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Les sociétés d’énergie, en particulier celles produisant  des combustibles fossiles comme le pétrole, le gaz naturel,  le charbon, sont attaquées par les écologistes et leurs sympathisants dans les médias. Mais c’est une chose de critiquer des sociétés telles que BP pour leurs procédures de sécurité défaillantes ou leurs manques de procédure de  sécurités en cas de risque de pollution mais il est tout à fait différent d’attaquer ces sociétés, précisément pour toutes ces raisons à savoir qu’elles produisent des combustibles fossiles. Ces combustibles sont bénéfiques à l’ensemble de la communauté, pour chauffer nos maisons, aider à produire notre nourriture, à alimenter nos voitures, nos bus et nos trains; pour aider à la production de matières premières des plastiques et des fibres synthétiques dans nos vêtements. Les combustible  sont aussi nécessaires pour notre électricité et pour toutes les technologies de l’information que nous utilisons, depuis les téléphones cellulaires jusqu’aux ordinateurs.

Attaquer les sociétés d’énergie, car elles produisent de l’énergie et nous, parce que nous les consommons, c’est exactement ce que le journaliste et écologiste Andrew Nikiforuk réalise dans son nouveau livre :  « Energy of Slaves: Oil and The New Servitude »  http://www.dmpibooks.com/book/the-energy-of-slaves.

Son argument de base repose sur le fait que , selon lui,en  consommant plus d’énergie,  ce qui fut rendu possible par l’augmentation constante de la production d’hydrocarbures, les populations des pays industrialisés (en Amérique du Nord en particulier) sont devenus dépendantes, d’où la «servitude» à l’énergie tout en traitant les sources fossiles et les équipements comme des esclaves. Nous allons manquer de combustibles fossiles, affirme-t-il et  de soutenir plus avant que notre production  est inéquitable et que notre consommation  d’énergie serait contraire à l’éthique. En effet, pour l’auteur, les populations d’Inde, de Chine et d’Afrique ne consomment qu’une fraction de ce que nous, dans les pays industrialisés, nous nous octroyons. Sa solution: nous devons manger plus lentement (et moins), ne  voyager que localement et profiter de loisirs et de divertissements  qui nécessitent seulement l’utilisation de peu ou pas de combustibles fossiles. Un costume d’Eve pour tous en somme, des candidats ?

Qu’est-ce qui ne va pas avec l’argument de Nikiforuk?

Tout d’abord, l’affirmation selon laquelle nous allons manquer de combustibles fossiles.

De nombreuses prédictions semblables ont été faites depuis que Thomas Malthus a creé ses scénarios de rareté, mais ils ont tous eu tort grâce à l’incroyable ingéniosité humaine et le fait que le noyau de la Terre est plein de ressources, qui ne demande qu’à être converties en énergie. C’est l’ingéniosité humaine qui a rendu possible l’exploitation de l’énergie piégée dans les sables bitumineux en Alberta, au Canada et dans le gaz de schiste en Amérique du Nord, ainsi que de nouvelles découvertes de  sources  riches de gaz naturel et de pétrole. Nous ne manquerons pas de combustibles fossiles en raison de «surconsommation» dans un avenir prévisible. Et quand le besoin de sources alternatives d’énergie augmente, comme l’énergie nucléaire et l’hydroélectricité et l’énergie éolienne et solaire, c’est l’ingéniosité humaine qui permettra de trouver les moyens de les développer et de les exploiter davantage.

 

Reste le second argument de Nikiforuk qui est que notre consommation de combustibles fossiles serait contraire à l’éthique parce cette consommation, jugée abusive, serait

 

 

 

 

 

Inéquitable, et cet argument est bien  bien plus dangereux,  en raison de ses évocations amorales et soit disant anti-altruistes . Cette théorie part de la fausse affirmation qu’il serait dans notre intérêt de consommer le moins d’énergie possible. L’auteur affirme, par exemple, que les Américains seraient moins heureux maintenant que par le passé parce qu’ils consommeraient plus d’énergie, et que de ce fait nous allons tous être pris dans un monde obscur et froid, lorsque nous manquerons d’énergie en raison de «surconsommation». Cependant, la norme de valeur de Nikiforuk  n’est pas la survie  prospère de l’espèce humaine. Il veut que nous sacrifions notre plaisir et le confort pour le bien des autres: pour des gens qui n’existent pas encore, ceux du monde en développement qui n’ont pas encore appris à créer et exploiter l’énergie, ou pourquoi pas même des non-humains du futur: des robots et des machines.

 

Cet argument de l’altruisme est basé sur le postulat erroné selon lequel

la création de valeurs, telle que l’énergie, constituerait une exploitation des autres et que nous n’aurions pas droit aux produits que nous créerions pas. Ce postulat erroné ne reconnaît pas que c’est précisément la création de plus de valeurs (et la motivation de posséder les produits de cette création) qui profite à tous, non seulement  aux producteurs mais aussi aux  consommateurs et à l’ensemble de la communauté qui participe aussi à la chaîne de création de valeur, des employés des fournitures aux fournisseurs du bout de chaine.

 

Production et consommation d’énergie ne sont pas immorales mais constituent bien au contraire une activité  profondément morale, si, toutefois, la vie humaine est la norme par laquelle toute action  est évaluée. Il n’y a pas de vie humaine qui ne soit pas bénéficiaire de  la production ou de  la consommation rationnelle de l’énergie, ce qui nous permet d’économiser notre travail et de répartir notre temps et notre énergie à d’autres activités productives. Production et consommation d’énergie ne nous asservissent, pas bien au contraire, elles nous libèrent.

 

 

 

Ethics of Energy Companies

JAANA WOICESHYN (2012.10.25 )

 

Librement traduit par l’Institut

http://capitalismmagazine.com/2012/10/ethics-of-energy-companies/

 

 

 

Pour plus d’informations sur les avantages des carburants fossiles :

 

 

http://industrialprogress.net/

 

Auteur: idlibertes

Profession de foi de IdL: *Je suis libéral, c'est à dire partisan de la liberté individuelle comme valeur fondamentale. *Je ne crois pas que libéralisme soit une une théorie économique mais plutôt une théorie de comment appliquer le Droit au capitalisme pour que ce dernier fonctionne à la satisfaction générale. *Le libéralisme est une théorie philosophique appliquée au Droit, et pas à l'Economie qui vient très loin derrière dans les préoccupations de Constant, Tocqueville , Bastiat, Raymond Aron, Jean-François Revel et bien d'autres; *Le but suprême pour les libéraux que nous incarnons étant que le Droit empêche les gros de faire du mal aux petits,les petits de massacrer les gros mais surtout, l'Etat d'enquiquiner tout le monde.

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