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Ne boudons pas notre plaisir de retrouver le Tour de France pour trois semaines de course. C’est la compétition sportive la plus suivie au monde : 10 à 12 millions de spectateurs sur les bords de la route, des étapes diffusées dans 190 pays, pour 100 chaînes dont 60 qui diffusent en direct. La nouveauté de cette année est que France Télévision diffuse l’intégralité des étapes en direct, alors que jusqu’à présent seules quelques étapes avaient ce privilège. Le Tour, c’est certes le cyclisme et les exploits de coureurs hors du commun, mais ce sont aussi des paysages et des terroirs sensationnels que les caméras filment et diffusent de part le monde. C’est l’image de la France diffusée dans le monde, tous les ans pendant trois semaines, et à ce titre beaucoup plus vendeur pour notre pays que les Jeux olympiques. Trois semaines où des Américains, des Australiens, des Asiatiques, des Européens, découvrent les paysages de France, apprennent l’existence de la ville de Séverac l’Église (la plus petite ville étape de cette année) et ancrent dans leur mémoire les noms mythiques du mont Ventoux, du Tourmalet, des Champs-Élysées. Les routes du Tour dessinent une géopolitique de la France qui associe terroirs, exploits sportifs, combats épiques, morts et accidents. On pourra rétorquer qu’il y a le dopage. Certes oui, comme dans tous les sports professionnels. Le dopage est au sport ce que la dette est aux politiques publiques : tout le monde s’en offusque, mais tout le monde en demande parce qu’on veut plus de spectacles et d’exploits. La question est de savoir pourquoi le Tour fut si attaqué pour le dopage et pourquoi d’autres sports, comme le football, sont épargnés par les attaques. Il y a là le rôle de la guerre économique, des passions politiques et des attaques de la désinformation. Le Tour, comme sport populaire, à l’instar de la corrida, des 24 Heures du Mans, de la course Monte-Carlo, ne répond pas à l’idéologie constructiviste socialisante, contrairement à ce qu’est devenu le football qui passe par-delà les nations et les cultures. C’est en 1998 que le Tour a commencé à être attaqué pour le dopage, au moment même où l’on célébrait la coupe du monde de foot et la France black-blanc-beur. Le sport n’est jamais neutre, il renvoie à des idéologies, des luttes politiques, des intérêts stratégiques.

 

Sport populaire, sport de tous

 

Le Tour est réellement un sport populaire, parce qu’il est capable de réunir toutes les générations et toutes les catégories sociales. Les vrais amateurs de cyclisme sont minoritaires parmi ceux qui se déplacent pour voir passer le peloton ou qui s’installent devant la télé. On regarde le Tour pour la beauté des paysages, vignes, monuments historiques, villes, pour les combats épiques qui s’y mêlent. Ainsi se construit une mémoire collective qui est capable d’unir les générations. Eddy Merckx, Raymond Poulidor, Jacques Anquetil pour les plus anciens, Richard Virenque, Laurent Jalabert, Chris Froome pour les plus jeunes. Le Tour marque les paysages. Comment voir le Ventoux sans penser à la mort de Tom Simpson (1967) et à la victoire de Richard Virenque après 200 km d’échappé (2002) ? Comment ne pas repenser au col de Menté où le maillot jaune Luis Ocaña tombe dans le ravin suite à un orage de grêle et doit abandonner le Tour, laissant la victoire finale à Merckx (1971) ? Le Tour marque les routes de France et colore les paysages, laissant dans les mémoires des souvenirs d’étape. C’est la France des départementales et des routes secondaires, capables néanmoins d’attirer des dizaines de nationalités et de faire de cette course l’une des compétitions sportives les plus suivies au monde.

Le Tour doit beaucoup à ses journalistes. Jean-Paul Ollivier, qui suivit le Tour de 1964 à 2014 et en commenta de nombreuses étapes, rappelant l’historique des confrontations. La voix se mêlait à la science pour redonner corps et consistances aux routes parcourues.

Antoine Blondin, dans L’Équipe, fut un commentateur passionné du Tour pendant 27 éditions. Son verbe et sa plume lui permirent de mythifier les étapes et de grandir les coureurs, transformant les courses en combats épiques. C’était là l’art de la littérature mis au service du journalisme quotidien : les grands textes à porter de tous.

 

Les 24 heures oubliées

 

L’autre grande compétition française sont les 24 heures du Mans. Elles sont quasiment oubliées des médias alors qu’elles rassemblent près de 300 000 spectateurs chaque année et qu’elles sont diffusées sur tous les continents. Avec le rallye de Monte-Carlo et les 500 miles d’Indianapolis, elles figurent parmi les courses mythiques du sport automobile. Véritable fête populaire jusque dans les années 1980, la course du Mans ne correspond plus aux standards normatifs de l’époque qui veut bannir la voiture, la graisse et la vitesse. On parlera plus de Paris Plage et des courses de rollers sur les quais de Seine. Cette manière d’occulter un événement sportif si important est aussi une façon de mettre de côté ce qui est vu comme trop populaire, alors même que les 24 heures du Mans réunissent toutes les catégories sociales, tous les Français, comme le Tour, comme la chasse, comme l’ensemble de ces sports qui s’ancrent et dans l’histoire et dans les paysages.

Les 24 Heures ont leurs films et leur BD. Comment ne pas les regarder sans penser à Michel Vaillant et aux exploits qu’il accomplit sur cette piste ? Avec la BD, ici aussi l’art se rend accessible à tous et ne se limite pas aux initiés.

 

L’art taurin

 

La corrida est un art qui suscite les tollés de ceux qui ne le comprennent pas. Un art qui ancre ce sport dans une zone géographique précise et qui en fait la structure culturelle d’une région. Le long de la Méditerranée, la culture taurine a donné des activités différentes.

En Provence, ce sont les courses camarguaises, où les raseteurs tentent de couper les cocardes attachées aux cornes du taureau. Près de 250 000 spectateurs assistent chaque année à ces courses, qui assurent l’activité économique de l’élevage taurin. Si on comptait une cinquantaine de manades (élevage de taureaux) dans les années 1970, ils sont 150 aujourd’hui. C’est toute la Camargue qui vit à travers ces courses, élevage de chevaux et de taureaux, entretien du delta du Rhône, aménagement de la biodiversité, qui concerne certes les espèces naturelles, mais aussi les traditions et les cultures humaines.

Au Pays Basque, dans le Languedoc, et aussi en Camargue ce sont les corridas qui sont à l’honneur. Là aussi, elles contribuent à façonner les paysages : élevages, arènes, fêtes de rue. Comme en Espagne, à Madrid, Valence et en Andalousie, où la corrida est pratiquée. Le fait que la corrida se retrouve dans la peinture, l’opéra, le cinéma, la littérature témoigne d’un ancrage culturel profond et d’un lien authentique entre ce sport et la culture des régions où elle est pratiquée. Un sport complexe où les picadors, les matadors, les banderilleros jouent chacun leur partie.

Évidemment, cet art est assez éloigné de l’idéologie vegan et du culte de la nature immuable promue par l’écologisme. Les attaques contre la corrida ne visent pas seulement une activité populaire qui unit l’ensemble des habitants des villes et des régions, elle cherche aussi à effacer la mort et la finitude de la vie. La corrida a ceci de commun avec la chasse que la finalité de l’action est de tuer. Comme la chasse, la corrida respecte la nature et les animaux, puisqu’il faut élever les taureaux, les connaître, les respecter. En s’en prenant à la corrida et à la chasse, l’idéologie naturaliste tente d’effacer cet élément naturel de l’homme qui est la mort, vécue et affrontée. Effectivement, on tue, parce que la mort fait partie intégrante de la vie, et le fait de tuer suppose de connaître son adversaire, que ce soit un taureau, un lièvre ou une bartavelle. Il y a un rapport direct entre la tentation d’interdire les sports où la mort est présente et l’impossibilité de beaucoup de penser la guerre. Le sport, comme la guerre, affirme son attachement à une terre (son club, sa ville), est constitué d’une équipe, suppose un entrainement, un effort, il implique de connaître et de respecter l’adversaire et le sportif sait qu’il ne gagne pas toujours. On peut mourir sur le Tour, dans l’arène ou au Mans (82 morts lors de l’accident de 1955), même si c’est heureusement rare. Le sport était autrefois la guerre pacifiée ou la guerre préparée. Mieux valait affronter les Anglais au rugby plutôt qu’à Castillon-la-Bataille. Se prépare au sport c’était se préparer à la guerre, raison pour laquelle l’athlétisme reprend les pratiques courantes du guerrier grec (course, javelot, lutte…). Désormais que l’on refuse de penser la guerre et encore moins l’ennemi, le sport se mue en vaste réunion socioculturelle ludique.

 

Les mutations du sport

 

Ajoutons à cela la haine de ce qui est populaire, c’est-à-dire de ce qui rattache et unit tous les habitants d’un pays, et l’on comprend l’omerta sur les 24 heures du Mans ou le Monte-Carlo et les attaques contre le Tour et la corrida. Pourtant, quoi de mieux pour pratiquer réellement le vivre-ensemble que de se retrouver dans une arène, autour d’une piste ou sur les bords de la route ?

Le sport nouveau est a-historique et a-géographique. Les clubs de football sont gangrenés par l’argent (pire peut-être que le dopage) avec des investisseurs et des joueurs qui n’ont que peu de liens avec le club où ils évoluent. Les clubs de foot sont les véritables firmes transnationales apatrides, bien plus que les entreprises internationales. À un sport géopolitique, on tente de substituer une activité zonale. Dans les villes, les espaces de travail et les espaces récréatifs étaient bien matérialisés, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. Désormais, on n’a plus peur d’empêcher les personnes de travailler pour y faire passer des hordes de cyclistes ou de rollers qui bloquent la circulation et l’activité. On image une épreuve de pentathlon consistant à courir au milieu des open-spaces des bureaux de La Défense. La mort est effacée, le sport est interdit, le ludique s’impose. Mais la vie étant effort, abnégation, lutte, défaites et victoires, le vrai sport ne pourra que revenir, dans sa beauté, ses paysages et ses mémoires.

 

 

 

Auteur: Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est historien et géopolitologue. Il est professeur d'histoire et d'économie dans un lycée parisien. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l'influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L'Europe ébranlée (Bernard Giovanangeli, 2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la liberté scolaire : Rebâtir l'école. Plaidoyer pour la liberté scolaire (Bernard Giovanangeli, 2017).

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23 Commentaires

  1. Jean Baptiste Noe,
    c’est avec plaisir et intérêt que je lis vos brillants articles chaque semaine sur le site de l’IDL. Celui ci me pose un vrai problème, car si je suis également partisan de la défense des traditions je n’en suis pas moins partisan de la disparition de l’obscurantisme. Et se délecter du spectacle de la souffrance d’un animal est une abyme d’obscurantisme… Cela rentre dans la longue liste d’asservissements barbares de l’animal par l’homme dans laquelle on peut citer les montreurs d’ours, les bastonnades d’ânes en Espagne, les combats de coqs et de chiens.
    « Ne fais point à autrui ce que tu ne voudrais point que l’on te fasse » Je vous laisse méditer cela en vous imaginant dans l’arène, des banderilles plantées dans la nuque, vous vidant de votre sang pour la beauté du « sport »

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    • C’est vrai que, pour la corrida, la mort du taureau peut poser problème. Il y a toutefois une différence de nature entre l’animal et l’être humain. Sur l’échelle de la création, l’homme reste au-dessus de celui-ci.

      Pour ma part, je suis plus gêné par le dopage, car cela peut amener à rabaisser l’homme à l’état de bête ou par l’emploi de certains termes. Par exemple, lorsque l’on dit qu’un club de football a « acheté » tel ou tel joueur. Un être humain ne s’achète ni ne se vend. On devrait plutôt dire « employer » ou bien « payer pour un transfert ».

    • J’espère que vous êtes végétalien et aussi contre l’expérimentation animale, car croyez moi, il vaut mieux vivre la vie d’un taureau de combat que de celle d’un animal d’élevage ou d’un rat de laboratoire.

      Il vaut mieux vivre en plein air et mourir en pleine gloire en prouvant sa bravoure que de vivre sa vie à genou comme animal d’élevage ou d’endurer des souffrances dans une cage.

      Si je devais me réincarner en un animal et que l’on me donne le choix, je choisirai sans hésiter le taureau de combat.

      L’obscurantisme il est bien chez ceux qui refusent de voir que si l’homme élève des animaux c’est pour sa satisfaction personnelle et qu’hormis les animaux domestiques tous les autres ont vocations à être tués.

    • Cher monsieur Noe,

      Sur l’échelle de la création, quand les insectes pollinisateurs disparaissent, l’humain meurt. Quand les lombrics disparaissent, l’homme meurt. Quand le phytoplancton disparait, l’humain meurt. Quand l’humain meurt, il ne se passe… rien.
      Sur l’échelle de la création, le seul animal qui prend plaisir à regarder un autre animal souffrir, c’est l’humain.
      L’humain n’est au dessus de rien, il s’est placé au dessus du tout pour compenser ce complexe d’infériorité. Je vous suggère de faire soigner le votre.

    • OMG

      Il y en a qui ne manquent pas de toupet.

      Cher monsieur,
      De toutes évidences, vous vous êtes trompé de site. Ici, ce ne sont pas les adorateurs de Gaïa. Nous sommes tous très contents pour vous et pour votre religion. Nous vous respectons vous et vos croyances. Nous apprécierons une certaine réciproque de votre part. Si vous souhaitez faire des commentaires, merci de nous respecter, nous et nos croyances.
      À moins que les personnes comme M. Noé et moi-même ne méritent pas la tolérance?

      Des excuses à l’égard de monsieur Noé seraient appropriées.

      Par ailleurs, puisque vous suggérez que l’humain n’a aucune valeur et que sa disparition serait invisible voire salvatrice, pourquoi n’êtes-vous cohérent et ne donnez-vous pas l’exemple?

    • @MGarbani
      Si on suit votre raisonnement :

      « Quand les insectes pollinisateurs disparaissent, l’humain meurt.
      Quand l’humain meurt, il ne se passe… rien. »

      Cela donne :
      Quand les insectes pollinisateurs disparaissent, il ne se passe… rien.

    • @mironton : il ne s’agit pourtant que d’évidences, et non de religion. Les études et observations faites sur le sujet indiquent que l’être humain en détruisant les biotopes et zootopes a une espérance de vie très limitée. Vous en parlerez à vos petits enfants quand ils vous demanderont pourquoi ils se retrouvent avec une terre stérile. D’autre part, je n’ai en effet aucune tolérance quand on fait l’éloge de la torture animale, et surtout quand c’est pour offrir un spectacle à l’homme… (jolie religion qu’est la vôtre)

      @bibi : ne faites pas vôtre un raisonnement que visiblement vous n’avez pas saisi. La disparition de l’homme ne fera disparaître aucun écosystème, à la différence des pollinisateurs. Si vous avez d’autres difficultés de compréhension, ou de lecture, prévenez moi mais les leçons seront payantes

  2. La moto subie le même ostracisme; c’est un sport de couillus et ça c’est pire que tout. La F1 est devenu un sport de donzelles à côté.

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  3. Désœuvré un été après le bac, je me suis mis à regarder le TDF. Ringard que je pensais. Pourquoi le vélo, un sport basé sur une invention si lointaine?

    Et j’ai aimé alors que dans ces années 90 toutes les performances de ces héros étaient hautement suspectes! La tactique, les paysages, les commentaires sur les bijoux historiques qu’on sa plait à conserver et qui, en fait, sont notre assurance-vie tout concordait.

    Sans honte et bien au contraire, j’aime le Tour.

    cdlt

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  4. La compétition qui réunit le plus de spectateurs est de loin c’est la MLB (baseball) avec plus de 73 millions de spectateurs.
    Le Tour de France se situe même derrière la NFL 17.5 millions la Premier League (fottball anglais) 14 millions et même la Bundesliga (football allemand) avec 13 millions.

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    • Ce sont là les spectateurs qui regardent par la télévision. Le chiffre que je donne, 10 à 12 millions, est le chiffre estimé au bord de la route.
      Le baseball est effectivement très suivi. Mais il est moins international et plus centré sur les Etats-Unis.

    • Non les chiffres que je donne ce sont les affluences dans les stades des différents championnats.

      Il y a bien 73 millions de personnes qui vont voir un match de base ball de la MLB, il faut dire qu’avec 30 franchises et 162 matchs de saison régulière par équipe, il y a 2430 rencontres de jouées ce qui fait une affluence moyenne de seulement 30 000 spectateurs par match.

      Pour la NFL il y a 17 semaines de saison régulière à 15 matchs par week-end qui se jouent dans des stades combles d’au moins 60 000 places.

      Pour ce qui est des téléspectateurs en audience cumulée ça se chiffre en milliard pour les grandes manifestations sportives comme le Tour de France.

      Il n’y a que le sport professionnel qui arrive à rassembler autant les humains raison pour laquelle il est si honnis par nos politiques qui en plus trouvent inacceptables que l’on admire des gens s’enrichissent par leur talent et leur travail.

    • Cela fait beaucoup de monde dans les stades, et donc beaucoup de billets vendus. Il est vrai aussi que les EU ont une base de population plus importante que la France.

    • Et en plus, il insiste…
      Relisez son commentaire et son article!

    • Sur le terrain ceux sont les 24h du Mans qui attirent le plus de monde (au monde) avec plus de 250 000 spectateurs. Au niveau télévisuel, si les médias français boudent, les 24h font quand même plus de 400 millions de téléspectateurs dans le monde et resterait la compétition de courte période la plus vue. Le record étant détenu par les JO mais sur la durée avec 3,2 milliards. Le golf semble bien placé ainsi que le tour de France et le foot américain avec plus de 250 millions de téléspectateurs. Mais il faut nuancer : les spectateurs diffus (tour de France) et non diffus (foot américain).
      Monsieur Noé merci pour vos papiers, votre analyse, expertise…un vrai régal.

  5.  » C’est la compétition sportive la plus suivie au monde : 10 à 12 millions de spectateurs sur les bords de la route, des étapes diffusées dans 190 pays, pour 100 chaînes dont 60 qui diffusent en direct. »

    Vous parlez physiquement ou derrière la TV ?

     » C’est en 1998 que le Tour a commencé à être attaqué pour le dopage, »

    L’EPO venait d’arriver et a pas mal chamboulé les choses … trop peut-être ?

    « Comme la chasse, la corrida respecte la nature et les animaux, puisqu’il faut élever les taureaux, les connaître, les respecter. »

    Je ne peux m’empêcher de penser à ça :
    http://www.elishean.fr/wp-content/uploads/2015/07/theorie-du-complot.1261399536.gif

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  6. Hello !

    Jean-Baptiste, je trouve votre vision du sport un peu « socialiste », et j’avoue être très surpris.

    j’ai bien aimé votre précédent article sur les Jeux, mais celui-ci est assez vilain – à mon goût. On y décèle globalement le schéma de la déviance humaine, tout ce qui nous éloigne progressivement et inexorablement de notre source et nous rapproche d’un « enfer » stupidement mérité.

    C’est peut-être un geste habile de votre part…

    Ceci-dit, votre prose est agréable à lire, et franche. Soignez votre orthographe !

    🙂

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    • Ce serait la première fois que je regarde les choses sous l’angle socialiste…
      Pas de vision négative dans l’article. J’aime beaucoup le sport, quand il n’est pas sous perfusion d’argent public et qu’il s’ancre dans des traditions historiques.

  7. C’est avec grand plaisir qu’on monte – et remonte- chaque semaine à bord de votre arche intellectuelle pour y découvrir et goûter les fruits d’ une brillante, riche et agréable cargaison d’articles embarqués.
    Merci, continuez.

    Répondre
    • Merci pour votre fidélité !

  8. Bonjour M. Noé
    Vous savez joindre l’utile à l’agréable!
    Pour le suivi de ces compétitions, du moins chez nous, je crois que cela dépend un peu du rôle qu’y tiennent nos compatriotes; autant ils sont encore présent au plus haut niveau en cyclisme et en football, autant hélas, ils ont disparu de la course automobile sur circuit faute de constructeurs. j’ai remarqué que la couverture des épreuves internationales se réduit comme peu de chagrin dès que les sportifs français n’y brillent plus.
    En fait c’est la fiscalité d’il y a cinquante ans qui a dissuadé nos constructeurs d’investir dans le haut de gamme et condamné l’automobile française à la « moyennitude ».

    Pour ce qu’il en va de la corrida, une de mes relations, avait commencé une thèse sur la survivance du culte de Mithra dans cet art.( mais elle a bifurqué, avec succès, sur Philon d’Alexandrie avant de l’avoir achevée.) Pour ma part, l’analyse symbolique des couleurs, de la chorégraphie et du vêtement des acteurs – toros y matadores- nous mène à considérer un enseignement plus profond sur ce qui peut triompher de l’animalité brute,sur l’ombre et la lumière, sur le masculin et le féminin de l’être.
    Arena devenu arène, désigne désormais un lieu de duel; à l’origine c’est le nom spécifique d’un sable granitique rouge qui faisait sol dans le cirque pour que le sang ne s’y voie pas trop.
    Ce nom subsiste en Bourgogne dans son acception première. Les vieux français d’ici désignent toujours ce sable rouge, inutilisable en construction par trop de composés se délitant aux intempéries, du nom d’araines ou airennes. Les charolais qui paissent l’herbe qui y pousse sont bien cabochards, mais ce ne sont pas des Miura!
    Cordiales salutations.

    Répondre
    • Il paraît évident que la corrida est en lien avec la préhistoire
      http://flac-anticorrida.org/tolle-contre-lappropriation-de-lascaux-par-la-corrida/

      Sur l’arena , il me souvient que Vauban avait imposé le vermillon sur les ponts des navires…(aussi le jaune, par exemple de l’Hermione pour que les navires apparaissent neuf et rutilant à l’ennemi)

      Ce que j’aime par dessus tout est de deviner l’agenda « inclusif » des instances dirigeantes.
      Alors que les sports dérivent tous de la guerre, il est par exemple probable qu’ils voudraient supprimer le tir. (D’ailleurs le cheval de ferrari est celui de Porsche, repris par un aviateur italien après un combat au dessus de Stuttgart)

      Il y a eu les jeux handisports (ce qui est une bonne chose), j’attends de voir comment vont être traités les transgenres (qui il est vrai existent déjà depuis la guerre froide/dopage voire même scandale sur le sexe réel).
      Comment les migrants vont-ils pouvoir être sélectionnés de manière inclusive par Hidalgo?
      Est ce que des athlètes féminines ******** vont dépasser les 120kg (serena williams…)?
      Les basketteurs 2.50m?

      Sur le foot, c’est assez rigolo comme vu plus haut. Il est aussi plus facile de vendre des baskets fabriqués par des enfants que des perches de saut en hauteur, des vélos (subventionnés parfois) ou des vaillantes à des consommateurs qui doivent prendre le metro

      Ce qui me fait bien rigoler sont aussi les opinions politiques ou intellectuelles réelles de certains investisseurs finaux dans les clubs de foot vis à vis de leurs joueurs ou supporters ou annonceurs ou diffuseurs ou des politiciens locaux

      A signaler que le permis de chasse est aussi la voie vers le 5ieme amendement 100% légale.

      Sinon Monsieur Noe, évoquait la possibilité en rigolant que les JO soient statiques: dépôt de bilan assuré. Et je note que c’est la télévision d’état qui en assure la diffusion en France

      Le top ça reste les pubs coke + mc do + kfc…
      D’ailleurs, comme investisseur je suis toujours attentif de voir les annonceurs

    • Tout à fait d’accord avec vous.
      Dommage que votre amie n’ait pas achevé sa thèse sur ce sujet car il y aurait effectivement à creuser sur le culte du taureau, que l’on retrouve notamment en Crète avec le Minotaure.

      C’est probablement un très particulier de la culture méditerranéenne.

      Mais Philon d’Alexandrie c’est très intéressant aussi !

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