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	<title>Institut Des Libertés</title>
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	<description>Think Tank</description>
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		<title>Acte I, Scène 3  ou &#171;&#160;C&#8217;est plus la peine de frotter&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 06:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>idlibertes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Gave]]></category>
		<category><![CDATA[Dette]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Restructuration]]></category>

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		<description><![CDATA[Prologue: La piéce se joue à huit clos. Dans la scéne d&#8217;ouverture, Gaspard Koenig , Président du Think Tank Génération libre avait proposé un article  aux Echos du 16 Mai sur la nécessité de restructurer le dette. Scéne 2:  Ouverture sur la réponse de Charles Gave &#171;&#160;Y- comme un défaut&#160;&#187; [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Prologue: La piéce se joue à huit clos. </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Dans la scéne d&rsquo;ouverture, <span style="color: #800000;">Gaspard Koenig ,</span></em></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800000;"><em>Président du Think Tank Génération libre </em></span></p>
<p style="text-align: right;"><em>avait proposé un article  <a href="http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202767897854-pourquoi-il-faut-restructurer-notre-dette-567388.php">aux Echos du 16 Mai </a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>sur la nécessité de restructurer le dette.</em></p>
<p style="text-align: right;">Scéne 2:  Ouverture sur <a href="http://institutdeslibertes.org/restructer-de-la-dette-mon-cher-gaspard-y-a-comme-un-defaut/">la réponse de</a><span style="color: #800000;"><a href="http://institutdeslibertes.org/restructer-de-la-dette-mon-cher-gaspard-y-a-comme-un-defaut/"> Charles Gave </a>&laquo;&nbsp;</span>Y- comme un défaut&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: right;">Réponse du berger à la bergére, non sans esprit <a href="http://institutdeslibertes.org/reponse-de-gaspard-koenig-et-vlan-passe-moi-leponge/">&laquo;&nbsp;Et vl&rsquo;an passe moi l&rsquo;éponge&nbsp;&raquo;</a> (Jeudi 23 mai)</p>
<p style="text-align: right;">et réponse à la réponse ci -aprés</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mon cher Gaspard,</p>
<p>Dans la société de recherche que j&rsquo;ai créée  il y a 12 ans (GaveKal), il n&rsquo;y a pas d&rsquo;avis &laquo;&nbsp;maison&nbsp;&raquo;. Chacun des associés défend son point de vue  et nous portons nos divergences à la connaissance des clients  dans un produit spécial , appelé,  &laquo;&nbsp;Désaccords&nbsp;&raquo;  qui est  de loin le plus populaire et le plus lu, les clients intervenant d&rsquo;ailleurs dans nos débats , en  temps réel.</p>
<p>Je suis donc réellement enchanté de commencer une controverse  avec vous et je ne doute pas une seconde qu&rsquo;elle nous fera progresser, tous ensemble.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venons  en au débat.</p>
<p>Votre réponse m&rsquo;inspire les remarques suivantes.</p>
<ul>
<li>L&rsquo;Euro n&rsquo; a rien à voir avec  la construction Européenne et tout à  voir avec la tentative de construire un Etat Européen, dont les Peuples ne veulent pas. Il &lsquo;agit comme je l&rsquo;ai écrit souvent d&rsquo;une espèce de coup d&rsquo;Etat pour voler aux  électorats locaux  la souveraineté qui est l&rsquo;apanage incessible de toute Nation.  Derrière ce coup d&rsquo;Etat, une série de fonctionnaires Français,  non élus, qui ont comme caractéristique commune de  détester la Démocratie, du type  Delors, , Lamy , Trichet etc.. Aucun d&rsquo;entre eux n a jamais cru ni à  la Démocratie ni au Marché Libre, n&rsquo;a jamais été élu nulle part et n&rsquo;a jamais travaillé dans une entreprise. J&rsquo;ai toujours été farouchement partisan de l&rsquo;Europe de Robert Schuman, et toujours opposé à celle de Jean Monnet.  Ils sont les héritiers directs de Jean Monnet.  L&rsquo;Euro ne fait donc pas partie de l&rsquo;aventure Européenne, il en est la négation est en train de détruire l&rsquo;Europe que j&rsquo;aimais, ce que j&rsquo;avais annoncé des 2000 et que je regrette profondément.</li>
<li>La capture de nos Démocraties  et la création de l&rsquo;Euro ont permis à tout le personnel politique Français (en particulier) de s&rsquo;affranchir de toute responsabilité, en coupant le lien entre une décision politique et ses conséquences économiques.  Prenons l&rsquo;exemple des 35 heures. Si la France avait eu  à l&rsquo;époque des taux d&rsquo;intérêts  et des taux de change déterminés par le marché, le Franc se serait effondré, les taux d&rsquo;intérêts  seraient montés et l&rsquo;électorat aurait fait la relation entre une politique stupide et la baisse de leur  niveau de vie. Aux élections suivantes, les responsables auraient été laminés, pour ne jamais revenir.   En 1983, à l&rsquo;inverse,  Delors (en pleurant&#8230;) a du appeler le Directeur de la principale banque Américaine à  Paris qui venait de couper toutes les lignes de crédit à  la France pour lui demander de les faire rétablir. Ce dernier demanda  de parler au Président, qui fut réveillé au milieu de la nuit et qui donna toutes les garanties  nécessaires pour que le crédit soit rétabli (Sortie de monsieur Chevènement&#8230;). L&rsquo;Euro empêche de fait  la réalité  de sanctionner les politiques débiles, sauf  quand il est trop tard. Vous me dites que le retour aux monnaies nationales permettrait aux démagogues de faire n&rsquo;importe quoi. Puis je vous faire remarquer que nous n&rsquo;avons jamais eu un gouvernement aussi démagogue que celui que nous avons en ce moment et que ce gouvernement fait vraiment n&rsquo;importe quoi.? Je ne vois pas comment cela pourrait être pire.  Au moins les Français recommenceraient à percevoir la relation qui unit leurs votes et les politiques suivies. Il est très grave que pour la première fois dans l&rsquo;histoire de notre pays les partis de gouvernement collectent moins de 50 % des voix. L&rsquo;Euro CREE les Grillo et va les amener au pouvoir. Je suis prêt à  en prendre le pari. Faisons confiance aux Français et cessons  de prétendre que nous gouvernons (nous les oints du Seigneur) des gens qui sont incapables de tout discernement. Ou alors, supprimons le vote, ce sera plus simple et donnons le pouvoir à  monsieur Attali et à son comité des sages .</li>
<li>Vous semblez croire qu&rsquo;il n y a pas d&rsquo;exemple de pays ayant atteint un niveau de dette élevé et qui ait pu recommencer  à croitre sans faire une faillite partielle ou totale.. Permettez moi de ne pas être d&rsquo;accord. Les USA après la seconde guerre mondiale ont fait passer les dépenses de l&rsquo;Etat  de 48 % du PIB à 18 %, en moins d&rsquo;un an et l&rsquo;économie est repartie très tranquillement. En 1992, la Suède a &lsquo;sauté&nbsp;&raquo;  à cause d&rsquo;une spéculation immobilière débridée et  le gouvernement Suédois a décidé  de nationaliser les banques, les actionnaires perdant tout, les obligataires presque tout,  et certains dirigeants bancaires allant en prison (toujours très populaire), en garantissant totalement les dépôts. Trois ans après les dites banques étaient réintroduites en bourse et l&rsquo;Etat Suédois faisait quatre fois sa mise. Parallèlement  les Suédois  décidèrent  de passer  d&rsquo;un Etat producteur en un Etat prescripteur et ils n&rsquo;ont cessé de croitre depuis&#8230; la dette baissant de près de 100 % du PI a moins de 40 % aujourd&rsquo;hui. En 1994, le gouvernement Canadien a décidé de faire baisser les dépenses de l&rsquo;Etat d&rsquo;un tiers en deux ans , en coupant &nbsp;&raquo; a la hache&nbsp;&raquo; les dépenses et il n y a même pas eu de récession,. Si la rentabilité marginale d&rsquo;une dépense Etatique est <b><span style="text-decoration: underline;">négative</span></b>, alors la supprimer fait repartir la croissance à  la hausse. Le problème, comme le disait Milton Friedman n&rsquo;est <b><span style="text-decoration: underline;">jamais</span></b> la dette, mais le poids incongru de l&rsquo;Etat. Les Keynésiens ont réussi à  faire croire qu&rsquo;une baisse des dépenses de l&rsquo;état déclenchait toujours une récession. Aucune raison pour un Liberal de croire à  ces calembredaines qui relèvent de la magie plutôt que de la Science.</li>
<li>Cela suppose cependant la liberté du taux de change  puisque le but est de favoriser les entrepreneurs au détriment des rentiers.  Cet ajustement ne peut pas être fait par exemple en étalon or ou en taux de change fixe (France 1934, Argentine 1998-2001) comme toute l&rsquo;histoire économique le prouve. Pour en venir à notre pays c&rsquo;est exactement ce que de Gaulle a fait en arrivant au pouvoir (en 1958), il a dévalué le franc sauvagement, ce qui a permis à  la France de se rétablir en tres peu de temps. Le taux de change n&rsquo;est pas  un symbole de virilité comme le pensent ces vieux messieurs que sont les banquiers centraux, mais un prix comme un autre. La Couronne Suédoise qui avait beaucoup baissé est maintenant remontée à un niveau plus élevé qu&rsquo;en1992 et les taux Suédois sont inferieurs aux taux Allemands.</li>
<li>Enfin, je préfère ne pas commenter la partie sur la responsabilité collective de la génération de Mai 68, tant je  ne fais jamais appel a une telle notion. La morale comme la responsabilité ne s&rsquo;exerce qu&rsquo;au niveau individuel.</li>
</ul>
<p>Pour faire simple et comme disait le Baron Louis à Napoléon qui se plaignait de la faiblesse du franc Français &laquo;&nbsp;Sire, faites moi une bonne politique , je vous ferai une bonne monnaie &nbsp;&raquo;</p>
<p>Une bonne politique, c&rsquo;est un taux de change qui correspond à  la productivité Française , un taux d&rsquo;intérêt qui soit déterminé par le marché et qui amène à  ce que l&rsquo;investissement et le déficit (éventuel) soient  financés par l&rsquo;épargne nationale et un contrôle des dépenses étatiques  pour empêcher qu&rsquo;elles ne montent plus vite que la valeur ajoutée créée par le secteur privé .</p>
<p>Tout le reste n&rsquo;est que manipulation, et si j&rsquo;ai appris quelque chose au travers de ma longue carrière, c&rsquo;est que les faux prix , c&rsquo;est à  dire les manipulations ne peuvent pas être corrigées par d&rsquo;autres manipulations.</p>
<p>Cela ne marche jamais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charles Gave</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Réponse de Gaspard Koenig : &#171;&#160;Et vlan passe-moi l&#8217;éponge&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 17:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>idlibertes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Eco - articles]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[idlibertes]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[Droit de réponse]]></category>
		<category><![CDATA[Gaspard Koenig]]></category>
		<category><![CDATA[Restructuration]]></category>

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		<description><![CDATA[        Réponse De Gaspard Koenig &#171;&#160;Mon cher Charles, J’apprécie infiniment votre esprit socratique, et vous me permettrez sans doute d’y répondre comme Calliclès : par une devinette. Qui a écrit, à propos des Etats surdendettés : «Une banqueroute franche, ouverte et déclarée est toujours la mesure qui est la moins [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: right;">        Réponse De Gaspard Koenig</div>
<div></div>
<div>&laquo;&nbsp;Mon cher Charles,</div>
<div></div>
<div></div>
<div>J’apprécie infiniment votre esprit socratique, et vous me permettrez sans doute d’y répondre comme Calliclès : par une devinette. Qui a écrit, à propos des Etats surdendettés :</div>
<div>«<em>Une banqueroute franche, ouverte et déclarée est toujours la mesure qui est la moins déshonorante </em></div>
<div><em>pour le débiteur, et en même temps la moinsnuisible au créancier » ?</em></div>
<div></div>
<div>Karl Marx ? Jean-Luc Mélenchon ?</div>
<div>Un indice, c’est un Britannique :</div>
<div>« <em>A fair, open, and avowed bankruptcy is always  </em><em>the measure which is both least dishonourable to the debtor, and least hurtful to </em><em>the creditor ».</em>Le même qui s’inquiétait de ces « <em>enormous debts which at present oppress, and will in the long-run probably ruin, all he progress of the </em><em>great nations of Europe. »</em></div>
<div></div>
<div>Plus précisément, un Ecossais. Un compatriote et contemporain de David Hume qui, lui, n’y allait pas par quatre chemins, appelant à une banqueroute immédiate de l’Angleterre : « <em>Either the nation must destroy public credit or public credit</em></div>
<div><em>will destroy the nation ».</em></div>
<div></div>
<div>Vous avez trouvé : Adam Smith.</div>
<div></div>
<div>A la fin du XVIIIe, de Smith à Montesquieu, les pères fondateurs du libéralisme furent les premiers à s’inquiéter du surendettement public et à appeler à des mesures extrêmes, regrettables mais nécessaires pour couper la tête (ou l’une des têtes) de l’hydre étatique. A cette époque, le défaut n’était pas encore le tabou qu’il est devenu.Oui, il existe une approche libérale de la banqueroute, qui ne met pas en avant l’illégitimité du créancier (à la façon de l’extrême-gauche), mais celle du débiteur : l’Etat incontinent.</div>
<div></div>
<div>Laissez-moi reprendre à présent les principaux points de votre critique. Je me  permettrai de citer le rapport de GenerationLibre sur le sujet, plus complet bien sûr que la tribune qui a attiré votre attention, en remerciant mes contributeurs,</div>
<div>Matthieu Le Blan et Guillaume Leroy.</div>
<div></div>
<div></div>
<div>1. Le rapport entre contrainte budgétaire et croissance</div>
<div></div>
<div>Effectivement, nous pensons que le poids de la dette freine la croissance (même si ce n’est pas, loin de là, le seul facteur). Kumar et Woo (2010) ont démontré dans une analyse de 38 économies développées et émergentes une relation inverse entre niveau d‘endettement initial et croissance. Pour chaque 10 points de PIB d’endettement, la croissance économique était imputée de 0.2% par an, avec une corrélation forte pour les taux d’endettements supérieurs à 90%. Cette corrélation reste empirique et la relation de causalité peut toujours être contestée, mais les faits sont troublants. Si on l’applique à la France, la dette représenterait un manque à gagner de plus de 100 milliards d’euros par an de richesse nationale dès 2017, et de plus de 200 milliards par an dès 2022. Par ailleurs, sans entrer dans la pénible polémique sur le chiffrage de Reinhard et Rogoff, il est admis que, passé un certain seuil, le surendettement devient insoutenable, ne serait-ce qu’en ouvrant la perspective d’une taxation infinimentcroissante. 90%, 120% selon les écoles… peu importe : le « debt trap » oblige le débiteur à recycler sa dette sans perspective de jamais rembourser le capital.</div>
<div></div>
<div>L’effet est exponentiel. Le FMI prévoit que le ratio de dette sur PIB pourraitdépasser les 100% en 2016 si aucune réforme majeure n’est entreprise. Enfin, vous citez le service de la dette dans le PIB. C’est effectivement la question fondamentale. Il est exact qu’en 1996, le service de la dette (charge des intérêts) s’élevait à 3,1% du PIB, contre 2,5% aujourd’hui (ce qui représente tout de même le premier budget de la nation après l’Education Nationale). Mais dans le même temps, le besoin de financement total est passé de moins de 80 Md€ à plus de 170 Md€ en 2013. Cela signifie que le moindre choc sur les taux d’intérêt conduirait à une asphyxie rapide des finances publiques. S’ilsremontaient ne serait-ce qu’à leur niveau de 1996 (&gt; 5%), l’Agence FranceTrésor aurait bien du mal à boucler ses adjudications.</div>
<div></div>
<div>Or, vous le savez mieux que moi : ces taux historiquement bas correspondent à une situation mondiale atypique, caractérisée par une abondance sans précédent de liquidités sur les marchés (dont vous avez d’ailleurs justement décrit le danger). De nombreux investisseurs internationaux (fonds et banques) ont commencé à vendre discrètement leurs stocks d’OAT françaises, encouragés en cela par l’abandon officiel des objectifs de réduction du déficit public contenus</div>
<div>dans le PLF 2013. Ce qui nous laisse penser que, au moment où la marée de l’argent bon marché se retirera, nous verrons apparaître le roc des fondamentaux français, et qu’un scénario à l’italienne de montée brusque destaux deviendrait alors tout à fait envisageable, avec à la clé une crise de régime.</div>
<div></div>
<div>Aujourd’hui, la combinaison d’une dette galopante, d’un déficit primairepersistant et de taux bas constitue une bombe à retardement. Il faut ladésamorcer par tous les moyens.</div>
<div></div>
<div>2. L’Etat créateur de croissance ?</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Vous n’avez pas besoin de me convaincre que la croissance viendra d’un secteur privé enfin libéré des contraintes réglementaires, de l’insécurité juridique, d’une taxation abusive et de l’effet d’éviction des investissements publics.</div>
<div>Néanmoins, ce que nous soutenons dans ce notre rapport, c’est que ces réformes de libéralisation ont un coût. Inutile de prétendre que l’on peut couper la dépense publique et libéraliser les professions réglementées, le marché du travail, le statut de la fonction publique, les retraites (en les passant par capitalisation) etc, sans débourser un centime. Toutes ces rentes de situation, il faut les racheter, comme l’avait joliment défendu Jacques Delpla il y a quelques années. Un exemple ? Les taxis, cas d’école d’un secteur étouffé par un <em>numerus clausus</em> absurde, et qui créerait des dizaines de milliers d’emplois s’il était libéralisé. Vous pouvez décréter que, désormais, les licences seront abolies.Vous spoliez ainsi tous ceux qui avaient investi, sur la foi du contrat ou de la coutume. Ou l’Etat peut les racheter : environ 5 Md€. Une fois pour toutes.</div>
<div></div>
<div>Si vous appliquez la même logique à l’ensemble des rentes, vous atteignez vite quelques centaines de milliards. Impossible à financer dans le contexte actuel.Même si par miracle un gouvernement libéral était élu demain, il devrait faire le même constat que François Fillon puis Michel Sapin : « l’Etat est enfaillite ! »</div>
<div></div>
<div>C’est la logique qui prévaut dans les restructurations conduites par le FMI dans les pays en développement: pour réformer, il faut d’abord dégager une marge de manœuvre, que l’on doit négocier avec le créancier. Et plus cyniquement, une restructuration placera la France dans une telle dépendance des marchés qu’elle n’aura plus d’autre choix que de mettre en place les fameuses réformes structurelles…</div>
<div></div>
<div>3. Ruiner les épargnants ?</div>
<div></div>
<div>Hé bien, oui. Une restructuration aurait un impact direct (quoique, dans l’hypothèse que nous décrivons, limité) sur les OPCVM et encore plus les 4 assurance-vies. Or, qui a levé la dette pour se payer ses dépenses de fonctionnement depuis 30 ans? La génération qui détient aujourd’hui épargne et patrimoine. Selon l’enquête « Patrimoine » de l’Insee (2012), le taux de détention d’un contrat d’assurance vie est le plus élevé dans les catégoriesâgées de plus de 50 ans (56% pour la catégorie 50-59 ans, contre 48% en moyenne nationale) et va croissant avec le niveau du patrimoine. Cette catégorie de la population est la</div>
<div>première bénéficiaire de la charge d’intérêt annuelle de la dette publique assise principalement sur l’impôt payé par les contribuables actifs. Et c’est cette même catégorie qui a fait voter, par le biais de ses représentants au Parlement, des</div>
<div>budgets déficitaires depuis 1974. Pour faire vite : les soixante-huitards se sont comportés de manière irresponsable avec les finances publiques (comme avec beaucoup d’autres choses). A eux de payer aujourd’hui.</div>
<div></div>
<div>4. L’Euro</div>
<div></div>
<div>Sortir de l’euro et redénominer notre monnaie en francs, comme vous le proposez, est cohérent, et revient en effet à une restructuration implicite, en remettant au goût du jour le traditionnel outil de la dévaluation et probablement de l’inflation. C’est effectivement la seule alternative au défaut. A l’inverse, une restructuration est probablement (et paradoxalement) le seul moyen de rester fidèle à nos engagements européens.</div>
<div></div>
<div>A ce stade, je pense que le choix est politique plus que financier : l’Europe vaut-elle l’euro ? Notre réponse est oui.</div>
<div>J’ai trop peur des nationalistes pour leur laisser la politique de change, la planche à monnaie et les tarifs douaniers.</div>
<div>En revanche, pourquoi ne pas envisager une restructuration de dette à l’échelle européenne ?</div>
<div></div>
<div>Les « sages allemands » avaient proposé en 2011 un mécanisme pour procéder à une remise en ordre des finances publiques européennes, le « Pacte européen de rédemption », dont l’architecture générale pourrait utilement reprise pour imaginer une restructuration coordonnée de la dette publique européenne.</div>
<div>Une version amendée de la proposition des sages consisterait à utiliser le fonds d’extinction de la dette comme instrument pour une restructuration ordonnée des dettes souveraines. Au lieu de refinancer 100% des échéances de la dette, le Fonds – un fonds d’amortissement, cette fois &#8211; pourrait proposer ses titres en échange de la dette actuelle (pour sa part dépassant 60% du PIB) en lui appliquant un « haircut » suffisant. Ainsi, les Etats membres bénéficieraient de marges financières accrues pour atteindre les objectifs de réduction de leur endettement sans avoir à mettre en œuvre des mesures d’austérité irréalistes</div>
<div>dans la durée. Les créanciers détiendraient des titres de valeur faciale réduite, mais plus sûrs compte tenu de la garantie conjointe des Etats membres.</div>
<div></div>
<div>Par ailleurs, il semble que le système bancaire français puisse encaisser sans recapitalisation un certain niveau de « haircut » (autour de 25% en VAN) sur l’ensemble des dettes des pays « du Sud » (France, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande). L’analyse reste à faire, je vous l’accorde, pour l’ensemble du système bancaire européen.</div>
<div></div>
<div>Travailler sur la dette, dites-vous, c’est « s’intéresser au verre plutôt qu’à l’alcool à l’origine de la cirrhose du foie ». Bien d’accord. Mais il n’empêche que pour guérir un alcoolique, le meilleur moyen, c’est encore de le priver de sa bouteille.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Gaspard Koenig</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Restructer la dette, cher Gaspard Koenig ? : &#171;&#160;Y&#8217; a comme un défaut&#160;&#187;!</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 07:13:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Gave</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Certains d&#8217;entre vous se souviennent peut être du tailleur de Fernand Raynaud; c&#8217;est un peu le sentiment de Charles Gave face à l&#8217;article de Gaspard Koenig paru aux échos vendredi 16 mai dernier.  Contrepoint  de vues &#171;&#160;Mon cher Gaspard, &#160; &#160; J&#8217;ai lu avec beaucoup d&#8217;attention et d&#8217;intérêt votre Tribune libre dans [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Certains d&rsquo;entre vous se souviennent peut être du tailleur<a href="http://www.ina.fr/video/I06268518"> de Fernand Raynaud</a>; c&rsquo;est un peu le sentiment de Charles Gave face à l&rsquo;article de <a href="http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202767897854-pourquoi-il-faut-restructurer-notre-dette-567388.php">Gaspard Koenig paru aux échos</a> vendredi 16 mai dernier. </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Contrepoint  de vues</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Mon cher Gaspard,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;ai lu avec beaucoup d&rsquo;attention et d&rsquo;intérêt votre Tribune libre dans les Echos, qui appelle de ma part un certain nombre de remarques:</p>
<p>La première d&rsquo;entre elles: vous semblez penser, mais je me trompe peut être, que <b>l&rsquo;absence de croissance en France serait due à je ne sais quelle contrainte budgétaire</b> . J&rsquo;aimerai donc vous repreciser qu&rsquo;en 1996, le service de la dette représentait à peu prés 3 % du PIB.  Or,depuis lors, ce chiffre a baissé de 50 % en termes de PIB, la baisse des taux compensant et au delà la hausse-considérable de la dette.</p>
<p>Depuis bien avant 1996, la croissance de l&rsquo;Etat a été ininterrompue et  la France n&rsquo;a eu aucune difficulté à  financer son déficit.</p>
<p>Les contraintes budgétaires actuelles ne sont pas liées à des difficultés de marché  mais à la signature d&rsquo;un Traité  que personne ne nous a forcé à signer au demeurant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La deuxième  remarque que je souhaiterai vous faire au sujet de votre article,est que vous semblez impliquer que si l&rsquo;Etat retrouvait des marges de manœuvres budgétaires, la croissance pourrait ,enfin,reprendre, ce qui indique qu&rsquo;a vos yeux l&rsquo;Etat serait capable de créer de la croissance.   Que voila une hypothèse hardie pour un Libéral!</p>
<p>L&rsquo;Etat Français représente déjà 57 % du PIB  et selon bon nombre d&rsquo;observateurs de par le monde économique,c&rsquo;est cette hypertrophie Etatique qui est à  l&rsquo;origine de la stagnation économique actuelle. Le but, pour un Libéral, ne me semble pas devoir être de redonner du mou à la laisse du golem, mais de le reformer comme l&rsquo;ont fait les Suédois depuis 1992, sans briser les liens sociaux, avec le succès que l&rsquo;on connait..</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La troisième est que vous voulez procéder à cette restructuration dans le cadre de l&rsquo;Euro.</p>
<p>Dans mon livre , paru en  2002  (&laquo;&nbsp;Des Lions menés par des Anes&nbsp;&raquo;), je soutenais que l&rsquo;Euro allait nous amener  <i>&nbsp;&raquo; A trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France et trop d&rsquo;usines en Allemagne</i>&laquo;&nbsp;, chaque pays se spécialisant dans le domaine où il avait un avantage comparatif.J&rsquo;ajoutais que cela allait inéluctablement amener à une crise bancaire et financière gigantesque.</p>
<p>L&rsquo;explication de ce qui s&rsquo;est révélé être un pronostic juste est toute simple:</p>
<p>On ne peut maintenir dans un taux de change fixe des pays qui ont des productivités différentes, sauf à organiser des transferts sociaux massifs du pays riche aux pays moins riches. Cela voudrait dire que l&rsquo;Allemagne devrait transférer à  l&rsquo;Europe du Sud environ 5 % de son PIB année après année, ce qui est le <b>double </b>de que les alliés avaient demandé comme réparations après la première guerre mondiale, et le <b>double</b> également de ce qu&rsquo;elle a payé pour l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est.</p>
<p>C&rsquo;est politiquement impossible.</p>
<p>Le problème de la France est donc très simple: l&rsquo;Euro a créé un faux cout du capital pour notre pays-<b>trop bas</b>- ce qui favorise l&rsquo;endettement du secteur public et un faux taux de change-<b>trop haut</b>- qui tue le secteur privé.Et, il en est de même pour toute l&rsquo;Europe du Sud qui s&rsquo;est arrêtée de croitre brutalement après l&rsquo;introduction de l&rsquo;Euro.</p>
<p><b>Le problème n&rsquo;est donc pas de restructurer la dette, ce qui ruinerait tous les épargnants Français, et aurait des conséquences secondaires inimaginables, mais d&rsquo;en changer la dénomination en retournant aux monnaies nationales</b>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet et contrairement à ce que croit la plupart des observateurs, les dettes Françaises, Italiennes, Espagnoles etc..sont libellées dans la monnaie de l&rsquo;Etat Souverain Français ,Italien, ou Espagnol aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Euro, demain le Franc , la Lire ou la Peseta&#8230;Retourner aux monnaies nationales équivaudrait à  un transfert de richesse massif des rentiers Français (fonctionnaires, retraités), ce qui serait en fait, mais non pas en Droit une restructuration, vers les entrepreneurs et la croissance repartirait d&rsquo;elle même, puisque , comme l&rsquo;a fort bien expliqué Schumpeter, la croissance ne vient que des entrepreneurs à l&rsquo;origine du processus de la fameuse &laquo;&nbsp;création destructrice&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Et comme le disait le chancelier Schmidt :<i>&nbsp;&raquo; Les profits d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont les investissements de demain et les emplois d&rsquo;après demain&nbsp;&raquo;</i></p>
<p>La France crève parce que la marge brute des sociétés opérant en France est en chute libre et à un plus bas historique.</p>
<p><b>Restructurer la dette ne changera RIEN à  cet état de fait,</b> vous m&rsquo;en voyez désolé mais certain. Car oui, posons-nous cette question logique après tout:Qui voudrait investir en France si le cout du travail, le cout du capital, le cout de l&rsquo;Etat et les impôts sont plus élevés en France qu&rsquo;en Allemagne?La France a, certes le droit d&rsquo;avoir 40 % de fonctionnaires de plus que l&rsquo;Allemagne, mais cela veut dire qu&rsquo;elle ne peut pas avoir la même monnaie&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour me résumer la France l&rsquo;Italie, l&rsquo;Espagne, le Portugal, la Slovénie, la Grèce, Chypre&#8230;  ne peuvent pas croitre dans le système monétaire actuel et restructurer leurs dettes ne changera rien à ce fait.Ce qui crée la dette, c&rsquo;est l&rsquo;absence de croissance causée par l&rsquo;Euro.La &laquo;&nbsp;cause première&nbsp;&raquo; de tous nos malheurs c&rsquo;est  donc ce Frankenstein financier qu&rsquo;est l&rsquo;Euro.Travailler sur la dette, c&rsquo;est donc s&rsquo;intéresser au verre plutôt qu&rsquo;a l&rsquo;alcool à l&rsquo;origine de la cirhose du foie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Croyez bien mon cher Gaspard, que je vous écris cette lettre dans l&rsquo;esprit Socratique qui a toujours été le mien et je suis tout à fait ouvert à discuter plus avant sur ces différents points.La Vérité est inatteignable, mais au moins peut-on s&rsquo;en rapprocher par le débat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Amicalement,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charles Gave</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>NDLR: &laquo;&nbsp;On a quand même de la chance d&rsquo;avoir  un systéme aussi bien taillé que l&rsquo;Euro pour un pays aussi mal foutu&nbsp;&raquo; cf Fernand Raynaud</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La conférence de presse imaginaire de François Hollande</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 06:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Jacques Netter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Finance - articles]]></category>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Un chef d’entreprise dont le cours de bourse aurait baissé de 75% en un an, comme la baisse de popularité de François Hollande,  et qui dirait devant l’Assemblée Générale de ses actionnaires- je ne change rien à ma politique, il n’y a qu’une seule ligne c’est la mienne- rencontrerait inévitablement [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Un chef d’entreprise dont le cours de bourse aurait baissé de 75% en un an</b>, comme la baisse de popularité de François Hollande,  et qui dirait devant l’Assemblée Générale de ses actionnaires- je ne change rien à ma politique, il n’y a qu’une seule ligne c’est la mienne- rencontrerait inévitablement de gros problèmes pour se maintenir durablement à la tête de la société. Essayons d’imaginer ce qu’aurait pu être la conférence de presse d’un Président de la République qui aurait voulu se donner la peine de comprendre les problèmes de l’Entreprise France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président, je suis content que la bourse soit au plus haut.</b> J’ai bien compris que ce n’était pas pour saluer les décisions que j’ai prises depuis un an, mais plutôt parce que les sociétés qui font partie de  l’indice CAC 40 réalisent la plus grande partie de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits à l’extérieur de France. Il ne faut pas les confondre avec toutes les PME qui souffrent d’une forte baisse de leurs marges bénéficiaires du fait de la pression fiscale excessive qui pèse sur elles. J’ai eu tort de déclarer la guerre à la finance au moment où la France avait besoin des marchés financiers pour financer notre dette publique qui est détenue à 55% par des étrangers…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président, j’ai bien compris que la montée du chômage</b> depuis un an avait beaucoup plus à voir avec le manque de réformes en France depuis 30 ans,  qu’à cause de la crise. Je prends tout de suite la décision de ranger ma « boite à outils » qui ne sert à rien et de demander à Monsieur Arnaud Montebourg de partir du gouvernement, car il n’a cessé de raconter des histoires aux français sur Peugeot, Goodyear, Petroplus, Florange et surtout il a fait fuir les investisseurs. Il ne semble pas avoir bien compris qu’il ne peut y avoir d’industrie sans investisseurs.  Elle ne représente plus que 11% de notre économie contre 21% en Allemagne, car  le capital n’est pas attiré en France par l’industrie puisqu’il n’y est pas rentable. La taxation du capital au même niveau que le travail a donc été une erreur, car dans la réalité, elle a un effet confiscatoire qui nuit beaucoup à la création d’emplois, en poussant à l’exil des entrepreneurs de talent. Je vais donc proposer, lors du prochain remaniement,  à des chefs d’entreprise d’entrer au gouvernement pour qu’ils puissent nous faire profiter de leur expérience…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président je vais vous dire clairement à quel camp j’appartiens </b>: celui des social démocrates, car je crois que l’on ne peut plus développer notre économie avec les idées de mes amis socialistes qui n’ont que le principe de la  redistribution en tête, en oubliant qu’avant de pouvoir distribuer, il faut avoir créé de la richesse.  Si on l’oublie, le gâteau diminue et ceux qui sont pauvres deviennent encore plus pauvres. Je vais cesser de cultiver la haine et le ressentiment contre « les riches », la finance et l’Allemagne. Je vais d’ailleurs me mettre à étudier sérieusement les mesures prises par Gerhard Schröder en 2000, car on me dit qu’elles expliquent en grande partie la prospérité allemande d’aujourd’hui…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président, j’ai décidé de mettre l’Etat au service des entreprises</b> et de cesser de les ponctionner pour faire fonctionner un état inefficace. Je vais ramener <span style="text-decoration: underline;">l’impôt sur les sociétés </span>à 15%, comme en Irlande. Je vais aussi geler <span style="text-decoration: underline;">les prestations sociales</span> pendant 24 mois  et introduire de <span style="text-decoration: underline;">la dégressivité dans les allocations chômage</span>. Je vais demander que le gouvernement <span style="text-decoration: underline;">supprime le SMIC</span>,  car beaucoup de personnes, notamment des jeunes, non formés ne sont pas assez qualifiées pour justifier le coût d&rsquo;une embauche au Smic. Avec la disparition du Smic, les smicards actuels ne souffriraient pas nécessairement, leur salaire pourrait rester inchangé. En revanche,  les chômeurs peu qualifiés auraient une meilleure chance de trouver un emploi. La négociation des bas salaires sera confiée aux seuls partenaires sociaux. Cela sera beaucoup plus efficace que les contrats aidés que l’on essaye de faire fonctionner depuis 36 ans sans aucun effet notable et durable sur le niveau de chômage…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président j’ai décidé de relever l’âge légal du départ à la retraite à 64 ans</b> et de demander 44 ans de cotisations pour obtenir une retraite pleine. En même temps j’alignerai la CSG des retraités sur le régime normal. Je mettrai fin aux  régimes spéciaux notamment à l’EDF,  GDF qui perçoivent des fonds de la CNAV, la caisse des salariés du privé, avec la complicité de l’Etat….</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Moi Président je vais diminuer vraiment les dépenses publiques</b>. D’abord <span style="text-decoration: underline;">les dépenses de l’état</span>, en  maitrisant la masse salariale de l’état ; en  rationalisant la gestion de l’administration en introduisant les techniques d’  « e-government » qui ont donné partout d’excellents résultats ; en diminuant les achats de l’état dans de nombreux domaines ;  en restructurant l’immobilier de l’état, en rendant l’école autonome et réformant le statut des professeurs qui date de 1950.</p>
<p>La France compte <span style="text-decoration: underline;">90 fonctionnaires pour 1000 habitants</span> alors que l&rsquo;Allemagne en compte seulement 50. Je ne suis pas sûr que l&rsquo;administration française fonctionne mieux. Comme beaucoup de fonctionnaires français vont partir à la retraite dans les 10 ans à venir, il faut avoir la volonté de ne pas les remplacer, ce qui nous permettrait de nous  rapprocher du niveau de l&rsquo;Allemagne en une dizaine d&rsquo;années. Par ailleurs tout élu devra démissionner  de la fonction publique en cas de mandat électif.</p>
<p>Je vais ensuite baisser <span style="text-decoration: underline;">les dépenses des collectivités locales</span> . Elles représentent plus de 20% des dépenses publiques,  mais elles progressent sur un rythme plus rapide que celui de la richesse nationale. Je vais donc demander au député PS René Dosière, de venir mettre en œuvre le plan qu’il a développé dans son livre « L’état au régime ». Il pense  que sur les 143 Md€ dépensés par les communes et regroupements de communes une économie de 15Md€ est facilement <a name="_GoBack"></a>réalisable.</p>
<p>Il me faudra ensuite mettre de l’ordre dans <span style="text-decoration: underline;">les subventions accordées à des dizaines de milliers d’associations </span>à coup de milliards d’euros. Bien qu’il n’existe aucune centralisation des données, les chercheurs estiment que l’état, les collectivités locales et autres structures publiques allouent chaque année 34Md€ au secteur associatif, couvrant près de la moitié de son budget de 70Md€…</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Moi Président je vais faire baisser les dépenses de l’assurance chômage</b>. Il coûte d&rsquo;autant plus cher que la France a la durée d&rsquo;indemnisation la plus longue (2 ans, et 3 ans au-dessus de 50 ans), et le montant d&rsquo;indemnisation le plus élevé (le maximum est à plus de 6000 euros/mois). Évidemment ce système n&rsquo;incite pas à se battre pour retrouver rapidement un emploi. Il faut revenir à un niveau de protection plus raisonnable.</p>
<p>Deux millions de personnes touchent <span style="text-decoration: underline;">le Revenu de Solidarité Active (RSA),</span> certaines avec une activité, la majorité sans aucune activité, en tout cas déclarée. Pour ces personnes il semble juste de conditionner l&rsquo;attribution du RSA-socle à un travail d&rsquo;intérêt collectif (par exemple à mi-temps), selon les besoins définis par les mairies.</p>
<p>Je vais demander au gouvernement, une fois pour toute, de mettre fin à <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;hyper-réglementation du travail,</span> illustrée par le très épais code du travail (3350 pages). Il est l&rsquo;une des causes du chômage, car il crée un ensemble de contraintes compliquées et anti-économiques pour les entreprises. Irréformable, cette usine à gaz doit être supprimée, pour rétablir la liberté de contrat entre salariés et employeurs, comme elle se pratique dans de nombreux pays. Par exemple en Suisse, il n’y a pas de code du travail, mais juste quelques dizaines de pages de règles à respecter.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Moi Président je vais faire baisser les dépenses d’assurance maladie</b> en demandant qu’on  aligne progressivement les tarifs des hopitaux et ceux des cliniques, en limitant le coût des transports sanitaires, en économisant sur les affections de longue durée et surtout en réduisant les actes inutiles.  D’autre part, je vais demander une totale transparence sur  les soins de santé donnés aux étrangers se trouvant en France en situation irrégulière. Pour lutter efficacement contre la fraude, Il faut d’urgence mettre en place la carte de sécurité sociale biométrique qui remplacerait la carte vitale…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président, je vais cesser de vouloir modifier la constitution</b> sur des sujets de société qui dressent les français les uns contre les autres. Par contre je tiens à faire inscrire dans la constitution que la sécurité sociale ne pourra plus être en déficit. Nous passerons  ensuite au régime suédois par points qui a donné d’excellents résultats et permis de sauvegarder le modèle social suédois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président j’ai décidé de supprimer l’exonération des oeuvres d’art de l’ISF</b> et de les remplacer par les actions. Cette décision sera accompagnée d’un « plan start up » pour dynamiser l’investissement productif, inciter au financement de la création d’entreprise, crééer un statut d’entreprises qui encourage la vocation de business angel, ouvrir les données publiques afin de permettre l’éclosion de start up qui réutilisent ces données.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président je vais réduire le nombre de parlementaires</b>. J’ai constaté que les Etats-Unis avec  plus de 300 millions d&rsquo;habitants, élisent 435 représentants et 100 sénateurs. La France avec 60 millions d&rsquo;habitants, compte  577 députés et 350 sénateurs.   On pourrait très bien fonctionner avec 150 députés et 50 sénateurs.</p>
<p>Je vais également <span style="text-decoration: underline;">réduire le nombre de ministres</span>. Je vois que l’Allemagne compte 15 ministres dans le gouvernement Merkel. Je ne suis pas sûr que le gouvernement Ayrault avec ses 37 ministres soit plus efficace.</p>
<p>Je m’interroge également sur le  <span style="text-decoration: underline;">Conseil Economique, Social et Environnemental</span> (CESE)  qui comprend 233 membres. Il est certes bien pratique pour distribuer des récompenses. L’Elysée peut d’ailleurs y nommer 40 « amis » tous les cinq ans.  Pour leurs excellents services tous perçoivent une indemnité de 3800€ par mois. L’Assemblée tient deux séances plénières par mois, une réunion de groupe par semaine pour un budget  annuel de 40M€. Ce serait peut être une autre source d’économie…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Moi Président, vous l’avez compris, j’ai décidé d’avoir du courage</b>. Pour nous en sortir, je souhaite mettre en œuvre le plus rapidement possible les mesures que je viens de vous exposer. Comme je souhaite la réussite de notre pays, je prends, bien évidemment le risque de ne pas être réélu en 2017…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Actions de l&#8217;EuroLand sont-elles &#171;&#160;bon marché&#160;&#187; vis à vis des actions US?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 06:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Gave</dc:creator>
				<category><![CDATA[Charles Gave]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Dollars]]></category>
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		<category><![CDATA[placements]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est temps de revenir à nos moutons. Dans les derniers billets, je me suis laissé aller à des considérations économiques, politiques ou philosophiques et j&#8217;espère qu&#8217;elles auront su intéresser le lecteur, mais il est temps de revenir à la question essentielle qui sous-tend tous mes efforts, en tout cas [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de revenir à nos moutons. Dans les derniers billets, je me suis laissé aller à des considérations économiques, politiques ou philosophiques et j&rsquo;espère qu&rsquo;elles auront su intéresser le lecteur, mais il est temps de revenir à la question essentielle qui sous-tend tous mes efforts, en tout cas d&rsquo;après mes très nombreux détracteurs: comment gagner de l&rsquo;argent sans &laquo;&nbsp;travailler &nbsp;&raquo; (la recherche du Graal pour tout financier digne de ce nom)?</p>
<p>Ou plus simplement peut- être: Comment la fourmi que je suis doit-elle investir son épargne pour ne pas finir dans la misère ?</p>
<p>Depuis fort longtemps, je soutiens qu&rsquo;il faut privilégier l&rsquo;achat et la détention d&rsquo;actions aux USA (à dire vrai, j&rsquo;ai eu une petite crise de découragement après la réélection de monsieur Obama, mais qui n&rsquo;a pas duré ) et vendre les affaires situées en EuroLand.</p>
<p>J&rsquo;ai ajouté à  peu prés sans discontinuer que pour ceux qui <b><i><span style="text-decoration: underline;">devaient</span></i></b> être investis en Europe, détenir des actions de sociétés cotées sur un marché du vieux continent mais ayant la majeure partie de leur chiffre d&rsquo;affaires en dehors était une option tout à fait satisfaisante pour  tourner les difficultés réglementaires. Enfin, je n&rsquo;ai cessé de dire qu&rsquo;il fallait éviter à tout prix <b><i><span style="text-decoration: underline;">toutes les valeurs financières</span></i></b> en EuroLand tant l&rsquo;Euro était un Frankenstein financier.</p>
<p>Les événements semblent m&rsquo;avoir donné raison comme le montre le graphique ci dessous. Les actions US, en une seule monnaie (l&rsquo;Euro) ont fait beaucoup mieux que les actions de l&rsquo;EuroLand depuis au moins cinq ans. Dont acte. Cependant, en tant que financier, la question suivante doit immédiatement être posée : Les actions Européennes, compte tenu de cette sous performance,  sont-elles devenues suffisamment peu chères pour que je procède à l&rsquo;arbitrage &laquo;&nbsp;vendre les Etats-Unis, acheter l&rsquo;Europe&nbsp;&raquo; comme je l&rsquo;avais fait en 2000?</p>
<p><a href="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/Eurovdollars.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2825" alt="Eurovdollars" src="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/Eurovdollars.png" width="945" height="481" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La réponse à  cette question est probablement non, et voici pourquoi.</p>
<p>La quasi totalité de la sous performance de l&rsquo;Europe depuis 2008 provient en fait de l&rsquo;effondrement des valeurs financières locales comme en fait foi le graphique suivant . Hors financières, la performance des marchés Européens a été satisfaisante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/48.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2828" alt="48" src="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/48.png" width="945" height="443" /></a></p>
<p>La seule différence entre ce graphique et le graphique précédent est que j&rsquo;ai rajouté la ligne noire qui est l&rsquo;indice des actions de l&rsquo;Euroland dont j&rsquo;ai enlevé <b><i><span style="text-decoration: underline;">toutes les valeurs financières</span></i></b> (banques, compagnies d&rsquo;assurance, immobilier etc..)</p>
<p>Comme le lecteur peut le voir, la totalité de la sous performance Européenne depuis 2007 s&rsquo;explique par l&rsquo;effondrement des valeurs financières en Europe, qui a été proprement extraordinaire (Graphique numéro 3).</p>
<p><a href="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/47.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2827" alt="47" src="http://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2013/05/47.png" width="945" height="413" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis  leur plus haut en 2007, les financières Européennes, qui à l&rsquo;époque représentaient prés d&rsquo;un tiers de l&rsquo;indice on perdu les deux tiers de leur valeur, contre moins d&rsquo;un tiers pour leurs homologues aux USA.</p>
<p>Par contre, et comme on le voit très bien, les valeurs non financières en Europe n&rsquo;ont pas fait aussi bien que les valeurs US depuis 2009, mais elles ont eu une performance tout à  fait honorable sur le plus long terme.  Du coup, elles sont loin d&rsquo;être grotesquement sous évaluées par rapport à  leurs homologues US, comme aurait pu le laisser penser le premier graphique.</p>
<p>Toutes ces évolutions m&rsquo;amènent aux réflexions suivantes.</p>
<ol>
<li>Le résultat d&rsquo;une gestion dépend beaucoup plus de ce qui ne se trouve pas dans un portefeuille, plutôt que de ce qui s&rsquo;y trouve. Celui qui depuis 2007, en suivant mon conseil, n&rsquo;aurait eu <b><i><span style="text-decoration: underline;">aucune valeur financière</span></i></b> dans son portefeuille aurait eu une performance plus qu&rsquo;honorable.</li>
<li>Lorsque les gouvernements  se lancent dans une politique désastreuse, il peut se passer <b><i><span style="text-decoration: underline;">des années </span></i></b>avant que les conséquences désagréables ne se manifestent. Par exemple, l&rsquo;Euro a amené fort logiquement à une bulle dans les valeurs financières en Europe, dont l&rsquo;indice passe de 100 a 300 entre 2002 et 2007 , avant de s&rsquo;effondrer ensuite sous le poids des contradictions inhérentes à l&rsquo;Euro. Le gérant qui aurait refusé d&rsquo;acheter les valeurs financières du vieux continent aurait sous performé pendant une grande partie de la hausse (différence entre la ligne noire e la ligne rouge, graphique numéro 2) et aurait eu  sans nul doute des difficultés avec ses clients&#8230; et pourtant il aurait eu raison.</li>
<li>L&rsquo;indexation est la pire des méthodes pour gérer son argent, puisque les valeurs qui vont baisser le plus sont presque toujours à leur plus haut relatif et absolu au moment où la baisse va commencer, le contraire étant vrai pour celles qui vont monter le plus, qui seront au plus bas.</li>
</ol>
<p>Pour moi, il n&rsquo;y a donc pas de raison de changer de stratégie.Les problèmes Européens sont loin d&rsquo;être réglés et il ne faut toujours pas toucher aux valeurs financières même si elles apparaissent bon marché.</p>
<p>Il faut continuer à se concentrer dans les belles valeurs Européennes (Essilor, SAP , Schneider, Air Liquide, l&rsquo;Oréal, LVMH etc..) et dans les valeurs de la connaissance aux USA.Comme je le dis depuis plusieurs mois, il faut aussi s&rsquo;intéresser aux valeurs Britanniques et Japonaises.</p>
<p>On ne change pas une équipe qui gagne&#8230;sauf si cela est absolument nécessaire, bien sur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charles Gave</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Libéralisme à la &#171;&#160;croq&#8217;au sel&#160;&#187; ou &#171;&#160;qu&#8217;est ce que la mouvance Libertarienne?&#160;&#187;</title>
		<link>http://institutdeslibertes.org/le-liberalisme-a-la-croqau-sel/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 07:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gave</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Certains mouvements sont immuables dans leurs certitudes. S’imposent en illustration Noël en Décembre, l’augmentation des impôts dans les premiers mois de règne d’un gouvernement socialiste et la montée au créneau comme un ressac de nos amis libertariens  par vague de trois mois. Interrogée sur la notion il y a [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong> </strong></p>
<p>Certains mouvements sont immuables dans leurs certitudes.</p>
<p>S’imposent en illustration Noël en Décembre, l’augmentation des impôts dans les premiers mois de règne d’un gouvernement socialiste et la montée au créneau comme un ressac de nos amis libertariens  par vague de trois mois. Interrogée sur la notion il y a peu par des lecteurs sur  ce qu’est le libertarianisme (notions  visiblement non connue également  de Word qui ne manque pas de souligner dans mon correcteur d’orthographe systématiquement et l’un et l’autre (<i>Je sais c’est un complot),</i> il m’a semblé approprié de revenir sur les grandes lignes qui se sont imposées à moi grâce à mes lectures approfondies <em>in vivo</em> et à mes errances en autres lieux que la morale libertarienne ne reprouvera pas.</p>
<p>Pour la forme, nous allons partir du postulat que nous serions tous libéraux en ce lieu. En tant que Libéral, vous devriez donc souhaiter que l’individu et son libre arbitre prévalent pour toutes choses. Pour ce faire, il est d’usage entre les libéraux et pour citer Bastiat de considérer que l’Etat ne devrait être que :</p>
<p>« <i>La force commune instituée non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais au contraire pour garantir à chacun le sien et faire régner la justice et la sécurité ».</i></p>
<p>Or, voici le premier point de clivage constant : pour les Libertariens, <b>la haine de l’Etat</b> est si grande, si intense (alors que rappelons le quand même <i>« L’Etat , c’est toi ! </i>» ) qui s’agirait même d’interdire toute notion de la chose et  recourir ainsi par exemple à des polices privées au nom d’une meilleure concurrence tout en bannissant également toute instauration de Justice et Lois d’Etat. Les rapports entre les êtres devraient être organisés autour de contrats consensuels (cf synallagmatiques constamment renouvellés) je cite un des site Libertarien:</p>
<p>« <i>Les rapports sociaux au sein de la société doivent être exclusivement fondés sur le libre consentement et la coopération volontaire des êtres humains. Une telle société est naturellement équilibrée et juste</i>. ».</p>
<p>Vraiment ? Suis- je donc la seule céans à considérer que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_homini_lupus_est">l’homme peut être aussi un loup pour l’homme </a>?</p>
<p>Que, certes<strong> la Loi agit par voie de contrainte mais au moins peut-on lui demander ou en espérer à tout le moins,<span style="text-decoration: underline;"> la Justice</span> ? </strong> (Notion orpheline chez un Libertarien et pourtant très présente chez Bastiat comme nous venons de la voir plus haut)</p>
<p>Arrive juste en seconde position pour un libertarien une notion  qui ne prête ni à rire ( <a href="http://www.evene.fr/citation/donne-pauvres-prete-rire-11135.php">ni aux pauvres</a>), j’ai nommé <b>la</b> <b>propriété.</b>  J’ose préciser que la juriste que je suis n’a aucun problème avec la dite notion qui n’est qu’une application logique de conservation du fruit de son labeur  (L&rsquo;auteur a lu Proudhon) mais j’ai une question auquelle personne n’a jamais répondu à ce jour :</p>
<p>En toute logique, si l’Etat n’est plus et que nous faisons fi de tous les codes (et donc de l’article<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&amp;idArticle=LEGIARTI000006428859"> 544 du Code Civil </a>qui assoit le titre de propriété) comment le quidam moyen va-t-il en pratique apporter la preuve que le bien en question est sien ?</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Servitude_(droit)">La servitude </a>? Mais s’il a plusieurs biens (une maison et une voiture), plusieurs maisons (Principale et secondaire) et qu’il n’est pas Saint Jean Bosco ?Si un tiers spolie ce droit et que légitimement le propriétaire souhaite le faire respecter, vers qui va -t-il se tourner et comment va -t-il arguer de son droit ?</p>
<p>Rappelons qu’il n’existerait plus ce stade pour un Libertarien  de tribunaux d’Etat et plus de forces de police autres que privées. Je vois pour ma part se profiler deux options : la première étant  le port d’armes et son utilisation à tout va. Sans aller dans la discussion sur le port d’armes dans le cadre ACTUEL, il me semble toutefois qu’ériger cela en « justice pour tous » est un peu&#8230;.archaïque&#8230;nous dirons.Le seconde étant une sorte de retour à une seigneurie féodale : le préfet/l’élu de région « dirait le droit » avec tous les ressorts de mafias que l’on imagine. Quel prodigieux retour en arrière et que voilà une belle anarchie programmée !</p>
<p>« Liberté, Egalité et Archaïsme&nbsp;&raquo;  soit les trois mamelles  du programme il m&rsquo;apparait.<strong>Pour ma part, je considère qu’une société évoluée, ayant intégré le progrès serait une société ou la chose politique aurait compris et maitrisé l’art de faire vivre les hommes en communauté. L’exclusion individualiste que propose les libertariens est, pour moi, un reniement de cet art.</strong></p>
<p>L’antinomie fondamentale de l’ordre politique, dont  tous les régimes apparaissent comme des solutions imparfaites, c’est la volonté de concilier la diversité des taches, l’inégalité des pouvoirs  et des prestiges avec une participation de tous les hommes à la communauté. Toutes les sociétés et tous les régimes sont un effort pour concilier la hiérarchie de pouvoir avec l’égale dignité humaine. A notre époque, on ne peut établir de régime autoritaire qu’au nom de la démocratie pour la plupart ou de l&rsquo;individu pour un libertairien ? Tocqueville avait déjà fait cette remarque clairvoyante il y a plus d’un siècle et demi quant il avait expliqué que si  dans notre démocratie surgissait des régimes autoritaires, ceux ci évoqueraient « le peuple » et « l’égalité ». Je vois l&rsquo;autoritarisme qui émane de &laquo;&nbsp;l&rsquo;indivu&nbsp;&raquo; tout autant.</p>
<p>Je pourrais bien sur ne rien dire, fermer les yeux sur les propos des uns et des autres  en mettant cela sur le compte d’une certaine jeunesse ou d’un certain taux de testostérone car « l’on n’est pas sérieux sous un régime socialiste » pour paraphraser Musset, ce que je conçois et condéde aisemenent. Mais je suis toutefois irritée de constater que temps après temps, si de notre coté « Libéraux Classique » nous concevons le vivre ensemble de façon courtoise, il semblerait que désormais aucun auteur Libéral majeur (Bastiat, Friedmann, Tocqueville pour ne citer qu’eux) ne soit  redéfinis en &laquo;&nbsp;Libertariens majeur&nbsp;&raquo; et comme pour ma part, j’apprécierais assez que les Libéraux classique retrouvent un accès à la chose politique, j’aimerai donc que les individus Libertariens susvisés arrêtent de crayonner notre feuille de route (en dehors des lignes en plus à mon sens).</p>
<p>Aucun régime politique n’a trouvé de solution définitive à la contradiction du gouvernement sage et du gouvernement par consentement. Mais faute de solution doit-on donc tout renier et laisser l’homme (mais surtout la veuve et l’orphelin) se débrouiller comme il peut?</p>
<p>Est-on assez candide pour penser que surtout &laquo;&nbsp;<em>Bon sang mais c&rsquo;est bien sur!&nbsp;&raquo;</em>, nous serions en face de l&rsquo;oeuf  de Colomb, ayant TOTALEMENT échappé au monde des sciences politiques dans l&rsquo;instauration des différents systèmes depuis  les réflexions d’Aristote jusqu&rsquo;à celles de Chantal Delsol et en passant par « le Prince » de Machiavel?</p>
<p><strong>Mais où avions-nous la tête alors qu&rsquo;un simple système politique fondé sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;individu à la &laquo;&nbsp;croq&rsquo;au sel » suffirait! </strong>Enfin, sans doute, ne suis-je pas assez un male dominant alpha dans mon rapport à la Justice et à la Loi pour faire un bon Libertarien mais jusqu&rsquo;à preuve du contraire, depuis peu certes, face à l&rsquo;Histoire, je vote.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Emmanuelle Gave</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;Europe est au point mort&#8230; mais peut-être plus pour longtemps</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 06:20:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Jacques Netter</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au Royaume-Uni David Cameron va avoir de plus en plus de mal à résister à la pression des membres de la droite de son parti qui souhaitent que leur pays sorte de l&#8217;Union européenne (UE). Les résultats du « United Kingdom Independence Party » (UKIP) de Nigel Farage, qui a obtenu 23% des votes – [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au Royaume-Uni </strong>David Cameron va avoir de plus en plus de mal à résister à la pression des membres de la droite de son parti qui souhaitent que leur pays sorte de l&rsquo;Union européenne (UE). Les résultats du « United Kingdom Independence Party » (UKIP) de Nigel Farage, qui a obtenu 23% des votes – juste derrière les conservateurs à 25% –, devrait inciter le Premier ministre britannique à ne pas attendre 2017 pour prendre une décision. Sa décision sera très importante pour l’avenir de l’Europe.</p>
<p><strong>En Europe,</strong> la publication des résultats des entreprises montre que 29% d’entre elles ont fait moins bien que les estimations des analystes et 37 % mieux. Pour Graham Secker de Morgan Stanley le trimestre en cours serait le plus mauvais depuis le quatrième trimestre 2008, au cœur de la crise. On sent bien que la BCE semble déçue que sa politique ne profite pas aux entreprises mais pour passer à l’étape suivante il lui faudra attendre les élections allemandes de l’automne.</p>
<p>Louis Gave de GaveKal à Hong Kong constate que les politiques monétaires de l’Europe et de la Chine sont beaucoup plus conservatrices que celles des Etats Unis et du Japon. Cela pour conséquence que l’Europe et la Chine jouent un rôle d’amortisseur de la crise pour le reste du monde. Selon lui tant que cette situation perdurera les marchés actions européens et chinois seront sous pression.</p>
<p>Bruno Cavalier Chef Economiste chez Oddo pense de son côté que les politiques monétaires de la Fed et de la BCE divergeront moins vers la fin de l’année. Cela permettra pense-t-il d’enregistrer un recul de l’euro qui devrait améliorer la compétitivité des entreprises de la zone.</p>
<h3><strong>Le gouvernement français n’aime pas s’inspirer de mesures qui ont réussi ailleurs</strong></h3>
<p><strong>En France,</strong> le débat sur les dépenses publiques se poursuit dans le magazine Alternatives Economiques. Le dossier est assez objectif sur le plan des faits, mais la conclusion de Guillaume Duval  responsable du dossier, l’est moins « « Il n’est pas évident d’identifier des domaines où on pourrait tailler dans les dépenses de façon significative sans effets négatifs sensibles » ! Il ne semble pas avoir lu toutes les études qui ont été faites notamment par l’Ifrap et Christian Saint Etienne sur ce qu’il faudrait faire pour remettre la France sur les rails de la compétitivité et de la croissance. Il faut dire qu’elles sont inspirées de mesures qui ont réussi ailleurs dans d’autres pays et qui ont été rédigées par des économistes considérés comme libéraux…. !</p>
<p><strong>Dans la rubrique des mauvais signes :</strong> l’intervention revendiquée par Arnaud Montebourg sur le dossier <strong>Dailymotion</strong> continue d’alimenter les commentaires selon lesquels Bercy ne peut pas fonctionner avec sept ministres. Même Laurent Fabius dit publiquement « Bercy a besoin d’un patron ». C’est bien de bloquer le rachat du site par Yahoo mais la question de l’internationalisation du site reste entière.</p>
<p>Les mesures de <strong>déblocage de l’épargne salariale</strong> qui est en principe destinée à servir de complément de retraite pour les salariés et fournir des capitaux propres aux entreprises sont consternantes. Elles envoient un mauvais signe de plus montrant le peu d’égard du gouvernement pour les entreprises qui ont souhaité partager les fruits de la croissance avec leurs collaborateurs. Comme le fait remarquer Jérôme Dedeyan associé de Debory Eres, chaque fois que de telles mesures ont été prises elles n’ont eu qu’un effet très limité sur la croissance.</p>
<p><strong>Au Portugal,</strong> après deux ans sous tutelle financière, le pays a fait son grand retour sur les marchés en couvrant ses besoins 2013 avec un emprunt à dix ans.</p>
<p><strong>Aux Etats Unis, </strong>les derniers chiffres économiques publiés ne sont ni bons ni mauvais. Pour Chris Wood de CLSA ce serait exactement l’objectif recherché par la Federal Reserve pour poursuivre sa politique monétaire très accommodante<strong>. </strong>Le niveau du PIB américain est aujourd’hui 3,3% au dessus du niveau du deuxième trimestre 2008, alors que celui de l’Europe est encore 3,1% en dessous. Pour Hugh Hendry gérant du hedge fund Eclectica, la configuration de marc hé ressemble à celles des périodes 1980-1985 et 1995-2001 pendant lesquelles on avait assisté à une <strong>hausse du dollar.</strong></p>
<p>Comme d’habitude les prévisions des stratégistes sur le marché américain divergent fortement : Gina Martin Adams de Wells Fargo,  anticipe un S&amp;P 500 à 1390 pour la fin de l’année soit 15% en dessous du niveau actuel. Laszlo Birinyi de Birinyi Associates pense que le S&amp;P 500 atteindra 1900 pour la fin de l’année.</p>
<p><strong>En Chine, </strong>il faut lire l’interview d’Antoine Brunet ancien économiste du CCF dans Le Nouvel Economiste. Il cible ses pratiques commerciales comme étant la source principales des difficultés des pays dits développés. Il pointe une nouvelle fois les ambitions hégémoniques de la Chine qui veut absolument devenir la première puissance mondiale en retirant aux Etats Unis leur privilège monétaire pour se l’approprier. Il faut dit il que les grands pays développés coordonnent leur action face aux défis que leur adresse la Chine. Un raidissement commercial coordonné est la meilleure garantie pour éviter les affrontements militaires futurs.</p>
<p><strong>Au Japon</strong>, la dépréciation de la devise japonaise bénéficie aux entreprises nippones. Les prévisions de résultats des entreprises continuent d’être revus à la hausse. C’est ce qu’ont confirmé plusieurs grandes sociétés exportatrices notamment <strong>Toyota, Mitsubishi Chemical, Bridgestone et Fuji Heavy.</strong></p>
<h3><strong>Le déclin du PC semble irréversible</strong></h3>
<p><strong>Le secteur des logiciels</strong> ne semble plus avoir la faveur des investisseurs. Le développement des tablettes, smartphones est en train de rendre le traditionnel PC obsolète. La montée en puissance du cloud computing touche les sociétés qui vendent des logiciels et des disques durs puisque ces prestations peuvent être assurées à la demande dans le cadre de contrats Software as a Service (SaaS). D’ailleurs dans le cadre de la Conférence Ira Sohn qui rassemble à New York les gérants de Hedge Funds les plus talentueux, Jim Chanos a recommandé de vendre à découvert l’action <strong>Seagate Technology</strong> qui fait partie avec <strong>Western Digital</strong> et <strong>Toshiba </strong>des leaders des disques durs mondiaux.</p>
<p><strong>Pour les banques européennes</strong> le montant des « actifs non performants » atteint désormais 500Md€.  Cette expression délicate désigne les crédits que les entreprises ne rembourseront pas à leur banquier car elles sont soit en grande difficulté soit en faillite. Pour Nikolaos Panigirtzoglou de JPMorgan cette évolution est particulièrement inquiétante car elle n’incitera pas beaucoup les banques de la périphérie de l’Europe à prêter plus d’argent aux entreprises.</p>
<p>La suite du feuilleton <strong>Dexia</strong> se poursuit. L’établissement à qui la France et la Belgique ont apporté 85Md€ de garanties continue à perdre de l’argent au premier trimestre 2013.  Après avoir enregistré une perte de 2,8Md€ en 2012 les contribuables français et belges aimeraient bien savoir qui est responsable de ce désastre. Curieusement cette affaire qui devrait finalement coûter presque dix fois plus cher que la faillite du Crédit Lyonnais à l’époque, n’intéresse pas beaucoup les media.</p>
<p><strong>Le secteur du travail temporaire</strong> <strong>en Europe</strong> est en train de s’améliorer selon Nicholas de la Grense de JPMorgan. La flexibilité du travail introduite de plus en plus dans la réalité compense selon lui les incertitudes nombreuses qui persistent. Sa valeur préférée est <strong>Adecco</strong>.</p>
<h3><strong>Le vieillissement est toujours un thème porteur</strong></h3>
<p><strong>Le thème du vieillissement</strong> est mis en avant par Morgan Stanley. Parmi les valeurs recommandées par la maison américaine figurent notamment celles de la robotique : au Japon <strong>Fanuc, SMC, Yaskawa</strong>  et aux Etats Unis avec <strong>Rockwell</strong> ; du travail temporaire : <strong>Pasona</strong> au Japon et <strong>Manpower</strong> aux Etats Unis ; et enfin dans la technologie <strong>Totvs </strong>(logiciels au Brésil) , <strong>Autodesk, Netsuite, Oracle, Salesforce</strong> aux Etats Unis</p>
<p><strong>Dans leurs recommandations thématiques,</strong> les grands stratégistes ont des avis légèrement divergents. David Kostin de Goldman Sachs aime sur le marché américain, le thème des <strong>actions ayant un rendement élevé</strong> . Parmi les valeurs qui composent le panier de Goldman Sachs consacré à ce thème figurent : <strong>Johnson Controls, Schlumberger, General Electric, Cisco, Air Products et Praxair.</strong></p>
<p>Mislav Matejka de JPMorgan préfère en Europe <strong>le thème des valeurs domestiques</strong>. Comme il attend un retour de la croissance pour la fin de l’année il pense que ces valeurs se comporteront boursièrement beaucoup mieux que les valeurs exportatrices. Quand à Andreas Schuster de CLSA à Hong Kong il recommande en priorité l’achat de valeurs américaines offrant une exposition importante à l’Asie notamment :<strong>Apple, Borg Warner, EMC, Facebook, IBM, Mastercard et Schlumberger.</strong></p>
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		<title>Pour une nouvelle relation Franco-Allemande</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 07:01:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>idlibertes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[Rare mais néamoins notable, parfois même un homme politique peut être capable de propos constructifs.Voici une chronique de Monsieur le député de l&#8217;Eure, Bruno Lemaire publiée dans le Financial Time le 3 mai dernier qui a attiré toute notre attention au déla de l&#8217;aspect fort sympathique du Normalien ayant ses études [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Rare mais néamoins notable, parfois même un homme politique peut être capable de propos constructifs.Voici une chronique de Monsieur le député de l&rsquo;Eure, Bruno Lemaire publiée dans le <a href="http://www.ft.com/intl/cms/s/0d13e3d6-b257-11e2-8540-00144feabdc0,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F0d13e3d6-b257-11e2-8540-00144feabdc0.html&amp;_i_referer=http%3A%2F%2Fwww.brunolemaire.fr%2Factualite%2Fde-vous-a-moi%2F172-la-france-et-l-allemagne-doivent-retablir-leur-relation.html#axzz2TBXPLzF3">Financial Time le 3 mai dernier</a> qui a attiré toute notre attention au déla de l&rsquo;aspect fort sympathique du Normalien ayant ses études grâce à l&rsquo;écriture de roman Arlequin.Alors, un jour un &laquo;&nbsp;Fifty shades of Grey&nbsp;&raquo; à l&rsquo;Elysée?</p>
<p>&#8230;&nbsp;&raquo;La relation franco-allemande traverse une crise grave. Est-ce bon pour la France et pour l’Allemagne ? Non. Est-ce bon pour l’Europe ? Encore moins. Les plus optimistes diront que ces périodes difficiles sont depuis les origines le lot de la relation franco-allemande. Les plus lucides diront que dans le bouleversement mondial que nous connaissons, ni la France, ni l’Allemagne ne peuvent se permettre de faire durer ces tensions. Les responsables politiques des deux Etats doivent trouver une solution, vite. Et pour cela, ils doivent faire un diagnostic sans concession. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour trois raisons majeures.</p>
<p>La première est nationale : les Allemands ont engagé avec Schroeder des efforts massifs de redressement productif, que la France a toujours différés, ou réalisés à moitié. Il est temps que la France comprenne que le monde est une chance pour ses talents, pour sa créativité, pour sa richesse et pour ses emplois.</p>
<p>La seconde raison est européenne : la crise économique a ouvert partout en Europe un débat sur les politiques de rigueur, qui tourne désormais à une confrontation brutale, où chacun prend des postures au lieu de proposer des solutions.</p>
<p>La troisième est mondiale : la montée en puissance toujours plus rapide de la Chine et des Etats émergents oblige les Etats européens à faire des choix clairs sur leurs objectifs communs en matière politique et économique. Il est grand temps : le projet européen ne peut plus avancer sans vision politique. Il ne peut plus se résumer à une addition absurde de choix technocratiques sans cohérence, et surtout sans intérêt pour les citoyens européens. Leur Europe est devenu un monstre froid, distant et lointain, qui ne comprend pas leurs difficultés et qui les résout encore moins. Ils la rejettent donc comme jamais. Français et Allemands ont la responsabilité de définir ensemble cette nouvelle vision européenne. Précisément parce que nous sommes différents, précisément parce que nos histoires et nos cultures sont parfois si antagonistes, nous avons le devoir de définir un nouveau compromis européen.</p>
<p>Pour engager dans de bonnes conditions ce dialogue, la France doit opérer une vraie révolution économique : elle doit améliorer sa compétitivité, réduire ses dépenses publiques, réformer son indemnisation du chômage, fusionner les régimes de retraite en un seul régime équitable et transparent, simplifier son droit du travail. En faisant ce choix de la révolution économique, la France sera triplement gagnante : elle réduira enfin le chômage qui est la plaie à vif de notre nation, elle restaurera ses comptes publics et renforcera donc sa souveraineté, elle redeviendra un partenaire crédible pour Berlin et pour les autres Etats européens.</p>
<p>Sur cette base, je propose ensuite un agenda franco-allemand 2020. Cet agenda reposera sur une méthode : une discussion régulière, ouverte et à tous les niveaux, plus efficace que les sommets ou les conseils des ministres qui sont pour le moment les le pivot de la relation politique franco-allemande. Il ouvrira une discussion  sur les volets les plus difficiles de notre relation : la convergence fiscale et sociale, avec la question si sensible en France comme en Allemagne du salaire minimum ; la politique monétaire et la question de la parité de l’euro ; la politique commerciale et la réciprocité des règles, à la veille de l’ouverture de négociations bilatérales importantes avec les Etats-Unis. Cet agenda enfin ne sera pas tourné exclusivement vers la France et l’Allemagne : il aura vocation à définir les grandes lignes de la construction européenne, en concertation avec nos partenaires européens, en particulier les 17 Etats membres de la zone euro.</p>
<p>Chacun en a conscience, les destins de la France et de l’Allemagne sont indissolublement liés. Seul un travail méthodique et approfondi nous permettra de retrouver la voie du compromis et de redonner un sens à une Europe déboussolée. Aucun modèle national ne peut dominer en Europe. Seul peut dominer le meilleur de chaque modèle. La relation franco-allemande doit redevenir le laboratoire de ce compromis. Sans quoi nous courons le risque en Europe de voir se radicaliser les populations, monter les égoïsmes nationaux, revenir les préjugés que nous pensions disparus. Au bout du compte, ce qui se joue dans cette relation est à la fois simple et décisif : la capacité de notre Europe à offrir à ses populations un avenir meilleur. Sa capacité également à rester un acteur majeur sur la scène internationale, pour défendre ses valeurs et ses intérêts&#8230;.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>De la difficulté d&#8217;être Libéral en France</title>
		<link>http://institutdeslibertes.org/de-la-difficulte-detre-liberal-en-france/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 16:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Gave</dc:creator>
				<category><![CDATA[Charles Gave]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Je vais avoir 70 ans, l&#8217;âge où les ombres s&#8217;allongent sur le sol, et de temps en temps je me pose la question &#171;&#160;Mais pourquoi est ce aussi difficile d&#8217;être Libéral en France ?Qui peut aussi se traduire par &#171;&#160;Mais qu&#8217;est que j&#8217;ai été faire dans cette galère ?&#160;&#187; Voici ce [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais avoir 70 ans, l&rsquo;âge où les ombres s&rsquo;allongent sur le sol, et de temps en temps je me pose la question &laquo;&nbsp;Mais pourquoi est ce aussi difficile d&rsquo;être Libéral en France ?Qui peut aussi se traduire par &laquo;&nbsp;Mais qu&rsquo;est que j&rsquo;ai été faire dans cette galère ?&nbsp;&raquo; Voici ce qui pour moi est un <span style="text-decoration: underline;">début </span>de réponse à ces étranges questions.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, le Libéralisme est une Philosophie du DROIT et non pas du tout une série de recettes économiques. Des principes Juridiques ont émergé au cours du XVII et XVIII siècles, ont été appliqué aux Etats-Unis et en Grande Bretagne et à la stupéfaction générale ont amené d&rsquo;abord au décollage économique de ces deux pays, puis ensuite de tous les autres pays qui ont suivi leur exemple. Le Libéralisme n&rsquo;a donc rien à voir avec l&rsquo;économie, tout à<span style="text-decoration: underline;"> voir avec le Droit</span></p>
<p>L&rsquo;application des principes juridiques du Libéralisme amènent à la croissance économique, mais c&rsquo;est une conséquence heureuse et non recherchée.  Ces principes Juridiques  définissent  d&rsquo;un coté les relations des individus entre eux  et de l’autre la relation entre ceux ci et l’entité à qui ils ont <i>librement</i> délégué le monopole de la violence légale, je veux dire l&rsquo;Etat.</p>
<p>LE principe fondamental du Libéralisme est donc que le Droit régit TOUT et est supérieure à TOUT. Dans un monde organisé selon une philosophie libérale, le DROIT est le cœur même du système ainsi qu&rsquo;on le voit aux USA où le Président lors de son intronisation jure de  respecter la Constitution des Etats-Unis, cette Constitution étant, comme chacun le sait, la clef de voute de tout le système juridique, légal et économique aux USA.</p>
<p>Et cette Constitution est inchangée depuis son origine, à l&rsquo;exception de quelques amendements, dont le plus célèbre reste le premier &laquo;&nbsp;<i>Le Congrès des Etats-Unis ne fera pas de Loi pour limiter la Liberté d&rsquo;expression</i>&laquo;&nbsp;, ce qui bien sur interdit par exemple toutes les stupides lois mémorielles dont nous souffrons dans notre pays. Or dans le  subconscient des Français, RIEN ne peut être supérieure à l&rsquo;Etat</p>
<p>Et donc nous ne pouvons avoir aucune stabilité juridique puisque chaque changement dans l&rsquo;Etat amène avec lui  des changements dans le Droit. Depuis que les Etats &#8211; Unis existent, nous avons eu le bonheur d&rsquo;avoir cinq Constitutions Républicaines, deux ou trois Monarchies, un ou deux Empires, et quelques régimes indéterminés  tels le Consulat ou Vichy.  Et tous les agents de l&rsquo;Etat qui avaient jure fidélité à la Constitution précédente  n&rsquo;ont jamais eu aucun problème à continuer à servir quand bien même la  Constitution aurait changé  puisque l&rsquo;Etat et ses serviteurs restaient en place.</p>
<p>En France, <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;Etat est pérenne</span>, les Constitutions et donc le Droit- tout à fait transitoires. Et d&rsquo;ailleurs, depuis Napoléon, l&rsquo;Etat a même son droit à lui, ce qui est une monstruosité philosophique puisque cela veut dire que l&rsquo;Etat et ses agents répondent  à des règles différentes du commun des mortels.</p>
<p>Dans un monde Liberal, le Droit est supérieur à l&rsquo;Etat.  En France l&rsquo;Etat est supérieur au Droit. Et donc prendre le contrôle de l&rsquo;Etat en France, c&rsquo;est se retrouver dans la position de Moïse, en contrôle du Droit ET de l&rsquo;Etat,  c&rsquo;est a dire être à la fois Roi et Prêtre, et non pas simplement Président (temporaire), ce qui est quand même beaucoup plus intéressant que d&rsquo;être brimé par des textes rédigés il y a deux cent ans.</p>
<p>Et  donc pour moi,  être Liberal, c&rsquo;est vouloir ramener l&rsquo;Etat sous le contrôle du Droit. Et c&rsquo;est là  où les problèmes commencent, bien sur.</p>
<p>Car qui vais je trouver sur mon chemin dans cet effort ?</p>
<p>A peu prés tout le monde&#8230;</p>
<p>D&rsquo;abord et avant tout ceux que j&rsquo;appelle les &laquo;&nbsp;Bonapartistes&nbsp;&raquo;. Loin de vouloir un Etat neutre et soumis au Droit, ils veulent un Etat &laquo;&nbsp;fort&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est à  dire  soumettant le Droit  à la volonté d&rsquo; un  &laquo;&nbsp;chef&nbsp;&raquo; qui prendrait le contrôle de l&rsquo;Etat  et le dirigerait en fonction de l&rsquo;Intérêt général qu&rsquo;il serait bien sur seul à  même de déterminer.</p>
<p>La Constitution de la V eme est organisé selon ces principes. On en voit les résultats heureux tous le jours.</p>
<p>Un libéral ne peut pas être d&rsquo;accord avec de telles inepties et le vrai adversaire de tout Liberal est, et à toujours été les Bonapartistes, Gaullistes, Chiraquiens et autres Sarkozystes.</p>
<p>Les Bonapartistes pensent qu&rsquo;un Etat fort rendra la France forte et tant pis si les citoyens sont faibles et n&rsquo;ont guère de droits&#8230;</p>
<p>Un libéral pense que des citoyens forts font une Nation forte, la contradiction est donc totale.</p>
<p>Cette forme d&rsquo;Etat qui a eu (peut être) son utilité dans le passé, pour reconstruire la France après 1945 par exemple est aujourd&rsquo;hui complètement obsolète, compte tenu de l&rsquo;évolution vers une économie de la connaissance.</p>
<p>Viennent ensuite les Socialistes, tout empêtrés dans leur rêve de justice sociale centrée non pas autour de la notion de Liberté, mais autour de celle d&rsquo;Egalité. Pour eux le but est de prendre le contrôle de l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat pour assurer par la force une redistribution équitable (à  leurs yeux), des ressources .Et si cela les amène à violer le Droit, tant pis. On le changera (cf. Inconstitutionnalité récente de l’impôt confiscatoire au dessus de 75%).</p>
<p>Fondamentalement, ils pensent que le Droit est fonction de la majorité du moment  comme l&rsquo;inénarrable monsieur Laignel en 1981 et leur cri de guerre reste &laquo;&nbsp;<i>Vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaire</i>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Voila qui  revient à fonder le Droit sur la Loi Majoritaire du moment,  ce qui est une incroyable erreur conceptuelle. Le Droit a son fondement dans l&rsquo;Individu  et non pas dans la Majorité. Fonder le Droit sur une erreur intellectuelle amène TOUJOURS à un appauvrissement généralisé et c&rsquo;est bien sur ce qui est en train d&rsquo;arriver en France en ce moment (voir la Parabole de Vignerons et du Maitre de la Vigne dans les Evangiles, pour plus d&rsquo;explications)</p>
<p>Suivent  les &laquo;&nbsp;intellectuels Français&nbsp;&raquo; et autres &laquo;&nbsp;oints du Seigneur&nbsp;&raquo; locaux qui tous unanimement détestent le Libéralisme puisque dans un régime Liberal leurs voix ne vaudraient ni plus ni moins que celle d&rsquo;un charpentier ou plombier zingueur. Comme le disait le regretté Raymond  Boudon, &laquo;&nbsp;<i>Les intellectuels en France détestent le Libéralisme parce que dans un régime Liberal, ils seraient payés en fonction de leur valeur&rsquo;</i></p>
<p>Je ne sais pas pourquoi, je pense immédiatement au CNRS&#8230;mais d&rsquo;autres noms me viendraient assez facilement à l&rsquo;esprit.</p>
<p>Et puis, tout en bas, pas très nombreux mais faisant un bruit fou, une hérésie du Libéralisme, les Libertaires ou Libertariens.Comme en France l&rsquo;Etat se sent et <span style="text-decoration: underline;">est</span>  de fait supérieur au Droit -ce qui est la cause de tout nos problèmes- la solution pour eux est non pas de ramener l&rsquo;Etat à sa place mais  de supprimer l&rsquo;Etat, ce qui parait un peu &#8230;excessif. Un monde où la violence légitime serait privatisée, où les biens communs n&rsquo;existeraient pas, ou <i>l&rsquo;affectio societatis  </i>disparaitrait, où les faibles ne seraient pas protégés, aurait tendance à s&rsquo;organiser selon des principes mafieux fondés sur la force et non plus sur le Droit, comme on le voit en Sicile tous les jours. Voila qui n&rsquo;est guère souhaitable. Supprimer l’Etat, c&rsquo;est de fait supprimer le Droit, puisque le rôle principal de l&rsquo;Etat est d&rsquo;assurer une application égale à tous des règles essentielles et si nécessaire par la force.</p>
<p>Le but du Libéralisme est donc simplement de rétablir le contrôle de l&rsquo;Etat par le Droit. Et ce rétablissement aurait des conséquences nombreuses et heureuses.</p>
<p>Par exemple, la croissance économique ne se rétablira en France que lorsque nous aurons effectué ce véritable retournement intellectuel puisqu&rsquo;il ne peut y avoir croissance dans l&rsquo;insécurité juridique et que la prééminence de l&rsquo;Etat garantit que cette insécurité juridique va durer.</p>
<p>Hélas, je ne pense pas  que les choses vont beaucoup bouger de mon vivant, ni que j&rsquo;aurai une grande influence, mais cela ne n&rsquo;importe guère.Ce qui compte c&rsquo;est de porter le flambeau, quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre le relèvera un jour.</p>
<p>Apres tout, il n&rsquo;est pas honteux d&rsquo;échouer là où Montesquieu, Benjamin Constant, Tocqueville, Bastiat, Raymond Aron, Jouvenel, Revel et tant d&rsquo;autres ont échoué avant moi.</p>
<p>Et comme le disait un grand Français, Pierre de Coubertin <i>&laquo;&nbsp;L&rsquo;important dans la vie ce n&rsquo;est pas le triomphe mais le combat</i> &nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sauf aux Etats Unis, les nouvelles économiques du monde  sont mauvaises</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 03:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Jacques Netter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Finance - articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Les nouvelles du monde ont été médiocres sur le plan économique cette semaine avec un  indice PMI chinois en dessous des attentes, un très mauvais chiffre d’exportations en Corée, un niveau de production industrielle australien au plus bas depuis le début de la récession et enfin de mauvais chiffres en Grande [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Les nouvelles du monde ont été médiocres</b> sur le plan économique cette semaine avec un  indice PMI chinois en dessous des attentes, un très mauvais chiffre d’exportations en Corée, un niveau de production industrielle australien au plus bas depuis le début de la récession et enfin de mauvais chiffres en Grande Bretagne et en Irlande. Seuls les Etats Unis, avec un emploi meilleur que prévu, sauvent cette mauvaise série de statistiques. D’ailleurs, parmi les sociétés de l’indice S&amp;P 500 qui ont annoncé leurs résultats à ce jour, 70% ont fait mieux que ce que les analystes escomptaient. Dans ce sillage le marché américain est au plus haut.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La croissance mondiale ne sera pas au rendez vous</span> a écrit <i>Chen Zhao le « managing editor » de BCA.</i> Il est très inquiet. Ce qui l’a conduit à recommander à ses clients de réduire un peu leur exposition sur les Etats Unis et le Japon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Les détenteurs d’obligations seront volés par les états endettés</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les gouvernements trop endettés dans le monde</span> , seront incapables de rembourser la totalité des sommes qu’ils ont empruntés. Pour <i>Bill Gross,  le patron de Pimco</i> , premier gérant mondial d’obligations,  ils n’auront pas d’autres solutions que de voler les porteurs d’obligations, ce qui signifie que tous ceux à qui on a prélevé, sur leur bulletin de salaire, des cotisations pour leur retraite n’auront pas la pension qu’ils escomptent. Cette prévision repose sur le fait, très bien documenté sur le plan monétaire, que quand la Federal Reserve Américaine cessera sa politique monétaire ultra accommodante, les taux d’intérêts vont exploser à la hausse et provoquer un krach obligataire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n’est donc pas étonnant que de nombreuses institutions détenant de gros portefeuilles obligataires, essayent de trouver des alternatives pour éviter de prendre de plein fouet un krach obligataire. D’ailleurs, <span style="text-decoration: underline;">la Banque Centrale d’Israël</span> qui avait décidé il y a presque deux ans d’investir jusqu’à 4% de ses réserves de change  en action américaines a décidé de porter le pourcentage à 6%, en achetant surtout des actions de sociétés européennes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>En Europe,</b> essayer de faire croire, comme le fait <i>Paul Krugman dans Le New York Times</i> En tant que représentant en chef des keynésiens aux Etats Unis , il estime que  les politiques d’austérité menées en Europe seraient le résultat d’une erreur de calcul dans un tableau Excel de <i>Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart,  économistes à  Harvard. </i>Un professeur d’économie, détenteur du prix Nobel d’économie ne devrait pas se laisser aller à des simplifications aussi caricaturales dans un article destiné au grand public…<i>  </i></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>En Espagne et en Italie</b> le rendement des obligations d’état à 10 ans sont respectivement à 3,8% et 2,9%. Cette situation bizarre ne peut s’expliquer pour <i>Chris Wood, stratégiste chez CLSA à Hong Kong</i> que par le fait que Mario Draghi va se lancer dans une  véritable politique de « quantitative easing » après les élections allemandes de septembre.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><b>La France devrait connaître un véritable désastre économique</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">En France, François Hollande n’a pas la partie facile</span>, entre les chefs d’entreprise qui attendent de l’état une diminution des dépenses publiques, les dirigeants européens qui ont pour objectif un déficit budgétaire pas supérieur à 3%, un Parti Socialiste qui se déchire sur l’attitude à adopter vis à vis de l’Allemagne, une opposition qui souhaite une politique économique plus libérale et enfin une gauche de la gauche qui souhaite tout le contraire.</p>
<p>Pour les experts du Hollandisme comme <i>Elie Cohen directeur de recherche au CNRS</i>, cette politique s’appelle « la ligne de crête », une sorte de juste milieu à équidistance entre l’austérité et la relance. Pour le moment, ce à quoi nous assistons ce n’est pas une ligne de crête mais une ligne de descente ou probablement une ligne de fuite, qui débouche dans une impasse, car en période de croissance zéro c’est tout le financement de l’Etat Providence qui est remis en cause.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour changer les anticipations des agents économiques,</span> il aurait été nécessaire de procéder à une thérapie de choc, pas à des mesures partielles qui manquent totalement de cohérence…Cela a eu pour résultat d’ajouter une grave crise d’autorité à une crise de confiance…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La France est devenue le pays qui a  <span style="text-decoration: underline;">le taux d’impôt sur les sociétés</span> le plus élevé d’Europe. La charge fiscale est désormais  40% plus élevée qu’aux Etats Unis et au Japon. Cette situation ne peut qu’aboutir, au cours des prochains mois, à la destruction massive d’emplois dans l’économie française.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un Président de la République ne peut pas tenir en permanence <span style="text-decoration: underline;">un double langage</span> comme cela s’est encore produit cette semaine. Annoncer des mesures en faveur des entrepreneurs et laisser dans le même temps le PS déposer un projet de loi baptisé Florange sur la cession de sites non rentables, puis faire relancer par un ministre la « class action » à la française.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Nous allons vers un véritable désastre français </b><i>estime Charles Gave de GaveKal. </i>La France va entrer dans une véritable récession avec un niveau de dette très élevé. Les mesures annoncées par François Hollande pour les entrepreneurs sont bien insuffisantes et arrivent beaucoup trop tard. <b></b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>L’assurance européenne plus attractive que les banques </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>L’assurance européenne </b>est le secteur préféré  de <i>Andy Garthwaite du Crédit Suisse.</i> Le secteur se paye selon lui 0,8x l’actif net comptable alors que les résultats sont inscrits dans une véritable dynamique de hausse. Le rendement du secteur est à la cinquième place avec des dividendes qui sont plutôt bien couverts. L’assurance vie permet de également de participer à la hausse des marchés actions. De plus par rapport au secteur des banques, celui des assurances est confronté à moins de risques de régulation et de risques de litiges fiscaux. L’univers d’investissement du secteur comporte notamment les sociétés suivantes : <span style="text-decoration: underline;">en Allemagne</span> <b>Allianz, Munich Re, Talanx ; </b><span style="text-decoration: underline;">en Grande Bretagne</span><b>  Prudential,  Aviva ; </b><span style="text-decoration: underline;"> en France</span><b>   Axa, CNP ; </b><span style="text-decoration: underline;">en Suisse</span><b> Zurich,  Swiss Re ; </b><span style="text-decoration: underline;">en Italie</span><b>  Generali</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le thème des valeurs de rendement</b> est encore attractif considère <i>Christian Mueller-Glissman stratégiste chez Goldman Sachs. </i>Parmi les valeurs françaises qu’il recommande figurent pour le France : <span style="text-decoration: underline;">pour le bâtiment</span> <b>Bouygues, Saint Gobain, Vinci </b>; pour les biens d’équipelent <b>Rexel </b>; pour l’assurance <b>Axa </b>; pour les media <b>Vivendi </b>; et pour la distribution <b>Casino</b>.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Ne vendez pas tout votre or</b> recommande <i>John LaForge stratégiste sur les matières premières chez Ned Davis.</i> Sans prédire un redémarrage de l’inflation, il estime que les taux d’intérêt réels ne peuvent rester longtemps à leur niveau actuel. Pour ses clients courageux il recommande l’achat de SPDR Gold Trust et de Market Vectors Gold Miners.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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