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ratio de M1

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10 Comments

  1. fgambs dit :

    Comme le souligne romain, ce ratio peut très bien souligner une concentration de capitaux en Allemagne ayant d’autres origines qu’une fuite du M1 français.
    Hypothèse confirmée sur les graphiques de JP Chevallier: http://chevallier.biz/2013/01/eclatement-et-m1/
    On observe bien un léger tassement du M1 français suite aux élections.
    Toutefois c’est le M1 allemand qui est en situation de bulle et concentre les capitaux des autres pays d’Europe, Espagne en tête (200-300 milliards de « tassement » du M1 espagnol depuis 2008)
    En même temps, le M1 allemand a bondi de 800 milliards en 2009, à 1300 milliards en 2013.

    L’intégration fédérale étant le futur européen le plus probable, il conviendra de s’inquiéter de cet agrégat le jour où l’Allemagne annoncera quitter l’euro pour retourner au Deutsche Mark ;-)

    • idlibertes dit :

      Bonjour,

      Alors pour les réponses à ces questions, vous noterez les deux nouveaux graphiques de ce matin qui viennent en réponse de façon plus éloquente que je ne le ferai.

      Clt,

  2. Johan dit :

    Qu’est-ce que M1 ?

    • idlibertes dit :

      Bonjour, alors M0 , M1, M2 et toussakoi

      Ce sont des agregats monetaires depuis bretton woods. En gros, M1, ce sont les liquidités en circulation (par opposition à l’epargne par exemple).

      • idlibertes dit :

        voila, donc cela donne cela

        Les composantes de la masse monétaire sont des agrégats. Les agrégats monétaires sont des indicateurs statistiques regroupant dans des ensembles homogènes les moyens de paiement détenus par les agents d’un territoire donné. Il y a plusieurs niveaux d’agrégats statistiques dans la masse monétaire, selon le degré de liquidité.
        M0 appelée aussi base monétaire ou monnaie centrale représente l’ensemble des engagements monétaires d’une banque centrale (pièces et billets en circulation, avoirs en monnaie scripturale comptabilisée par la banque centrale).
        M1 correspond aux billets, pièces et dépôts à vue (515 000 000 000 de billets et de pièces en 2000 dans la zone euro).
        M2 correspond à M1 plus les dépôts à termes inférieurs ou égaux à deux ans et les dépôts assortis d’un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois (par exemple, pour la France, le livret jeune ou le CODEVI, les livrets A et bleu, le compte d’épargne logement, le livret d’épargne populaire…).
        M3 correspond à M2 plus les instruments négociables sur le marché monétaire émis par les institutions financières monétaires (IFM), et qui représentent des avoirs dont le degré de liquidité est élevé avec peu de risque de perte de capital en cas de liquidation (ex : OPCVM monétaire, certificat de dépôt, créance inférieure ou égale à deux ans).
        M4 correspond à M3 plus les Bons du Trésor, les billets de trésorerie et les bons à moyen terme émis par les sociétés non financières.

        • El oso dit :

          Et où sont donc classés les produits dérivés et les produits titrisés? N’est-ce pas leur pléthore qui est à la base de ce qu’on a appelé la crise des subprimes?
          En d’autres termes, toutes ces M ne sont-elles pas peanuts?

          • idlibertes dit :

            Cher El oso,

            Pas vraiment non. Ces classifications datent de bretton woods, les subprimes, d’avant hier en gros. Que des malhonnétes galvaudent un systéme ne veut pas dire que le systéme soit fautif. On fait bien aussi de faux billets.

  3. bruno31 dit :

    Je ne suis pas sûr que M1 soit la meilleure mesure, ceci étant j’obtiens la même tendance avec M3, même si moins marqué.

    Malgré tout, les agrégats monétaires ne me semblent vraiment pas le meilleur indicateur, même si cela peut donner une indication de « sentiment », qui effectivement semble bien négative.

    Une vraie analyse de la question demanderait une analyse détaillée de la balance des paiements et des capitaux. Or, la balance des comptes courants étant déficitaire, cela signifie en réalité que du capital rentre en France ! Mais comme il s’investit majoritairement sur la dette publique, cela n’a rien de positif pour l’économie…

    Il faudrait regarder, au sein des comptes de capitaux, le flux d’investissement net dans le secteur privé (en gros tout ce qui n’est pas dette publique). Mais j’avoue que je ne sais pas trop comment obtenir cette donnée.

  4. Romain dit :

    L’interprétation me paraît tout à fait plausible, mais attention aux ratios… soit les capitaux quittent la France vers l’Allemagne, soit ils rentrent en Allemagne, mais ne viennent pas nécessairement de France (Grèce, Italie, Espagne…).

    • jeanpy dit :

      heureusement que romain était là:

      il y a une différence entre une condition nécessaire et suffisante.
      le graphique n’implique pas de manière nécessaire une fuite des capitaux et gavekal le sait très bien puisque les données sous-jacentes (M1 dans les deux pays) sont connues.
      une simple vérification confirme le fait que c’est bien M1 qui augmente en Allemagne et non M1 qui baisse en France. Cela est dû aux fuites des capitaux des pays affaiblis (Grèce en particulier, Italie, Espagne…)
      d’ailleurs s’il y avait une fuite des capitaux, on aurait dû voir une hausse des taux longs et/ou une récession puissante en France, or cela n’a pas été le cas.

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