 16 a 30ans.
      Donc un secteur productif d’etat qui produirait des biens et services de base vendus en francs francais dans des magasins d’etat. Biens et services produits par des citoyens francais de 16 a 30 ans pour des citoyens francais de 16ans a 77 ans.Et un secteur prive qui produit ce qu’il veut suivant et vend ce qu’il veut en france suivant le principe du marche libre et non fausse mais en euros.

      Si tout va bien, le secteur d’etat organise rationnellement et de facon productive permettrait de forunir les biens et services de base necessaire a la consommation de tous les francais de 16a77 ans.
      C’est posssible si on considere d’une part que dans ce secteur d’etat il y a des gens de plus de 30ans motives (a 30ans,ils peuvent rester a la maison et beneficier de tous les produits de base acheter avec leur allocation en francs) or ils preferent venir tenir un role dans le secteur d’etat).D’autre part, des jeunes bac+5 sont obliges d’y travailler de 23ans (date fin de leurs etudes « gratuites ») jusqu’a 30 ans (date de la fin de leur service civique national).Ils compensnet leur manque d’experience par l’innovation de la jeunessse et l’encadrement des volontaires de pls de 30 ans.

      Mais si le secteur d’etat est mal gere,les francais ne trouveront que des rayons vides dans les magasins d’etat pour depenser leurs francs issus du revenu minimun et seront obliges d’aller travailler dans le secteur prive pour gagner des euros et aller dans les magasins du secteur prive. Bref un peu comme en urss des annees 80 ou les russes avaient des magasins d’etat vides ou on payait en roubles et du marche noir ou on payait en dollar.

      Répondre
    • Bonjour,

      Je rejoins votre analyse ainsi que celle de « calal ». L’automatisation n’en est qu’à ses débuts mais elle est tout de même l’héritière de l’industrialisation. Dans nos sociétés fatiguées, on parle constamment des droits de l’homme, mais jamais de ses devoirs. L’assistanat doit prendre en compte ces obligations ; mais non au détriment des personnes les plus vulnérables.

      Le problème est qu’il est difficile, dans un monde où la corruption est devenue un « art de vivre », un modèle à imiter, de par le comportement des élites qui ne se gênent pas pour piger dans le panier à provisions, d’identifier la fraude.

      Un monde de loisirs se dessine à l’horizon? Je ne pense pas. Le loisir ne doit-il pas nous permettre de réfléchir? On nous « vend » le farniente comme une fin en soi alors qu’il devrait nous inciter à réfléchir, puis à agir et finalement à innover…

      De profonds changements se dessinent et la majorité n’est pas en mesure d’en évaluer l’ampleur. Pourquoi? Parce que l’éducation, qui aurait du aider les masses à sortir de leur condition d’assistanat (ça fait l’affaire de certains, de maintenir les gens dans un rapport de domination), s’est avérée être un système de dressage concocté par les États-Unis, copié par le reste des pays :

      « On éduque les hommes, et on dresse les chiens. », Hannah Arendt, Le crise de la culture

      Au plaisir…

      Répondre
  5. Bonjour,

    Il aura fallu quarante années pour tricoter ce maillage de  » droits  »
    pour obtenir l’effondrement de la part de production industrielle dans
    le PIB de la France.
    Mes souvenirs était une parité, ou presque avec l’Allemagne.
    Et maintenant, un tableau effroyable, que chacun fait semblant d’ignorer.
    Allons-y = 12 ou 13 %, une misère. Et cela continue à baisser.
    La planche est savonnée.
    Comment redresser un pays sans industrie ? Impossible. Tout
    n’étant que pis aller vers la chute.
    Car la solution sera l’effondrement économique pour obtenir un consensus
    de mesures fortes.
    Alors le choix est simple se préparer à ce cataclysme salvateur.
    Car toutes les ficelles pour tenir ces années auront étaient épuisées.
    Un salut aimable à toutes et tous.

    Jean SEGUR

    Répondre
  6. A la rectitude de votre analyse économique, il faut peut-être ajouter sa motivation politique, qui est manifestement le moyen, pour la France d’en haut, de contrôler tous ces « inadaptés économiques » dont elle n’a plus besoin et qui risquent de voter demain aussi mal que viennent de le faire les Américains.

    Répondre
  7. Simplifier tout cela ce serait bien et efficace MAIS réduirait au chômage plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires, dont de nombreux cousins-cousines, copains-copines de nos députés et autres élus.
    Donc personne ne le proposera.
    Sauf peut-être Donald?

    Répondre
  8. Gaspard Koenig, economiste?
    C’est un agrégé de philo, tamponné « État » (avec un look de Columbo, il est vrai).

    Il faudrait retrouver son magnifique article écrit pendant son vol « transatlantique » entre Paris et Londres…

    Et libéral, c’est vrai que c’est lui qui le prétend.

    Et pour info, qui a arrive a avoir une tribune dans Le Figaro? Et il arrive à créer son think tank out of the blue alors qu’il est encore imberbe? Avec des gens dedans et des medias qui acceptent de le publier? This is a govt-sponsored guy.

    Répondre
  9. Comme un ordinateur qui rame trop, on formate, on réinstalle, on repart de zéro en reprenant le strict minimal !

    Répondre
  10. Bonjour Monsieur,

    Il n’y a pas de débat chez nous, puisqu’on ne nous demande pas notre avis par référendum.

    Nous aurons le choix entre des technocrates et des burocrates sauf si les gens acceptent de faire mentir les sondages, comme ce serait le cas avec Mr POISSON, Dupont-Aignan, Asselineau et aussi le Front National. La balle est dans le camp des français désormais.
    Les américains l’ont fait avec Trump, les anglais avec le BREXIT, pourquoi pas nous !

    Répondre
  11. « Une pluie d’aides qui peuvent se révéler en France bien lucratives. »
    qui terminerait directement chez auchan, dans les banques et chez les opérateurs telecom.

    pour M Durand
    cela fait penser à la relance de 81 par mitterand-mauroy des magnetoscopes japonais

    Répondre
  12. Samedi matin, cela n’a pas manqué, france culture ockrent-ofce ont fait la retape pour le « QE vert » ou « eco-QE ». Avec même des « pistes » pour reformater Basel3 en un eco basel…

    Débat supprimé, car pas de démocratie et car aucune vision des Oingts ou IYI quant au problème bancaire ou monétaire et quant à une éventuelle réforme monétaire.

    Mais depuis cette nuit, concernant l’application de leurs plans: ils rêvent debout.

    Répondre
  13. C’est excellent pour moi expatrie en Chine:

    80% des produits de moins de 20 euros vendus en Europe sont produit en Chine.
    Combien voulez vous que je vous envois de conteneurs ? paiement d’avance bien sur.

    Répondre

Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *