Eco – livres

8:00:03 2014.02.13
« Des Lions menés par des Ânes » suite Introduction
5:11:00 2010.10.17
Notre héros inconnu: l’entrepreneur Les profits des sociétés et le PNB américain ont connu une évolution parallèle depuis 1950, ce qui est confirmé par le graphique du bas présentant le ratio profits/PNB. Ces profits oscillent entre 4% et 9% du PNB, avec une moyenne autour de 6%. Il ne se dégage pas de tendance nette sur le long terme... mais on peut cependant se demander si la part des profits dans le PNB aux États-Unis ne connaît pas une tendance haussière depuis 1988 environ, ce qui semblerait confirmer la thèse d’une accélération de la création destructrice. Vérifions ce phénomène avec les chiffres français (malheureusement je ne dispose des chiffres concernant les profits que depuis 1978). Voici le même graphique pour la France : France : profits des sociétés et PNB Nous pouvons faire la même constatation que pour le graphique précédent: profits et PNB connaissent une croissance équivalente; mais curieusement, alors que la part des profits dans le PNB américain croît depuis 1988, en France, l’inverse semble en train de se produire. Voilà une différence qu’il nous faudra explorer... mais qui peut sans doute s’expliquer par le fait que toute une partie de la sphère économique française, organisée selon des principes communistes, résiste de toutes ses forces à cette nouvelle donne et que donc, chez nous, la destruction l’emporte sur la création. Cette identité entre taux de croissance du PNB et profits sur le long terme est assez logique: si les profits progressaient plus vite que le PNB, au bout d’un certain temps, tout le PNB serait constitué de profits, ce qui serait idiot. S’ils croissaient moins vite, l’économie stagnerait puisque ce sont les profits qui sont à l’origine de la croissance. Pour résumer: • l’entrepreneur est un joueur porté par une « vision ». Il est sans arrêt prêt à tout perdre et c’est ce qui arrive la plupart du temps. La «classe» des entrepreneurs est donc celle qui souffre le plus de la destruction inhérente au capitalisme: en moyenne, trois nouvelles entreprises sur quatre échouent dans les trois premières années de leur existence ; • la contrepartie est que la réussite, si elle est au rendez-vous, peut dépasser les espoirs les plus fous, et ce sont ces réussites qui sont à l’origine de la croissance du PNB, de l’emploi et du niveau de vie général. Les croissances des nouveaux secteurs se font souvent au détriment d’anciens qui sont condamnés de ce fait à disparaître ; • l’entrepreneur est donc à l’origine tant des processus de création que de destruction, ce qui lui vaut sans doute sa grande impopularité. C’est lui et lui seul qui crée l’étincelle originale qui permet à la croissance de démarrer, ce qui ne veut pas dire qu’il peut créer tout seul. Il a besoin des autres. Pour simplifier, on peut dire que la présence des entrepreneurs est nécessaire, mais pas suffisante; d’autres intervenants sont nécessaires. Le premier sera le Sancho Pança de notre Don Quichotte- Entrepreneur: appelons-le le «rentier». On ne peut le présenter cependant sans introduire un autre personnage, essentiel dans le roman de Cervantès, les moulins à vent, contre lesquels se bat ce pauvre Don Quichotte, c’est-à-dire les banques, car banques et rentiers d’un côté et entrepreneurs de l’autre sont l’avers et le revers d’une même réalité. C.G
7:15:55 2010.10.14
Les secteurs à libérer
12:00:52 2010.09.21
Extrait de « L’Etat est mort, Vive l’état! » à paraitre le 30 Septembre 2010 chez François Bourin Editeur