L’immigration illégale n’est pas l’avenir de l’Europe

 

Toute personne qui parle de l’immigration en France, s’il est porteur de nouvelle non politiquement correcte, se voit immédiatement accablé de suspicion, puis s’il persiste, il est déshonoré avant d’être purement et simplement ignoré parle monde des « muezin médiatiques ». Les flux migratoires qui arrivent n’atteindront pas ceux de 2015, mais la situation est critique.  Comme le dit Michèle Tribalat dans « Les yeux grands fermés. L’immigration en France », parler en bien de l’immigration et dénoncer les récalcitrants sont les moyens les plus sûrs de protéger sa réputation auprès des dirigeants européens tétanisés par le sujet.

 

Pour alimenter un débat qui n’a évidemment pas lieux dans les media bien pensant, nous préférons identifier les auteurs et les livres qui abordent le sujet de façon objective.  Cela peut permettre, à partir de livres qui ne s’inscrivent pas forcément dans le court terme ou le politiquement correct, de regarder la réalité telle qu’elle est aujourd’hui et de faire apparaître de nouveaux angles d’évolution…

 

L’islam va transformer l’Europe

 

L’Europe est morte à Auschwitz.  C’est le titre de l’article écrit par l’écrivain espagnol Sebastián Rodríguez Vilar et publiée dans un journal espagnol en 2004 quelques mois après les attentats de Mars 2004, qui ont tué 191 personnes en Espagne. L’Europe a tué six millions de Juifs et les a remplacés par 20 millions de musulmans. À Auschwitz, écrit-il, on a brûlé une culture, la pensée, la créativité, le talent.  Il s’agissait de détruire des hommes et des femmes qui avaient produit des gens formidables et merveilleux qui ont changé le monde dans de nombreux domaines de la vie : science, art, commerce international…

 

L’Europe a voulu après se prouver qu’elle était guérie de la maladie du racisme. Sous prétexte de tolérance elle a ouvert ses portes à 20 millions de musulmans qui ont apporté l’extrémisme religieux, le manque de tolérance, le mépris de la femme, la criminalité et la pauvreté, due à un manque de volonté de travailler et d’apprendre.  A la place et tout en profitant largement de l’aide qui leur était accordée, ils ont planifié des attentats. L’Europe a échangé sa culture pour de la haine fanatique; du savoir-faire créatif pour des compétences destructrices; l’intelligence pour le retour en arrière et la superstition.

 

L’islam est désormais le plus grave défi posé à l’Europe.  Les musulmans envahissent l’Europe grâce à leur natalité galopante alors que les naissances des européens s’effondrent à 1,3 enfant par femme. Christopher Caldwell, dans « Une révolution sous nos yeux. Comment l’islam va transformer la France et l’Europe », prédit que l’Italie va perdre d’ici à 2050, la moitié de sa population autochtone, que 17% à 20% des Pays Bas seront musulmans, que les étrangers représenteront entre 20% et 32% de la population européenne. Ce livre important est le meilleur exposé à ce jour de la position des pessimistes sur l’immigration musulmane en Europe.

 

Le “vivre ensemble” est devenu une expression inepte. Elle camoufle l’apartheid des cultures pour permettre au migrant de conserver ses racines. En contrepartie, le pays d’accueil doit renoncer aux siennes. Il s’agit d’un islamisme qui contraste avec l’immigration du passé, car il ajoute la détestation du pays hôte. Pour Jacques Julliard le communautarisme est une immense faillite qu’il décrit très bien dans « Le Djihad, le mal et le paradis ».

 

 

On assiste à un étrange suicide de l’Europe

 

L’Europe est en route vers l’abîme car la crise des migrants de 2015 est l’équivalent du 11 septembre en Europe.  L’arrivée massive de réfugiés est pour l’Europe la principale menace. Les réfugiés seront les révolutionnaires du XXIème siècle. Telle est la prévision d’Ivan Krastev dans son livre « Le destin de l’Europe ». Pour lui, l’Union Européenne pourrait connaître le même destin funeste que l’empire des Habsbourg. Un tel processus pourrait provoquer l’effondrement des démocraties libérales de la périphérie de l’Europe. Douglas Murray dans «L’étrange suicide de l’Europe »  dessine la carte d’une intégration en panne, d’une immigration obèse et hors de contrôle dans l’envers de la doxa des élites européennes pour lesquelles jusqu’ici tout va bien.

 

La lâcheté  de l’Europe face à l’islamisme doit être dénoncée. Avec sa paresse intellectuelle, et sa  cécité volontaire, la gauche sectaire fait fuir les intellectuels. Alexandra Laignel-Lavastine décrit très bien cette évolution dans « La pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme: essai sur les penchants suicidaires de l’Europe ».

Le multiculturalisme et l’Union Européenne détruisent les nations et la démocratie. C’est la thèse iconoclaste de Thiéry Baudet un professeur de droit hollandais dans « Indispensables frontières ». La double nationalité doit être supprimée, car elle entraine des conflits de devoirs contraires à la loyauté nationale. L’Union européenne consacre le règne moderne de la déconstruction car l’oligarchie européenne va provoquer l’émergence d’une tyrannie douce et de régions soumises au régime de la Charia.

L’Europe est devenue un Léviathan sourd aux aspirations des peuples. Pour Hans Magnus Enzengerger, écrivain et essayiste allemand dans « Le doux monstre de Bruxelles ou l’Europe sous tutelle », les représentants à la Commission ou au Parlement sont selon lui totalement inaptes à écouter quoi que ce soit.

 

Le manque de courage et d’ambition de l’Europe semble s’incarner très bien dans Conchita Wurst, chanteur transsexuel barbu autrichien qui est devenu en 2014, le symbole de l’Europe tolérante et non discriminante. L’Eurovision a plébiscité son héros-(ine) labellisée LGBT. L’homme européen idéal serait donc une femme à barbe…..

 

En France on va assister au « Grand Remplacement »

 

La France est colonisée par l’empire arabo-musulman. Nos gouvernants sont un peu l’équivalent des « collabos » de l’époque et le ramadan est devenu une sorte de festival de Cannes de cette colonisation. Quiconque exprime une opinion hétérodoxe comme Renaud Camus, théoricien du “Grand Remplacement, Richard Millet, Michel Houellebecq ou Michel Onfray est voué à l’opprobre et à une lapidation symbolique.  En 2000 Michel Derrida et Philippe Sollers tous deux membres du « camp du bien »  ont même signé une pétition faisant des propos de Renaud Camus, auteur de « La dictature de la petite bourgeoisie » “des opinions criminelles qui n’ont comme telles pas le droit à l’expression”

 

Un véritable réquisitoire contre la politique d’immigration suivie par la France depuis trente ans, par la droite comme par la gauche, a été dressé par Malika Sorel-Sutter dans son livre « Décomposition française. Comment en est on arrivé là ? ». Cette  ancienne membre du Haut Conseil à l’intégration a réagi aux attentats de Paris en expliquant que  nos élites mettaient en péril un édifice de plus de mille ans car  le sentiment d’exil sur ses propres terres est bien plus traumatisant que l’exil en terre étrangère.

Fatiha Benatsou, membre du conseil économique et social et Noudine Cherkaoui, ancien président des “Jeunes avec Chirac », tirent aussi la sonnette d’alarme.  Dans ” Halte au masochisme national », Ils décrivent très bien les banlieues où l’on retrouve en permanence la judéophobie, une propension démesurée à l’ultra violence, une absence totale de respect pour la personne humaine et un mépris sans bornes pour les femmes.

Zineb el Rhazoui dans « Détruire le fascisme islamique » pense que les islamistes ont réussi à poser en France la première pierre d’un joug totalitaire qu’ils ont déjà construit ailleurs par la coercition et la terreur. Le combat islamiste pour normaliser le port de l’uniforme salafiste est une technique très éprouvée de marquage qui permet d’identifier dans un quartier les non-adhérents à l’idéologie islamiste…

Manon Quérouil-Bruneel et Malek Dehoune  dans « La part du Ghetto » montrent que dans les banlieues, c’est la loi du plus fort. Le trafic de cannabis est devenu l’activité économique  de base. Le parfait dealer vit avec son téléphone et ses petits sachets et dans une même tour on trouve sans problèmes un mélange de prostituées et de salafistes. Autant dire que la mixité a disparu depuis longtemps de l’autre côté du périphérique…

Quant à Raphaëlle Bacqué dans « La Communauté », elle montre que Trappes, est devenu le Molenbeek français.

 

Les élites françaises ont renoncé à l’assimilation qui a toujours constitué le modèle français. Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques, dans son livre « Assimilation. La fin du modèle français », fait ce constat inquiétant. On ne peut sans cesse vanter la diversité, sans exiger que les étrangers qui rejoignent la France s’adaptent à notre mode de vie…

 

L’angle mort du macronisme c’est donc  l’islam et l’immigration…L’électorat conservateur et l’électorat populaire peuvent se rejoindre sur la défense de l’identité, le droit à la continuité historique, l’enracinement et la transmission. Il faut donc s’engager dans le combat contre l’islamisme comme d’autres se sont engagés dans des combats idéologiques contre le communisme ou le nazisme. Telle est la recommandation de Laurent Bouvet qui défend la version pure et dure de la laïcité dans son livre « L’insécurité culturelle ». Venu de la gauche il n’hésite pas à prendre l’islamisme pour cible. Tous ceux qui ne le combattent pas sont soit naïfs soit complices écrit-il…

 

La fracture identitaire de la France est en train de subir les débuts d’un séparatisme ethnique d’une population qui ne veut pas (et qu’on ne pousse pas) à s’intégrer. Les signes de cette fracture apparaissent dès l’école et se poursuit ensuite avec les lycéens qui brûlent des voitures et brisent des vitrines de magasins. Ils forment les premiers signes  forts de cet échec de l’école. Le combat de l’islam radical se poursuit ensuite dans les entreprises. Les expériences vécues tant dans les groupes publics que privés montrent que les offensives des prosélytes d’un islam rigoriste sont souvent couronnées de succès. Ainsi des hommes à la RATP refusent de conduire un métro après une femme ! Toutes ces dérives sont très bien décrites par Denis Maillard, Expert des problématiques liées à l’islam dans les entreprises dans « Quand la religion s’invite dans l’entreprise »

 

 

La jeune Afrique est en route pour le vieux continent. Au sud du Sahara, 40% de la population a moins de quinze ans. Dans une génération les 450 millions d’européens auront 2,5Md de voisins africains. La croissance démographique noie les progrès que l’Afrique peut accomplir. Pour Stephen Smith, grand reporter spécialiste de l’Afrique, dans son livre « La ruée vers l’Europe: la jeune Afrique en route pour le vieux continent », l’Europe ne pourra conserver son identité sociale si elle accueille encore plus largement des immigrés…

 

 

 

 

 

 

 

 


Les actions américaines sont au plus haut alors que la guerre commerciale fait rage verbalement  

 

Les actions américaines ont réalisé une performance significative depuis le début de l’année avec + 8,8% pour le S&P 500 contre -5,5% pour l’indice Eurostoxx,  -0,6% pour le CAC et -7% pour le Dax.   Pourtant, la hausse de Wall Street est la plus longue et la plus détestée de l’histoire. Dans les mois qui viennent les moteurs de la croissance ne proviendront plus de la politique monétaire ou de la baisse de l’inflation, mais de la croissance des résultats des entreprises dans un environnement un peu plus inflationniste. Dans cet environnement on peut penser que les marchés actions vont continuer de monter pendant plusieurs années Avoir une exposition à 100% actions au moment où on ne devrait plus acheter d’obligations n’est pas déraisonnable. Mais on peut préférer une exposition 50% actions, 50% obligations en Renminbi. L’expérience montrant qu’une allocation de portefeuille moitié actions moitié obligations, produit dans la durée de la stabilité et de la performance. En ce qui concerne le marché américain, il est désormais sur acheté, ce n’est pas une raison suffisante pour ne plus être exposé aux valeurs américaines.

 

La guerre commerciale de Donald Trump contre le reste du monde a été un des grands thèmes de l’été.  Le scénario le plus probable est que le président américain va se concentrer plus sur la Chine que sur l’Europe, au moins jusqu’aux élections de mi-mandat qui auront lieu le 6 novembre prochain.  Une victoire des démocrates aux prochaines élections de mid-term qui leur donnerait la majorité au Congrès ne serait pas forcément considéré comme un élément négatif. Il faut constater néanmoins que les paroles du président américain ont été bien plus spectaculaires que les actes. Tout donne à penser que les excès verbaux permettent de déboucher ensuite sur des accords bilatéraux qui sont présentés comme des « grands succès » par l’administration américaine. Seule une dégradation de l’activité aux États Unis pourrait faire remonter l’agressivité du président des États Unis.

 

Le commerce international se comporte comme un oxymore. Dans la pratique cela signifie que des phénomènes nombreux agissent à la périphérie d’un environnement plutôt stable. Des forces contraires se manifestent, des changements institutionnels remettent en cause des mécanismes établis. Il faut les prendre tout à fait au sérieux. Le commerce international est un des paramètres les plus étudiés en temps réel par les logiciels destinés à mesurer le risque actions. Depuis la fin du mois de juillet alors que la tension était au plus haut, ce paramètre a fourni un signal positif. Ce signal a été confirmé de nouveau à la fin du mois d’août.

 

En Chine la détérioration des relations avec les États Unis s’accentue. Donald Trump continue à juste titre son combat pour rééquilibrer les échanges commerciaux entre les États Unis (500Md$ d’importations chinoises) et la Chine (125 Md$ d’importations américaines).

Dans ce sillage on peut noter que l’Allemagne commence à exiger de la Chine plus de réciprocité et que des petits pays comme le Danemark expriment publiquement leur désir de lutter contre l’invasion économique de la Chine au Groenland. Tous ces mouvements ont entrainé une baisse de l’ordre de 10% du Renminbi contre dollar, mais ce repli s’est produit dans l’ordre et sans déclencher de panique.

 

Parallèlement l’Iran doit absolument trouver de nouvelles sources de financement puisque l’accès au dollar lui est désormais interdit. Donald Trump préférera probablement un accord avec l’Iran à un pétrole à 3$ le gallon. La Russie consolide ses relations avec la Chine au lieu de le faire avec l’Europe.

 

Les élections européennes seront biaisées

 

Les élections européennes qui auront lieu le 26 mai 2019 seront marquées par l’opposition entre Emmanuel Macron et le front Matteo Salvini, Viktor Orban. Cela risque de se transformer en référendum sur l’immigration européenne dans une séquence où la croissance économique ralentit.  Le retour très fort du concept de nation en Italie, Pologne, Hongrie ne pourra pas être balayé d’un revers de la main, par les technocrates de Bruxelles, en traitant cette aspiration de « populisme menaçant la démocratie ».

Le succès médiatique remporté par le fait de ne pas accepter en Italie l’accostage d’un navire qui avait été rempli d’immigrants payant très cher les mafias lybiennes et italiennes pour les transporter dans les eaux territoriales internationales, pour être récupéré par une ONG, devra être pris en compte.

Les demandes formulées ouvertement par Matteo Salvini à Rome, Pedro Sanchez à Madrid et plus discrètement par Paris, pour relâcher les contraintes budgétaires de Bruxelles devront aussi être abordées publiquement. La situation des banques du sud de l’Europe reste préoccupante car les obligations d’Etat représentent 12,4% des actifs des banques portugaises, 11,5% des banques italiennes, 9,2% des banques espagnoles. Le chiffre est de 3,5% pour l’Allemagne et 2% pour la France.

 

En Italie, une solution raisonnable devrait être trouvée sur le budget

 

Le populisme italien n’est pas uniforme, ce qui devrait empêcher le gouvernement actuel de faire passer les propositions fiscales les plus radicales de son gouvernement. Matteo Salvini tient absolument à récupérer les voix de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi. On peut également s’attendre à un peu plus de flexibilité de la part de l’Union Européenne sur le budget. Une solution devrait être trouvée au problème du budget, ce qui éviterait une déclaration de guerre ouverte avec Bruxelles  et éviterait une  nouvelle dissolution du gouvernement. On a le droit de ne pas être aussi optimiste car le gouvernement italien fait des demandes inacceptables par l’Union Européenne. L’Italie pourrait ainsi être la fameuse baleine que l’on retrouvera flottant sur le ventre après une pêche à la dynamite…

 

La Turquie est confrontée à une crise de liquidités

 

Recep Tayyip Erdogan est en train de rechercher de nouveaux alliés. Avec la Russie, il fait des tentatives de rapprochement, avec l’Union Européenne il devient plus conciliant, avec le Quatar il est en train d’accepter une injection de 15 Md$ pour recapitaliser les banques turques. Parmi les banques européennes, celles qui sont le plus impliquées vis-à-vis de la Turquie sont : Unicredit qui détient 41% de Tapi Kredi la cinquième banque turque, BBVA qui contrôle 50% de Garanti Bank la troisième banque turque…

 

La crise de liquidité en Turquie ne devrait pas amener de changement de la part des banques centrales. Personne ne s’attend à ce que Riyadh aille au secours d’Ankara. Personne en Europe n’aurait la possibilité de sauver la Turquie. Quant à la Chine elle semble avoir suffisamment de problèmes à traiter en ce moment…

 

La baisse de 44% de la Livre turque face au dollar depuis le début de l’année n’est pas la seule. La Roupie indonésienne se retrouve à son niveau de 1998, époque de la crise asiatique à 14957 Roupies pour un Dollar.

 

Au total, on constate que l’économie américaine se porte très bien sur les plans économiques et financiers, que l’Europe est dans une séquence de décélération de sa croissance, que la Chine ralentit et laisse baisser le renminbi. Quant aux marchés émergents ils sont touchés par les effets collatéraux de la guerre commerciale et par la diminution des financements en dollar. Logiquement il faudrait encore privilégier  les Etats Unis, réduire son exposition sur l’Europe et fait des achats sélectifs en Asie

 

 


Diminuer son exposition action avant de partir à la plage semble être une bonne idée

 

L’identification de secteurs et thèmes porteurs depuis le début de l’année a été très difficile parce que le fameux « alignement des planète » s’est interrompu et la volatilité a fait un retour spectaculaire avec la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Nous sommes maintenant confrontés avec un pétrole qui monte, des taux qui augmentent, un élargissement des écarts de taux et un creusement supplémentaire du déficit budgétaire américain.

Les investisseurs depuis le début de l’année ont perdu de l’argentsur les obligations corporate américaines, sur la dette de pays émergents, sur les Bons du Trésor US, sur les obligations européennes ainsi que sur la quasi-totalité des marchés action. Au cours de ces dernières semaines seules les small cap US, les valeurs de technologie du GAFA, les junk bonds ainsi que le pétrole ont franchi de nouveaux plus haut. Personne n’étant en mesure de savoir où s’arrêtera la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, il semble prudent de diminuer son exposition action avant de partir à la plage.

En Europe la croissance sera moins forte que prévu

En Europe, les forces de désunion sont à l’œuvrenotamment sur le problème de l’immigration . L’Italiel’a placé le problème de l’immigration en haut de l’agenda de la nouvelle coalition, ce qui a eu pour effet immédiat de déstabiliser en Allemagne le gouvernement de coalition d’Angela Merkel. En revanche la sortie de l’Italie de la zone Euro ne semble plus faire partie des priorités. Le gouvernement de centre droit dirigé par la « Lega » fera un peu de relance fiscale, domaine où il y a un peu de marge de manœuvre sans provoquer Bruxelles. L’Espagnea vu arriver le socialiste Pedro Sanchez à la tête du nouveau gouvernement. Elu grâce à la motion de censure contre Mariano Rajoy, il dirige probablement le gouvernement le plus fragile de l’histoire de la démocratie espagnole. La performance des marchés européens a été médiocre depuis le début de l’année. Si la France depuis le début de l’année affiche une très légère hausse de + 0,3%, l’Allemagne est en baisse de 4, 4%, l’Espagne de 3,8% et l’Italie de 1,4%. En Europe de l’Est les reculs sont significatifs avec la Pologne.     -12%, la Hongrie -9,6%, République Tchèque -2,5%. La Turquie qui baisse de 16, 8% en monnaie locale ( -31,8% en dollar) se retrouve dans une situation économique très dégradée. Elle peut à tout moment cesser de respecter ses engagements vis-à-vis de l’Europe en matière de contrôle de l’immigration

Les perspectives de croissance en Europe ont été revues en baisse.Tout le problème est maintenant de savoir si nous sommes déjà à la fin du cycle de reprise modeste auquel nous avons assisté. Les prévisions de la BCE apparaissent trop optimistes en matière de croissance et peu réalistes dans le domaine de l’inflation. Aucune hausse des taux ne semble prévue prochainement par la BCE.

Aux Etats Unis cela semble le moment de réduire l’exposition

Aux Etats Unis la FED a accéléré le rythme de ses augmentations de taux d’intérêt.Le déficit fiscal plus important que prévu (autour de 5% du PIB) mettra de la pression supplémentaire sur la partie longue de la courbe des taux. Comme cela se produira au moment où la FED réduira ses interventions dans les marchés, on peut s’attendre à une remontée des taux plus forte que prévu. Les raisons d’être sous pondéré sur le marché américain ne manquent donc pas. A ce stade et compte tenu des accords de swap intervenus entre la FED et les banques centrales de nombreux pays on peut écarter pour le moment l’éventualité d’une crise de liquidité sur le dollar. Pour le moment l’indice Nasdaq affiche encore une progression de 7,8% grâce à huit sociétés seulement, alors que le Dow Jones est en baisse de 2,4%

La hausse du pétrolen’aura pas aux Etats Unis un impact aussi important qu’il y a dix ans puisque le pays est pratiquement devenu auto suffisant grâce au pétrole de schistes. Les valeurs pétrolières permettent de se couvrir contre une poursuite de la hausse du pétrole.

Le Yen a progressé contre le dollar en tombant à 105 Yen pour la première fois depuis 2016. Cela n’est évidemment pas bon pour les sociétés exportatrices japonaises. L’indice Topix est en baisse de 4,7% et le Nikkei 225 de 2,4% depuis le début de l’année.

Les marchés émergents devraient repartir si le dollar cesse de monter

Les marchés émergentsn’échappent pas au mouvement de baisse généralpuisque l’indice MSCI EM recule de 7,8%. Les pays en territoire positif sont l’Arabie Saoudite + 15,1%, l’Egypte + 7,7%, la Colombie + 6,7% l’Inde + 3,4%, le Pakistan + 3,1%, Taiwan +0,5%. Les pays en baisse étant la Chine  (Shenzen Composite) – 17% et (Shangai Composite) -14,9%, l’Argentine -13,6%, l’Indonésie – 8,9%, le Brésil – 7,6%, la Corée du Sud -5,1%, la Malaysie – 7,3%. Si le dollar cesse de monter on pourrait enregistrer une performance supérieure des marchés émergents par rapport aux marchés développés. Les deux pays qui devraient le mieux résister dans les prochains sont Taiwan et la Corée du Sud.

En chine les résultats des entreprises sont bons

En Chine, le ralentissement de la croissance du crédit n’a pas encore atteint le secteur industriel. L’objectif principal des autorités est toujours de forcer le secteur des « banques parallèles » (« shadow banking ») à réduire son activité. Parallèlement la politique monétaire est devenue un peu plus souple. La construction, extrêmementimportante pour l’économie chinoise n’est pas encore touchée par les effets du ralentissement du crédit. Le secteur est plus sensible au niveau des stocks qui sont actuellement bas.

Au niveau des entreprises on assiste à un débatentre ceux qui estiment que les bons résultats enregistrés par les entreprises sont des résultats de fin de cycle et ceux qui estiment qu’il existe encore un potentiel d’amélioration des résultats. C’est ce qui devrait se produire dans les secteurs de la technologie, des banques, de la construction et des casinos.

En Corée du Nord la dénucléarisation est loin d’être réalisée

Kim Jong-un n’a pas du tout l’intention de dénucléariser son pays. Autour de la réunion de Singapour avec Donald Trump, on a bien vu que la Chine et la Corée du Sud étaient satisfaits du status quo obtenu. Pour la suite rien de clair n’a été dit ni aucune échéance fixée.

 

Le « Disruption Lab » de ce mois est consacré au stockage de l’énergieL’hydrogène, fait partie des solutions disponibles pour résoudre au moins une partie des problèmes posés par la transition énergétique. Les investissements dans les exploitations d’hydrocarbures n’ont jamais été aussi faibles, alors que la demande d’énergie décarbonnée augmente. L’énergie nucléaire pose des problèmes politiques et écologiques, et les énergies renouvelables sont intermittentes. Pour les rendre viables, deux solutions existent : stocker l’électricité produite dans des batteries ou la stocker à l’aide d’hydrogène. Or les batteries ont un impact environnemental désastreux.

L’hydrogène est à la fois un carburant et un moyen de stockage d’énergie. Il est particulièrement intéressant pour les flottes captives (taxis, véhicules d’entreprises ou logistiques, bus, trains, flottes en autopartage…) parce que l’amortissement des frais d’installation des stations de rechargement est rapide. C’est également un moyen de stockage plus efficace (pas de baisse d’efficacité comme pour une batterie), moins volumineux et plus propre que les batteries électriques.

Les initiatives japonaises, chinoises et allemandes dans le secteur de l’hydrogèneamèneront rapidement des économies d’échelle, qui permettront alors une forte montée en puissance de l’hydrogène. Les stratégies d’investissement devront prendre en compte ce qui deviendra un nouveau secteur.

Pour exposer un portefeuille au thème de l’hydrogènecinq dimensions sont à prendre en considération.

1/ La plus forte croissance des utilisations de l’hydrogène dans les transportsdevrait concerner les bus. La Chine est le seul pays qui soutienne activement le développement des bus à hydrogène pour réduire fortement la pollution citadine, en se fixant des objectifs très ambitieux. L’univers d’investissement comprend des sociétés chinoises, allemandes et belges.

2/ Les véhicules personnels à hydrogène connaîtront aussi une forte croissance,principalement en Europe et en Asie. Ce type de voitures offre une autonomie importante (plus de 500km) avec un temps de rechargement court (5 mn). On observe déjà un fort intérêt de la part de flottes de taxis ou d’entreprises. Les acteurs de ce domaine sont japonais, allemands et français.

3/Les flottes de véhicules logistiques sont déjà largement concernées par l’hydrogène.Les investissements sont rapidement amortis, et les avantages techniques sur les moteurs à hydrocarbures ou les batteries électriques sont déterminants. Les sociétés américaines et allemandes qui maîtrisent les technologies de rechargement sont les mieux placées.

4/ Les technologies de stockage par hydrogènesont cruciales pour rendre viables les énergies renouvelables. Elles seront complémentaires des batteries, qui stockent l’électricité pendant de courtes périodes seulement. Les sociétés concernées sont françaises, allemandes, japonaises et américaines.

 

 


Immigration : les français sont endormis par le muezzin médiatique  

 

L’Aquarius est l’équivalent d’un bateau négrier moderne. Les bonnes âmes et les professionnels de la compassion ne veulent pas voir que ce navire est allé chercher des hommes, des femmes et des enfants qui avaient été conduits au milieu des eaux internationales, au large des côtes libyennes. L’embarcation qui transportait des centaines de malheureux, à qui le voyage depuis leur pays natal a dû coûter une fortune qu’ils n’ont pas pour payer leurs passeurs. Le navire a mené jusqu’en Europe, avec la complicité de Bruxelles, des gens qui finiront au mieux assistés sociaux, au pire semi-esclaves au profit d’entrepreneurs sans scrupules.

 

La traite négrière a été rétablie

 

C’est d’une véritable traite qu’il s’agit grâce à laquelle des armateurs peu regardants se sont enrichis, il y a quelques siècles, sur le commerce du bois d’ébène. Ces nouveaux « migrants » sont le bois d’ébène moderne. Et notre société n’en a pas encore conscience. Dans quelques jours personne n’en parlera plus. Et d’autres Aquarius accosteront sur les quais européens, dans l’indifférence la plus totale. Jusqu’au jour du réveil qu’il faut craindre brutal.

 

L’immigration est représentée de façon caricaturale dans les media

 

Trois fois plus de clandestins sont entrés en France depuis trois ans. On peut discuter à l’infini sur les statistiques officielles très fortement sous estimées, mais même si on prend celles du « Pôle d’Analyse Migratoire » il y a eu 79 562 personnes au 31/12/2017 qui sont entrées en France. Les principaux pays d’accès étant l’Italie , l’Espagne, la Belgique, la Suisse et l’Allemagne…

Aujourd’hui, il y a 1,3 milliard d’Africains, dont 40% ont moins de 15 ans ! Leur nombre va encore presque doubler à l’horizon de 2050 – et il ne s’agit pas là d’une spéculation hasardeuse, puisque les parents des enfants qui vont naître à cette échéance sont déjà parmi nous. En 2050, l’Europe comptera, en revanche, 450 millions d’habitants vieillissants. Le vieux continent ne pourra conserver son identité sociale s’il accueille plus largement des immigrés. C’est ce que développe Stephen Smith dans son livre « La ruée vers l’Europe: la jeune Afrique en route pour le vieux continent »

 

Pendant des années, on nous a annoncé des perspectives radieuses. La précarisation de l’emploi allait faire reculer le chômage, il n’y avait pas de problème d’immigration car il n’y a  pas plus d’immigrés aujourd’hui que dans le passé.  En fin de compte c’est une grande chance qu’ils soient aussi nombreux, car il n’y a aucun problème de laïcité, rien à signaler à l’école qui est en train de sombrer, pas de problèmes d’armes dans les banlieues.  Les terroristes sont une simple poignée de psychopathes et ils ne peuvent pas avoir de complices parmi les migrants.  Il faut donc supprimer les frontières. Les gouvernements « progressistes » de gauche et de droite se sont ainsi enfermée dans le déni. Le déni n’est pas l’ignorance, ni même l’aveuglement. C’est tout simplement le refus de voir ce que l’on voit.

 

Les gens réels, ceux qui composent le peuple, ne sont pas dans le déni. Ils s’inquiètent de la radicalisation qu’ils voient monter un peu partout. Ils ne prêtent plus l’oreille aux tenants de l’extase migratoire mise en avant dans les nombreux livres qui voudraient que les français  développent une « culture de l’excuse » vis-à-vis de l’Afrique,  notamment celui de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Dominic Thomas « Vers la guerre des identités? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale ». La souffrance des noirs ne les intéresse que si elle est provoquée par des blancs. Pour eux l’homme blanc devrait se haïr lui-même….

 

Il n’y a aucune place dans le système médiatique français pour donner la parole à des historiens non adoubés par les media bien pensant.  Bernard Lugan, directeur de la revue « L’Afrique réelle » est l’auteur du livre « Il faut refuser la repentance coloniale. Afrique l’histoire à l’endroit ».  Il explique que la colonisation a été une chance historique pour l’Afrique noire qui n’a pas toujours su la saisir. Toutes ses interventions dans les colloques, notamment celui intitulé « Fiers d’être Européens » ne sont reprises nulle part.

Olivier Grenouilleau dans « La révolution abolitioniste » explique bien que l’entreprise coloniale européenne notamment en Afrique Noire visait aussi à abolir les pratiques esclavagistes qui sévissaient à l’intérieur du continent noir. Il n’est pratiquement jamais cité tant cette affirmation est contraire à la doxa anti coloniale.

 

Pour Malika Sorel, membre du Haut Conseil à l’intégration : « L’immigration nuit fortement à l’intégration et même à la simple insertion ». Elle serait la cause de la « substitution des peuples ». Venue du Maghreb elle fulmine contre la déculturation du monde politique et son mépris de l’histoire de France. A contre courant du panurgisme médiatique qui se félicite de la fécondité des françaises, elle fait remarquer que le taux de natalité des banlieues est deux fois plus élevé qu’ailleurs, que bien des familles des cités rejettent le mode de vie européen et l’école républicaine. Malika Sorel a développé ses idées dans « Immigration, intégration, le langage de la vérité »

 

« Le peuple » a de plus en plus de mal à comprendre qu’il faut « promouvoir la diversité »

alors qu’on lui assure en même temps que les races n’existent pas.  Il est indifférent à la culture de l’excuse, car il a tendance à penser que la cause première des crimes, ce sont ceux qui les commettent. Bref, ils voient ce qu’ils voient et ils constatent que les médias ne parlent pas de ce qu’ils voient – ou que, lorsqu’ils en parlent, ce qu’ils disent ne correspond pas à la réalité.

 

Les problèmes de l’Afrique doivent être résolus par les africains

L’Afrique noire est mal partie », alertait déjà René Dumont en 1962, alors que le « soleil des indépendances » venait de se lever sur le continent, résolu à prendre son destin en main. Quarante ans plus tard, l’afrique est mal partie et jamais arrivée.

La moitié de l’Afrique se meurt : 3,3 millions de victimes dans la guerre au Congo-Kinshasa, 800 000 Tutsi massacrés lors du génocide au Rwanda, 200 000 Hutu tués au cours de leur fuite à travers l’ex-Zaïre, 300 000 morts au Burundi, autant en Somalie, sans parler du Soudan, du Congo-Brazzaville, du Liberia, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire.

Les conflits africains favorisent la prolifération des armes permet à de nombreux groupes armés peu ou pas organisés d’entretenir une instabilité permanente. De nombreuses régions du continent africain sont ainsi devenues des lieux de prédilection d’une véritable économie de guerre civile.

 

L’autre  moitié vivote entre crise et corruption, tribalisme et anarchie. Émigration clandestine, fuite des cerveaux : les meilleurs partent. Dans nombre de pays, les fonctionnaires cumulent des mois, voire des années, d’arriérés de salaire, les hôpitaux sont des mouroirs, les écoles fermées. L’État s’effondre. Seuls quelques îlots émergent dans un océan de malheur. Le sida frappe partout, emporte les élites, réduit l’espérance de vie de quinze à vingt ans.

L’Islam va transformer l’Europe

 

L’islam est le plus grave défi posé à l’Europe. Le meilleur exposé à ce jour de la position des pessimistes sur l’immigration musulmane en Europe se trouve dans un livre important de Christopher Caldwell. « Une révolution sous nos yeux. Comment l’islam va transformer la France et l’Europe » . Les musulmans envahissent l’Europe grâce à leur natalité galopante alors que les naissances des européens s’effondrent à 1,3 enfant par femme. Il prédit que l’Italie va perdre d’ici à 2050, la moitié de sa population autochtone, que 17% à 20% des Pays Bas seront musulmans, que les étrangers représenteront entre 20% et 32% de la population européenne. L’extrême gauche développe une préférence pour les immigrés depuis de nombreuses années. Jean Luc Melenchon l’a bien dit : « Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les arabes et les berbères du Maghreb » (Le Figaro 08/06/2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’Europe est incapable de défendre ses banques face aux Etats-Unis

Au moment où l’Europe se fait régulièrement humilier par Donald Trump, il est curieux de constater, une fois de plus, qu’elle est incapable d’organiser sa défense dans un domaine aussi important que celui de la banque.  Le constat a été dressé, il y a quelque temps déjà, par Jacques de Larosière, (ancien patron du FMI, de la Banque de France et de la BERD) dans le cadre d’une conférence à Sciences Po sur le sujet « Régulation, supervision, compliance ». Il a repris les points importants de son exposé dans son dernier livre « Les Lames de Fond se Rapprochent » (Odile Jacob).

 

Le modèle de régulation en Europe a été inspiré par les normes anglo saxonnes

 

Un modèle unique de régulation a été adopté après la crise des subprimes. Ce séisme financier planétaire était pourtant d’origine totalement américaine. Il n’a pas tenu compte de ce qui était effectivement arrivé. Les banques qui ont fait faillite en 2007-2008 et nécessité des renflouements massifs de la part de leurs gouvernements respectifs ne sont pas les plus grosses. Ce sont les banques trop exposées aux opérations de marché qui ont déclenché la crise. Aux Etats Unis, Bear Stearns, Wachovia, CitiGroup ont été renflouées, mais pas Lehman Brothers…. En Grande Bretagne RBS, Lloyds et TSB ont bénéficié d’injections massives de capitaux publics. En Hollande, ABN Amro est passé sous le contrôle du gouvernement et en Belgique Fortis a été absorbé par la BNP. En Suisse également, UBS a dû être sauvé. Comme on le voit, celles qui ont sauté étaient celles qui ont concentré leurs activités surtout sur des opérations de marchés et d’investissements. Aucune banque dont les activités de marché représentaient moins de 20% du produit net bancaire n’a rencontré de grosse difficulté.

 

L’Europe s’est lancée dans des réformes inspirées uniquement par les normes anglo-saxonnes.

On n’a pas tenu compte du fait que l’essentiel des crédits aux entreprises étaient effectués aux USA par les marchés financiers alors qu’en Europe c’était le fait des banques. Le crédit bancaire représente ainsi une 80 % des encours pour la zone euro, contre 30 % pour les États-Unis.

Le modèle européen continental de banque universelle intégrée, diversifié et peu risqué, comme celui de BNP Paribas ou de la Société Générale n’est même pas reconnu, à défaut d’être encouragé. Une très forte progressivité des obligations en fonds propres a été en revanche imposée aux « Global Sifis » (Global Systematically Important Financial Institutions). Celles-ci ont un ratio de capital de 13 à 14% contre 8,5% pour les autres. Le mécanisme de résolution des banques en difficulté a été paradoxalement adopté sans que l’on tienne compte de ses incidences pratiques sur les banques européennes.

 

Michel Barnier n’a pas défendu les banques européennes continentales

 

On a confié les clefs de la réforme à Michel Barnier qui a été Commissaire Européen au Marché Intérieur et aux Services Financiers. Il s’est efforcé très vite d’abandonner une grande partie de ses prérogatives à des experts autoproclamés. D’obscurs techniciens ont décidé de règles dites de prudence, fixant que, plus un établissement prêterait de l’argent à des Etats, donc moins aux entreprises, mieux il serait noté !

Les régulateurs ont donc obligé les banques dès 2011 à vendre la plupart de leurs actions pour les remplacer par de la dette souveraine. Ce ne devrait pas être à un aéropage de lobbys de décider des normes comptables et prudentielles en Europe. L’IASB (International Accounting Standard Board), l’ISDA ( International Swap and Derivative Association) et les comités de Bâle et de Solvency ont produit des normes paradoxalement dangereuses pour nos économies et nos sociétés car elles ne fonctionnent pas en période de crise. Il fallait les faire évoluer, mais de façon pragmatique. Les régulateurs qui n’avaient pas vu à temps les nuages s’accumuler sont devenus bien évidemment ceux qui ont plaidé le plus fort en Europe en faveur de mesures de plus en plus sévères. Même Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France à l’époque a jugé certaines des mesures envisagées par Michel Barnier comme « irresponsables »…

 

 

L’idée britannique de séparer les activités de banque d’investissement des activités de banque de détail a été un moment retenue par Michel Barnier alors que les américains ne le demandaient pas. L’Union Européenne s’est engouffrée, sans en avoir mesuré les conséquences. Le suivisme systématique de l’Europe vis-à-vis du Comité de Bâle piloté par les anglo-saxons est d’autant moins justifié que le système bancaire européen est plus de trois fois supérieur en taille à celui des américains.

Séparer les banques d’affaires des banques de détail n’était pas une bonne solution. Si les banques de détail sont protégées, le risque est déplacé vers l’extérieur. Mais ce découpage n’écarte pas la possibilité que, de l’extérieur un choc important continue d’affecter l’ensemble de l’économie y compris les banques « fortifiées ». On ne pourra jamais établir une étanchéité totale entre un espace protégé et un espace libre non régulé. Les solutions apparemment simples proposées par les spécialistes des tableaux Excel sont des illusions…

 

L’angélisme de la régulation est inefficace

 

La taille des bilans des banques a été le critère dominant retenu au nom de l’idéologie simpliste « « big is systemic », et « small is beautiful ». La régulation financière devrait être plus exigeante en fonds propres pour les établissements très exposés aux opérations de marché afin de les inciter à mieux diversifier leurs activités. On n’a retenu au contraire que la taille de ces établissements comme repère fondamental. Aujourd’hui sur trente banques mondiales dites « systémiques » quatorze sont européennes !

Tout a été fait pour diminuer l’importance de la connaissance du risque au profit des « règles standard ».

L’accumulation de fonds propres a ainsi été privilégié au détriment de l’analyse des risques de chaque banque.

 

Les Etats Unis ont obtenu la création d’un ratio de levier calculé non pas sur les risques pondérés, mais sur le total de bilan de leurs banques. Ce ratio est très pénalisant pour les banques européennes qui font de la transformation et prêtent beaucoup à l’économie. A cela s’ajoute le fait qu’aux Etats Unis, des organismes publics comme Fanny Mae et Freddy Mac achètent les trois quarts des crédits immobiliers produits par les banques. Cela réduit beaucoup le degré de contrainte du ratio en capital…

 

Il ne faut pas chercher une régulation qui règle définitivement tous les problèmes. Il faut en revanche des principes simples. Les ratios de capital sont grossiers, même si leur effet peut être positif. Ensuite, il faut admettre une précarité des solutions. Elles fonctionnent un moment, puis produisent des effets négatifs dans une autre séquence. Il faut donc être prêt à évoluer.

Toute tentative de régulation sérieuse du capitalisme de l’ombre dont l’importance est comparable à celle du capitalisme réglementé a jusqu’à maintenant été bloquée par la puissance du lobby bancaire et par la connivence de ce dernier avec le monde politique. Dans ce capitalisme non réglementé, on retrouve aussi bien les hedge funds, le private equity, les structures de hors bilan (Special Purpose Vehicle, Special Investment Vehicle etc…), les fonds souverains, les chambres de compensation, la spéculation sur les matières premières. D’ailleurs l’excès de régulation bancaire dans le domaine du capitalisme réglementé contribue au développement du « shadow banking » et conduira inévitablement à la prochaine crise bancaire.

 

Le racket géant des amendes économiques infligées par les États-Unis est insupportable

 

Selon les chiffres publiés du rapport “Global Banking Risk”, en 2017 les banques européennes avaient écopé depuis le début de la crise d’amendes d’un montant total de 118 milliards de dollars, soit 37% de l’ensemble, les américaines du reste, soit plus de 200 milliards. Certaines concernent des ruptures d’embargo, notamment les 8,9 milliards de dollars payés par BNP Paribas. Cette sanction a introduit dans la réalité une dollarisation de l’économie mondiale, puisque tout ce qu’avait fait la BNP n’était à l’époque ni interdit en France ni en Europe. Une des conséquences pratiques de cette sanction a été que la BNP qui était numéro un mondial dans le leasing d’avions a cédé le marché aux banques chinoises. C’est dommage car cela pouvait dans certains cas favoriser les ventes d’Airbus.

Il y a aussi eu de lourdes amendes liées au scandale Libor-Euribor (plus de 2 milliards d’euros pour Deutsche Bank). Les régulateurs européens ne sont de leur côté responsables que de 6% de ces amendes en valeur, les autorités américaines ayant la main beaucoup plus lourde.

 

La régulation bancaire est instrumentalisée à des fins purement économiques et concurrentielles

 

Une refonte de la  « Règle Volcker », un des volets de la loi Dodd-Frank, visait à empêcher les banques de prendre des positions risquées. Son assouplissement permettra à Goldman Sachs et Morgan Stanley dont les activités pour compte propre représentent souvent plus de la moitié des revenus d’être beaucoup moins affectés par l’application de la règle.

 

La réforme des ratios de solvabilité des banques voit clairement s’affronter deux philosophies de la gestion du risque des deux côtés de l’Atlantique. D’un côté il y a la méthode standard, norme appliquée aux Etats Unis qui consiste à affecter la même probabilité de défaut à chaque catégorie d’actifs sans aucune nuance (les Etats à zéro, les crédits immobilier à 50% et les entreprises à 100%). De l’autre, les systèmes de notation internes des banques qui permettent de pondérer le risque en fonction de la probabilité de défaut. Les américains défendent l’idée de plancher (« capital output floor ») qui rendrait impossible pour les banques qui utilisent des modèles, internes de descendre en dessous du pourcentage de 75% ou de 70% de la méthode standard.

Pour le moment les modèles internes introduits par la précédente de réforme de Bâle 2 ont coûté  aux banques européennes des milliards d’Euros en systèmes d’information sophistiqués. Ils ne sont en revanche pas du tout appliqués par les banques américaines…

 

Ce tour d’horizon très rapide de la situation des banques en Europe montre bien le très mauvais fonctionnement de l’Europe qui cède dans pratiquement tous les domaines aux pressions américaines, car elle est incapable de s’opposer à partir d’un front uni à des mesures qui ont une influence négative sur ses économies. Boursièrement le retour sur investissement des banques européennes a été divisé par deux et l’écart de valorisation entre les banques américaines et les banques européennes ne cesse de s’accroitre au détriment de l’Europe. Aux Etats Unis, JP Morgan capitalise 390 Md$, Bank of America 325, Wells Fargo 305 contre en Europe HSBC 219, Santander 115 , BNP 103 et Deutsche Bank 19,6 ….

 

 

 

 

 

 


Nouvelle Équation : Hausse du Dollar + Hausse du Pétrole + Risques Politiques = Incertitudes

Toutes les classes d’actif ont délivré depuis le début de l’année beaucoup de volatilité et un retour sur investissement médiocre. On a du mal à imaginer aujourd’hui que la seconde partie de l’année puisse être différente. Le retour du risque politique se manifeste partout : en Italie, en Espagne, en Turquie, au Venezuela, en Arabie Saoudite et aux États Unis avec la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, il faudrait donc  : 1/ de nouveau prendre en compte les risques géopolitiques, 2/ ne pas s’attendre à une poursuite de la hausse du dollar, 3/ considérer que la hausse du pétrole envoie un signal aux gérants d’adopter une allocation plus défensive dans leur portefeuille 4/ envisager d’utiliser les obligations en Renminbi comme un des rares outils de diversification dans les portefeuilles, 5/ se faire à l’idée que la performance des marchés émergents dépendra en grande partie de l’évolution du dollar et du pétrole.

 

Toute vraie réforme des institutions européennes est compromise

 

Une réforme de l’Europe aurait pu se produire, si la France d’Emmanuel Macron et l’Allemagne d’Angela Merkel avançaient ensemble. Or l’opinion allemande reste hostile à tout financement en faveur de l’Europe du Sud et les gouvernements populistes de l’Europe du Sud ne souhaitent pas que les pouvoirs de Bruxelles soient augmentés pour aller dans une direction beaucoup plus fédéraliste.  Pour le moment les infrastructures financières mises en place permettent de gérer la situation.

 

Les configurations politiques en Italie et en Espagne sont différentes

 

En Italie, la coalition populiste au pouvoir ne peut que s’opposer aux autorités de Bruxelles. Les actions italiennes réalisaient la meilleure performance des marchés européens jusqu’au 14 mai dernier. On a assisté surtout à des ventes d’obligations italiennes, mais les étrangers détiennent nettement moins de titres de dette italienne (36%) que lors de la précédente crise. Comme le coût de refinancement de la dette a baissé du fait de la baisse des taux, les risques de crise de liquidité sont faibles. En revanche la part des créances douteuses dans les bilans des banques italiennes représentaient encore 14,5% de leurs encours au 31 décembre dernier.

 

En Espagne, la configuration politique est différente de celle de l’Italie qui est dominée par les partis « antisystème ». A Madrid, le parlement est composé aux deux tiers par des élus appartenant à des partis traditionnels dont la vision économique est en ligne avec celle de l’Union Européenne.

 

La Deutsche Bank ressemble à une nouvelle baleine

 

En Allemagne, le comportement du cours de la Deutsche Bank, est préoccupant. On peut se demander si nous ne pourrions pas assister à l’émergence d’une nouvelle « baleine ». Celle que l’on retrouve en train de flotter le ventre à l’air. Il ne faut pas oublier que l’Allemagne n’a jamais communiqué clairement sur la résolution de sa crise bancaire. Parallèlement, les attaques contre l’industrie communiqué clairement sur la résolution de sa crise bancaire. Parallèlement, les attaques contre l’industrie automobile allemande pourraient faire de l’Europe une zone de fragilité. Il faudrait le plus possible rester à l’écart des dettes souveraines européennes et se concentrer sur des actions de sociétés ayant la possibilité d’imposer des hausses de prix à leurs clients.

 

 

Les pays européens qui ne sont pas dans la zone euro sont attractifs : Suède, Suisse et Grande Bretagne

 

Les actions suédoises ont progressé depuis 20 ans de 33% de plus que le marché allemand. Il n’y a aucune raison pour que cette surperformance ne se poursuive pas. Dans la mesure où la Suède qui possède toujours sa propre monnaie ne fait pas partie de la zone Euro. En ce moment la couronne suédoise est nettement sous-évaluée ce qui est historiquement un signal d’achat.

 

Le Franc Suisse, pour la première fois depuis des années, est sous-évalué. Cela profite aux sociétés helvétiques tournées vers l’exportation. Elles profitent également de la destruction du tissu industriel intervenu sur de nombreux secteurs en France et en Italie. C’est le moment d’acheter des actions suisses surtout si elles offrent un bon rendement.

 

En Grande Bretagne, on constate que les allocations en valeurs britanniques sont à un plus bas historique. Le rendement moyen ressort à un peu plus de 4%. Les sociétés qui génèrent 70% de leur chiffre d’affaires en devises étrangères sont attractives pour les investisseurs contrarians. L’indice FTSE capitalise 14X les bénéfices des douze prochains mois contre 17X pour l’indice S&P 500 et 15X pour l’indice Stoxx 600.

 

Les devises des marchés émergents sont sous pression

 

La Lire turque est au plus bas depuis juillet 2016. Contre dollar US elle est à 4,37 contre 2,90 à l’époque. Cela a pour première conséquence de stimuler l’inflation au moment où Recep Erdogan empêchait la banque centrale d’augmenter ses taux pour lutter contre la baisse de la devise turque. Le Real brésilien a repris son mouvement de baisse tout comme le Peso argentin dont la chute n’a pas été arrêtée par une très forte hausse des taux augmentés à trois reprises pour atteindre 40%. Toutes ces baisses se reflètent sans la baisse du JP Morgan EM Currency Index. Le Renminbi chinois est la seule devise de marchés émergents à ne pas faire l’objet d’attaques. Au-delà de ce mouvement, il faut constater que les déficits courants de pays comme l’Inde et le Brésil se sont nettement améliorés (autour de 1% du PIB contre 4% il y a cinq ans) et que le rythme d’inflation a beaucoup ralenti également.

 

La Turquie et l’Argentine déstabilisées par les hausses du dollar et du pétrole

 

Si le prix du pétrole et celui du dollar montent en même temps, cela pourrait déstabiliser les marchés émergents. La Turquie et l’Argentine ont été les premiers à en souffrir. Quand les inquiétudes sur la dette des pays émergents grandissent, la liquidité disparait brutalement. Ce qui sera déterminant c’est le comportement du dollar US.

 

Les obligations chinoises en Renminbi sont attractives

 

Le marché obligataire chinois tire son épingle du jeu, car la Chine qui a ouvert son marché souhaite renforcer le rôle du Renminbi dans le commerce international.  La capacité d’imposer sa monnaie dans les échanges internationaux est le premier signe de la puissance mondiale d’un pays.  La devise chinoise est à son plus haut depuis deux ans contre le dollar US. Devenir progressivement un  « Deutschemark de l’Asie » est l’objectif poursuivi. Cette stratégie a été payante puisque depuis 2013 on  observe que depuis 2013, les obligations émises par l’État chinois en Renminbi ont réalisé une performance bien supérieure à celle des obligations du Trésor US émises en dollar. Cette tendance devrait se poursuivre car il faut s’attendre à une poursuite de la baisse des taux.

 

Les obligations chinoises vont être intégrées dans les grands indices, cela se traduit en ce moment par un afflux de capitaux qui souhaitent s’exposer aux obligations chinoises. Les dernières décisions prises par les États Unis à l’égard de l’Iran qui sanctionneront tout pays utilisant la devise américaine comme monnaie de règlement accéléreront encore plus la demande de Renminbi.

 

La technologie chinoise sera l’outil de consolidation de l’influence de la Chine en Asie

 

La rivalité entre les États Unis et La Chine est beaucoup plus technologique que commerciale. Xi Jinping souhaite utiliser la technologie pour consolider son influence économique sur l’Asie et essayer d’éviter les conflits armés. La Chine veut remplacer l’importation de produits de haute technologie par des produits « made in China ». Cependant la partie n’est pas encore  gagnée car le modèle autoritaire chinois n’est pas tout à fait compatible avec un grand niveau d’innovations technologiques.

 

Investir dans la technologie chinoise a été particulièrement lucratif ces dernières années. Les sociétés Alibaba Group, Tencent Holdings et Baidu ont dominé l’e-commerce, les médias sociaux et les moteurs de recherché. Elles ont fortement bénéficié de financements et de protections étatiques de toutes sortes. Cette situation a profondément changé la nature de l’investissement dans les marchés émergents passant de l’univers des banques et sociétés pétrolières à celui de l’univers digital. Une demi-douzaine de sociétés appartenant à cet univers d’investissement devrait être introduites en bourse au cours des prochains mois, notamment Xiaomi (smartphone), Didi Chuxing (le Uber chinois), Meituan-Dianping (le Groupon chinois) et Tencent Music (le Sotify chinois), Ant Financial (plateforme de paiement).

 

La Malaisie a aussi été touché par le populisme. Mahathir bin Mohamad 92 ans a été élu premier ministre de son pays. Le dirigeant effectif sera Datuk Seri Anwar Ibrahim qui risque de remettre en cause la politique fiscale du gouvernement précédent. Le niveau d’investissement de la Chine dans les infrastructures malaises sera revu à la baisse. Les fondamentaux du pays restent toutefois attractifs grâce au Ringitt qui est sous-évalué et aux exportations malaises qui représentent 70% du PIB. Il faut toutefois s’attendre à une augmentation du déficit budgétaire.

 

En Iran, le Rial s’est déprécié d’une façon dramatique passant de 40 000 Rials pour un dollar US début 2017 à 60 000 actuellement. Si le pays ne peut plus exporter son pétrole officiellement et que les sociétés qui s’étaient remises à investir (Peugeot notamment) sont obligées de partir l’économie va être durablement touchée.

 

Un portefeuille action mondial sans aucune contrainte, devrait comporter une exposition principalement aux États Unis, à Hong Kong, en Europe Zone Euro et surtout Europe hors Zone Euro (Suisse + Suède + UK) et enfin au Japon, en Corée, à  Singapour.

En termes de secteurs, il faudrait privilégier les secteurs comme celui du Cloud, du déficit de production dans certains semiconducteurs, du forage pétrolier, des aéroports, de la nouvelle distribution alimentaire…

 

Parmi les thèmes à regarder de près il faut identifier les sociétés qui souffriront le plus de la disparition du cash dans les transactions.  La dé-dollarisation de l’économie mondiale va affecter de façon très différente des sociétés et des secteurs.  Les dividendes de la paix en Corée auront des conséquences positives sur un certain nombre d’entreprises.

 

En terme de styles il faut continuer à surpondérer les valeurs de croissance structurelles, puis les sociétés défensives qui offrent la caractéristique d’être anti fragiles, les sociétés à croissance cycliques pour terminer par une petite exposition en valeurs contrariantes.

 

 

 


Certains auteurs musulmans devraient être mieux mis en avant dans le débat public

Tous ceux qui ne sont pas musulmans sont immédiatement considérés comme islamophobes et racistes quand il se livrent au moindre commentaire négatif sur l’islam. Parallèlement, on qualifie de courageux tous les musulmans qui se permettent de faire des commentaires critiques sur l’islam. Nous nous sommes donc livrés à un simple recensement de livres écrits par des musulmans. Voilà le résultat…

 

L’islamisme est le totalitarisme de notre siècle

 

L’islamisme serait le totalitarisme de notre siècle selon Abdel Abdel-Samad. L’auteur est un égyptien naturalisé allemand qui dans son livre « Le fascisme islamique » se livre à une dénonciation virulente de l’islamisme. Beaucoup de musulmans sont, selon lui, contre l’Etat Islamique, mais ils ne s’opposent pas à l’idée du Califat et de la Charia. Un essai qui dénonce les aspects despotiques de l’islam. Tant que le législateur sera Dieu et pas l’homme, la question de l’islamisme modéré sera caduque. L’islam est né et demeurera politique écrit-il.

 

La pensée islamique a progressivement imposé une unique vérité. Les ouvrages de  Mohamed Arkoun, notamment  « Histoire de l’Islam et des musulmans en France du Moyen âge à nos jours », sont interdits dans plusieurs pays arabes…Décédé en 2010, il était le  pionnier d’une relecture de l’Islam. Il est considéré comme l’un des plus brillants intellectuels arabes de sa génération.

 

L’islam est dénaturé et détourné par l’islamisme et le jihadisme. Telle est la pensée de Nabil Mouline dans « Le califat, histoire politique de l’Islam ». La puissance symbolique de l’islam est utilisée pour attirer et mobiliser de nouveaux adhérents. Le califat prétend incarner une autorité qui n’a jamais existé. On promeut ainsi une histoire de l’islam linéaire sans accrocs. Pour Fatiha Agag-Boudjhalat dans « Le grand détournement », l’idéologie identitaire indigéniste et l’islamisme sapent notre modèle républicain, car Indigénistes et identitaires sont en permanence dans la racialisation de l’identité et des rapports sociaux.

 

La montée de l’islamisme est irrésistible. C’est ce qu’explique Boualem Sansal dans « Gouverner au nom d’Allah. Islamisation et soif de pouvoir dans le monde arabe ». Pour l’auteur à succès algérien, les dignitaires du FLN et du gouvernement de Abdelaziz Bouteflika  verraient bien la scène d’une délégation de ministres et de parlementaires français débarquant à Alger en sabots et chemises de nuit, enchaînés l’un à l’autre par les pieds et allant, sous les huées de la foule, au palais du Raïs lui remettre leur déclaration annuelle de repentance…

 

La burka est le linceul vivant des femmes

 

La femme apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l’islam. Pour Fethi Benslama dans « La psychanalyse à l’épreuve de l’islam », il s’agit de mettre à jour

les refoulements constitutif de la religion islamique. Il existe selon lui, une véritable “censure du sujet de la tradition” qui prend la forme d’une perversion de masse. Dans ce qu’il diagnostique comme un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques, il s’interroge notamment sur la portée de l’affirmation coranique selon laquelle Dieu n’est pas le père. L’absence de pensée de la virilité en Islam est selon lui aujourd’hui un enjeu majeur, non seulement social mais surtout politique. D’Alger à Kaboul, en passant par les banlieues françaises, il n’est plus possible d’ignorer l’enjeu politique du rapport entre les sexes. La question est évidemment plus large que celle du statut de la femme comme mère et comme maîtresse. Il invite donc à reconsidérer la crise du monde musulman, et la montée de l’islamisme, en affrontant “la dimension sexuelle de sa maladie politique ».

 

La burka est un linceul vivant pour les femmes. Dans un recueil de 180 textes parus dans le Quotidien d’Oran, « Mes indépendances. Chroniques 2010-2016 », Kamel Daoud» montre bien que dans le monde d’Allah, la femme est  niée, refusée, voilée, enfermée ou possédée”. Il ajoute que “vous êtes donc islamophobe si vous êtes contre l’invention horrible de la burka comme linceul vivant”. Dans ses livres et dans ses chroniques, au fil des jours, l’auteur  charcute partout où ça fait mal…Mona Eltahawy montre également dans « Foulards et hymens. Pourquoi le Moyen Orient doit faire sa révolution sexuelle » que l’islam est contre les femmes. Sortir dans l’espace public est un combat permanent car une femme est toujours coupable de susciter le désir…

 

La barbarie du fascisme  islamismique

 

Face au djihâdisme meurtrier, certaines consciences du monde musulman se sont indignées “pas en mon nom”, ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l’Islam.  Abdenour Bidar en fait partie. Dans « Lettre ouverte au monde musulman » il pense que l’indignation n’est pas suffisante.  Il faut aussi selon lui que le monde musulman se remette en question.  Qu’il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu’un autre… Il faut susciter une émergence dans l’islam d’une volonté de liberté de l’individu vis-à-vis des dogmes et des coutumes de la tradition religieuse. Dans un autre livre « L’islam sans soumission. Pour un existensialisme musulman » Abdennour Bidar essaie de définir les conditions de possibilité de cette liberté spirituelle pour qu’elle soit éclairée par la réflexion, l’intuition et la méditation, ainsi que par une éthique de la responsabilité, vis-à-vis de soi et d’autrui…

 

Vaincre le terrorisme ne suffira pas à anéantir l’islamisme. Pour Boualem Sansal dans « L’impossible paix en méditerranée », celui-ci progresse partout dans les pays musulmans mais aussi en Europe. Les islamistes sont convaincus que l’épisode de l’Europe tire à sa fin. Elle est arrivée au bout de sa résistance…

 

Il y a bien un lien entre fascisme et islamisme. Zineb El Rhazoui l’ex journaliste de Charlie Hebdo dans son livre « Détruire le fascisme islamique » montre que l’islam n’est pas une religion de paix et d’amour. Les islamistes ont réussi à poser en France la première pierre d’un joug totalitaire qu’ils ont construit ailleurs par la coercition et la terreur. Le combat islamiste pour normaliser le port de l’uniforme salafiste est d’ailleurs une technique de marquage qui permet d’identifier les non-adhérents à l’idéologie islamiste…

 

Réparer le grand tissu déchiré du monde humain

 

Nous sommes tous des tisserands  nous explique Abdenour Bidar dans « Les Tisserands. Réparer ensemble le tissu déchiré du monde », C’est avec tous ceux qui œuvrent aujourd’hui à réparer telle ou telle pièce du grand tissu déchiré du monde humain : fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l’homme et la nature… Après le succès de « Lettre ouverte au monde musulman » Abdennour Bidar a décidé de mettre à l’honneur et de « relier tous ces relieurs » qui réparent et construisent le monde de demain…

 

Mettre en avant tous ces auteurs permettrait d’éviter de faire la promotion de nombreux livres qui appellent à la haine. Celui de Houria  Bouteldja « Les blancs, les juifs et nous » en fait partie . Le président du Parti des Indigènes de la République pense que  “La France a été un état colonial et reste un état colonial”. Nous serions dans un  postcolonialisme où les personnes originaires des pays anciennement colonisés (les dominés) continueraient à être opprimés en particulier les musulmans qui seraient les cibles d’un « Etat raciste et islamophobe”. Cela débouche sur un combat sémantique autour des « mâles blancs »,  des « réunions en non mixité racisée” et des « camps d’été décoloniaux”. Tout cet antiracisme dévoyé nourrit un racisme qui ne dit pas son nom. On ne peut que regretter que le Président de la république ait utilisé l’expression de « mâle blanc » dans une de ses récentes interventions…

 


L’Enjeu de la rivalité US/Chine, c’est la domination technologique du monde

 

 

La réforme fiscale américaine devrait déclencher une hausse des investissements publics, mais dans ce type de séquence cela se produit en général au détriment de l’investissement privé. La guerre commerciale déclenchée par la Maison Blanche ainsi que la dénonciation par les Etats-Unis de l’accord avec l’Iran comportent encore de nombreuses inconnues. Il vaut mieux rester favorable à une exposition en valeurs, car le marché obligataire américain n’est pas attractif dans une période où les taux d’intérêts vont monter

 

L’objectif poursuivi par Washington en matière de commerce international part de l’idée simple que tous les accords commerciaux doivent être revus, car ils sont trop défavorables aux Etats-Unis. Bien sûr de nombreuses sociétés américaines sont très dépendantes de leurs importations chinoises (Microsoft, Dell, HP….) mais l’objectif est de forcer la Chine à faire évoluer ses pratiques commerciales. Xi Jinping a fait des promesses en ce sens. Parallèlement les accords récents avec la Corée du Sud et Nafta augmentent la pression sur la Chine.

 

Les obligations en renminbi sont une classe d’actif très attractive

 

Pour les investisseurs qui n’ont pas accès à la classe d’actif action, il semble que ce soit une bonne idée de diminuer l’allocation « High Yield » pour augmenter l’allocation « investment grade ». Ensuite, il existe trois alternatives : 1/ Le Yen qui malgré un taux de rendement réel négatif, fait partie des devises considérées comme étant bon marché en ce moment. 2/ Les obligations canadiennes, car la devise elle aussi est attractive. 3/ les obligations en Renminbi qui offrent un rendement intéressant et des perspectives d’appréciation de la devise.

 

En Europe, le ralentissement intervenu et les grèves en France ne remettent pas en cause la dynamique  positive des marchés

 

Ce n’est pas le moment de sortir de l’Europe. Malgré le ralentissement intervenu au premier trimestre, il faut rester confiant. La hausse de 3% des salaires intervenue en Allemagne est une bonne nouvelle. La politique monétaire redeviendra normale d’ici la fin de l’année. Certes une partie de la France est en grève, celle qui refuse en bloc toutes les évolutions proposées sur tous les fronts par Emmanuel Macron. Ce qui semble différent dans la séquence que nous vivons c’est qu’une majorité de Français y est désormais favorable

 

En Italie la gauche et la droite populiste sont en train d’essayer de former un gouvernement de coalition. Le problème est que même si le Mouvement Cinq Etoiles et la Lega s’allient, leurs différences sont insurmontables dans la durée. Pour le moment on voit que le seul vrai terrain d’entente serait l’augmentation de la pression fiscale. Il y a donc de grandes chances qu’il y ait de nouvelles élections, ce qui ne résoudrait pas les problèmes pour autant. La volatilité sur les actions italiennes devrait s’accroitre. Dans cet Les banques italiennes semblent toujours à l’abri des incertitudes politiques.

 

Les sociétés japonaises exposées au marché américain ont un peu l’impression d’être prises en sandwich dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine s’intensifie. On peut néanmoins croire encore à une désescalade de la tension actuelle.

 

 

Les marchés émergents ne forment plus un groupe unique

 

Les marches émergents avaient bénéficié jusqu’à la mi avril de flux d’investissements importants en progression de 40% depuis le début de l’année. Puis est intervenue la poursuite de la hausse du pétrole couplée avec la remontée des taux aux Etats-Unis. Ce cocktail inhabituel a provoqué une remontée du dollar. Plusieurs pays ont alors franchi un nouveau stade dans la détérioration de leurs finances publiques notamment le Venezuela, l’Argentine, la Turquie. Pour la plupart des autres pays les fondamentaux sont bons particulièrement pour ceux qui produisent du pétrole (le Brésil). Pour Louis Gave, les marchés émergents pourraient sortir d’une longue période de sous performance.

 

La Chine a relâché sa politique monétaire qui est devenue moins restrictive car la croissance des crédits à l’économie a baissé de deux points depuis octobre dernier. La politique de réduction des risques pour les « shadow banks » et les banques classiques a été efficace. Les réserves obligatoires sont réduites de 100bp et passent à 16% de leurs engagements contre 17% précédemment. Pour Chen Long C’est une bonne nouvelle pour les banques chinoises dans un environnement où l’économie se porte toujours bien. Andrew Baston à Pékin constate que le marché immobilier continue de bien se porter et que l’activité industrielle se maintient à un bon niveau. Les exportations ont de nouveau progressé en avril de 3,7% sur douze mois contre une baisse de 9,8% le mois précédent. Dans le secteur du luxe on enregistre un bon niveau de croissance. Cela ne se poursuivrait pas si l’on assistait à une véritable intensification de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

 

La rivalité entre la Chine et les Etats Unis concerne moins les échanges commerciaux en général, que la domination technologique du monde. Xi Jinping semble maitriser le développement économique de la Chine. Il veut maintenant utiliser la puissance économique de la Chine pour éviter en Asie les conflits armés. Il lui faut donc encore progresser dans le domaine des technologies de demain. Ces produits devront être fabriqués entièrement en Chine. Cela remettra bien évidemment en question les parts de marché de nombreuses sociétés américaines.

 

Les élections en Inde auront lieu dans un an. Sur les 900M susceptibles de voter, environ 200M ont moins de 30 ans. Pour le moment le nouveau rêve indienne s’est pas matérialisé. Si le pouvoir actuel n’est pas en mesure d’apporter des réponses aux jeunes indiens, il faut s’attendre selon Tom Miller à une période plus sombre. Pour le moment la Roupie cède du terrain  et le rendement sur les obligations à 10 ans est repassé au dessus de 7%.

 

Les banques indiennes qui ont reculé de 6% depuis le début de l’année semblent au bout de leurs problèmes. Une recapitalisation de 32Md de dollar aura lieu pour les banques du secteur public permettant de nettoyer une grande partie des créances douteuses. Certaines banques privées devraient en profiter pour gagner des parts de marché.

 

La Corée du Nord n’est pas encore dénucléarisée

 

La Corée du Nord  semble avoir changé de stratégie sous la pression de Donald Trump. Il y avait un intérêt très fort de la Chine et de la Corée du Nord pour éviter une frappe américaine. Il n’est pas encore acquis que Kim abandonne son arme nucléaire. C’est pour cette raison qu’il faut toujours considérer la péninsule coréenne comme une zone à très fort risque géopolitique

 

La  Malaysie a élu un premier minister de 92 ans, Mahathir Mohamad. Il a promis de transmettre ses pouvoirs à Anwar Ibrahim, ce qui aurait pour conséquence de remettre en cause la politique fiscale de son prédécesseur. Mahathir a également promis de contester le niveau des investissements chinois dans son pays. Malgré la probabilité d’une augmentation du déficit budgétaire, les fondamentaux de l’économie malaysienne restent attractifs. Le Ringgit est sous évalué mais 70% du PIB est réalisé par des exportations. Une baisse du marché serait plutôt un point d’entrée

 

En Russie, le rouble est un plus bas depuis 16 mois, ce qui a obligé Moscou à annuler une émission obligataire. Washington a franchi un pas supplémentaire dans le dossier concernant l’oligarque Oleg Deripaska. Cela fait craindre que les investisseurs américains ne puissent plus détenir d’actifs russes y compris les obligations

 

L’or devrait être l’arbitre de la guerre monétaire qui est en train de se développer. Le dollar américain qui jouait toujours le rôle de monnaie de repli dans les périodes difficiles, aura plus de mal à remplir cette fonction.  La dollarisation excessive intervenue sous Obama et qui se poursuit sous Trump, devrait dissuader de nombreux investisseurs. Comme la Chine n’est pas encore prête à offrir le Renminbi comme monnaie de réserve, elle devrait utiliser au moins en partie l’or comme collatéral en expliquant que « Le Renminbi c’est aussi bien que l’or ».